Après avoir utilisé les mêmes lunettes pendant neuf ans, j’ai passé dernièrement un examen de la vue et acheté deux nouvelles paires de lunettes chez le même opticien d’ordonnance.
La première m’a couté 811 $ (603 €) et la seconde, 354 $ (263 €).
Le mois suivant, j’ai cherché à me procurer une troisième paire sur l’internet, histoire de vérifier si on peut se fier à ces lunettes-là.
Très tôt, je me suis rendu compte que les offres de lunettes à verres progressifs étaient souvent trompeuses; leurs lunettes à bas prix sont en réalité des montures à bas prix. Dès qu’on y ajoute les verres proprement dits, un revêtement antireflet et ainsi de suite, les prix se mettent à grimper.
Ce n’est pas le cas de Zenni Optical. Leurs lunettes sont très économiques. Mais sont-elles de qualité ?
Après avoir acheté auprès de cette entreprise, une paire de lunettes à verres progressifs (ci-dessus) au prix de 154,80 $ (soit 115 €) et après avoir été incapable de trouver une différence avec celles achetées en boutique, j’ai décidé de m’offrir une quatrième paire en notant cette fois les étapes à franchir afin de vous les expliquer.
Deux prérequis
Avant de passer une commande de lunettes à verres progressifs, vous avez besoin de deux choses.
Premièrement, d’une ordonnance d’un optométriste.
Et deuxièmement, vous devez connaitre votre distance interpupillaire. Celle-ci est l’écart (en millimètres) entre les centres de vos yeux. Pour la mesurer, on se place devant un miroir et, à l’aide d’une règle, on mesure cet écart.
En haut de la page d’accueil, à la droite du nom ‘ZENNI’, choisissez de voir le catalogue des montures pour homme (Men), pour femme (Women) ou pour enfant (Kids) et, dans le menu déroulant, cliquez sur Progressives pour voir les montures à verres progressifs.
À la page qui apparait, cliquez sur ‘Shop Progressive Frames’.
Une fois que vous avez choisi une monture qui vous intéresse, cliquez sur son image. Ce qui vous donne accès à plus de détails à son sujet.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Au haut de la page, à gauche, vous pouvez choisir de voir la monture de face, de côté ou de biais. À droite, le bouton ‘Try On’ vous montrera cette monture telle que portée par différents modèles. Il est à noter que ce sont ici des images de synthèse, c’est-à-dire des images où la photo de la monture et celle de chaque modèle ont été combinés électroniquement.
Au bas de cette même page, vous avez les dimensions de la monture. À gauche, ‘PD Range’ vous précise, dans ce cas-ci, que cette monture est indiquée pour les personnes dont la distance interpupillaire est comprise entre 56 et 73 mm. De plus, on vous confirme qu’elle peut servir à monter des verres progressifs.
À droite, ‘Lens Width’ est la largeur de chaque verre. ‘Bridge’ est la largeur du pont qui relie les deux verres.
Si vous souhaitez que vos yeux soient au centre de vos lunettes (ce qui est plus esthétique), votre distance interpupillaire doit être très près de la somme de ces deux valeurs (ici, 50 mm + 20 mm, soit 70 mm).
Quant à ‘Lens Height’, c’est la hauteur de chaque verre. Lorsque la hauteur est suffisante, la personne qui porte les lunettes n’a pas besoin de hausser le menton pour passer de la vision éloignée à la vision rapprochée.
Pour terminer, ‘Frame Weight’ est le poids de la monture (donc sans les verres correcteurs).
Si tout vous convient, cliquez sur le bouton ‘Select Lenses’.
À la page suivante, cliquez sur ‘Prescription’.
À celle d’après, vous vous présentez comme un nouveau client ou un client déjà connu, mais disposant d’une nouvelle ordonnance (bouton du haut), ou comme un client dont l’ordonnance est déjà enregistrée chez Zenni (bouton du bas).
Dans le cas d’un nouveau client, cliquez sur ‘New Customer’.
À l’écran suivant, vous aurez à choisir entre ‘Single Vision’ (pour des lunettes à grossissement uniforme), ‘Progressives’ (pour des lunettes à verres progressifs) et ‘Bifocals’ (pour des lunettes à double foyer). Optez pour ‘Progressives’.
À l’écran suivant, cliquez sur la flèche pointant vers le bas afin d’ouvrir la liste déroulante qui vous permettra de préciser votre distance interpupillaire.
Dès que vous l’aurez précisée, l’écran s’agrandira automatiquement vers le bas afin de vous permettre d’entrer les données de l’ordonnance de votre optométriste.
Au bas, entrez l’année de votre naissance à ‘Birth Year’ et cliquez sur le bouton ‘Submit’.
