VaxiCode

25 août 2021

Introduction

C’est aujourd’hui qu’est offerte gratuitement — pour iPhone ou iPad compatible — l’application téléphonique du passeport vaccinal québécois.

Le mois prochain, un certificat de double vaccination — en version papier ou électronique — sera requis pour recevoir certains services non essentiels au Québec (accès aux restaurants, bars, salles de spectacle ou de cinéma, etc.).

On dit non essentiels dans la mesure où une personne qui ne peut aller au restaurant, par exemple, pourra toujours se faire livrer des mets à domicile (ou cuisiner elle-même).

À l’opposé, il est hors de question que ce passeport vaccinal soit requis pour recevoir des soins médicaux.

Il est paradoxal de constater que c’est au nom de la liberté que les opposants à cette mesure veulent transformer le pays en prison. En effet, il sera bientôt impossible d’aller à l’Étranger sans avoir une preuve de vaccination complète…

Mode d’emploi


 
Il y a plusieurs manières d’utiliser VaxiCode. Je vous recommande celle-ci. Elle nécessite trois choses; un ordinateur, une connexion Internet et un appareil mobile sur lequel VaxiCode est installé (ici, mon iPad).

Au cours de son utilisation, VaxiCode aura besoin de lire le code QR de la preuve de vaccination qui vous aura été décernée par le gouvernement du Québec.

Donc avant d’utiliser VaxiCode, il vous faut cette preuve.

Si vous ne l’avez pas encore, à l’aide de votre ordinateur, rendez-vous au site covid19.quebec.ca. On vous demandera de vous identifier et de donner la date où vous avez reçu votre première dose, de même que la marque du vaccin reçu.
 

 
Une fois ces étapes franchies, cliquez le bouton qui vous permet de télécharger votre preuve électronique de vaccination.

Cette preuve est un fichier PDF. Si vous double-cliquez sur ce fichier, il s’affichera à l’écran. Sinon, vous pouvez l’imprimer : cette copie pourrait vous être utile ultérieurement. Dans quelques instants, nous aurons besoin de cette preuve, imprimée ou non.


 
Maintenant, passons à VaxiCode.
 

 
En premier lieu, vous donnez votre permission pour que VaxiCovid puisse accéder à votre appareil photo (afin de lire le code QR).
 

 
Puis c’est au tour du système d’exploitation de votre appareil mobile de vous demander une confirmation.
 

 
Puis vous cliquez le bouton ‘Ajouter une preuve’.
 

 
Alors que ce code QR est encore affiché à l’écran de votre ordinateur ou que vous avez devant vous la preuve vaccinale imprimée, approchez le rectangle (ici en noir) du code QR.

VaxiCode prendra deux ou trois secondes pour faire la mise au point et reconnaitra votre code.
 

 
VaxiCode vous demandera (au bas de l’écran) d’entrer l’année de votre naissance.
 

 
Une fois cela fait, il ne vous reste plus qu’à sauvegarder cette preuve.
 

 
Et voilà !

Pour être accepté dans un établissement ou un moyen de transport où le passeport vaccinal est exigé, charger VaxiCode. Par défaut, l’application affichera ce gros rectangle bleu et vert aux coins arrondis semblable à celui ci-dessus.

Il suffit de taper une seule fois du doigt sur ce rectangle (pas ici sur ce blogue, mais dans VaxiCode) sur lequel votre nom est affiché pour que votre code QR apparaisse. Montrez-le au préposé qui l’exige. Il le scannera avec son application VaxiCode Verif et vous laissera passer.

Sous le code QR scanné, il y a un bouton destiné à afficher les détails. Vous n’avez pas à montrer ces détails à quiconque. Mais si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer sur ce bouton. Alors que ce dernier a disparu, faites défiler l’écran vers le bas pour voir l’ensemble des détails de la preuve électronique de vaccination que vous avez téléchargé au début de cet article.

L’application VaxiCode peut contenir les preuves de vaccination de plusieurs personnes. Ce qui peut être utile dans les familles où chaque membre ne possède pas son propre téléphone multifonctionnel compatible.

