Il y a deux jours, la compagnie Virgin Galactic inaugurait le tourisme spatial en propulsant son vaisseau VSS Unity à 86 km d’altitude.
À bord de ce vol inaugural se trouvaient le PDG de la compagnie, deux pilotes et trois de ses employés. Tous sont revenus sains et saufs 90 minutes après le décollage.
Plus de 500 millionnaires provenant d’une soixantaine de pays ont réservé leurs billets pour les vols ultérieurs, au cout unitaire compris entre 200 000$ et 250 000$. Ce prix comprend l’entrainement et la fourniture de la combinaison spatiale.
Mais à partir de quelle hauteur est-on dans l’espace ?
En principe, l’espace débute au-delà de l’atmosphère terrestre.
Celle-ci est composée de 78 % d’azote. Or ce gaz possède la propriété de diffuser le bleu de la lumière solaire dans toutes les directions. Voilà pourquoi, le jour, le ciel nous apparait bleu.
Une fois dans l’espace, le ciel est noir, de jour comme de nuit.
Malheureusement, la couche atmosphérique ne s’arrête pas brusquement.
Pour simplifier les choses, la Fédération aéronautique internationale a choisi un chiffre rond et facile à retenir — cent kilomètres au-dessus de la surface terrestre — comme frontière entre l’atmosphère et l’espace.
Jusqu’en 2005, c’était également la position de la NASA. Mais depuis, celle-ci s’est ralliée à l’Armée de l’air américaine qui estime cette frontière à 50 miles d’altitude (soit 80,4 km).
Pourquoi plus bas ? En contestant cette norme internationale, les États-Unis s’accordent le droit de patrouiller le globe à des altitudes plus faibles sans juridiquement pénétrer dans l’espace aérien des pays survolés.
La position américaine fait que Virgin Galactic peut affirmer que ses vaisseaux spatiaux — qui, rappelons-le, atteignent 86 km d’altitude — vont dans l’espace.
Le jeudi 8 juillet dernier, la Direction des poursuites pénales du Canada abandonnait les poursuites qu’elle avait intentées contre un entrepreneur en construction du Québec.
Entre autres, celui-ci était accusé d’avoir versé 700 000$ de pots-de-vin dans les comptes en Suisse de deux fonctionnaires du fisc canadien dont on taira les noms.
L’affaire avait commencé par une simple vérification du fisc à la suite d’irrégularités observées dans le dossier fiscal de cet entrepreneur.
Mais plus on s’intéressait à son cas, plus celui-ci possédait des ramifications qui en augmentaient l’ampleur et la gravité.
Le ministère du Revenu ayant des pouvoirs de saisie, on n’avait pas eu besoin de la police pour saisir en 2008 et 2009 une quantité très importante de documents chez cet homme d’affaires.
Toutefois, dans cette masse de documents, le ministère avait découvert qu’elle ne se trouvait pas en présence d’une simple erreur de déclaration fiscale ni, plus grave, de fraude fiscale, mais carrément d’un cas de corruption au sein du ministère.
C’est là qu’on fit appel aux forces policières.
Dès 2008, la Gendarmerie royale du Canada avait ouvert sa propre enquête sur les soupçons de corruption à l’intérieur de l’appareil fédéral entre 2005 et 2009.
Le tout avait abouti à une plainte déposée devant les tribunaux en aout 2012. Cette plainte portait sur des accusations de fraude, de fabrication de faux documents et de complot.
Depuis, l’affaire trainait.
Le droit à une défense pleine et entière
En droit criminel canadien, l’accusé possède le droit à une défense pleine et entière. Entre autres, cela signifie que tous les documents que la poursuite compte produire à l’appui de l’accusation doivent être connus de la défense avant même l’ouverture du procès.
Concrètement, on doit photocopier tous les documents sur papier et faire certifier la conformité de chacun d’eux avec l’original par un avocat ou un notaire.
Dans le cas d’un fichier informatique, on doit effectuer une copie électronique et également la faire certifier par un avocat ou un notaire.