De retour à la paire de lunettes que vous désirez, choisissez entre des verres progressifs :
• incolores,
• très subtilement jaunâtres qui bloquent la lumière bleue des écrans électroniques,
• teintés contre le soleil, ou
• incolores, mais qui s’assombrissent au soleil.
Si vous avez choisi des verres incolores, cette page vous offre le choix de verres qui protègent contre les ultraviolets ou des verres d’usage général.
Cette page vous suggère de payer un supplément pour des verres plus minces et plus légers. Je suggère de choisir ce qui est recommandé.
À cette page, vous pouvez payer un supplément :
• pour un revêtement antireflet,
• pour un revêtement qui laisse moins d’emprise à la pluie,
• pour un revêtement où les marques de doigts sont moins visibles, et
• pour un revêtement anticondensation.
Cliquez sur ‘Checkout’ pour passer à la caisse. À moins de vouloir un clip solaire ou de vouloir que votre nom soit gravé sur les branches de la lunette.
L’avant-dernière page est pour le paiement. Dans ce cas-ci, Zenni offrait un rabais de 20 %. Ce qui fait que cette quatrième paire de lunettes à verres progressifs m’a couté 123,43 $ (soit 92 €). Un peu lourde, mais pas chère.
La dernière page est la confirmation de la commande.
Normalement, les lunettes sont livrées deux semaines plus tard.
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants. Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier de l’an dernier, puis aux mois en 2022.
Pays
Jan’21
Jan’22
Fév.
Mars
Avril
Mai
Juin
Juil.
Pérou
1136
6022
6108
6245
6284
6295
6298
6300
Bulgarie
1099
4510
4866
5194
5331
5387
5424
5443
Bosnie-Herzég.
1249
4136
4463
4761
4843
4860
4870
4878
Hongrie
1002
4072
4310
4579
4732
4805
4842
4853
Macédoine du N.
1205
3825
4053
4333
4429
4455
4467
4477
Géorgie
634
3484
3776
4074
4212
4229
4230
4238
Croatie
968
3091
3418
3716
3837
3901
3942
3963
Rép. Tchèque
1093
3369
3468
3601
3694
3737
3749
3751
Slovaquie
412
3050
3267
3391
3544
3645
3678
3687
Lithuanie
588
2777
2967
3171
3346
3429
3452
3466
Roumanie
826
3086
3159
3342
3421
3446
3458
3463
Slovénie
1312
2692
2826
3038
3122
3171
3192
3199
Lettonie
343
2467
2638
2839
3045
3117
3155
3177
Brésil
916
2882
2922
3021
3067
3082
3095
3116
États-Unis
1074
2537
2735
2921
3014
3051
3082
3115
Pologne
766
2582
2791
2954
3051
3073
3080
3083
Chili
868
2022
2051
2186
2919
2963
2980
3010
Grèce
469
2015
2283
2507
2668
2824
2891
2931
Arménie
953
2684
2711
2852
2898
2900
2900
2901
Moldavie
746
2558
2654
2794
2846
2860
2869
2881
Trinité-et-Tobago
91
2050
2426
2579
2667
2721
2782
2848
Argentine
954
2558
2650
2752
2789
2797
2803
2805
Italie
1235
2279
2436
2570
2645
2713
2766
2794
Belgique
1681
2429
2490
2585
2640
2691
2717
2729
Colombie
850
2515
2600
2682
2694
2695
2694
2696
Royaume-Uni
1089
2174
2279
2356
2417
2552
2607
2630
Russie
394
2121
2274
2413
2527
2575
2596
2610
Paraguay
315
2289
2391
2527
2562
2588
2588
2595
Ukraine
428
2217
2318
2437
2495
2506
2511
2514
Mexique
971
2286
2335
2425
2460
2468
2470
2474
Portugal
685
1869
1967
2078
2124
2197
2227
2382
Tunisie
398
2131
2194
2311
2354
2370
2376
2378
Espagne
1087
1911
2001
2135
2192
2233
2276
2311
France
991
1891
2005
2115
2173
2227
2264
2282
Uruguay
55
1767
1865
1999
2049
2059
2070
2096
Autriche
693
1514
1554
1632
1749
1996
2049
2063
Équateur
790
1867
1911
1947
1956
1963
1963
1965
Estonie
180
1459
1534
1694
1852
1912
1938
1951
Panama
1493
1682
1748
1826
1843
1844
1857
1880
Suède
861
1498
1562
1686
1796
1835
1854
1867
Serbie
373
1467
1577
1761
1822
1845
1855
1861
Bolivie
780
1652
1757
1796
1832
1831
1833
1831
Québec
958
1379
1565
1649
1651
1764
1809
1827
Afrique du Sud
484
1509
1575
1642
1651
1654
1666
1675
Allemagne
410
1340
1410
1469
1547
1613
1655
1674
Costa Rica
427
1424
1466
1554
1605
1623
1645
1644
Iran
655
1538
1546
