Écosse : l’union britannique ou européenne ?

23 décembre 2019
Les brumes de l’indécision

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Écosse est de 277 milliards$Can (190 milliards d’euros).

C’est 42 374$ par habitant, soit un peu plus qu’au Québec (39 851$), qu’en France (39 463$), et que dans l’ensemble du Royaume-Uni (38 190$).

L’Écosse exporte la moitié de sa production de biens et de services.

Du 139,3 milliards$ exporté, le reste du Royaume-Uni en achète 83,7 milliards$ (60 %), les autres pays de de l’Union Européenne en prennent 25,5 milliards$ (18,3 %) et le reste — 30,1 milliards$, soit 21,6 % — se disperse aux quatre coins du monde.

Puisque son économie et les emplois dépendent à ce point du commerce avec les iles britanniques, l’Écosse ne devrait-elle pas craindre les représailles économiques de Londres si le divorce écossais devait s’effectuer d’une manière qui déplairait à son puissant voisin ?

Il n’est pas possible de répondre à cette question sans connaitre la balance commerciale de l’Écosse. En d’autres mots, il faut se demander qui vend le plus à qui.

Si l’Angleterre vend plus à l’Écosse que l’inverse, c’est l’Angleterre qui a intérêt à ne pas indisposer l’Écosse et non le contraire.

Étonnamment, il ne semble pas y avoir de données récentes au sujet des exportations britanniques vers l’Écosse. Même les publications émises par le gouvernement écossais admettent cette lacune.

Toutefois, on sait qu’entre 1998 et 2012, la balance commerciale écossaise a affiché un déficit commercial d’environ dix-milliards de livres sterling par année si on exclut les ventes d’hydrocarbures écossaises extraites de la mer du Nord.

Cette exclusion se justifie par le fait que si l’Angleterre n’en voulait pas, d’autres pays se bousculeraient aux portes de l’Écosse pour en acheter.

En somme, si la situation n’a pas changé, l’Angleterre dépend plus de l’Écosse que l’inverse.

Tobacco Merchant’s House (1775)

Pendant des siècles, les marchands écossais ont été victimes de discrimination de la part des marchands londoniens. Quand les premiers avaient du succès dans un secteur de l’économie — le commerce du tabac avec la Virginie, par exemple — les seconds se faisaient octroyer un monopole royal à ce sujet.

Bref, le désir d’autonomie des Écossais prend racine profondément dans l’histoire et la culture de cette partie du monde.

Et aujourd’hui, une partie des Écossais — minoritaire à un premier référendum — font le pari que leur nation a plus d’avenir dans un marché de 446 millions de personnes (sur le continent européen) qu’avec les 61 millions de personnes qui habitent le reste du Royaume-Uni.

Références :
Export Statistics Scotland 2017
L’économie écossaise en dix chiffres
Scotland’s Economy : recent developments

Détails techniques des photos : Canon PowerShot G6
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 9,1 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand un ministre québécois enseignait privément au fils d’un dictateur

20 décembre 2019

2019-12-20-CouillardEn mars 2008, alors qu’il était ministre du gouvernement Charest, Philippe Couillard a prononcé un exposé d’une vingtaine de minutes dans les bureaux montréalais de SNC-Lavalin.

Son auditoire ? Une seule personne : Saadi Kadhafi. C’était le troisième fils du dictateur libyen. Déjà important financier du terrorisme international, le père Kadhafi commanditera l’attentat de Lockerbie (qui fera 270 morts en Grande-Bretagne) à la fin de cette année-là.

Bref, des gens très respectables.

Cet exposé s’inscrivait dans le cadre d’une série de cours privés organisée spécialement pour lui par la firme d’ingénierie.

Mais pourquoi donc un ministre auquel vous et moi n’avons pas accès en dépit du fait que nous le payons plus de 150 000$ par année, accepte-t-il de donner gratuitement un cours à un fils de dictateur ?

Pour comprendre cette sollicitude, il faut savoir que sous le gouvernement de Jean Charest, il existait une relation incestueuse entre le gouvernement libéral et les firmes d’ingénierie.

Celles-ci étaient les seules entreprises exemptées des règles concernant le démarchage auprès de l’appareil de l’État. En d’autres mots, elles avaient un accès illimité et non documenté aux antichambres ministérielles.

À cette époque, chaque ministre devait rapporter 100 000$ par année à la caisse du Parti libéral du Québec.

Or, dans bien des cas, les activités de financement étaient livrées ‘clé en main’ par des firmes d’ingénierie.

Ces dernières trouvaient les locaux, embauchaient les traiteurs pour les hors-d’œuvre et les boissons, s’occupaient des invitations et assuraient aux participants l’accès privilégié au ministre.