Complément de lecture : Liste des lieux et des activités qui nécessiteront le passeport vaccinal

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une rentrée scolaire sans dépistage (ou presque) au primaire

24 août 2021

Introduction

C’est décidé; le port du masque sera obligatoire en tout temps dans les écoles d’une partie du Québec, alors qu’il ne sera obligatoire que dans les aires communes ailleurs.

Mais on n’utilisera pas de scanneurs thermiques à l’entrée des écoles, contrairement à ce que le Japon faisait récemment à ses Jeux olympiques d’été.

On nous dit que la Santé publique ‘songe’ à utiliser des tests salivaires rapides. Elle y songe. Ce qui veut dire qu’elle n’a pas décidé quoi que ce soit. Elle est à l’étape de la réflexion.

S’agit-il des tests rapides à 5$US (dont le taux d’efficacité est d’environ 70 %) ou des nouveaux tests rapides à environ 15$US (dont l’efficacité s’approche de 94 %) ? Apparemment, c’est ni l’un ni l’autre.

À l’écoute attentive de la conférence de presse du Dr Arruda, on finit par comprendre que chez les enfants du primaire, plutôt que de procéder à des prélèvements intimidants par écouvillons dans le nez, on privilégierait de simples prélèvements par gargarisme, plus conviviaux, mais tout aussi lents que des tests PCR parce ces prélèvements par gargarisme ne peuvent être analysés eux aussi qu’en laboratoire.

Or ces tests par gargarisme, on ne les a pas encore en quantité suffisante pour se lancer dès la rentrée dans une campagne généralisée de dépistage.

Tant qu’on en manquera, la Santé publique les réservera là où elle jugera la situation épidémiologique plus préoccupante.

À partir de quand une situation est-elle préoccupante ?

En début de pandémie, le Dr Arruda déclarait qu’il fallait plus craindre la grippe ordinaire que le Covid-19.

Il en était tellement convaincu que quelques semaines plus tard, alors que l’iceberg du Covid s’approchait du Titanic québécois, le capitaine Arruda quittait le navire en chaloupe pour prendre ses vacances personnelles au Maroc.

Et à son retour, quand la ministre de la Santé de l’époque s’inquiétait de savoir si notre provision de masques pour les travailleurs de la Santé était suffisante, le Dr Arruda lui répondait qu’on en avait pour deux ans. Ce qui était vrai si le Covid-19 n’était qu’une gripette. En réalité, on n’en avait que pour 5 à 6 jours.

À partir de l’expérience passée, on peut présumer que la situation sera jugée préoccupante lorsqu’elle sera catastrophique. C’est alors que la Santé publique songera à utiliser des tests salivaires qu’elle dit rapides.

Du songe à la réalité

Lorsqu’elle en aura suffisamment, la Santé publique utilisera ces tests… à la condition d’avoir obtenu le consentement préalable de chaque parent.

Le dépistage systématique du Covid-19 devrait être obligatoire et systématique deux fois par semaine. Les parents qui s’y opposent en ont le droit. Sauf que leur enfant devrait alors faire ses classes à la maison.

L’hypercontagiosité du variant Delta fait qu’il ne faut qu’une journée pour qu’un enfant contagieux contamine toute sa classe.

La contrôlite

En tant que sous-ministre ou de sous-ministre adjoint, le Dr Arruda a été le bras droit de Gaétan Barrette à l’occasion de sa réforme centralisatrice des soins de santé. Et comme lui, il souffre de contrôlite.

D’où sa manie d’interdire ou de rendre impossible toute mesure sanitaire qui va au-delà de ce qu’il a décidé. Comme le fait le gouverneur Ron DeSantis en Floride.

Or, la réactivité est la pierre d’assise d’une lutte efficace contre le variant Delta.

Les écoles ne sont pas autorisées à effectuer elles-mêmes le dépistage du Covid-19; lorsqu’un directeur d’école soupçonnera une éclosion dans son établissement, il devra en aviser la Santé publique de sa région.

Mais la réponse de la Santé publique ne sera pas automatique.