1598
1633
1641
1642
1642
Suisse
882
1404
1466
1511
1564
1580
1591
1593
Liban
240
1348
1420
1491
1522
1534
1541
1547
Namibie
80
1397
1519
1531
1533
1533
1536
1544
Irlande
453
1178
1221
1294
1348
1407
1457
1479
Jordanie
376
1010
1277
1335
1349
1352
1351
1352
Pays-Bas
672
1219
1237
1254
1279
1293
1297
1300
Hong Kong
20
28
28
98
1045
1224
1232
1234
Albanie
411
1120
1167
1209
1216
1217
1218
1219
Eswatini
185
1110
1166
1178
1180
1182
1191
1196
Israël
365
957
1096
1125
1147
1164
1164
1175
Turquie
248
584
963
1021
1103
1142
1150
1150
Botswana
18
1009
1064
1078
1103
1102
1104
1124
Danemark
256
564
650
798
982
1058
1092
1109
Malaisie
14
955
969
993
1057
1073
1076
1078
Honduras
315
1029
1034
1055
1069
1069
1068
1067
Jamaïque
101
831
893
943
968
992
1023
1047
Palestine
273
885
916
986
1008
1007
1005
1003
Guatemala
263
875
889
919
936
949
978
999
Azerbaïdjan
262
814
851
917
941
942
942
941
Libye
212
814
859
892
913
913
912
911
RoC*
256
639
711
777
799
833
882
909
Corée du Sud
17,9
110
132
159
323
447
471
478
Vietnam
0,4
331
383
407
430
435
435
435
Taïwan
0,3
35,6
35,6
35,7
35,7
36,3
99,5
283
Japon
27,4
146
149
188
223
235
244
249
Singapour
4,9
140
145
174
214
225
234
238
Chine
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,5
3,6
3,6
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
Dans le tableau ci-dessus, par million d’habitants, en juin 2022 :
• 40 pays ont eu entre 0 et 10 morts de plus,
• 16 pays ont eu entre 11 et 20 morts de plus,
• 12 pays ont eu entre 21 et 30 morts de plus,
• 3 pays ont eu entre 31 et 40 morts de plus.
Seulement quatre pays ont eu plus de 40 morts supplémentaires : Trinité-et-Tobago (+66), et surtout le Portugal (+155), de même que Taïwan (+183).
Depuis l’abandon graduelle de sa politique zéro-covid en avril dernier, le nombre de cas et de décès augmentent de manière importante à Taïwan, en dépit d’un taux de vaccination élevé (80 %).
En marge du sommet de l’Otan qui se termine aujourd’hui à Madrid, certains diplomates ont remarqué que plusieurs restaurants madrilènes offrent au menu de la ‘salade russe’ (ensaladilla Rusa en espagnol).
Ce mets porte différents noms selon les pays. On l’appelle ‘salade Olivier’ en Russie, en Asie Centrale, en Iran et aux États-Unis.
En gros, c’est une macédoine de légumes et de morceaux de viande coupés en dés, accompagnée d’œufs cuits durs, le tout lié par de la mayonnaise. Mais sa composition exacte varie considérablement.
Cette salade a été créée dans les années 1860 par le chef belge Lucien Olivier qui, à l’époque, œuvrait pour le restaurant moscovite L’Ermitage. Cet établissement devait fermer ses portes en 1905.
Sa composition exacte était conservée jalousement; c’est le chef Olivier lui-même qui, seul dans une pièce adjacente à la cuisine, préparait secrètement la mayonnaise. Jamais son secret n’a été éventé.
Toutes les recettes existantes sont donc des reconstitutions plus ou moins fidèles de l’original.
Salade Olivier au poulet et aux écrevisses
De nos jours, en Russie même, les grands restaurants n’ont pas hésité à moderniser ce mets de l’époque tsariste. Comme l’a fait le café Pouchkine de Moscou (photo ci-dessus).
Mais revenons à Madrid.
À l’époque de la guerre civile espagnole (1936-9) — qui opposait les troupes de Franco soutenus par l’Allemagne nazie aux forces républicaines soutenues notamment par la Russie — on l’avait renommée ‘salade nationale’ afin d’éviter de faire référence à ce pays.
Depuis, peu à peu, ce mets avait retrouvé le nom qu’il portait autrefois en Espagne, soit ‘salade russe’.
Toutefois, dès la fin du mois de février dernier — donc bien avant le sommet de l’Otan — certains restaurants avaient commencé à modifier leur menu de manière à l’offrir sous le nom de ‘salade Kiev’ ou de ‘salade ukrainienne’.