À l’issue de la soirée, la firme d’ingénierie donnait à l’attaché politique du ministre une enveloppe brune contenant la liste des employés des compagnies présentes, employés qui auraient versé la somme maximale permise par la loi à la caisse du Parti libéral. Le tout accompagné d’une pile de chèques ou d’une liasse de billets de banque.

En somme, si les ministres parvenaient à atteindre l’objectif de financement exigé d’eux, c’était souvent grâce aux firmes d’ingénierie.

Évidemment, quand l’une d’entre elles vous demandait un petit service, on ne disait pas non.

En mars 2008, Philippe Couillard avait secrètement décidé de quitter la politique. Cette décision ne sera connue qu’au moment officiel de sa démission, sept mois plus tard.

Ceux qui quittent la politique trouvent facilement du travail lorsqu’ils sont avocats. Mais pour d’autres, le retour au privé est plus difficile.

Les firmes d’ingénierie ont l’habitude de permettre à certains d’entre eux de traverser plus facilement le désert qui suit généralement leur changement de carrière.

Au minimum, on les nomme au Conseil d’administration d’une compagnie du groupe. Évidemment, les jetons de présence qu’ils reçoivent alors ne suffisent pas à maintenir le niveau de vie qu’ils avaient comme ministres, mais c’est mieux que rien.

Les ex-ministres capables d’exercer une influence sur le gouvernement sont traités aux petits ognons; il n’est pas rare qu’on les embauche à titre de vice-président quelque part dans la hiérarchie de la compagnie afin que cette influence serve l’entreprise.

Dans le cas de Philippe Couillard, on sait qu’à sa sortie du gouvernement, plus précisément de 2009 à 2011, il est devenu conseiller du prince titulaire du poste de ministère de la Santé en Arabie saoudite

Or la dictature de ce pays est un des principaux clients de SNC-Lavalin.

Est-ce que la firme d’ingénierie a joué un rôle dans cette nomination ? On l’ignore, mais il est probable qu’elle n’y ait pas été étrangère.

Bref, ces vingt petites minutes de bénévolat pour SNC-Lavalin ont probablement été le meilleur investissement à vie de Philippe Couillard.

Toute cette histoire nous ramène à l’époque où les plus grands serviteurs de l’État étaient assujettis à de vulgaires collecteurs de fonds et servaient de paravents au pillage du Trésor public par des intérêts privés.

Et parmi cette pourriture morale qui gangrenait l’État québécois, voilà qu’un des plus importants ministres du gouvernement libéral en était rendu à être le tuteur privé du fils d’un dictateur.

Triste époque…

Références :
Philippe Couillard
Couillard doit s’expliquer sur ses liens avec l’Arabie saoudite, dit Khadir
Philippe Couillard, professeur privé de Saadi Kadhafi
Vol 103 Pan Am

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’affaire SNC-Lavalin : une fin en queue de poisson

19 décembre 2019


 
Le sort en est jeté; une filiale de SNC-Lavalin a été condamnée à débourser 280 millions$ (payable sur cinq ans) sous une accusation réduite de fraude (et non de corruption) pour une affaire de pots-de-vin en Libye.

Cette filiale (et non sa maison-mère) est placée en probation pour trois ans. Au cours de cette période, un contrôleur indépendant — nommé par qui ? — exercera une surveillance et publiera un rapport annuel sur la façon dont l’entreprise se conforme aux règles.

Les autres accusations ayant été abandonnées, voilà comment se termine l’affaire SNC-Lavalin.

Yves Boisvert (de La Presse) et Gérard Bérubé (du Devoir) estiment que cette sanction est raisonnable et s’apparente à celle qu’aurait pu subir SNC-Lavalin à l’issue d’un Accord de poursuite suspendue (APS).

Effectivement, deux mois après la réélection de Trudeau, la Direction fédérale des poursuites pénales enterre ainsi la hache de guerre avec le premier ministre, parvenant avec SNC-Lavalin à un accord qui imite un APS sans s’être soumise à la loi votée par son gouvernement.

S’il avait su que tout cela finirait ainsi, le premier ministre Justin Trudeau se serait évité bien des soucis en essayant de préserver la compagnie d’une condamnation pour corruption.

Trouble-fête, Patrick Lagacé (de La Presse) fait toutefois remarquer que cette sanction représente à peine 0,56 % du chiffre d’affaires actuel de la compagnie.

Mort de rire, le milieu financier s’est empressé de racheter des actions de la firme d’ingénierie, faisant bondir la valeur de son titre de 23 %.

Donc, tout est bien qui finit bien.

Les accusations contre les véritables coupables ont été abandonnées ou n’ont entrainé que des condamnations mineures. Et la compagnie s’en tire avec une amende symbolique.

Et si SNC-Lavalin voulait éviter de payer un seul centime à l’État canadien, la firme d’ingénierie n’aurait qu’à mettre la clé dans la porte de sa succursale SNC-Lavalin Construction et la rouvrir sous un autre nom.