Selon Radio-Canada, la Santé publique prévoit de moduler, voire d’adapter ses enquêtes en fonction de nouveaux critères soit le nombre de cas dans cette région, le fait que les élèves portent ou non le masque ou encore le taux de vaccination des adolescents dans l’établissement concerné lors d’éclosions ou de cas positifs.

Que d’empressement…

Si elle n’est pas débordée par le nombre de foyers d’éclosion qui surgiront un peu partout, celle-ci dépêchera une ou plusieurs infirmières pour évaluer la situation.

Tant qu’on ne disposera pas des tests par gargarisme, seules des infirmières dépêchées par la Santé publique effectueront les prélèvements chez les élèves du primaire.

De plus, comme on l’a vu, il est hors de question pour elles de faire passer un test de Covid-19 à un élève sans avoir obtenu l’autorisation préalable de ses parents.

À mettre des bâtons dans les roues du dépistage à l’école, le fait-on exprès pour que tous les écoliers du primaire attrapent le Covid-19 et, de retour à la maison, contaminent leurs familles respectives ?

En début de pandémie, la Santé publique soutenait qu’il fallait ‘laisser se développer l’immunité naturelle’. En d’autres mots, on devait laisser les gens attraper le Covid-19 pour qu’ils s’en immunisent à la dure. Cette capitulation à la pandémie faisait office de doctrine sanitaire.

C’est la même doctrine qu’on applique aujourd’hui à l’école primaire.

Avec le variant Delta, la charge virale chez les personnes atteintes est 1 260 fois plus élevée que chez les personnes atteintes par les souches ancestrales du Covid-19. Du coup, n’est pas nécessaire de passer l’écouvillon dans la gorge pour effectuer in prélèvement; un frottis strictement buccal suffit.

N’importe quel enfant capable de se brosser les dents peut tout autant passer un écouvillon à l’intérieur de ses joues et de le donner à son professeur. Et il ne faudra que quelques minutes à ce dernier pour savoir si l’enfant est atteint du Covid-19… s’il dispose de vrais tests rapides.

Et si cet enfant est atteint, celui-ci passe la journée dans une salle d’isolement dans l’école en attendant le retour de ses parents à la maison, plutôt que d’aller en classe contaminer tous ses camarades.

Voilà comment mener une lutte sanitaire caractérisée par la réactivité.

Jusqu’ici, la lutte sanitaire au Québec a été un fiasco; il y a eu 2,5 fois plus de morts par million d’habitants au Québec que dans les provinces anglophones du pays.

Et ça continue. On se demande pourquoi…

Références :
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus
Legault mise sur l’«immunité naturelle» des Québécois
Le masque en classe obligatoire dans neuf régions
Le variant Delta ou l’accélération de la vague
Panique à Québec : dans les coulisses de la course aux masques
Rentrée scolaire 2021 : l’OMS se réveille
Retour du masque en classe dans neuf régions du Québec
Voyage au Maroc : le Dr Arruda s’est absenté 12 jours au début de la crise

Parus depuis :
Tests rapides – « Nous avons manqué le bateau », estime un virologue (2022-01-14)
Cinq fois plus d’élèves infectés au Québec par rapport à la rentrée de janvier 2021 (2022-01-25)
« Maman, je pense que je vais mourir » (2022-01-26)
« L’école ne nous dit plus rien » (2022-01-28)
« Autant d’enfants hospitalisés d’un coup, c’est préoccupant » (2022-02-04)
Un enfant sur trois a récemment été en contact avec la COVID-19 (2022-02-23)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’utilité d’un vaccin d’appoint sous forme de vaporisateur nasal

20 août 2021

Introduction

Six semaines après l’arrivée du Covid-19 au Québec, le deuxième volet du texte Les mystères du Covid-19 répondait à la question que tous se posaient : comment et quand ce virus se propage-t-il ?

Ce texte soutenait que le Covid-19 s’attrapait en respirant les gouttelettes respiratoires de personnes contagieuses et que le nez de même que la gorge constituaient les sites d’incubation du virus.

Alors que les petites gouttelettes respiratoires (appelées aérosols) peuvent se déposer partout dans l’arbre respiratoire, les grosses gouttelettes (appelées postillons) ne vont pas au-delà du nez et de la gorge.