Quelque part à travers le monde, un lecteur vient d’adresser la vingt-millionième requête en vue de consulter un document sur ce blogue.
Ce qui est fascinant avec un blogue, c’est que de jour comme de nuit, des milliers de serveurs s’affairent à répondre à ces requêtes et distribuer automatiquement les documents qu’on y trouve.
Depuis le 11 février 2016, cette demande s’est accrue de manière exponentielle, doublant à chaque année depuis trois ans; par exemple, la 5 millionième requête a été adressée le 18 juin 2020, la 10 millionième, le 2 juin 2021 et la 20 millionième, il y a quelques instants.
Pour vous remercier de l’intérêt que vous portez à ce qu’on y trouve, j’ai décidé de faire coïncider cela avec la publication de la deuxième version d’un diaporama consacré au château de Prague.
Autrefois indépendante (tout comme la Vieille ville), Hradčany fut une des quatre municipalités fusionnées en 1784 pour donner naissance à la ville de Prague.
C’est aujourd’hui un quartier de 151 hectares où vivent deux-mille résidents.
Nous y consacrerons trois diaporamas, dont celui-ci (consacré au château).
Long de 570 mètres et large de 130 mètres, le château est le siège du pouvoir politique en Bohème depuis plus d’un millénaire. C’est le plus vaste palais du monde. En effet, sans tenir compte des jardins, il est plus grand que celui de Versailles.
Il a la forme d’un « A » couché le long d’un plateau abrupt dominant la ville. Ses ‘remparts’ sont en réalité des bureaux administratifs. L’ex-président Vacláv Havel parcourait ses longs couloirs en trottinette.
Le Jardin royal (de 0:06 à 0:18)
Au nord du château se trouve le Jardin royal (de 0:06 à 0:18). Nous y voyons successivement :
• l’ancienne Villa présidentielle (à 0:06),
• la Fontaine chantante (à 0:08) coulée en 1568 par Tomáš Jaroš de Brno,
• la fontaine d’Hercule (à 0:10) créée en 1670 par Jan Jiří Bendl, et
• le pavillon du Jeu-de-paume (de 0:12 à 0:16) construit en 1569 par Bonifác Wohlmut et décoré de sgraffites. Devant l’édifice se trouve la statue Allégorie de la Nuit d’Antonín Braun.
Les costumes militaires du château (à 0:20) ont été dessinés par Pištěk, le costumier du réalisateur Miloš Forman.
La cour d’honneur (de 0:22 à 0:26)
En plus de l’entrée au nord (du côté du Jardin royal), on accède au château par sa cour d’honneur, située à l’ouest. Depuis toujours, c’est l’entrée principale du château.
La grille qui en limite l’accès est encadrée de deux statues de géants au combat créés en 1768 par Ignác Platzer (à 0:26). Dérobées par les armées suédoises en 1648, elles ont été remplacées depuis par des copies.
Après avoir parcouru les 38 mètres de profondeur de la première cour, on franchit un portail qui donne accès à la deuxième cour. Construit en 1614, ce portail est la première structure baroque construite à Prague.
La deuxième cour (de 0:28 à 0:34)
Large de 109 mètres et profonde de 45 mètres, la deuxième cour est une place vide à l’exception de l’église Sainte-Croix (à 0:30) et de la fontaine Kohl (à 0:32).
Construite de 1756 à 1763 par Anselmo Lurago et Nicolò Pacassi, l’église Sainte-Croix est une chapelle néoclassique dont l’intérieur, sobre, est en marbre blanc. De nos jours, elle abrite le centre d’information du château.
Au milieu de la deuxième cour se trouve la fontaine Kohl, sculptée dans le grès en 1686 par Hieronymus Kohl.
Tout autour se trouvent des bureaux administratifs. On y accède par des entrées (à 0:34) conçues par Jože Plečnik (1872-1957), un architecte précurseur du postmodernisme.
La troisième cour
• La Cathédrale Saint-Guy
Lorsqu’on franchit le portail qui donne accès à la troisième cour, la cathédrale Saint-Guy, dont les deux tours de la façade ont 82 mètres, se dresse à moins de vingt mètres devant nous.
Débutée par l’architecte Mathieu d’Arras en 1344 et poursuivie par Petr Parléř, la cathédrale ne fut complétée qu’en 1929. Pendant des siècles, la nef n’allait pas au-delà du transept. Sa façade néogothique est due à son dernier architecte, Kamil Hilbert.
Les portes en bronze de la façade ont été réalisées en 1927 par Otakar Španiel. Le tympan néogothique du portail central illustre la Crucifixion du Christ (à 0:38).