Dans les cas de fraude, le fisc a l’habitude de ratisser large. Au cas où une fraude présumée serait plus importante que prévu originellement, on saisit souvent toute la comptabilité de l’entreprise, ce qui en perturbe le fonctionnement.
Après analyse des documents, le fisc doit conserver ce qui est nécessaire à ses accusations et redonner le reste à l’entreprise.
Selon ce qui semble le plus approprié, le fisc peut réclamer lui-même les sommes dues ou décider de porter des accusations criminelles.
Dans ce dernier cas, il ne peut pas le faire directement; il doit transmettre sa preuve à la Direction fédérale des poursuites pénales. Celle-ci analyse la preuve recueillie et, lorsqu’elle juge qu’effectivement il y a manière à poursuite, dépose la plainte devant les tribunaux.
C’est en janvier 2021, plus d’une décennie après la saisie des documents appartenant à l’accusé que s’est ouvert son procès.
Mais comme la défense n’avait toujours pas reçu sa copie de l’ensemble des documents saisis, elle a demandé au tribunal d’ordonner que cette preuve lui soit transmise.
Le tribunal a donc ordonné à la poursuite de fournir à la défense une copie certifiée de tous les documents qui n’ont toujours pas été retournés à l’accusé.
Incapable de respecter l’ordre du tribunal, l’avocat mandaté par la Direction fédérale des poursuites pénales annonçait récemment sa décision de retirer ses accusations.
Il arrive que la poursuite retire sa plainte pour insuffisance de preuve. Il est extrêmement rare qu’une plainte soit retirée pour la raison inverse. C’est ce qui arrive dans ce cas-ci.
C’est comme innocenter un coupable parce que sa culpabilité est trop vraie…
Et la corruption fédérale dans tout cela ?
Il y a toujours deux faces à la corruption; il y a le corrupteur et il y a le corrompu.
Qu’en est-il de la corruption au ministère fédéral du Revenu ? S’il y avait suffisamment de preuves pour accuser quelqu’un d’avoir réussi à corrompre des officiers du fisc, il en découle qu’il y a avait suffisamment de preuves pour incriminer ceux qui se sont laissé corrompre.
Mais la corruption au gouvernement fédéral est un sujet tabou.
L’émission The Fifth Estate révélait en 2017 que le juge Randall Bocock (de la Cour de l’impôt), de même que le juge Denis Pelletier (de la Cour d’appel fédérale), avaient participé à Madrid à un cocktail financé par un cabinet d’avocats spécialisé dans la fraude fiscale destinée à tromper le fisc canadien.
En d’autres mots, des juges fédéraux responsables de lutter contre l’évasion fiscale acceptent des faveurs de cabinets qui aident les riches Canadiens à frauder le fisc sous le couvert du secret professionnel.
À la suite de ces révélations, le juge Bocock s’est récusé dans une cause qu’il avait pourtant accepté d’entendre et dans laquelle l’accusé était justement défendu par ce cabinet d’avocats.
En décembre 2017, la ministre fédérale du Revenu déclarait :
Pour contrer les paradis fiscaux, au cours des deux dernières années, nous avons investi près d’un milliard de dollars qui nous a permis d’aller récupérer près de 25 milliards de dollars.
Or l’examen des finances publiques, on ne trouve la trace que de dix-millions de dollars (0,04 %), récupérés à la suite de 37 condamnations.
Des questions sans réponse
Où est passée la différence entre les 25 milliards$ récupérés (selon la ministre du Revenu) et dix-millions$ effectivement remis au Trésor public ?
Quelles ont été les conclusions de l’enquête indépendante de la GRC dans le cas des deux fonctionnaires accusés de corruption ? Est-ce que ces fonctionnaires ont joui de la complicité de supérieurs hiérarchiques au sein du ministère du Revenu ?
Y a-t-il eu des mesures disciplinaires prises contre les coupables, si coupables il y a eu ? Ont-il été congédiés ou ont-ils simplement pris leur retraite sans verser à Ottawa les pots-de-vin qu’ils auraient collectés ?