Or si les unes et les autres contiennent la même concentration de virus par millilitre lorsqu’ils proviennent d’une même personne contagieuse, les postillons, en raison de leur taille, en contiennent plus par gouttelette.

Cela entraine deux corollaires :
• le rôle prépondérant (mais non exclusif) des postillons dans la propagation de la pandémie, et
• l’efficacité des masques liée à leur capacité de bloquer totalement les postillons (en dépit de leur efficacité moindre à bloquer les aérosols).

Deux études récentes complètent nos connaissances au sujet de la transmission de l’épidémie.

L’étude de Cape Cod

Au début du mois, l’étude de Cape Cod révélait que la quantité de virus dans le nez et la gorge des personnes atteintes par le variant Delta était analogue, qu’on soit vacciné ou non.

Puisqu’il n’y avait pas d’analyse statistique dans cette étude, on doit éviter de prendre ses résultats à la lettre. Ce qu’il faut retenir, c’est que la vaccination n’empêche pas la colonisation rapide du nez en début de contamination.

En d’autres mots, la colonisation du variant Delta dans le nez est tellement rapide que même lorsque le système immunitaire se met en branle après avoir détecté le virus, celui-ci a eu le temps d’envahir un grand nombre de cellules épithéliales du nez et de fabriquer des millions de copies.

L’étude de Berlin

L’humain se protège contre le Covid-19 à l’aide d’une multitude de cellules immunitaires spécialisées.

Une équipe de chercheurs de Berlin et de Leipzig ont étudié en quoi les muqueuses du nez des adultes et des mineurs pouvaient se distinguer, notamment quant à leur composition en cellules immunitaires.

Pour ce qui est des récepteurs à Covid-19 (les récepteurs ACE2a), ils étaient aussi nombreux chez les adultes que chez les mineurs. Donc la plus grande vulnérabilité des adultes ne dépendait pas de leur concentration.

L’étude portait sur 86 personnes de 4 à 77 ans réparties en quatre groupes presque égaux : 18 mineurs et 23 adultes qui n’étaient pas atteints par le Covid-19, puis 24 mineurs et 21 adultes atteints légèrement ou modérément.

Chez les mineurs, qu’ils soient atteints du Covid-19 ou non, on observe, dans leur muqueuse nasale, une grande quantité des trente-trois types de cellules immunitaires mesurés par les chercheurs, particulièrement des neutrophiles (une sorte de globules blancs).

Au contraire, dans la muqueuse du nez des adultes sains, on trouve rarement des cellules immunitaires. Mais dès qu’ils étaient infectés, le nez de ces adultes recevait en renfort de grandes quantités de cellules immunitaires.

Un vaccin nasal

Contre les virus respiratoires (l’influenza, par exemple), on possède déjà des vaccins qu’on administre par vaporisation nasale.

Contre le virus du SRAS (apparenté à celui du Covid-19), on avait déjà commencé à mettre au point un vaccin par voie nasale. Effectuées chez la souris, ces recherches ont été interrompues avec la fin de la pandémie au SRAS.

Il aurait lieu de reprendre ces recherches dans le but de mettre au point un vaccin d’appoint aux vaccins actuels.

Un vaccin nasal ne remplacerait pas les vaccins intramusculaires, mais servirait exclusivement à rendre la muqueuse nasale des adultes totalement réfractaire au Covid-19. Et ce dans le but de permettre au système immunitaire d’avoir le temps de se mettre en branle en cas de contagion.

Or une des raisons qui expliquent l’extrême contagiosité du variant Delta est la rapidité de sa propagation; entre l’instant où une personne attrape le Covid-19 et le moment où elle se met à contaminer les autres, il ne s’écoule que 2,6 jours alors qu’il faut 5,7 jours avec le Covid-19 ‘classique’.

Puisque le nez est presque toujours l’incubateur du Covid-19 avant que le virus se lance à l’assaut des poumons, tout ce qui retarde sa prolifération dans le nez est capital dans la lutte contre ce virus.

D’où l’intérêt d’un vaccin en vaporisateur nasal.