Dans le chœur se trouve le mausolée royal à Ferdinand Ier, son épouse Anne Jagellon et leur fils Maximilien :II (à 0:46), créé en 1589 par le sculpteur flamand Alexandre Collin de Malines.
À 0:48, le maitre-autel de style néogothique a été créé de 1868 à 1873 par Joseph Kranner.
C’est en 1946 que Max Švabinský conçut les vitraux qui ornent le chœur de la cathédrale (à 0:50). Au centre, on y voit la Sainte Trinité. À gauche, c’est la Vierge et, agenouillé, le prince Spythihněv Ier. À droite, on trouve saint Venceslas et saint Guy, de même que l’empereur Charles IV.
Quant à la chaire (à 0:54), elle date de 1618.
En entrant dans la cathédrale par le portail de droite, la première chapelle qu’on rencontre est dédiée à sainte Ludmila de Bohême. Servant de baptistère, elle est décorée du vitrail intitulé L’Envoi du Saint-Esprit (à 1:00), créé vers 1930 par Josef Cibulka.
Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale resta inachevée, son entrée principale était au fond du bras droit du transept. Depuis 1935, celui-ci est décoré d’un vitrail intitulé Le Jugement dernier, de Max Švabinský (à 1:02).
De toutes les chapelles latérales, la plus grande et la plus richement décorée est celle dédiée à saint Venceslas, le saint patron de la République tchèque (de 1:04 à 1:06). Elle fut créée de 1358 à 1367.
La partie inférieure des murs est garnie de fresques illustrant la Passion du Christ, entourées de 1345 dalles polies en pierres semi-précieuses (jaspe rouge, améthyste violette, et chrysoprase verte) réunies par un crépi à la poudre d’or.
Le haut de la chapelle est décoré de 31 fresques décrivant la vie de saint Venceslas, peintes en 1509 par celui qu’on surnomme le Maitre du retable de Litoměřice.
En empruntant le côté droit du déambulatoire, on rencontre le monument au comte Léopold Šlick (à 1:08) — en forme d’obélisque gardé par un lion — conçu par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et sculpté en 1723 par Matthias Braun.
Puis nous voyons successivement :
• la porte qui, depuis 1791, mène au trésor royal (de 1:10 à 1:12), nous voyons .
• l’autel de la chapelle Sainte Croix (à 1:14), et
• l’Oratoire royal (à 1:16), une tribune conçue par Benedict Ried en 1493 qui relie la cathédrale au palais royal.
De 1:18 à 1:23, il s’agit du tombeau en argent massif de saint Jean Népomucène, patron de Bohème. Son érection de 1733 à 1736 nécessita 1,8 tonne d’agent. On le doit à l’architecte Joseph-E. Fisher von Erlach, au modeleur Antonio Corradini et à l’orfèvre viennois Joseph Würth.
Jean Népomucène fut torturé à mort pour avoir refusé de révéler les secrets de la confession de la reine Sophie de Bavière à son mari jaloux, le roi Wenceslas IV.
Déjà populaire autrefois, il l’est devenu davantage sous le régime communiste. Ce culte avait pour but de tromper la population alors que beaucoup de confesseurs catholiques étaient des indicateurs de police.
Puis nous apercevons successivement :
• l’autel de la chapelle axiale, dédiée à la Vierge (à 1:26),
• l’autel de l’ancienne chapelle de l’archevêque (à 1:28),
• l’autel de la chapelle Sainte-Anne (à 1:30),
• l’entrée de l’ancienne sacristie (à 1:32),
• l’escalier (à 1:34) qui mène à la chaire (à 0:52),
• la chapelle Saint-Sigismund (de 1:36 à 1:38) (qui renferme les reliques de ce saint). Son autel baroque est l’œuvre de l’architecte František-Maxmilián Kaňka,
• l’orgue rococo de 1763 installé au fond du bras gauche du transept.
• La Passion du Christ (1927), une sculpture sur bois de Frantisek Bilek (à 1:46),
• l’escalier qui menait autrefois au Trésor de la cathédrale (à 1:48), et finalement,
• l’extraordinaire vitrail intitulé Les Débuts du christianisme en Bohème, créé de 1928 à 1930 par Alfons Mucha (à 1:50).
Cette visite de la cathédrale Saint-Guy se termine par la rosace La Création du monde (1925-1927) de František Kysela. Le maitre-verrier Josef Vlasak y a assemblé 26 740 pièces de verre.
À la droite de la cathédrale se trouve la Vieille Prévôté (de 2:00 à 2:04). Elle était autrefois le Palais archiépiscopal de Prague, puis la résidence du prévôt de la cathédrale. Sur un de ses coins, on peut voir une statue de saint Venceslas (à 2:04).
Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale demeura inachevée, les fidèles y pénétraient par sa façade sud (à 2:06), plus précisément par la Porte d’Or.