Comment des fonctionnaires du ministère du Revenu peuvent posséder un compte en Suisse ou dans tout autre paradis fiscal (ou, de nos jours, un compte en Bitcoin) sans que cela attire l’attention de personne ?
A-t-on pris des mesures pour éviter que cela se répète ?
Comment se fait-il que la Direction des poursuites pénales — qui, pourtant, connait bien ses obligations — semble s’arranger pour devoir abandonner ses plaintes lorsque celles-ci concernent des accusations compromettantes pour la fonction publique fédérale ?
Entre 2012 et 2021, comment des avocats ont pu se graisser la patte en honoraires professionnels pendant neuf ans pour finalement aboutir à ce fiasco ?
Comment a-t-on pu bousiller plusieurs années d’efforts de policiers aidés de fiscalistes et d’experts financiers sous le prétexte qu’on n’a pas assez de secrétaires pour faire des photocopies de preuves ?
Avec plus de secrétaires pour photocopier les documents et moins d’avocats pour les certifier, aurait-on fait mieux ?
À mon avis, il y a matière à ouvrir une commission royale d’enquête sur les lourds soupçons de corruption qui pèsent sur le ministère fédéral du Revenu. Mais je peux vous assurer qu’une telle enquête n’aura jamais lieu parce que personne à Ottawa n’a intérêt à ce que la vérité sorte.
Vers le 25 juin 2020, le Québec avait été la première province canadienne à se déconfiner alors qu’elle était encore la plus atteinte par la pandémie.
De nombreux experts avaient alors accusé d’imprudence les autorités sanitaires du Québec. Toutefois, durant l’été qui a suivi, ce coup à la roulette russe n’a pas entrainé les conséquences graves qu’on craignait.
Cette fois-ci, la levée presque complète des mesures s’effectue dans un contexte différent.
État de la pandémie au Québec durant la semaine du 27 juin 2020 comparativement à la semaine dernière
27 juin 2020
28 juin 2021
Nombre de cas
538
530
Nombre des hospitalisations totales
80
22
Hospitalisations aux soins intensifs
10
6
Nombre des décès
45
5
Le nombre de cas est semblable. Toutefois en raison de la vaccination complète des tranches de la population les plus susceptibles d’en être gravement atteintes, le nombre d’hospitalisations (dont celles aux soins intensifs) a beaucoup diminué. Quant aux décès, ils ont chuté considérablement.
À moins d’un renversement dramatique de la situation, le ministre de la Santé a fait savoir que la levée actuelle des mesures sanitaires était essentiellement irréversible.
En raison de l’abondance des vaccins, de leur efficacité et de leur gratuité, la protection contre le virus est dorénavant une responsabilité individuelle.
En d’autres mots, le gouvernement encourage la vaccination à tous ceux qui sont en âge de la recevoir. Mais, de manière générale, il ne se battra pas contre ceux qui, à tort ou à raison, la refusent.
La vaccination obligatoire des travailleurs de la Santé
Jusqu’à tout récemment, le protocole de vaccination suivi par le Québec était expérimental puisqu’il était contraire à la posologie officielle des vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna. En plus, il ne reposait sur aucune donnée scientifique.
En conséquence, l’État québécois n’avait pas le pouvoir légal d’obliger le personnel hospitalier à se faire vacciner puisque le droit international exige que tout traitement expérimental reçoive le consentement libre et éclairé des personnes participantes.
En février de cette année, la Santé publique avait publié une première étude, particulièrement mal faite, qui tentait de justifier à postériori l’espacement des doses du vaccin de Pfizer.
Cette étude révélait plutôt l’abyssal manque de rigueur scientifique des autorités sanitaires du Québec.
Depuis, ceux-ci ont fait appel à l’expertise de chercheurs qui ont réalisé une étude convaincante (publiée le 8 juin dernier) qui prouve hors de tout doute l’efficacité du protocole suivi jusqu’à tout récemment par le Québec.
