La guerre d’Iran : la fabrication de l’ennemi

5 août 2019

Le programme nucléaire iranien

La Russie, les États-Unis, la France, la Chine, la Grande-Bretagne, le Pakistan, l’Inde, Israël et depuis peu, la Corée du Nord, forment le club sélect des puissances nucléaires.

Débuté dans les années 1950 grâce à l’appui des États-Unis — à l’époque où l’Iran était un pilier de la défense américaine au Moyen-Orient — le programme nucléaire iranien a connu diverses fortunes; abandonné en 1979, puis repris quelques années plus tard.

La volonté de l’Iran de se doter de l’arme atomique est toutefois devenue impérieuse en 2002 lorsque G.W. Bush a imprudemment associé l’Iran à l’Axe du Mal. Et ce, au moment où il déclarait la guerre à une autre pays membre de ce trio ‘maléfique’.

Implicitement, le message adressé aux deux autres pays était : « Voyez le sort qui vous attend.». Un message très bien compris par l’Iran et la Corée du Nord qui ont immédiatement accéléré leur programme nucléaire.

Éviter la contagion

Malheureusement, dans la poudrière qu’est le Moyen-Orient, si l’Iran acquiert la bombe, son ennemi juré, l’Arabie Saoudite, voudra également se doter de la sienne.

Et qui dit que le Qatar, en conflit avec l’Arabie Saoudite, ne voudra pas se protéger de son voisin belliqueux en faisant pareil.

Il n’y a pas pire cauchemar que de penser que la dictature mafieuse d’Arabie Saoudite puisse se doter du pouvoir d’anéantir tous les mécréants de la terre.

L’émission Enquête de Radio-Canada révélait que les petits Saoudiens apprennent à l’école qu’il faut tuer les Juifs, les Chiites et les Chrétiens.

Il est donc inconcevable que l’Arabie Saoudite ait l’arme nucléaire; voilà pourquoi l’Iran ne doit pas l’avoir non plus.

Afin de dissuader l’Iran d’aller de l’avant, les États-Unis et l’Union européenne ont adopté un certain nombre de sanctions économiques.

Parallèlement, ils ont entamé des négociations en vue de lever ces sanctions en contrepartie de concessions importantes de la part de l’Iran.

Cette stratégie a porté ses fruits puisqu’en juillet 2015, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Union européenne et l’Iran signaient l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien.

Devant le fait accompli, les pays occidentaux acceptent finalement la présence d’une activité nucléaire civile puisque la centrale iranienne de Bouchehr produit déjà de l’énergie électrique à partir de l’uranium.

En contrepartie, l’Iran accepte d’être soumis aux inspections de l’Agence internationale d’énergie atomique (qui dépend de l’ONU), de diminuer le nombre des centrifugeuses qui enrichissent l’uranium, et de limiter ses stocks d’uranium enrichi de même que de plutonium.

Malheureusement, en mai 2018, Donald Trump reniait la parole des États-Unis et choisissait de maintenir les sanctions américaines. Et ce, en exigeant que l’Iran continuât de respecter l’entente comme si de rien n’était.

Quelques jours plus tard, le secrétaire d’État américain réclamait de nouvelles conditions qui ne font pas partie de l’accord de 2015; l’arrêt total de l’enrichissement d’uranium (même à des fins civiles), l’arrêt des menaces contre Israël, le retrait des troupes iraniennes de Syrie, l’arrêt du soutien aux rebelles yéménites, au Hezbollah libanais, et au Hamas palestinien.

En octobre 2018, les quinze juges de la plus haute instance judiciaire des Nations Unies décidaient unanimement que certaines des sanctions américaines contre l’Iran étaient illégales: celles qui concernent la vente de médicaments, de matériel médical, de denrées alimentaires et de produits agricoles, de même que les transactions financières qui les concernent.

Aussitôt, les États-Unis ont réitéré leur refus de reconnaitre l’autorité de la Cour internationale de justice, tout en accusant par ailleurs l’Iran de violer le droit international…

En juin 2019, plusieurs pétroliers ont été victimes d’attaques de drones dans le golfe Persique.