C’est un tour de passepasse similaire auquel a recouru Chrysler Canada pour éviter de rembourser un prêt de deux-milliards$ qui lui avait été consenti par le fédéral dans le cadre du plan de sauvetage de l’industrie de l’automobile ontarienne, lors de la Grande récession de 2007-8.

SNC-Lavalin en aura-t-elle l’audace ? Si cela arrive, le fédéral fera semblant d’être surpris.

Pour l’instant, les minières ontariennes (qui corrompent à tour de bras en Afrique) passeront un Noël tranquille, persuadées que si l’État canadien devait s’attaquer à leur cas, elles s’en tireront à bon compte.

La jurisprudence, c’est la jurisprudence, n’est-ce pas ?

Références :
Analyse: SNC-Lavalin, ou le rétablissement des APS
Le gouvernement libéral radie un prêt de plus de deux milliards consenti à Chrysler
Les crapules de SNC-Lavalin
SNC-Lavalin Construction coupable de fraude
SNC-Lavalin: Une réparation raisonnable
Une de ses divisions plaide coupable et SNC-Lavalin évite le pire
Un nouveau départ pour l’entreprise SNC-Lavalin

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Téléphonie : le forfait secret de Fido

18 décembre 2019

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Introduction

Il y a une décennie, j’ai choisi Fido comme fournisseur de téléphonie. À l’époque, nombreux étaient mes amis à me raconter les problèmes qu’ils éprouvaient avec leurs fournisseurs de réseau.

Des mois après avoir quitté l’un d’entre eux, leur carte de crédit était débitée des frais mensuels de leur ancien fournisseur. Aucune mesure ne venait à bout de cela, sauf obtenir une nouvelle carte de crédit et annuler l’ancienne.

Fido était un des rares fournisseurs honnêtes.

Depuis les choses se sont considérablement améliorées. Sauf pour Bell qui a conservé une culture d’entreprise conflictuelle avec ses clients et qui continue d’être le fournisseur contre lequel le CRTC reçoit, de loin, le plus grand nombre de plaintes.

Les forfaits économiques

De nos jours, tous les fournisseurs offrent des forfaits qui se veulent économiques.

Par exemple, Telus offre le forfait américain My First Phone Plan qui coute 180$US par an (l’équivalent de 23$Can par mois). Mais on est limité, par exemple, à 180 minutes d’appels locaux (entrants ou sortants) par année.

Au-delà de cette limite, le compteur de Telus fait grimper rapidement la facture à raison de 0,15$ la minute pour les appels locaux.

La téléphonie à 20$ par mois chez Fido

2019-12-16-FidoLe site web de Fido offre lui aussi plusieurs forfaits intéressants. Mais le plus économique de tous n’est affiché nulle part. C’est le forfait Appels et textos – AVT (AVT pour Apportez Votre Téléphone).

Que diriez-vous d’un plan qui, pour seulement 20$ par mois, vous offre ceci :
• appels illimités en tout temps, partout au Canada,
• textos illimités partout sur terre (sauf en voyage à l’Étranger),
• afficheur du numéro appelant,
• messagerie vocale,
• appel en attente, et
• téléconférence.

Ce forfait n’est offert qu’aux particuliers qui possèdent leur propre téléphone et qui sont libres de changer de forfait n’importe quand.

Aucune entreprise ne peut y avoir droit. De plus, aucun rabais supplémentaire ne peut être accordé; donc ceux qui bénéficient d’un rabais doivent y renoncer.

Et le plus important; votre téléphone ne pourra accéder à l’internet que par Wifi.

Ce qui ne vous empêchera pas d’accéder à l’internet par le biais du Wifi de votre domicile ou de celui de tous les commerces branchés de la ville.

Mais sur la rue, n’y comptez pas.

Ce qui signifie que vous ne pourrez pas vous servir de votre téléphone pour louer une trottinette ou un vélo électriques, ni appeler un taxi ubérisé, ni consulter vos courriels ou vos SMS n’importe où.

Si vous pouvez vivre soumis à ces contraintes, le forfait secret de Fido est irrésistible.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


25 ans de téléréalité au Québec

17 décembre 2019


 
L’émission Pignon sur rue, présentée hebdomadairement sur les ondes de Télé-Québec, fut la première série de téléréalité au Québec.

Selon certaines sources, son premier épisode fut diffusé en 1994. On célèbrerait donc cette année son vingt-cinquième anniversaire.

L’idée était simple; on présentait le quotidien de sept jeunes partis des régions du Québec pour étudier à Montréal et qui avaient accepté d’être colocataires d’un même grand appartement sous l’œil de la caméra.

Chaque épisode présentait les faits saillants vécus par cette communauté virtuelle durant les sept derniers jours.

Les spectateurs assistaient au rituel de leur quotidien, les repas pris en commun, les conflits quant au partage des tâches domestiques, les sorties dans les bars ou les discothèques, les déceptions amoureuses, la recherche d’un emploi à temps partiel, le retour après les classes, etc.