Fort de cette preuve scientifique, l’État québécois peut maintenant imposer la vaccination à ses travailleurs de la Santé. Non seulement le peut-il, mais il en a le devoir.
Dans un établissement de Santé, la contagion par le Covid-19 constitue une infection dite ‘nosocomiale’ (c’est-à-dire contractée lors d’un séjour à l’hôpital). Son risque doit être minimisé à défaut de quoi l’État s’expose à des poursuites devant les tribunaux.
Aux États-Unis, les employés qui refusaient la vaccination dans certains hôpitaux privés ont été congédiés. Même si ces congédiements font l’objet de poursuites intentées par ces ex-employés, les experts consultés par la chaine de nouvelles CNN sont unanimes à affirmer que les employés congédiés perdront leur cause.
Évidemment, les droits des travailleurs aux États-Unis ne sont pas les mêmes qu’au Québec. Mais ce qui ne change pas, c’est le droit à la vie; le Covid-19 est une infection potentiellement mortelle et le droit pour une personne hospitalisée d’en être protégée a préséance sur tout droit syndical.
En dépit du fait que rien n’indique l’intention du ministre Christian Dubé d’imposer la vaccination obligatoire aux travailleurs de la Santé, il est à prévoir qu’il le fera.
À l’heure actuelle, les travailleurs de la santé du Québec ont le choix entre se faire vacciner ou être testés trois fois par semaine.
Or le temps entre le prélèvement et le dévoilement d’un résultat positif, c’est le temps au cours duquel le travailleur contagieux, même masqué, disperse ses fines gouttelettes respiratoires et contamine son milieu de travail.
Variants et mesures de précaution
Hier, le Dr Arrida annonçait la décision de la Santé publique de faire en sorte qu’à compter de lundi prochain, la distance à préserver entre nous passera de deux mètres à un mètre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Si je n’étais pas déjà convaincu depuis longtemps de la profonde incompétence de ce pauvre type, je commencerais à le soupçonner.
Lorsqu’on dit qu’un variant est plus contagieux, cela signifie que les mesures qui permettaient autrefois de se protéger contre le Covid-19 ‘classique’ sont moins efficaces aujourd’hui contre ce variant. Voilà pourquoi on l’attrape plus facilement.
Parce qu’un virus plus contagieux est toujours un virus qui s’attrape plus facilement.
Au point qu’en Grande-Bretagne, ce variant est responsable de la presque totalité des nouvelles infections. S’il est prouvé que ce variant est plus contagieux, il n’est pas prouvé qu’il est plus virulent.
En d’autres mots, ce variant provoque une augmentation des cas. Mais il n’est pas prouvé que sur mille personnes qui l’attrapent, plus de gens en mourront que mille personnes qui attrapent le Covid-19 ‘classique’.
La distance sanitaire de deux mètres n’a jamais été efficace à 100 %. Puisque le variant Delta est plus contagieux, cela signifie que le degré de protection d’une distance de deux mètres est moindre avec ce variant qu’avec le Covid-19 ‘classique’.
Alors imaginez à un mètre.
Compte tenu des assouplissements probablement irréversibles décidés par le ministre de la Santé, il est du devoir de la santé publique d’informer correctement le public.
Ce qu’il faut lui dire aux citoyens, c’est qu’à partir de maintenant, ils sont libres. Toutefois, dans l’éventualité où ils seraient en contact avec une personne contagieuse, plus ils sont près d’elle, plus leur risque d’attraper le virus augmente.
Dès les premiers mois de la pandémie, la Santé publique avait jeté cartes sur table; son objectif était de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’. Ce qui veut dire laisser les gens attraper le virus tant que le système hospitalier n’est pas débordé.
Conséquemment, elle a fait campagne contre tout ce qui aurait permis de nous protéger. Campagne contre le port du masque. Contre les tests de dépistage rapide en industrie. Contre les purificateurs d’air HEPA dans les écoles. Etc.
Et voilà pourquoi elle prétend faussement qu’une distance sanitaire d’un mètre suffit dorénavant.