Références :
Covid-19 : le secret de la contagiosité du variant Delta
Les mystères du Covid-19 (2e partie)
Le variant Delta ou l’accélération de la vague
Mucosal immunization with surface-displayed severe acute respiratory syndrome coronavirus spike protein on Lactobacillus casei induces neutralizing antibodies in mice
Nasal ciliated cells are primary targets for SARS-CoV-2 replication in the early stage of COVID-19
Pre-activated antiviral innate immunity in the upper airways controls early SARS-CoV-2 infection in children
Transmission Dynamics of an Outbreak of the COVID-19 Delta Variant B.1.617.2 — Guangdong Province, China, May–June 2021

Parus depuis :
Les vaccins par voie nasale, une arme prometteuse pour lutter contre le Covid-19 (2021-09-15)
L’acide tannique interférerait avec le SRAS-CoV-2 (2022-03-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une promenade à l’ile Notre-Dame

18 août 2021

L’ile Notre-Dame est une ile artificielle créée pour recevoir la grande majorité des pavillons nationaux construits à l’occasion d’Expo67.

Depuis, la grande majorité d’entre eux ont été détruits, cédant leur place soit à un bassin olympique en vue des Jeux olympiques d’été de 1976, à un circuit automobile de Formule 1 depuis 1978, ou à des espaces verts pour les Floralies internationales de 1980.

En voici quelques images.
 

 
Long de 2,2 km et large de 110 mètres, le Bassin olympique est un legs des Jeux olympiques d’été de 1976. De nos jours, il accueille des groupes sportifs d’aviron, de canoë-kayak et des compétitions de bateaux-dragons.
 

 
Autrefois placée devant le siège social montréalais de l’Ambulance Saint-Jean (à l’intersection des rues de Maisonneuve et Saint-Denis), cette croix de Malte (ou croix de Saint-Jean) a été déplacée sur l’ile Notre-Dame après la démolition de l’édifice qu’elle décorait.
 

 
Œuvre d’Henri-Georges Adam, Obélisque oblique est un des dons que la France a faits à la ville de Montréal pour la consoler de ne pas avoir pu emprunter la tour Eiffel à l’occasion d’Expo67.
 

 
L’Arc est une œuvre en béton armé créée en 2009 par Michel de Broin. Il se veut un hommage à l’ex-président chilien Salvador Allende.
 

 
L’ancien pavillon de la France à l’Expo67 a été transformé en casino en 1993. C’est le plus important établissement du genre au Canada.
 

 
Cette copie de la fontaine Wallace est un don de la ville de Paris.

À l’occasion de la guerre franco-prussienne de 1870, de nombreux aqueducs parisiens avaient été détruits. Richard Wallace, un philanthrope américain, fit créer par le sculpteur Charles-Auguste Lebourg une série de fontaines identiques qui furent alors les seules sources d’eau potable dans plusieurs quartiers de Paris.
 

 
Conçue pour décorer La Ronde (le parc d’attractions de l’Expo67), Iris est une œuvre en feuilles aluminium courbées du sculpteur québécois Raoul Hunter. Elle se trouve de nos jours près du Casino.
 



 
Créé par l’architecte paysagiste Andrew-J. Khulmann à l’occasion des Floralies internationales de Montréal, le jardin du Canada représentait originellement les divers paysages naturels du pays : un pré, une tourbière, un jardin nordique, un jardin alpin et un jardin de lichens.

Modifié partiellement depuis, il demeure un endroit très plaisant par temps chauds.
 

 
Le lac de l’ile Notre-Dame fait 720 mètres de long par 170 mètres de large. À son extrémité sud, le huitième de ce plan d’eau a été aménagé en sable fin. Cette partie est connue sous le nom de plage Jean-Doré, en l’honneur du maire qui a dirigé la ville de 1986 à 1994.

Dotée d’un grand stationnement, cette plage immensément populaire offre des services de location de canoés et de pédalos.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega
  1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 33 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/9,0 — ISO 400 — 14 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 14 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 14 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 14 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 14 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 14 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 14 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 14 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 14 mm
11e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 30 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Encore d’autres hémérocalles d’aout 2021

17 août 2021
Hémérocalle ‘Bertand Farr’
Hémérocalle ‘Pardon Me’
Hémérocalle ‘Blood Flow’
Hémérocalle ‘Rose-F. Kennedy’
Hémérocalle ‘Mt Vermon’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 67 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les multiplicateurs de focale en botanique

17 août 2021

Un multiplicateur de focale est un dispositif qui augmente la puissance d’un objectif au prix d’une perte de luminosité.