J’ai conservé longtemps à l’esprit cette scène (de la quatorzième émission) où, à l’écart, Chrystian raconte comment son père a toujours été derrière lui à l’encourager. S’arrêtant pour y penser, il réalise l’amour inconditionnel de son père pour lui, un amour dont il prend soudainement conscience au moment même où les mots lui sortent de la bouche… et se met à pleurer.

On accèdera aux émissions de la première année en cliquant sur ceci. Elles sont disponibles sur YouTube en résolution maximale de 640 x 480 pixels.

Pour célébrer ce 25e anniversaire, il serait intéressant de réaliser une émission spéciale qui nous présenterait ce qu’ils sont devenus.

Tel quel, Pignon sur rue demeure un document sociologique exceptionnel au sujet de la génération X québécoise.

Références :
Pignon sur rue
Vingt-cinq ans de téléréalité

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les vieux trésors sur Photo CD

15 décembre 2019

Introduction

Dans les années 1990, avant l’apparition des premiers appareils photo numériques, l’immense majorité des photos étaient encore enregistrées sur des bobines de films par des appareils dits ‘argentiques’.

Lorsqu’on voulait soumettre ces photos à du post-traitement sur ordinateur, il fallait au préalable s’adresser à un commerce spécialisé pour les faire numériser, ou s’équiper de son propre numériseur.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

En 1991, la compagnie Kodak inventait un système de stockage de photos numériques sur disque compact appelé Photo CD.

Il suffisait d’apporter ses négatifs à une entreprise équipée du système développé par Kodak — il y en avait au moins trois à Montréal — et celle-ci nous remettait un disque compact contenant nos photos.
 

 
Pour l’usager, chaque photo était disponible en six tailles différentes.

De plus, sous Photoshop, on pouvait ouvrir le fichier de l’image en 8 bits ou en 16 bits, ce dernier offrant une plus grande richesse de couleurs.

Au début, les éditeurs de logiciels furent aidés par Kodak afin de déchiffrer le format breveté (et un peu compliqué) des photos sur Photo CD.

Mais vers 2004, Kodak s’était complètement désintéressé du format Photo CD. Si bien que peu à peu les grands éditeurs de logiciels cessèrent de le supporter.

Incapable depuis des décennies d’accéder à mes photos sur Photo CD, j’ai entrepris dernièrement la tâche de découvrir comment faire en sorte que mon vieux Windows 7 puisse les lire.

La solution trouvée est valable pour toutes les versions de Windows à partir de Windows 98, et ce jusqu’à Windows 7. Ce qui comprend donc Windows ME, Windows XP, et Windows Vista.

Photoshop 5 ou 6

La meilleure solution est Photoshop 5&nbs; cette version lit les fichiers Photo-CD nativement.

L’autre solution est Photoshop 6.0 (à ne pas confondre avec Photoshop CS6); il suffit d’installer ce logiciel sous n’importe de ces versions de Windows pour pouvoir lire des Photo CD.

Par défaut, Photoshop 6.0 n’installe pas le module Photo CD.8BI qui lui est nécessaire.

Ce module existe en plusieurs versions. Celle que je vous propose possède l’avantage de pouvoir prévisualiser la photo avant de l’ouvrir sous Photoshop.

Pour obtenir ce module, il suffit de dézipper le fichier téléchargé après avoir cliqué sur ceci.

On l’installe en le copiant dans le sous-répertoire File Formats\ de Photoshop.

Ai Picture Utility

Contrairement à Photoshop 6.0, la version d’essai de Ai Picture Utility est gratuite (cliquez sur l’hyperlien pour télécharger).

Ce logiciel fonctionne lui aussi sous toutes les versions de Windows de Windows 98 jusqu’à Windows 7. Toutefois, cette version d’essai n’ouvre que les images d’un Photo CD en résolution de 512 x 768 pixels (et en 8 bits seulement).

Son module de diaporama est utile pour passer en revue toutes les images d’un Photo CD.

Puisque ce logiciel est devenu orphelin, il n’est pas possible de passer à la version complète qui, je présume, ouvrait les photos à plus haute résolution.

iPhoto 11

iLife est une suite logicielle qui équipait gratuitement tout Macintosh neuf. Un de ces logiciels est l’iPhoto.

Sans effectuer des recherches approfondies, j’ai trouvé que l’iPhoto 11, sous MacOS 10,7 (appelé Lion), importe les photos sur Photo CD en résolution maximale, mais à 8 bits seulement.

On peut les enregistrer sous forme de JPEGs et les traiter à l’aide d’autres logiciels plus sophistiqués.

Finalement

Pour terminer voici quelques vieilles photos que j’ai ainsi ramenées à la vie.