Les pays limitrophes du golfe Persique ont les moyens de faire sombrer n’importe quel pétrolier au large de leurs côtes. Si ces navires n’ont subi que des dommages mineurs, c’est qu’il s’agit d’une tentative de manipulation de l’opinion publique. Par qui ? Par les pays qui veulent la guerre, évidemment.

Le 10 juillet, les États-Unis demandaient aux pays européens de former une coalition afin de garantir la liberté de navigation dans le golfe Persique.

Les dirigeants européens ont très bien deviné qu’il s’agit-là d’un piège destiné à ce qu’ils mettent la main dans un engrenage conflictuel dont l’issue est incertaine; conséquemment, ils ont donc poliment décliné l’invitation.

Afin de faire monter la tension, la Grande-Bretagne saisissait le lendemain à Gibraltar un pétrolier soupçonné de transporter 2,1 millions de barils de brut iranien vers la Syrie.

Londres invoque les sanctions économiques européennes contre la Syrie (et non contre l’Iran) pour justifier cette arrestation.

En réalité, ni l’ONU ni l’Union européenne n’ont décidé d’un blocus économique contre la Syrie.

En d’autres mots, les sanctions européennes contre la Syrie ne concernent que les acheteurs européens (ou les acheteurs étrangers en sol européen) qui font commerce avec la Syrie.

L’Union européenne ne prétend pas à l’extraterritorialité de ses lois. Donc, le commerce bilatéral entre l’Iran et la Syrie n’est pas soumis aux lois européennes.

La saisie du pétrolier iranien par Londres est une pure provocation, à la fois dépourvue de base juridique, et typique d’une politique de fabrication de l’ennemi.

Le 14 juillet, Téhéran répliquait en saisissant un navire-citerne battant pavillon panaméen (le Mt Riah). Puis le 19 juillet, un pétrolier suédois battant pavillon britannique (le Stena Impero).

Hier matin, l’Iran saisissait un troisième pétrolier (d’appartenance inconnue pour l’instant).

Conclusion

Collectivement, les Anglo-Saxons sont les Vikings des temps modernes; un peuple qui détruit, qui pille, qui vole, qui tue, qui impose sa loi aux peuples inféodés à sa puissance militaire et qui aspire à exercer une hégémonie mondiale.

Les conflits armés que ces deux pays prédateurs déclenchent de plus en plus fréquemment — en Libye, en Syrie, en Irak et maintenant en Iran — contribuent à maintenir bas le prix des hydrocarbures puisque tout pays producteur de pétrole maximisera sa production afin de soutenir l’effort de guerre, puis pour reconstruire le pays dévasté une fois la guerre finie.

L’abondance de l’offre entraine la baisse du prix des hydrocarbures et évite ainsi la reconversion douloureuse d’une économie énergivore comme celle des États-Unis.

De plus, l’insécurité créée par leurs guerres motivent les pays voisins à acheter de l’équipement militaire principalement auprès du complexe militaro-industriel américain.

Or ce complexe est un cancer, réclamant toujours de nouvelles guerres afin de maintenir l’emploi.

Même quand la guerre en Syrie n’est pas complètement terminée, il faut susciter un nouveau conflit pour éviter un ralentissement économique et détourner l’attention du peuple américain de la stagnation de ses revenus alors que se creusent les inégalités sociales depuis 1980.

Références :
Accord de Vienne sur le nucléaire iranien
Au nom de la loi… américaine
Aux Etats-Unis, l’Etat laisse filer les inégalités
Carter, Trump, Trudeau et les armes
Décision de la Cour internationale de Justice
Deux pétroliers attaqués dans le golfe d’Oman
L’affaire Huawei : dure pour le Canada, la vie de caniche américain
L’Iran saisit un troisième pétrolier en moins d’un mois
Pétrolier iranien arraisonné à Gibraltar: le capitaine arrêté
Programme nucléaire de l’Iran
Résumé de géopolitique mondiale (2e partie et fin)
Sanctions contre l’Iran
Sanctions contre l’Iran : la Cour internationale de justice rappelle à l’ordre les États-Unis
Washington veut une coalition pour protéger la navigation dans le golfe Persique

Laissez un commentaire »

| Géopolitique | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le vélo et la vie

4 août 2019

Laissez un commentaire »

| Transport en commun, Urbanisme | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La revue de géopolitique par Alain Juillet

3 août 2019

 

Cliquez sur l’image pour démarrer

Alain Juillet est un ancien directeur du renseignement de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

En d’autres mots, il était l’homologue (ou l’équivalent français) du directeur de la CIA.