Celle-ci doit son nom à la mosaïque rouge et or qui décore son fronton et qui fut créée à Venise en 1371. Elle représente Le Jugement dernier (à 2:08). C’est derrière cette mosaïque que se trouve la chambre du Trésor (où sont entreposés les joyaux de la couronne de Bohème).
À 2:10, cette fontaine représentant saint Georges terrassant le dragon est une œuvre de Jiří et Martin de Cluj réalisée en 1373.
De 2:12 à 2:14, il s’agit d’une des portes qui mènent aux bureaux gouvernementaux.
Depuis 1920, l’escalier aux Taureaux (de 2:16 à 2:20), dessiné par Josip Plečnik, permet d’accéder aux Jardins du Sud (de 2:22 à 2:34) desquels on a une vue exceptionnelle de la ville (dont, à 2:24, le dôme de l’église Saint-Nicolas du Petit-Côté). Entre autres, on y trouve la maison du jardinier (à 2:30).
En montant l’escalier aux Taureaux (à 2:34), on retourne à la deuxième cour. À 2:36, on y voit le balcon présidentiel.
C’est maintenant le temps de descendre visiter (de 2:38 à 3:10) le Palais Royal. Celui-ci fut la résidence des princes et rois de Bohème du XIe au XVIe siècle.
On y trouve :
• à 2:42, la fresque Le Jugement de Salomon, datant du XVIIIe siècle, et décorant la Chambre verte (à gauche du vestibule),
• de 2:44 à 2:48, la salle Vladislav, longue de 60 mètres et large de 16 mètres, construite entre 1486 et 1502 par Benedikt Ried. Autrefois salle d’apparat, elle représentait une prouesse architecturale en raison de son exceptionnelle largeur sans poutre d’appui. Depuis 1934, c’est là que se déroule la prestation de serment des présidents de la République. Originellement, c’était la plus grande salle profane d’Europe centrale.
• du côté gauche de la salle, un escalier permet d’accéder aux salles des Nouveaux registres provinciaux (de 2:50 à 2:56), ornées des blasons des fonctionnaires de la Diète. C’est là que l’on conservait les registres de propriété foncière, de même que les décisions de la Cour de Justice et de la Diète.
• une deuxième porte est l’escalier des Cavaliers (à 2:58). Celui-ci relie directement l’extérieur du palais à la salle Vladislav. Ses larges marches permettaient aux cavaliers de monter à cheval à la salle afin de participer aux tournois qui y étaient organisés.
• un portail aux colonnes torsadées (à 3:00) donne accès à l’ancienne salle de la Diète (à 3:02), où étaient traitées les affaires publiques en présence du roi.
• au fond de la salle Vladislav, on peut voir la chapelle de Tous-les-Saints (de 3:04 à 3:08), restaurée en 1579 à la suite d’un incendie. La toile qui orne le maitre-autel date de 1732. Sur les murs dégarnis du chœur, une série de douze toiles racontent des scènes de la vie de saint Procope de Sázava. La tombe baroque de ce dernier se trouve dans une chapelle latérale située du côté gauche de la chapelle (hors-champ à 3:06), faisant symétrie avec l’autel à droite qui est décoré d’une toile représentant la Descente de la Croix.
• le côté droit de la salle Vladislav donne accès à une terrasse (à 3:10).
Après une carpe au restaurant Vikárka (à 3:12), nous passons devant le Collège des chanoines de la cathédrale (de 3:14 à 3:16).
À 3:18, nous avons une vue des édifices qui bordent la place Saint-Georges.
D’abord la Nouvelle Prévôté, de style néogothique, construite de 1878 à 1891. De 3:20 à 3:26, on la voit plus en détail, dont la statue de saint Venceslas qui décore un coin de sa façade (à 3:22), analogue à celle sur la Vieille Prévôté (à 2:04), et ces chimères qui enjolivent le coin des fenêtres du toit (à 3:26).
Puis, derrière une façade sobre, l’ancien couvent Saint-Georges. De nos jours, il abrite une partie de la collection de la Galerie nationale (de 3:30 à 3:58). Entre autres, nous y voyons :
• Ctirad a Šárka (achevée en 1895) de Josef Václav Mylsbek (à 3:33),
• Adam a Eva (1849) de Václav Levý (à 3:35),
• La Musique, première ébauche (1892-1894) de Josef Václav Mylsbek (à 3:37),
• neuf paysages de Josef Navrátil (à 3:39),
• Une Semaine d’été (1854) d’Antonín Dvořák (à 3:41),
• Oldřich a Božena (1884) de František Ženíšek (à 3:43),
• projet abandonné pour le rideau de scène du Théâtre national, dessiné en 1880 par Adolf Liebscher (à 3:45),
• tombeau de sainte Milada (à 3:47),
• La Musique, première ébauche (1907-1912) de Josef-Václav Mylsbek (à 3:49),
• Sarcophage de Václav Švagrovský, (1881-1883) de Josef Václav Mylsbek (à 3:51),
• La Tombée de la nuit (1909-1913) de Jakub Schikaneder (à 3:53).