Elles furent prises à l’aide d’un appareil argentique Olympus OM1 équipé d’un objectif Zuiko 50 mm F/1,4 (un objectif qui m’avait couté une fortune à l’époque).

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Référence : Photo CD

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Est-il prudent de rapporter au Canada du cannabis acheté aux États-Unis ?

13 décembre 2019

Entrer aux États-Unis avec du cannabis, même prescrit par un médecin, est illégal.

Dans le meilleur des cas, les coupables s’exposent à un refus d’entrée et à un bannissement à vie.

Dans le pire des cas, ils sont passibles d’une arrestation, d’une saisie de la drogue, d’une amende, et du même bannissement à vie.
 



 
Mais qu’en est-il dans le sens inverse, c’est-à-dire lorsqu’on sort des États-Unis avec du cannabis (ou ses produits dérivés, comme ci-dessus) acheté dans un des États où cela est légal.

Puisque les seuls douaniers qu’on rencontrera seront des agents canadiens, n’est-ce pas sécuritaire ?

Pas vraiment.

2019-12-13-CannabisSi votre retour se fera par avion, vous devez savoir que la sécurité de tous les aéroports du pays est du ressort de Washington.

Or aux États-Unis, les neuf États américains qui ont légalisé le cannabis sont en conflit avec Washington à ce sujet.

Pour le gouvernement fédéral américain, le cannabis est toujours une drogue.

Si vos bagages sont fouillés par les agents de sécurité, vous vous exposez à toutes les sanctions prévues par les lois fédérales américaines.

Et si vous retournez au Canada en automobile, vous aurez à traverser des États où le cannabis est toujours illégal. Il vous faudra prendre soin d’éviter toute infraction au code de la route, ou toute autre situation où vos bagages pourraient être fouillés.
 
 
Références :
Canadienne arrêtée avec de l’huile de CBD : les É.-U. annulent l’interdiction d’entrée
Cannabis : des Saskatchewanais refoulés à la frontière américaine
Marijuana : quelles sont les règles à la frontière américaine?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Laïcité : juges contre démocratie

11 décembre 2019

La loi québécoise au sujet de la laïcité

Adoptée plus tôt cette année, la loi 21 interdit le port de signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité et aux enseignants du secteur public.

Les interdits de cette loi sont ceux qu’on trouve déjà dans des lois analogues adoptées par de nombreuses démocraties européennes. Des interdits déjà validés par leurs plus hautes instances juridiques.

Bref, la loi québécoise est parfaitement compatible avec les Droits de la personne; plus précisément, elle respecte le droit de croire en n’importe quelle religion, mais interdit l’expression publique de cette appartenance confessionnelle à certains employés de l’État. Et ce, seulement dans l’exercice de leurs fonctions.

Malheureusement, cela est contraire à l’esprit et à la lettre de la constitution du pays.

Pourquoi en est-il ainsi ?

La Constitution canadian

En 1982, l’ethnie dominante du pays adoptait une nouvelle constitution à l’issue d’une séance ultime de négociation tenue secrète et à laquelle le Québec n’avait pas été invité.

L’unique motivation pour le Canada de se doter d’une nouvelle constitution a été la volonté de contrer la Loi 101 du Québec.

Cette dernière était une loi révolutionnaire qui consacrait la suprématie des droits collectifs nécessaires à assurer la pérennité du français au Québec.

Mais dans leur zèle à enchâsser les droits individuels dans la nouvelle constitution du Canada, ses rédacteurs n’ont pas prévu la montée de l’intégrisme religieux financé par la dictature saoudienne.

Si bien que de simples croyances, qui ne sont retrouvées dans aucun texte sacré — par exemple, la croyance en l’obligation de porter le niqab ou la burka — ont été promues au rang de droits constitutionnels, au même titre que le droit à la vie.

Ce qui fait que la Constitution canadian, sous certains aspects, a très mal vieilli puisqu’elle élève des fixations identitaires (le port de chiffon et de breloques) au rang de droits fondamentaux.

Une magistrature à la solde d’Ottawa

Les avocats accèdent à leur profession grâce à un permis d’exercice émis par leur Ordre professionnel (appelé le Barreau).

Mais on devient juge par décision du Conseil des ministres. La magistrature québécoise est donc composée de juges nommés par Ottawa (donc fédéralistes) et de juges nommés par Québec.

La Commission Bastarache a révélé que lorsque l’État québécois était gouverné par le Parti libéral du Québec (PLQ), le candidat à la magistrature devait avoir effectué du bénévolat pour le PLQ, avoir contribué à la caisse électorale de ce parti, ou avoir des parents parmi les collecteurs de fonds de ce parti.

Bref, depuis quinze ans, Ottawa et ses collabos du PLQ ont massivement truffé la magistrature québécoise de juges reconnus pour leurs allégeances fédéralistes.