Mes recommandations sanitaires
La pandémie n’est pas terminée. Et nous sommes encore loin de l’immunité grégaire; à l’heure actuelle, seulement 36 % des Québécois de douze ans et plus sont doublement vaccinés.
Or l’immunité grégaire sera atteinte lorsque 70 % de l’ensemble de la population (ce qui inclut les enfants) seront convenablement immunisés. Nous en sommes loin.
De nos jours en Grande-Bretagne, 99 % des décès causés par le Covid-19 surviennent chez des gens qui ne sont pas suffisamment vaccinés. Dans certains États américains, cette proportion est de 100 %.
D’ici l’atteinte de l’immunité grégaire, ne faites pas moins que ce que recommandent les autorités sanitaires. Toutefois, protégez-vous davantage que ce qu’elles suggèrent.
Tant que la pandémie n’aura pas disparu ou presque, portez le masque dans les lieux clos. Même si ce n’est pas obligatoire. À cette fin, équipez-vous de masques N95.
Évitez la proximité des inconnus. Et si vous décidez de serrer un être aimé dans vos bras, vous pouvez le faire; mais sachez qu’il vous faudra en assumer les risques.
Au sujet de la prochaine rentrée scolaire, si vos enfants vont dans une école où on effectue périodiquement le dépistage systématique du Covid-19 — comme le recommande maintenant l’OMS — c’est parfait.
Toutefois, si on ne le fait pas, vous devez savoir que personne ne connait les conséquences à long terme d’une infection au Covid-19 chez l’enfant ou l’adolescent.
Or tant que les vaccins contre le Covid-19 ne sont pas autorisés chez les personnes de moins de douze ans, les écoles primaires seront des lieux propices à sa propagation.
Ce fut le cas au cours de l’année scolaire 2020-2021. Et ce sera le cas au cours de l’année qui vient partout où on fera fi du principe de précaution, c’est-à-dire là où on ne testera pas systématiquement les élèves.
Créé en 1874, le parc La Fontaine (en deux mots) est un espace vert de 35,9 hectares (ou 0,359 km²) situé à environ deux kilomètres du centre-ville de Montréal.
Depuis 1901, il porte le nom de Louis-Hippolyte La Fontaine. Celui-ci fut — conjointement avec Robert Baldwin — premier ministre du Canada à l’époque qui a précédé la naissance de la Confédération canadienne.
Cet homme politique est demeuré célèbre non seulement pour avoir été le premier Québécois à occuper ce poste, mais également pour avoir prononcé le premier discours en français au parlement canadien, ce qui était interdit.
Pour terminer, voici un documentaire au sujet de ce parc, produit en 1947 par l’Office national du film du Canada, alors que la vie n’était pas aussi rose qu’aujourd’hui…
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Détails techniques des photos : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
3e photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 20 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
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Une lettre peut faire toute la différence; TGF veut dire train à grande fréquence et TGV veut dire train à grande vitesse.
Ce dernier peut filer à plusieurs centaines de kilomètres à l’heure alors que le TGF (le sujet d’aujourd’hui) passe approximativement à la même vitesse, mais plus souvent.
Le projet de TGF entre Toronto et la ville de Québec est né au siècle dernier. Mais comme le Phénix, il renait de ses cendres à chaque élection fédérale.
Pour ceux qui ignoraient que le Québec était une colonie canadienne, c’est le ministre des Affaires étrangères du Canada qui en a fait l’annonce hier dans la ville de Québec, son collègue ministre des Transports — lui aussi présent à cette conférence de presse — ne parlant pas suffisamment le français.
À ceux qui y verraient un simple engagement électoral, détrompez-vous; le ministre François-Philippe Champagne est un homme de promesse…
C’est grâce à ses interventions efficaces que le blogueur Raïf Badawi a été libéré promptement des geôles saoudiennes et… euh, excusez-moi; on m’apprend plutôt qu’il croupit depuis neuf ans en prison. Désolé.