Voici l’entrevue d’un peu plus de deux heures qu’il donnait à la chaine Thinkerview, une entrevue qui portait principalement sur sa vision des conflits internationaux.

Parmi les sujets abordés :
• la guerre d’Irak,
• la guerre de Yougoslavie,
• la Palestine,
• la Jordanie,
• Daech,
• la fin du dollar,
• Edward Snowden,
• le scandale Alstom,
• importance du Golan.

Il est à noter que l’ex-chef du renseignement français affirme — de 38:14 à 40:01 — que la guerre en Syrie a été provoquée par le refus de Bachar el-Assad d’autoriser le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire, une thèse défendue sur ce blogue depuis 2015.

Laissez un commentaire »

| Géopolitique, Guerre en Syrie | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le suicide des Inuits : Greenpeace vs Huawei

2 août 2019

Le suicide des Inuits

La partie arctique du territoire québécois porte le nom de Nunavik. C’est là que vivent les 13 000 Inuits du Québec — autrefois appelés ‘Esquimos’ — répartis dans quatorze villages.

En 2018, trente-six Inuits québécois se sont enlevé la vie. Au cours des six premiers mois de cette année, il y en a eu 19, soit légèrement plus qu’au cours de la même période l’an dernier.

Le taux de suicide chez les Inuits est neuf fois plus élevé que dans l’ensemble de la population canadienne. Chez leurs ados, c’est trente fois la moyenne du pays.

Alors on fait des réunions. On adopte des résolutions. On met sur pied des centres d’appels afin d’offrir un support psychologique.

Mais en dépit de tout, l’hécatombe continue.

L’impérialisme culturel de Greenpeace

En 2016, l’avocate Alethea Arnaquq-Baril a réalisé un documentaire de 82 minutes intitulé Inuk en colère (sic).

Ce film est une critique sévère du boycottage par Greenpeace de ce qui constituait la principale source de revenus des Inuits, soit la vente de la fourrure.

Non seulement ce boycottage a ruiné leur économie, mais fait augmenter de manière soudaine et durable le taux de suicide chez les Inuits, particulièrement chez les adolescents.

Toujours en vigueur, ce boycottage se justifie par le désir de protéger les bébés phoques d’une mort cruelle. En réalité, les Inuits n’ont jamais pratiqué la chasse aux blanchons, réservée aux populations du golfe du Saint-Laurent, à mille kilomètres de chez eux.

Accusée de participer au génocide des populations autochtones du Canada, la multinationale néerlandaise tient à préciser qu’elle ne s’oppose qu’à la chasse ‘commerciale’ de la fourrure.

En réalité, la chasse ‘commerciale’ des phoques n’existe pas en tant que telle.

Les phoques sont la seule source alimentaire des Inuits (si on exclut les onéreuses importations aériennes de nourriture).

Le documentaire montre que lorsqu’un Inuit revient de chasse, l’animal est dépecé, partagé immédiatement avec les autres membres de sa communauté et mangé cru (puisque la cuisson détruirait le peu de vitamine C que contient la chair animale).

Cette culture du partage est une caractéristique fondamentale de toutes les sociétés dont la survie est menacée.

Non comestible, la peau des phoques sert à confectionner des vêtements. Et lorsque tout le monde est vêtu chaudement, le reste des peaux constituaient autrefois une source de revenus appréciable.

Ce n’est plus le cas. Sans avenir, un certain nombre d’Inuits préfèrent s’enlever la vie que de poursuivre une existence misérable.

Huawei

Le 22 juillet dernier, la succursale canadienne de la compagnie chinoise Huawei annonçait avoir obtenu la permission d’Ottawa de déployer d’ici 2025 un réseau téléphonique 4G dans plus de soixante-dix villages nordiques canadiens, dont une cinquantaine (la part du lion) au Québec.