En soi, l’assujettissement de la magistrature québécoise à l’idéologie d’Ottawa n’a rien de scandaleux puisque les tribunaux sont les gardiens de l’ordre établi. Ce dernier est consacré par les lois adoptées par les parlements, au premier rang desquelles, la Constitution canadian, cette camisole de force imposée au Québec en 1982.

La croisade des juges contre la volonté populaire

L’Osgoode’s Constitutional Case Conference se tient annuellement à Toronto. Cet évènement réunit des professeurs de droit, des juristes fédéraux de haut niveau et des universitaires réputés. Bref, on y voit la crème des constitutionnalistes canadiens.

On y analyse les enjeux de droit constitutionnel sur lesquels doivent se prononcer prochainement les tribunaux et les jugements rendus depuis peu par la Cour suprême du Canada.

Parmi tous les sujets abordés cette année, la loi québécoise sur la laïcité est le sujet qui a soulevé les discussions les plus hostiles.

Pour résumer le compte-rendu de l’avocat François Côté qui y était invité à titre de conférencier, les constitutionnalistes du Canada anglais sont déjà en croisade contre cette loi.

« …les opposants au Projet de loi 21 préparent déjà leurs armes pour chercher à le tailler en pièces. Dès l’entrée en vigueur du Projet de loi, il sera contesté devant les tribunaux, par de nombreux intervenants de partout ailleurs au Canada ainsi que par la toute-puissance fédérale, et tous les coups seront permis.


On anticipe que les procédures sont déjà en train d’être écrites avant même que la loi ne soit adoptée. Les canons de la fédération s’en font une mission relevant de la raison d’État. La Charte canadienne doit primer, peu importe les dispositions dérogatoires, et doit invalider l’entreprise de laïcité québécoise.

Me François Côté

Alors que Me Côté anticipe un affrontement entre les juristes québécois et canadians, je crois que cet affrontement opposera plutôt la magistrature canadienne (quelle qu’elle soit) et le peuple québécois.

Déjà, ici même au Québec, la juge en chef de la Cour d’appel a été prise en flagrant délit de suggérer aux contestataires de la loi 21 des arguments juridiques qu’elle aimerait qu’on invoque devant elle.

Jusqu’où peut-on déroger ?

Le Canada se définit comme un pays multiculturel, c’est-à-dire un pays où les différentes ethnies collaborent et dialoguent sans avoir à sacrifier leurs identités particulières.

La profession juridique est déjà convaincue de l’incompatibilité absolue entre la laïcité et le multiculturalisme.

On peut donc anticiper, comme le fait Me François Côté, qu’elle voudra remettre en question l’automatisme qui consiste à invoquer la clause dérogatoire pour se soustraire à la constitution du pays.

La loi québécoise sur la laïcité n’est pas la première à l’invoquer. Toutefois, elle est la première qui l’invoque non seulement pour se soustraire à une disposition constitutionnelle très précise, mais pour permettre à une partie du pays d’évoluer dans une direction différente de celle du reste du Canada.

En tant que gardiens de l’ordre établi, les tribunaux peuvent-ils autoriser une telle évolution ?

Conclusion

Les moyens modernes de transport ont favorisé l’émergence du cosmopolitisme au sein des grandes métropoles occidentales.

Dès qu’il a dépassé un seuil de non-retour, ce cosmopolitisme favorise le multiculturalisme.

Mais cette évolution se bute à l’antagonisme des sociétés qui possèdent une forte identité culturelle. Ce qui est le cas du Québec.

Ouverts à l’enrichissement qu’apportent les néoQuébécois, les citoyens du Québéc tiennent à un certain nombre de caractéristiques fondamentales, dont la langue et l’égalité des sexes.

Or justement, le multiculturalisme entraine inévitablement une dilution du caractère national. C’est d’ailleurs ce qui permet à Justin Trudeau d’affirmer que le Canada est le premier pays ‘post-national’ (ce qui veut dire un pays qui ne mérite pas d’exister).

Même au Canada anglais, il y a un gouffre entre ce que pensent à ce sujet l’arrière-pays et ceux qui habitent les grandes villes, dont l’élite politico-médiatique canadian est le porte-parole. Voilà pourquoi une forte minorité d’angloCanadiens partagent l’avis des Québécois au sujet de la laïcité.

En fin de compte, le combat de la laïcité opposera la profession juridique à la volonté du peuple québécois. Entre une caste sociale qui appartient au 1 % et le reste de la société qui la nourrit.

Références :
De la commission Bastarache à la prière au Conseil municipal de Saguenay
Laïcité : comment contourner le dispositif de dérogation?
Laïcité: plusieurs Canadiens appuient le projet de loi du Québec, dit un sondage
Loi constitutionnelle de 1982
Loi sur la laïcité de l’État
Loi sur la laïcité de l’État: la juge en chef de la Cour d’appel visée par une plainte
Rapport de première ligne en territoire constitutionnel : Rien à faire des dispositions dérogatoires, le Projet de loi 21 doit mourir

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Crytomonnaies : la Libra et la DCEP chinoise

8 décembre 2019

La Libra, de Facebook

C’est en 2020 que devrait apparaitre Libra, la crytomonnaie promue par Facebook.