Néanmoins, le ministre Champagne nous assure qu’il sera libéré bientôt puisqu’il ne lui reste plus qu’un an à purger de sa condamnation à dix ans de prison. Ce sera alors une grande victoire pour la diplomatie canadienne.
Toujours aussi pétillant, le ministre Champagne nous annonce maintenant le plus grand projet d’infrastructure au Canada. Son cout ? Entre six et douze-milliards de dollars.
Et grâce à cet investissement, les trains de passagers qui relieront Toronto à la ville de Québec passeront d’une vitesse maximale de 160 km/h à la vitesse folle de 200 km/h. Wow !
Mais comme il devra arrêter à chaque ville importante sur son trajet, l’économie de temps pour les passagers sera appréciable, mais modeste.
Que voulez-vous, pour 12 milliards, de nos jours, on n’a pas grand-chose.
On aurait pu construire un TGV (à grande vitesse). Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas en avoir.
Mais, parait-il, cela aurait été inutile. Un TGV prendrait plus de temps à construire, couterait plus cher et surtout, ne permettrait pas une grande économie de temps en raison ‘de l’accélération et de la décélération’.
Que veut-on dire par là ? C’est que si le TGV doit arrêter à chaque ville importante entre Toronto et la ville de Québec, l’économie de temps sera minime.
Évidemment; le transport aérien entre Montréal et Paris n’existerait pas si les avions devaient atterrir et redécoller à Trois-Rivières, à Québec, à Sept-Iles, à Terre-Neuve, et dans chaque département français survolé.
Est-ce trop demander que d’exiger d’avoir à Ottawa des ministres dont le quotient intellectuel dépasse la moyenne ?
Apparemment, personne ne s’est posé la question suivante : quel est le taux d’occupation actuel des trains de passagers entre Toronto et la ville de Québec ?
Selon le plus récent rapport annuel de VIA Rail — le seul transporteur ferroviaire de passagers au Canada — le coefficient d’occupation moyen de ses wagons était de 45 % en 2020. Si on exclut cette année pandémique, ce taux fut en moyenne de 57 % entre 2016 et 2019 (en légère croissance, de 54 % en 2016 à 60 % en 2019).
Évidemment, ce taux est valable pour l’ensemble du réseau. Dans le cas particulier de la liaison entre Montréal et Toronto, les trains reliant ces deux villes sont généralement à moitié vides sauf le vendredi et le dimanche, et à proximité des jours fériés.
Si le couloir entre ces deux villes était très achalandé, VIA Rail aurait déjà augmenté la fréquence de ses trains afin de maximiser ses revenus.
Si ce transporteur ferroviaire ne l’a pas fait, c’est que cela n’en vaut pas la peine.
En promettant d’augmenter la fréquence des trains de VIA Rail, le gouvernement fédéral ne fera que diluer sa clientèle dans un plus grand nombre de trains. En somme, ils seront encore plus vides.
À moins que ce soit une manière d’augmenter la distance sanitaire entre les passagers, il est à craindre que cet investissement ne soit rien d’autre qu’un gigantesque gaspillage des fonds publics.
Postscriptum du 4 novembre 2021 : Contrairement à ce que croyais au moment où ce texte a été écrit, l’insecte ci-dessus n’est pas un moustique. Le Chironome plumeux (ou Chironomus plumosus) est un insecte qui ne pique pas. Son nom lui vient des antennes plumeuses du mâle.
Il existe plus de 3 500 variétés de moustiques dont quelques unes piquent l’humain.
En plus d’être une nuisance, celles qui le font constituent le plus important vecteur de pathogènes transmissibles à notre espèce.
On les trouve partout sauf aux pôles terrestres et en Islande. Dès qu’une étendue d’eau (stagnante ou non, selon les espèces) est présente, ils s’y reproduisent.
Contrairement à la femelle, les antennes du mâle sont ramifiées, ce qui leur donne cette allure et ce panache irrésistibles.