Le 4G est une technologie inoffensive déjà utilisée par des milliards d’êtres humains à travers le monde sans aucun problème, même lorsqu’elle repose sur du matériel téléphonique fabriqué par Huawei.

Si on ajoute les neuf villages cris et les onze communautés innus aux quatorze villages inuits, on est loin du compte de cinquante communautés québécoises qui bénéficieront de ce déploiement.

C’est donc à dire qu’un certain nombre de villages québécois peuplés principalement de non-Autochtones en bénéficieront aussi.

Mais oublions le cas de ces derniers puisque c’est hors sujet.

Ce qu’il faut retenir, c’est que d’ici quelques années, l’arrivée du 4G permettra de susciter l’esprit d’entreprise au sein des communautés inuites qui sont actuellement réduites à la misère sociale notamment par l’impérialisme culturel pavé de bonnes intentions de Greenpeace.

L’offre de Huawei, c’est un moyen concret qui aidera les Inuits à faire rayonner leur culture, à offrir des biens et des services au reste de la planète, et lentement bâtir une économie qui fera reculer les problèmes sociaux auxquels ils sont confrontés.

Références :
Huawei sous les projecteurs alors qu’elle déploiera le 4G dans le Grand Nord
Les limites du charme
Suicides: le Nord s’enfonce dans la crise

Laissez un commentaire »

| Économie, Sociologie, Technologie | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Dépenses bio par personne selon les pays

31 juillet 2019

Laissez un commentaire »

| Environnement, Nourriture | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Traite humaine et cannabis anglais

30 juillet 2019


 
En Angleterre, des milliers d’usines désaffectées, d’entrepôts inutilisés, et de maisons unifamiliales ‘abandonnées’ servent d’usines à cannabis.

Dans certains cas, la pègre utilise des maisons louées, mais transformées à l’insu de leurs propriétaires.

Environ 92 % des sites britanniques de production sont en Angleterre.

Chaque site est opéré par un jeune immigré.

Annuellement, des centaines d’adolescents vietnamiens sont ‘importés’ clandestinement en Angleterre pour y servir de main-d’œuvre à l’industrie illégale du cannabis.

Cette situation résulte d’un partenariat entre la pègre anglaise et la pègre vietnamienne. Cette dernière est chargée de recruter les mineurs et d’assurer le suivi en sol britannique.

Les victimes ne sont pas des enfants ordinaires. Ce sont des orphelins qui vivent dans la rue. Pour échapper à la misère, on leur offre un voyage vers l’Europe moyennant un prix qu’ils n’ont évidemment pas le moyen de payer, mais qu’ils pourront acquitter par versements.

Dans les faits, jamais ces jeunes n’arriveront à payer leur dette. Et cette dette — croissante en raison des intérêts — justifiera les menaces et les sévices dont ils seront l’objet.

Au départ d’un voyage maritime qui durera deux ou trois mois, on les entasse dans des conteneurs avec de la nourriture de base, et une quantité d’eau embouteillée qui s’avèrera rapidement insuffisante pour la traversée. Ce qui les obligera à boire leur urine ou à mourir déshydratés.

On les fait entrer clandestinement au Royaume-Uni par les ports contrôlés par la pègre.

Pour les ‘casser’, ils feront plusieurs mois de prostitution dans des bordels pour pédophiles.

Puis finalement, ils sont amenés dans l’usine à cannabis dans laquelle ils vivront.

Leur travail se résume à arroser les plants deux fois par jour. Chaque tournée prend de deux à trois heures. Le reste, c’est du temps libre.

Aux deux ou trois semaines, un locuteur vietnamien les appellera ou passera sur les lieux pour les menacer, leur réitérer de bien suivre les instructions, et pour s’informer que tout va bien.

Leur traitement variera selon le propriétaire des lieux.

Au pire, ils sont séquestrés dans des usines où jamais la lumière du jour ne pénètre, et où tout ce qu’ils ont à manger, ce sont des conserves de nourriture pour chien.