Derrière une façade corail et crème baroquisée de 1657 à 1680 se trouve la basilique romane Saint-Georges, reconstruite en 1142 (de 4:01 à 4:14).
Le fronton de sa façade est décoré d’un relief représentant saint Georges, alors que sous ce fronton, on trouve la statue de l’abbesse Milada, fondatrice du couvent (à gauche), et à droite, du prince Vratislav I (qui a ordonné la construction de la basilique).
À l’intérieur, on peut y voir (à 4:08) la tombe en bois du prince Vratislav I. Celui-ci est le fils de sainte Ludmilla (à qui une chapelle est dédiée) et le père de saint Venceslas.
S’il y a autant de martyres dans la dynastie princière des Přemyslides, c’est qu’on s’y est beaucoup entretué.
En plus de son entrée principale sur la place Saint-Georges, la basilique en possède une autre sur son flanc droit (à 4:10). Depuis environ 1515, son portail de style renaissance est décoré d’une scène représentant saint Georges terrassant le dragon (à 4:12).
Toujours à la droite de la basilique se trouve une petite chapelle carrée créée au XVIIIe siècle par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et dédiée à Saint-Jean Népomucène (de 4:16 à 4:22).
De l’autre côté de la rue Jiřská (ou rue Saint-Georges), on peut voir le portail de l’Institut des dames nobles du château de Prague (à 4:23). Il s’agissait d’un établissement où les fillettes de l’aristocratie étaient élevées selon un mode de vie austère.
En bifurquant vers le nord, on atteint la ruelle d’Or (de 4:32 à 4:36). Adossées au mur d’enceinte du château, ces maisonnettes ont été construites en 1579 pour loger les 24 gardes de Rodolphe II.
Elle tire son nom de la légende selon laquelle les alchimistes de Rodolphe II (amateur d’ésotérisme) y effectuaient leurs recherches en vue de découvrir comment changer le plomb en or.
Vers la fin de la Première Guerre mondiale, l’écrivain Kafka et sa sœur vécurent quelques mois dans celle qui porte le numéro 22 (à 4:34). De nos jours, ce sont des boutiques de souvenirs ou d’artisans.
Au No 6, c’est le portail de l’ancien palais du Burgrave Suprême, premier personnage du pays après le roi et son représentant officiel en son absence. De nos jours, ce palais abrite le musée des Jouets (à 4:38), le deuxième plus grand au monde.
En face se trouve le Palais Lobkowicz, construit en 1570 par le chancelier Vratislav de Pernštejn et qui fut acquis en 1651 par la famille Lobkowicz. Confisqués par l’État à l’arrivée du communisme, le palais et ses trésors artistiques furent restitués à la famille Lobkowicz en 2003.
Son café (de 4:40 à 4:49) offre une vue superbe sur la ville (dont l’église Saint-Thomas, à 4:42).
Servi au café, ce plat typique de la cuisine bourrative tchèque (à 4:46), où la viande est enfouie sous de la sauce brune qu’on mange avec du pain.
À 4:50, la tour Noire, construite au XIIe siècle, complète notre visite du château. Quant à ses abords, la toute dernière photo montre (à 4:56), au premier plan, le vignoble Saint-Venceslas, le plus ancien de Bohême.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 145 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et d’une photo tirée de Wikipédia.
Conçu par les architectes Roger D’Astous et Luc Durand, le Village Olympique a été construit en 1976 à l’occasion des Jeux olympiques d’été de Montréal pour y loger les athlètes.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
2e photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
3e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
4e photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
5e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
6e photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
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L’assimilation pure et simple des immigrants — au sens du renoncement à leur culture d’origine — est un appauvrissement, autant pour la société d’accueil que pour les personnes concernées.
Parmi les solutions de rechange à l’assimilation, il y a le multiculturalisme, la convergence culturelle, et l’interculturalisme.
Le multiculturalisme est simple; c’est une forme de tribalisme où on perpétue activement l’appartenance ethnique en tant que facteur identitaire.
De son côté, la convergence culturelle est le métissage culturel au sein d’un creuset où le français est la langue commune.
Mais qu’en est-il de l’interculturalisme ?
À plusieurs reprises, j’ai cherché à comprendre ce concept sans vraiment y parvenir.