La tête, petite, possède deux yeux à facettes. L’appareil buccal est essentiellement constitué d’une longue trompe qui permet à l’insecte de se nourrir de nectar de fleurs (comme les papillons), de sève et de jus de fruits mûrs.
Chez la femelle de certaines espèces, cette trompe sert aussi à piquer et recueillir du sang, essentiel à leur ponte.
C’est au niveau du thorax que s’articulent les six pattes et les ailes.
Contrairement aux papillons qui en ont deux paires, les moustiques n’ont qu’une seule paire d’ailes, toujours longues et étroites. La vitesse de leur vol est en moyenne de trois kilomètres à l’heure.
Pouvant se dilater chez la femelle après la prise de sang, l’abdomen se termine par les organes reproducteurs.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8 — 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 4000 — 60 mm
Ce matin, j’ai fait une petite promenade le long de la rue Sherbrooke entre les rues Pie-IX et Papineau.
Voici cinq photos que j’en ai rapportées.
Une chose que les Montréalais ne réalisent pas, c’est que leur ville est beaucoup plus arborée que bien d’autres métropoles à travers le monde, notamment en Europe.
(Note : comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir).
Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
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5e photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 20 mm
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L’homme au premier plan, est-il fasciné par la beauté de cette jeune femme ? Ou est-il plutôt admiratif de son agilité ?
Quelle est la relation entre les deux ? L’homme n’est-il qu’un inconnu qui se trouvait à être là et qui assiste à un spectacle inattendu ? Est-ce le conjoint venu encourager de sa présence l’amour de sa vie ? Est-ce le père qui n’en revient pas de voir son bébé devenue si vite une femme ? Ce long corps allongé, est-ce celui d’un handicapé nostalgique de l’époque où lui aussi était capable de prouesses ?
Ces questions et bien d’autres sont celles que suscite cette photo.
Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya — 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 20 mm
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Sur le site de Statistique Canada, beaucoup de pages web auxquelles vous accédez n’existent pas réellement; ce sont des pages web composées à la volée en fonction des requêtes qui lui sont adressées.
Lorsque cet organisme fédéral découvre une erreur méthodologique — comme ce fut le cas lors du dernier recensement — l’avantage d’avoir des pages dynamiques, c’est de pouvoir effacer rétroactivement toute trace d’une erreur commise.
Sur ce blogue, j’utilise une petite application appelée ‘Broken Link Checker’ qui vérifie la validité des références au bas de mes textes.
J’ai découvert que presque tous les documents électroniques du gouvernement canadien — à l’exception, par exemple, la constitution du pays — deviennent introuvables quelques années plus tard; ils sont ‘archivés’, ce qui signifie qu’on y accède par un hyperlien différent. Or ce nouveau lien n’est très souvent répertorié par aucun moteur de recherche. Bref, ils deviennent des documents fantômes.
Sachant cela, j’ai pris l’habitude, lorsque je réfère à un document fédéral, d’en faire un fichier PDF que je conserve sur mon site web. De cette manière, je sais que je n’aurai pas à chercher ce document lorsqu’on l’aura ‘archivé’ ailleurs.
Dans un autre ordre d’idée, j’ai reçu ce matin, le courriel suivant.
Cher/Chère JEAN-PIERRE MARTEL :
L’Agence du revenu du Canada (ARC) vous a envoyé du nouveau courrier en ligne intitulé :
Avis du CTPS/TVH
Ce courrier peut nécessiter votre attention.
Si vous êtes inscrit à Mon dossier, ouvrez une session et cliquez sur Courrier pour lire votre courrier.
Si vous vous êtes inscrit pour recevoir votre courrier en ligne, mais n’êtes pas inscrit à Mon dossier, allez à la page Web de l’ARC pour vous y inscrire.
Ceci est un message électronique automatisé. Veuillez ne pas y répondre.
En d’autres mots, on m’a envoyé un courriel pour me dire qu’un courriel m’attend sur le site de l’Agence du revenu du Canada (ARC).