D’autres vivront leur solitude dans des lieux où, par exemple, ils disposeront d’une petite cuisine, d’un réfrigérateur plein, d’une minuscule télévision près de laquelle se trouve une pile de DVDs vietnamiens ou une console de jeux vidéos, un matelas au sol, ici un calendrier vietnamien au mur, là un autel bouddhiste, etc.

Dans bien des cas, les portes ne sont même pas verrouillées.

Alors pourquoi ne s’enfuient-ils pas ? Pourquoi n’utilisent-ils pas le téléphone pour appeler la police ?

Pour plusieurs raisons.

Premièrement, ces adolescents ne parlent pas anglais. Deuxièmement, dans leur pays d’origine, ils ont passé toute leur enfance à subir la répression d’une police corrompue qui s’acharnait sur eux en raison de leur vagabondage et des petits méfaits qu’ils commettaient pour survivre.

Mais surtout, ces enfants n’ont jamais connu autre chose que la méchanceté humaine. Or maintenant, ils ont un toit. Ils sont nourris. Ils n’ont jamais froid parce qu’il fait toujours chaud dans une usine à cannabis, même en hiver. Ils se sont fait une petite vie monotone. Même ceux qui mangent de la nourriture pour chien n’ont jamais été mieux traités de leur vie.

Quand ils sont découverts par la police, une partie d’entre eux seront accusés de complicité dans le commerce de la drogue et sont expulsés vers leur pays d’origine après avoir été abusés en prison.

Les autres seront pris en charge par les services sociaux. Beaucoup s’enfuient, persuadés que leurs créanciers les trouveront et les tueront s’ils ne retournent pas travailler pour eux afin payer leur dette.

Dans un cas, par exemple, les ravisseurs avaient entaillé superficiellement les parties génitales d’un adolescent qui avait tenté de s’enfuir en lui faisant croire qu’ils y avaient inséré un émetteur de géolocalisation qui leur permettrait de le retracer, peu importe où il se trouvait.

Références :
Enslaved on a British cannabis farm: ‘The plants were more valuable than my life’
Trafficked and enslaved: the teenagers tending UK cannabis farms

Parus depuis :
Lorry deaths: police face trust problem over appeal to Vietnamese migrants (2019-10-31)
Essex lorry deaths: two found guilty over manslaughter of 39 Vietnamese people (2020-12-21)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm

2 commentaires

| Fait divers, Immigration, Prostitution, Sociologie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de juillet 2019

28 juillet 2019
Scabieuse du Caucase ‘Fama Deep Blue’
Pivoine herbacée hybride ‘Salmon Dream’
Lys asiatique ‘Scarlett’
Héliopsis faux-hélianthe
Galactites tomentosa (?)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 80 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

Un commentaire

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les lupins

27 juillet 2019
Lupins

Les lupins sont des légumineuses riches en protéines.

Avant d’être dégorgées et cuites, les légumineuses ont une teneur en protéines de :
• 36,2 g par 100 g de lupins,
• 24,6 g par 100 g de lentilles,
• 22,5 g par 100 g d’haricots rouges,
•   9,9 g par 100 g de fèves de soya, et
•   8,8 g par 100 g de pois chiches.

À titre de comparaison, on trouve 12,6 g de protéines par 100 g d’œuf cru.

Toutefois, une fois cuit, l’œuf contient toujours la même quantité de protéines par 100 grammes alors qu’une fois dégorgés, les lupins cuits seront trois fois plus lourds. Gonflés d’eau, leur apport protéiné par 100 grammes aura chuté au niveau de celui de l’omelette nature.

Autre différence : la teneur en méthionine (un acide aminé essentiel).

Comparée à celle de l’œuf, voici la teneur en méthionine de certains aliments crus par 100 g d’azote :
• 200 mg dans un œuf,
•  34 mg (?) dans le cas des lupins,
•  50 mg dans le cas des lentilles,
•  70 mg dans le cas des haricots rouges,
•  80 mg dans le cas des fèves de soya, et
•  80 mg dans le cas des pois chiches.

Cette lacune est compensée lorsque le repas comprend également des céréales puisque celles-ci sont plus riches en méthionine.