Contrairement au Bitcoin, dont la valeur est spéculative, le cours de la Libra sera stabilisé par des réserves équivalentes en devises que possèdera la fondation privée émettrice, la Facebook Global Holdings.

À l’origine, le projet de Facebook était appuyé par 28 partenaires financiers. Certains se sont retirés du projet depuis (eBay, Master Card, PayPal, Visa). Même s’il devait être abandonné de tous, Facebook a les reins suffisamment solides pour mener seul son projet à bon port.

Depuis 2015, il est possible aux États-Unis — et en France depuis 2017 — de transférer de l’argent à partir de Messenger.

L’expéditeur et le destinataire doivent évidemment avoir inscrit leur carte bancaire dans leurs profils Facebook respectifs. Comme PayPal le fait déjà sur eBay.

Toutefois, la procédure peut prendre jusqu’à trois jours en raison des délais imposés par les institutions financières intermédiaires.

Libra se veut une solution à ces délais; le transfert serait instantané comme le texte expédié par messagerie. De plus, Facebook assure qu’elle prendra à sa charge tous les frais de transaction normalement imposés par les banques concernées.

Non seulement la cryptomonnaie de Facebook est une solution de remplacement à Western Union et à PayPal, mais dans les pays du tiers-monde, la Libra offre aux épargnants la possibilité de se protéger d’une inflation galopante ou d’une dévaluation anticipée de la devise nationale.

En Inde, depuis février 2018, Facebook propose la Unified Payment Interface, une plateforme de paiement dématérialisé utilisée par un million de personnes.

La DCEP chinoise

En raison de la taille du marché intérieur chinois, le yuan est déjà une des devises les plus utilisées au monde.

Mais il n’y a pas de commerce électronique sans paiement électronique.

Afin de rendre son économie plus efficace, la Chine songe à implanter une monnaie électronique officielle qui serait émise par la Banque populaire de Chine.

L’objectif serait de supprimer les frais de transactions imposés par les banques, en plus de faciliter les flux monétaires entre elles.

Pour l’instant, cette devise électronique est connue sous le nom de Digital Currency for Electronic Payment (ou DCEP).

Les géants chinois de la distribution au détail — et les dirigeants de WeChat, équivalent chinois de Facebook — ont été avisés qu’ils seront obligés d’accepter les paiements en DCEP, ce qui en fera la devise électronique la plus acceptée au monde dès qu’elle sera offerte.

Les comptes en DCEP seront des comptes bancaires virtuels qui, à la différence de ceux en Bitcoin, seront garantis par la banque centrale du pays.

Il suffirait que celle-ci crée une carte de débit émise par les institutions bancaires du pays pour que la DCEP entre en compétition, au niveau du commerce de détail, non seulement avec les billets de banque chinois, mais également les cartes de crédit occidentales.

La carte de crédit chinoise UnionPay est déjà acceptée par 54 millions de commerces dans 174 pays. Il n’est pas exclu de penser qu’une carte de débit en DCEP puisse éventuellement la supplanter et menacer la suprématie de VISA et de MasterCard dans la vente au détail partout sur la planète.

Bien plus, il suffira aux employeurs de verser les salaires en DCEP et aux commerçants de l’accepter pour que toutes les succursales bancaires du pays ne servent plus qu’à émettre du crédit.

Si cela devait arriver, cela donnerait à l’État chinois le pouvoir de surveiller directement toutes les transactions financières du pays et de sévir contre les dissidents politiques en gelant leurs avoirs en DCEP.

Mais pourquoi la Chine songe-t-elle à faire de la DCEP une cryotomonnaie alors qu’il est beaucoup plus facile d’en faire une simple monnaie électronique ?

C’est que le principe de l’extraterritorialité des lois américaines repose sur le droit de regard que s’attribuent les États-Unis dès qu’une transaction est libellée en dollars américains.

C’est ainsi qu’en 2018, une dirigeante de Huawei a été arrêtée au Canada parce qu’une succursale de Huawei située à Hong Kong a vendu à une entreprise iranienne des ordinateurs alors que la transaction a été effectuée hors du sol américain. Ce qui viole non pas l’embargo décrété par l’ONU, mais celui décrété par Washington, beaucoup plus sévère. Le tout parce que la transaction était en dollars américains.

En devenant cryptée, la transaction en DCEP devient totalement opaque. L’émetteur peut voir l’argent qui disparait de son compte alors que le destinataire voit l’argent arriver dans le sien sans que personne sache très bien ce qui est survenu entre les deux.