Par le biais du courriel qu’on m’a envoyé, on m’informe que le courriel qui m’attend sur le site de l’ARC est intitulé ‘Avis du CTPS/TVH’ et qu’il pourrait (ce n’est pas certain) nécessiter mon attention. Bref, on m’avise de l’existence d’un avis.
Comme dirait Elvis Gratton, plutôt que de m’envoyer cet avis, on m’avise plutôt par courriel de l’existence d’un avis qui constitue le sujet d’un courriel qui m’attend sur le site de l’ARC. Et on me suggère de donner suite au courriel envoyé en allant consulter cet autre courriel sur le site de l’ARC parce qu’il se pourrait que la consultation de ce courriel mystérieux soit nécessaire sans toutefois me révéler ce qui justifie cette nécessité.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
En réalité, il y a une logique dans tout cela.
Premièrement, on évite l’expédition d’un avis confidentiel à la mauvaise adresse, c’est-à-dire envoyé à la mauvaise personne ou envoyé à l’adresse caduque de la bonne personne.
En créant un site dédié à la correspondance avec les citoyens, chacun d’entre eux peut consulter l’ensemble de la correspondance avec l’ARC.
Si le citoyen se fait voler son ordinateur, ou si cet ordinateur subit une défaillance majeure qui rend impossible la consultation des documents qui s’y trouvaient, rien n’est perdu; c’est sur le site de l’ARC que tout cela a été précieusement conservé.
L’inconvénient d’un tel système, c’est que le seul témoin des échanges entre le ministère du Revenu et le citoyen, c’est l’exemplaire que détient l’État… à moins que le citoyen ait pris la peine de copier tous les documents importants de son dossier fiscal et d’avoir conservé cette copie sur son ordinateur à lui. Ce que très peu de gens font.
Tout repose donc sur la confiance et plus précisément sur la présomption en l’infaillibilité des systèmes informatiques de l’État.
On peut donc s’inquiéter du fait que des pirates russes aient eu accès pendant des mois à des milliers d’ordinateurs du gouvernement américain sans que personne à Washington s’en soit rendu compte.
S’ils ont fait la même chose dans notre pays, combien de temps cela prendra avant d’éveiller les soupçons de la perspicace Police Montée canadienne ?
Imaginez si ces pirates avaient entrepris de saper la confiance des citoyens envers le puissant ministère du Revenu (américain ou canadien) en modifiant les dossiers fiscaux des contribuables; par exemple, en supprimant toute trace des paiements effectués ou en modifiant les déclarations de revenus.
Un jour, des pays hostiles n’auront plus à bombarder leurs ennemis pour y provoquer le chaos et l’anarchie. Ils n’auront plus qu’à dresser les citoyens contre leurs gouvernements ou à favoriser l’élection d’escrocs à la tête de ces pays…
Vendredi dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Unicef et l’Unesco ont conjointement pris position en faveur du dépistage systématique du Covid-19 dans les écoles, même là où aucun cas n’a été rapporté.
Selon ces trois organismes, cette mesure est nécessaire afin d’éviter les séquelles causées par l’école à distance.
Selon le Dr Hans Kluge, porte-parole de l’OMS, la saison estivale offre une occasion aux gouvernements de mettre en place les mesures qui minimiseront les taux d’infection chez les écoliers et éviteront d’avoir recours éventuellement à la fermeture temporaire des classes.
Pour l’OMS, ces fermetures sont préjudiciables à l’éducation et au bienêtre tant social que psychologique des enfants et des adolescents. Il s’agit d’une solution à laquelle on ne devrait recourir que dans des cas extrêmes, lorsqu’aucune autre mesure n’arrive donner des résultats.
Cette prise de position rejoint parfaitement celle exprimée sur ce blogue en aout de l’an dernier.
D’ici la rentée scolaire de cette année, la Santé publique du Québec a donc devant elle un mois et demi pour se préparer. Cela signifie :
• acheter la quantité massive de tests de dépistage qui sera nécessaire,
• élaborer les procédures de dépistage que les commissions scolaires devront suivre, et
• former les professeurs à effectuer les tests et à consigner les résultats.