Voilà pourquoi on associe haricots noirs et riz à Cuba, haricots rouges et maïs en Amérique latine, pois chiches et semoule de blé au Maghreb, de même que lentilles et riz en Égypte et en Iran.

De toutes les légumineuses comestibles, la préparation des lupins est, de loin, la plus longue.

Alors que les petites lentilles (comme les lentilles du Puy) n’ont pas besoin d’être dégorgées avant cuisson, et alors qu’une nuit (8h) suffira à faire dégorger les mélanges de haricots vendus dans le commerce, les lupins doivent tremper dans de l’eau à température ambiante pendant un jour complet (24h).

Leur cuisson durera une heure. Et une fois cela fait, vous ne serez pas plus avancés; vos lupins seront toujours incomestibles.

C’est qu’il existe deux sortes de lupins; les lupins doux (rares, avec lesquels ont fait de la farine) et les lupins amers (ceux qu’on trouve assez facilement).

Or ces derniers ne sont pas seulement amers; ils sont épouvantablement amers. Après avoir fait cuire les miens, il aura suffi de croquer délicatement la peau qui s’était détachée de l’un d’entre eux pour qu’une forte amertume, tel un gaz volatil, se répande instantanément dans toute ma bouche.

Bref, on doit ‘désamertumer’ les lupins après cuisson. Cela prend cinq jours (sic).

Dans un grand chaudron, on couvre les lupins d’eau du robinet auquel on ajoutera 30 g de sel par litre. Concrètement, 750 g de lupins seront recouverts de 1,5 litre d’eau auquel on ajoutera environ 50 g de sel.

Puis on couvre et on laisse reposer douze heures. On égoutte. Et on recommence pendant cinq jours.

Puisque la préparation des lupins est longue, il est préférable de les faire cuire en quantité. Un format de 750 g de lupins secs vous donnera 2,2 kg de lupins prêts à manger.

Une fois cela fait, je divise les miens dans plusieurs sachets à sandwich. Que je fais congeler. Et que je décongèle au besoin.

Le liquide dans lequel baignent vos lupins au cours de leur préparation n’est pas suffisamment salé pour avoir les mêmes propriétés antibactériennes de la saumure. En conséquence, au cours des cinq jours de ‘désamertumation’, toute cette eau stagnante pourrait devenir un nid de prolifération bactérienne.

Habituellement, ce liquide demeure inodore. Si par malheur ce n’était pas le cas, portez votre chaudron à l’ébullition, égoutter, recouvrez d’eau fraiche, salez et reprenez le processus de ‘désamertumation’ là où vous en étiez rendus.

Au frigo, on conserve les lupins dans de la saumure (100 g de sel par litre).

On peut également donner une deuxième vie au liquide qui baignait des olives en pots; une fois les olives mangées, le liquide qui les baignait peut servir à conserver les lupins réfrigérés.

On prélèvera quelques lupins réfrigérés pour une collation (à la place de croustilles devant la télévision) ou pour ajouter des protéines à un mets végétarien.

Détail très important : les protéines des lupins ressemblent beaucoup à celles des arachides. Donc les personnes allergiques aux arachides pourraient avoir une allergie croisée avec les lupins.

Pour terminer, parlons flatulence. Les lupins étant pauvres en composés soufrés, leur flatulence est relativement inodore.

Voilà. Je pense que vous savez tout des lupins.

Référence : Lupins : Nutrient composition

Complément de lecture : Le lupin contre l’arsenic (2021-09-13)

Postscriptum : Puisqu’il est difficile de trouver un endroit où on vend des lupins non cuits, je me permets de préciser le détaillant suivant :
• Marché SÁ et fils — 4701 rue Saint-Urbain — Montréal — 514-842-3373 (4$ pour 750 g)

Si vous connaissez d’autres endroits où on vend des lupins à cuire, veuillez nous en aviser en commentant ce texte.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

Laissez un commentaire »

| Nourriture | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 42

26 juillet 2019
Au Parc zoologique national de Cuba

Pourquoi les zèbres sont-ils zébrés ?

Au cours d’une étude britannique, on a comparé le comportement des moustiques envers trois groupes d’équidés; des zèbres, des chevaux, et des chevaux habillés d’une mince couverture zébrée.