Après avoir qualifié l’interculturalisme de « charabia woke sans queue ni tête », j’ai lancé sur Twitter le défi à quiconque d’expliquer en 128 caractères la différence entre le multiculturalisme et l’interculturalisme.
Ce défi a été relevé de manière brillante par Rémi Vachon. Effectivement, ce dernier résume assez bien le peu que j’en avais compris.
Mais son résumé contient une ambigüité; l’éléphant dans la pièce, c’est la place de l’anglais.
Que sont ‘la/les cultures locales’ ? Il est évident que les langues autochtones en font partie. Mais si on considère le français comme une culture locale —‘naturalisée’ après un demi-millénaire de présence française sur le territoire national — pourquoi en serait-il différemment de l’anglais, présent ici depuis des siècles.
Alors il y a deux possibilités.
Si l’anglais et le français font tous deux partie de la liste des langues locales que l’État doit valoriser, c’est qu’il n’y a pas de différence réelle entre le multiculturalisme et l’interculturalisme.
Par contre, si l’État valorise le français et les langues autochtones, mais considère l’anglais comme une langue étrangère, ne sommes-nous pas en présence d’un nationalisme ethnique qui se cache sous les traits vertueux de l’inclusivité et de l’anticolonialisme ?
Lorsque les citoyens ont de la difficulté à obtenir un passeport, c’est généralement parce qu’ils vivent dans un pays totalitaire qui veut empêcher ses citoyens d’en sortir.
Mais quand cela arrive dans un pays démocratique, c’est le signe d’un grave dysfonctionnement de l’appareil de l’État.
Dans la lutte idéologique que se livrent fédéralistes et indépendantistes québécois, il est essentiel que le gouvernement fédéral projette une image de compétence et d’efficacité.
Malheureusement, ce n’est pas le cas.
Il est révélateur que cette crise soit plus grave à Montréal que dans n’importe quelle autre ville canadienne. Pourquoi ?
C’est que les bureaux montréalais souffrent davantage d’une pénurie de personnel. Et pourquoi les bureaux montréalais en souffrent-ils davantage ?
C’est qu’Ottawa exerce une discrimination à l’embauche à l’égard des quatre-millions de Québécois qui sont unilingues français, soit la moitié de la population québécoise.
Dans d’autres ministères (comme celui de l’Immigration), l’exigence du bilinguisme au Québec cache en réalité l’exigence de la connaissance de l’anglais puisque ces ministères n’hésitent pas à embaucher des angloQuébécois unilingues.
Ailleurs au pays, on n’hésite pas à embaucher du personnel unilingue. Ce qui fait que les pénuries de personnel y sont moins importantes.
Mais à Montréal, le fédéral est intransigeant. Ce qui explique que les files d’attente y soient plus longues.
En conclusion, la crise des passeports est le prix du fédéralisme canadien; si le Québec était un pays indépendant, il connaitrait peut-être d’autres problèmes, mais pas ce problème-là à cette gravité puisqu’il résulte des politiques d’embauche discriminatoires du fédéral.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/1000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e photo : 1/1250 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e photo : 1/5000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
En janvier 2014, le parlement ukrainien décidait de retirer au russe son statut de langue officielle dans toutes les régions administratives du pays qui comptaient une majorité ou une forte proportion de locuteurs russophones.
En décembre 2016, l’Ukraine limitait à dix le nombre de livres qui pouvaient être importés de Russie.
Depuis dimanche dernier, la législation est devenue plus sévère, interdisant totalement l’importation d’un imprimé provenant de Russie, de Biélorussie ou des territoires ukrainiens occupés par la Russie.
Cela comprend les livres, les brochures, les cartes géographiques, les atlas, les globes terrestres, de même que les livres pour enfants (dont les livres à colorier).
Selon certaines sources, cet interdit ne concernerait que les œuvres de citoyens de la Fédération de Russie (née après le démantèlement de l’Union soviétique en 1991). En d’autres mots, cela ne concernerait pas les auteurs classiques comme Dostoïevski, Pouchkine ou Tolstoï.
S’ils sont écrits en russe, les livres provenant d’autres pays seront soumis à un bureau de censure afin de s’assurer qu’ils ne contiennent pas de propagande antiukrainienne.
À partir du 1er janvier 2023, seront également interdits de publication et de distribution les livres ukrainiens d’auteurs russophones publiés en russe ou traduits du russe.
Une autre loi bannit également la diffusion de la musique russe aux stations de radio ou de télévision, de même que dans les lieux publics.
Les artistes et les auteurs qui vivent en Ukraine, mais qui ont conservé leur citoyenneté russe après l’indépendance ukrainienne seront exceptés s’ils renoncent à leur citoyenneté russe et s’ils déclarent publiquement leur appui à l’Ukraine dans la guerre qui l’oppose à la Russie.