À titre d’exemple, le M.Zuiko MC-20 double la puissance de l’objectif M.Zuiko 40-150 mm Pro mais réduit de moitié sa luminosité maximale (la faisant passer de F/2,8 à F/5,6).

À longueur focale et à ouverture maximales, le flou d’arrière-plan est de qualité comparable, qu’on utilise un multiplicateur de focale ou non.

Dans le cas précis des arbres fleuris — comme les magnolias — l’avantage d’un multiplicateur de focale est de permettre de photographier cette fleur qui, autrement, serait trop haute pour s’en approcher.

Depuis mars 2016, je possède le M.Zuiko MC-14. Après m’être procuré en février dernier un multiplicateur de focale plus puissant (le M.Zuiko MC-20), j’ai rapidement découvert l’inconvénient majeur de ces dispositifs; ils limitent l’angle de photographie des fleurs situées à hauteur d’humain.

Concrètement, dans le cas des hémérocalles, le multiplicateur de focale oblige le photographe à s’en éloigner. Ce qui fait que la fleur doit presque toujours être photographiée à l’horizontale ou presque… si on veut utiliser la distance focale maximale (celle qui donne le flou d’arrière-plan le plus séduisant).

Or il arrive qu’en raison de la position du soleil, une fleur soit au mieux lorsqu’elle est vue en plongée. Avec un multiplicateur de focale puissant, à moins de grimper dans un escabeau, on doit réduire la distance focale. Ce qui banalise le fondu d’arrière-plan.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Afghanistan : l’échec américain

16 août 2021

Deux siècles de colonisation n’ont réussi à faire de nous des Anglais. De la même manière, deux décennies d’occupation militaire américaine n’ont pas suffi à faire de l’Afghanistan un pays différent de ce qu’il a toujours été; très attaché à ses traditions, hyperreligieux, et où la poésie occupe une place centrale dans la vie culturelle.

Avec n’importe laquelle des trois grandes religions monothéistes, plus une société est religieuse, plus elle est machiste et misogyne.

Afin d’éviter un soulèvement populaire contre leur occupation du pays, les Américains y ont toléré le port généralisé de la burka, les mariages arrangés, et les crimes d’honneur. Toujours impunis.

Chaque année depuis deux décennies, une vingtaine de jeunes Afghanes s’immolent par le feu, désespérées d’être forcées d’épouser un mari dont elles ne veulent pas.

C’est cet aspect de l’Afghanistan que les médias occidentaux nous cachent depuis vingt ans.

Ils ont préféré mettre en évidence une poignée d’écoles clandestines pour fillettes, écoles peu fréquentées qui doivent leur existence à du financement étranger et qui disparaitront bientôt comme des châteaux de sable à la marée.

Après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis se devaient de répliquer à la déclaration de guerre implicite d’Al-Qaïda.

Mais plutôt que d’installer un nouveau gouvernement en Afghanistan, puis de quitter le pays — comme ils l’ont fait en Italie et au Japon après la Deuxième Guerre mondiale — ils ont choisi l’occupation militaire comme en Allemagne.

Le but était d’empêcher le retour des camps d’entrainement d’Al-Qaïda. Comme si l’Afghanistan était le seul endroit au monde où on pouvait entrainer des terroristes. Depuis ce temps, Al-Qaïda entraine plutôt ses guerriers ailleurs, notamment au Pakistan, au Yémen et en Somalie.

Pour empêcher le retour au pouvoir des Talibans, ils ont financé la constitution d’une armée nationale forte officiellement de 300 000 hommes, équipés du meilleur matériel. Une armée qui a pris la poudre d’escampette quand 75 000 Talibans ont lancé leur dernière offensive pour reconquérir le pays en quelques jours.

Les premiers motivés par l’argent. Les seconds par la foi, par la promesse d’une récompense céleste et par patriotisme.