Au lieu de se déposer lentement sur l’animal — comme ils le font chez les chevaux — les moustiques semblent vouloir brusquement fuir les lieux dès qu’ils s’approchent des animaux zébrés (zèbres véritables ou non).

Ce comportement s’expliquerait par la vue primitive des moustiques.

Normalement, ceux-ci voient les animaux zébrés uniformément gris. Toutefois, en franchissant une très courte distance (à peine quelques millimètres), les zébrures surgissent soudainement. Comme si un oiseau s’approchait soudainement d’eux, la gueule ouverte.

Référence : Why the zebra got its stripes: to deter flies from landing on it


 
En Colombie-Britannique, la tour Brock Commons, haute de dix-huit étages, a déjà été la plus haute construction en bois au monde.

Depuis, son record a été dépassé en Norvège par la tour Mjøsa, également en bois lamellé croisé et également de dix-huit étages, mais plus haute pour différentes raisons dont un couronnement de toit.

Avec ses neuf étages, le complexe montréalais Arbora est loin derrière. Mais ce sera le plus grand complexe d’habitation en bois massif au Québec, non pas en raison de sa hauteur, mais parce qu’il comprend plusieurs bâtiments.

C’est la tour Origine, située dans la Vieille capitale, qui détient le record de hauteur en sol québécois avec ses treize étages.

Déterminée à reconquérir son titre mondial, la Colombie-Britannique projette de faire un grand bond en avant et de construire un gratte-ciel de quarante étages en bois.

Références :
Canadian cities take wooden skyscrapers to new heights
Le bois atteint de nouveaux sommets
The world’s tallest timber tower structurally tops out in Norway


 
Radio-Finlande annonçait décemment sa décision de cesser la diffusion de son bulletin hebdomadaire de nouvelles… en latin.

Au cours de ses trois décennies d’existence, ce programme s’était fait un auditoire régulier de cinquante-mille personnes.

C’est le vendredi soir, immédiatement après les nouvelles de 18 heures, que la radio finlandaise présentait son résumé de cinq minutes en latin, et ce depuis 1989.

Heureusement, les auditeurs de Nuntii Latini pourront se tourner vers Hebdomada Papae (ou La semaine papale), un nouveau bulletin de nouvelles en latin annoncé le mois dernier par le Vatican.

Références :
Finland’s news in Latin: ‘For such a crazy idea we had a remarkable run’
Radiophonia Finnica Generalis


 
En 2018, les 1 723 accidents automobiles ont fait 359 morts sur les routes du Québec.

Cela représente 4,3 morts par cent-mille habitants, une légère diminution en comparaison avec 2017.

Font mieux que nous, la Suède (2,6), la Grande-Bretagne (2,8) et les Pays-Bas (3,7). Parmi les pays qui font pire que nous, signalons les États-Unis, avec 11,4 morts par cent-mille personnes.

Il y a une décennie, au Québec, c’était le double de la situation actuelle.

Notre pire bilan routier remonte à 1973; cette année-là, il y a eu au Québec 2 209 morts, soit 36,3 par cent-mille habitants. C’est neuf fois plus qu’aujourd’hui alors qu’il y avait trois fois moins de voitures en circulation à l’époque.

Comme quoi toutes les campagnes de prévention ont porté fruit.

Référence : Nos routes se sont pacifiées


 
Le renard polaire est un petit animal qui vit de trois à six ans et dont la taille adulte est de 7,5 kg.

Grâce à un collier émetteur fixé sur elle, des chercheurs norvégiens ont étudié les déplacements d’une renarde, du 26 mars au 16 avril 2018.

Au cours de ces 76 jours, cette femelle a parcouru 3 500 km entre la Norvège et le Canada, soit une moyenne quotidienne de 46 km.

Référence :
Fantastic arctic fox: animal walks 3,500km from Norway to Canada

De nos jours, la prévalence de l’herpès labial fait en sorte qu’aucun parent ne permettrait à un adulte, même membre de la famille, d’embrasser un de ses enfants sur la bouche.

Pourtant, c’était la tradition au Québec lors célébrations ou de retrouvailles familiales jusque dans les années 1960.