Même si elle devait transiter sur des serveurs américains — autre critère qui justifierait l’extraterritorialité des lois américaines — Washington ne sait pas d’où vient l’argent, à qui elle est destinée et combien d’argent a été transféré.

Non seulement une cryptomonnaie stable dont la valeur est garantie comporte d’énormes avantages, mais elle constitue une menace à la suprématie que possèdent la City de Londres et Wall Street sur l’économie mondiale.

Et ce, en raison de l’incertitude que font planer les États-Unis en s’arrogeant un droit de regard sur la grande majorité des transactions financières effectuées par ces deux capitales financières.

Pour l’instant, rien n’empêcherait ces deux capitales d’offrir des services financiers libellés en DCEP. Mais connaissant Washington, on peut s’attendre à ce que la DCEP soit aussitôt interdite sous le prétexte qu’elle peut servir au blanchiment d’argent (ce qui est vrai aussi pour le Bitcoin). En réalité, la véritable raison sera qu’elle représente une menace à la suprématie américaine.

Concrètement, une telle interdiction signifie que vous et moi ne pourrons pas encaisser des fonds en DCEP dans des banques canadiennes.

À l’heure actuelle, douze pays sont l’objet de sanctions économiques de la part des États-Unis. Ce sont autant de pays qui seront heureux de se joindre à la deuxième économie mondiale (la Chine) pour faire commerce en DCEP.

Références :
A Chinese digital currency is the real threat, not Facebook’s Libra
DCEP: China’s National Digital Currency Overview
La Chine, puissance dominante du bitcoin, la crypto-monnaie libertaire
L’affaire Huawei : dure pour le Canada, la vie de caniche américain
Le chinois UnionPay vient défier Visa et Mastercard en Europe
Les premiers partenaires de la crypto-devise chinoise seraient Alibaba et Tencent
Libra (cryptomonnaie)
Vous pouvez désormais envoyer de l’argent à vos amis sur Facebook Messenger

Paru depuis :
Banque de France vs Facebook : Paris dégaine son propre projet de monnaie dématérialisée (2019-12-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Inde : le pays du viol

5 décembre 2019

Une des raisons qui expliquent le sous-développement économique et social d’une bonne partie des pays asiatiques, c’est leur incapacité à révéler le potentiel de talents enfouis dans leur population féminine.

L’Asie est profondément misogyne. Essentiellement pour des raisons liées à l’histoire et à la culture. Davantage que pour des motifs religieux.

Des nouvelles nées qu’on tuait dans les campagnes chinoises aux Iraniennes lapidées pour adultère en passant par les Pakistanaises que des foules lynchent sous de fausses accusations, la liste est longue des féminicides sur le continent asiatique.

Selon la Thomson Reuters Foundation, à l’exclusion zones de guerre, l’Inde est le pays le plus dangereux sur terre pour les femmes.

Ce pays se distingue par la culture du viol qui y règne.

Officiellement, on y comptait 33 658 viols en 2017. Pour un pays de 1,3 milliard de personnes, cela semble peu si on considère que 28 700 agressions sexuelles étaient déclarées au Canada en 2018.

En réalité, le nombre de viols y est largement sous-estimé. De plus, les viols y sont souvent d’une extrême violence; en voici trois exemples survenus tout récemment.

Le 27 novembre, dans la ville d’Hyderabad, quatre hommes âgés de 20 à 26 ans ont été arrêtés pour avoir violé une vétérinaire. Après le viol, ils l’ont étranglée, ont amené son corps sous un viaduc, l’ont enveloppé dans une couverture qu’ils ont aspergée de kérosène pour y mettre le feu.

Samedi dernier, dans la capitale indienne, une femme qui protestait près du parlement contre les viols dans ce pays a été battue par la police pour avoir refusé d’obéir à un ordre de dispersion.

Il y a deux jours, une adolescente d’environ seize ans a été violée, tuée par balle et brulée dans le village de Kukdha, au nord-est du pays. Le ou les coupables n’ont pas encore été trouvés.

Aujourd’hui même, dans le nord du pays, une femme de 23 ans est tombée dans une embuscade à la gare d’Ummao où elle allait témoigner contre ses deux violeurs.

Ceux-ci, aidés de trois complices, l’ont amené de force à l’écart et l’ont immolé par le feu. Brulée à 70 % de sa surface corporelle, la femme repose dans un état critique.

Références :
Girl raped, shot dead and burnt in Bihar’s Buxar: Police
India: woman set on fire on way to testify against alleged rapists
La lapidation ou la barbarie participative
Le nombre d’agressions sexuelles déclarées a augmenté en 2018
La rumeur meurtrière
Protests escalate in India over gang-rape and murder of woman
Protests in India after woman gang raped and burned to death

Paru depuis : Veillée à la mémoire de Jyoti Singh, victime d’un viol collectif (2022-12-16)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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