La leçon de cette occupation militaire est simple; un peuple qui n’est pas prêt à défendre la Démocratie de son propre sang ne la mérite pas.

Mais pas plus qu’au Vietnam, les Américains ne retiendront cette leçon parce que, comme tous les peuples Anglo-Saxons, ils sont incapables de résister à la tentation d’imposer leurs valeurs morales à ceux qui ne les partagent pas.

En vingt ans, cette occupation militaire a couté 2 000 000 000 000$ (deux-mille-milliards de dollars). Inutilement.

On peut penser que si cet argent avait été dépensé pour améliorer le sort du peuple américain, il n’y aurait pas aujourd’hui :
• deux-millions de familles américaines menacées d’éviction, parce que trop endettées,
• des dizaines de millions d’adolescents américains qui renoncent à des études supérieures parce qu’ils n’en ont pas les moyens, et
• plus de neuf-millions d’Américains qui ont perdu leur couverture médicale en perdant leur emploi alors que sévit la pire pandémie depuis un siècle.

Plus qu’un échec militaire, la guerre en Afghanistan est un échec moral.

Paru depuis :
Lives lost, poverty, an arms race, rights destroyed … the continuing cost of 9/11 (2021-09-12)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le défilé de la Fierté gaie de 2021

15 août 2021




 
J’avais reçu l’invitation des gens du Parti Québécois de me joindre à eux à l’occasion du défilé de la Fierté.

Au départ, on devait se rencontrer à l’intersection de l’avenue du Parc et de l’avenue des Pins.

Mais un peu comme le lièvre de la fable, j’ai décidé de partir plus tôt, d’aller photographier le mont Royal en le traversant d’ouest en est, puis d’en sortir à l’avenue du Parc et descendre cette avenue jusqu’au lieu de rencontre prévu.

Tout cela s’est avéré plus long que prévu. Si bien que je n’ai jamais trouvé mes amis du PQ.

Plutôt qu’un défilé le long du boulevard René-Lévesque, celui de cette année était une descente de l’avenue du Parc à partir du monument à George-Étienne Cartier (1re photo) jusqu’au centre-ville.

Plutôt que de regarder défiler des chars allégoriques, la foule de cette année, disparate et joyeuse, était participante à l’évènement.

Bref, ce fut une journée agréable.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm
1re photo : 1/1250 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 14 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/4,6 — ISO 200 — 22 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le centre-ville de Montréal, de loin

14 août 2021
Aperçu du village
Boulevard René-Lévesque
Autoroute Ville-Marie
Autoroute Ville-Marie
Vue du port
Aperçu général

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega
1re photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 34 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 18 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 16 mm
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une personne sur 159 atteinte par le variant Delta en Angleterre

14 août 2021

Introduction

La semaine dernière, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) publiait la version définitive d’une étude au sujet du variant Delta réalisée à Cape Cod.

Cette étude a fait sensation parce qu’elle révélait que vacciné ou non, on est autant la cible du variant Delta. De plus, l’étude suggérait que l’immunité grégaire était impossible à atteindre avec ce variant.

Mais cette étude possède deux défauts.

Le premier est que les chercheurs n’ont pas expliqué comment ils ont trouvé les 469 cas sur lesquels l’étude est basée. Le second est qu’aucun de ses résultats n’est statistiquement significatif pour la simple et bonne raison que l’étude n’a pas fait l’objet d’une analyse statistique.

Ces lacunes sont compensées par une étude anglaise réalisée par l’Imperial College de Londres. Il est à noter, dans celle-ci, le vaccin le plus utilisé fut celui d’AstraZeneca (non homologué aux États-Unis).

Résultats de l’étude de Londres

REACT-1 (ou REal-time Assessment of Community Transmission of coronavirus) est une série d’études prospectives réalisées par l’Imperial College.

Chaque mois, 150 000 Anglais de plus de cinq ans sont invités à participer à l’étude. Ceux-ci sont choisis aléatoirement.

Chacun d’eux reçoit à domicile un nécessaire destiné à prélever un peu de salive et à retourner l’échantillon dans les plus brefs délais aux autorités sanitaires.

Entre le 24 juin et le 12 juillet 2021, 98 233 prélèvements furent retournés, dont 527 s’avérèrent positifs (au variant Delta dans tous les cas). Soit une prévalence pondérée — c’est-à-dire un taux d’infection parmi la population générale — de 0,63 %.

En d’autres mots, un Anglais sur 159 est actuellement atteint par le Covid-19.

Selon l’âge, le taux d’infection fut de :
• 1,02 % chez les 5 à 12 ans,
• 1,56 % chez les 13 à 17 ans,
• 1,56 % chez les 18 à 24 ans,
• 0,72 % chez les 25 à 34 ans,
• 0,61 % chez les 35 à 44 ans,
• 0,46 % chez les 45 à 54 ans,
• 0,31 % chez les 55 à 64 ans.
• 0,25 % chez les 65 à 74 ans, et
• 0,17 % chez les 75 ans et plus.

À part les 5 à 12 ans (pour lesquels aucun vaccin n’est homologué), cette contamination au Covid-19 est inversement proportionnelle aux taux de vaccination.

Chez les jeunes de 5 à 12 ans — en gros, l’âge des élèves du primaire — la prévalence pondérée était presque le double de la population en général, soit 1,02 %.

De tous les groupes d’âge, le taux de contamination le plus élevé fut trouvé chez les 13 à 24 ans.

La moitié des personnes infectées avaient entre 5 et 24 ans alors que ce groupe d’âge ne représente que le quart de la population anglaise.

Selon les auteurs :

« En période de rapide propagation de l’infection, toute intervention qui cible les jeunes aurait un impact [positif] disproportionné dans le ralentissement de la pandémie.»

La proportion des personnes atteintes par le Covid-19 était trois fois moins importante chez ceux qui étaient vaccinés en comparaison avec ceux qui ne l’étaient pas (0,40 % vs 1,21 %).

Cela protection du vaccin n’est pas de 100 %. Si tel était le cas, tous les prélèvements réalisés chez des vaccinés auraient été négatifs. Et au contraire, si le vaccin était inefficace, on aurait trouvé la même proportion de prélèvements positifs chez les vaccinés que chez les non-vaccinés.


 
En tenant compte cela, on a calculé qu’au cours des trois semaines de l’étude anglaise, 44 % des cas concernaient des personnes complètement vaccinées. Ce qui correspond à une sous-représentation des vaccinés puisque le taux de vaccination complète dans ce pays est de 59,2 % (au 12 aout 2021).

Cette protection diffère selon la sévérité de l’infection. Heureusement, elle est de plus de 90 % contre les effets graves de la pandémie. Cette protection diminue à 59 % lorsqu’on inclut les cas légers. Et elle tombe à 49 % lorsqu’on considère tous les cas, y compris les asymptomatiques.

Discussion

Au début de la pandémie, lorsqu’on disait qu’un vaccin était efficace à moins de 100 %, mais qu’il ne causait aucun mort ni aucune hospitalisation, cela signifiait que ce vaccin, lorsqu’il échouait, ne causait que des symptômes légers ou pas de symptômes du tout.

Depuis l’apparition du variant Delta, dans certains États américains, toutes les personnes qui décèdent du Covid-19 et toutes celles qui sont aux soins intensifs sont des non-vaccinés.

Sur les milliards de doses administrées à travers le monde, on a trouvé des cas extrêmement rares de personnes complètement vaccinées qui décédèrent quand même du Covid-19.

Mais l’étude de Cape Cod, de même que celle de l’Imperial College de Londres, démontrent qu’avec le variant Delta, les vaccins actuels protègent moins contre une contamination légère ou anodine du Covid-19.

Quant à savoir si les vaccinés qui attrapent ce variant peuvent le transmettre aux autres, il est raisonnable de le présumer même si ces deux études n’en apportent pas la preuve formelle.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Le variant Delta ou l’accélération de la vague
REACT-1 round 13 final report: exponential growth, high prevalence of SARS-CoV-2 and vaccine effectiveness associated with Delta variant in England during May to July 2021
Share of people vaccinated against COVID-19
The REACT 1 programme

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