Cette coutume n’est toutefois pas très ancienne puisqu’au XIXe siècle, on se faisait la bise sur les joues.

Référence :
Quand les Québécois s’embrassaient sur la bouche entre parents et amis


 
Les rabbines sont les ministres féminines du culte hébraïque. C’est dans la ville médiévale de Troyes, à 180 km au sud-est de Paris, que s’est tenu le premier Congrès mondial des rabbines, sous le thème ‘Les femmes et le leadership dans le judaïsme — les filles de Rachi’.

Près de deux-cents personnes y ont participé.

On compte un millier de rabbines dans le monde principalement aux États-Unis, auxquels s’ajoutent une cinquantaine en Europe (dont trois en France), et le reste en Israël.

Référence : Un premier congrès de femmes rabbins en France


 
À la fin de son baccalauréat, l’étudiant américain doit en moyenne à peu près 30 000 $US à ses créanciers, habituellement des banques.

Au Canada, cette moyenne est de 26 800 $Can. Au Québec, elle n’est que de 12 500 $Can; c’est moins du tiers de la dette accumulée à la fin du baccalauréat américain.

Plus de 44 millions d’Américains (aux études ou sur le marché du travail) portent le poids d’une dette étudiante à rembourser.

Cumulativement, leur dette dépasse l’ensemble des montants à payer sur les cartes de crédit du pays.

Référence : Aux États-Unis, qui étudie s’appauvrit


 
Selon une étude du King’s College de Londres réalisée en 2015 auprès de quinze-mille hommes, la taille moyenne de leur organe copulateur était de 13 cm en érection et de 9 cm au repos.

Dans huit cas sur dix, ce détail anatomique mesurait entre onze et quinze centimètres.

Au-delà de 16 cm, on ne trouve que 5 % de la population masculine. Au-delà de 18 cm le nombre de mâles ainsi équipés se raréfie à 1 %.

À titre de comparaison, la profondeur moyenne du vagin est de dix centimètres.

Référence : Le gros pénis, sans peur et sans reproche


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 40-150mm R — 1/250 sec. — F/4,9 — ISO 200 — 89 mm

Laissez un commentaire »

| Faits divers | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La gratuité de l’internet se paie

25 juillet 2019

La liste des textes recommandés à la suite d’une recherche sous Google donne préséance aux sites sur lesquels Google (via sa filiale Adsense) met de la publicité.

De plus, les sites marchands sur lesquels vous allez permettent de savoir que vous êtes à la recherche très précisément de certains biens de consommation. Cette information est refilée à toutes les entreprises qui paient Google afin de l’apprendre afin de vous suggérer leurs alternatives à elles.

De son côté, Facebook collige tous les ‘J’aime’ que nous accordons afin de dresser notre profil, connaitre nos gouts et nos orientations politiques. Ces données précieuses ont été mises à profit par Cambridge Analytica.

Mais qu’arrive-t-il si vous refusez de vous inscrire à Facebook afin de protéger votre vie privée ? Cela est futile.

On apprenait récemment que Facebook avait aspiré ‘par erreur’ le carnet d’adresses de 1,5 million de ses utilisateurs.

Facebook a donc commencé à contourner les refus d’inscription en obtenant quand même les données des irréductibles anti-Facebook en aspirant ‘par inadvertance’ le carnet d’adresses de leurs amis qui, eux, sont déjà sur ce média social.

Précisons que l’amende record de cinq-milliards imposée récemment à Facebook ne concernait pas en soi le vol de nos données, mais la négligence de Facebook à mettre en place des moyens d’empêcher que ses informations servent à la manipulation de l’électorat américain par une puissance étrangère.

En somme, c’est seulement lorsque l’espionnage par les médias sociaux menace la sécurité de l’État que les gouvernements froncent les soucis.

Autrement, un pays comme les États-Unis sont très heureux que Facebook espionne ses adhérents; en tout temps, le gouvernement américain peut obliger Facebook à lui transmettre ses données.

Références :
Facebook a aspiré par erreur les carnets d’adresses de 1,5 million de ses utilisateurs
Une amende record imposée à Facebook

Laissez un commentaire »

| Informatique, Sécurité | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :