La Chambre de commerce du Montréal métropolitain dévoilait hier les résultats d’un sondage effectué du 2 au 12 aout dernier auprès de 1 079 personnes (patrons et employés) travaillant sur l’ile de Montréal.
Puisque cette publication fait partie de la série Retour dans les tours, on peut présumer que les répondants étaient surtout des employés de bureau.
Dans 60 % des cas, le lieu de travail se trouvait normalement au centre-ville. Le 40 % restant se répartissait dans des emplois à l’est (13 %), à l’ouest (17 %) et au nord du centre-ville (9 %).
Toutefois, en raison de la pandémie, 53 % d’entre eux exerçaient à plein temps leur métier en télétravail, 28 % de manière hybride et 19 % se rendait au travail comme d’habitude.
Ceux qui opéraient à distance étaient satisfaits du télétravail dans 78 % des cas. Et ce, en raison du temps économisé dans les déplacements (32 %), du meilleur équilibre entre le travail et la vie privée (29 %) ou parce qu’ils jugeaient que leur domicile offrait un cadre de travail plus efficace que le bureau.
Par contre, les raisons de ne pas aimer le télétravail étaient la perte d’esprit d’équipe (43 %), l’isolement social (39 %) et l’envahissement de la vie personnelle dans leur vie professionnelle.
Pour ce qui est du ou des moyens de transport que le répondant comptait utiliser pour se rendre au travail, on notera une diminution des intentions d’utiliser le transport en commun, et une augmentation de la popularité des moyens de transport où l’utilisateur n’est pas exposé à la contamination par les autres.
À la question ‘Dans quelle mesure les mesures sanitaires mises en place dans les transports en commun vous donnent-elles confiance pour reprendre ceux-ci lors de votre retour sur votre lieu de travail ?’, après répartition des indécis (12 %), les répondants se répartissaient comme suit : 18 % ont très confiance, 44 % plutôt confiance, 26 % peu confiance et 10 % pas confiance du tout.
Cette préoccupation concerne également les lieux de travail. À l’idée de travailler avec des collègues non vaccinés, 35 % s’en disent très préoccupés, 35 % plutôt préoccupés, 17 % peu préoccupés et 11 % pas préoccupés du tout.
Pour ce qui est de l’idée de réserver les lieux de travail aux employés pleinement vaccinés, après répartition des indécis (12 %), 36 % des travailleurs y sont tout à fait favorables, 24 % plutôt favorables, 18 % plutôt défavorables et 22 % tout à fait opposés.
Quant à l’imposition aux bureaux d’une preuve de vaccination complète à tous ceux qui y accèdent — y compris la clientèle — 48 % des répondants y sont tout à fait favorables, 22 % sont plutôt favorables, 12 % sont plutôt défavorables et 6 % s’y opposent catégoriquement.
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants. Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour du mois, en nombre cumulatif de morts par million d’habitants
Pays
Jan.
Fév.
Mars
Avr.
Mai
Juin
Juil.
Aout
Sep.
Pérou
1136
1239
1403
1561
1843
2077
5753
5869
5918
Hongrie
1002
1304
1561
2177
2874
3088
3113
3117
3121
Bosnie-Herzég.
1249
1445
1552
2044
2620
2842
2965
2973
3014
Macédoine du N.
1205
1376
1509
1829
2348
2603
2633
2637
2863
Rép. Tchèque
1093
1529
1909
2479
2733
2808
2825
2831
2833
Bulgarie
1099
1322
1491
1927
2382
2569
2620
2643
2751
Brésil
916
1055
1198
1523
1901
2175
2430
2600
2712
Argentine
954
1062
1145
1229
1407
1728
2078
2317
2452
Colombie
850
1060
1168
1240
1446
1738
2083
2351
2427
Slovaquie
412
863
1331
1793
2148
2262
2290
2296
2297
Paraguay
315
380
445
590
899
1274
1786
2081
2182
Belgique
1681
1815
1899
1979
2083
2145
2163
2168
2179
Italie
1235
1471
1622
1819
2004
2090
2113
2122
2142
Slovénie
1312
1694
1854
1950
2048
2105
2125
2130
2140
Croatie
968
1236
1354
1460
1746
1968
2012
2026
2046
Pologne
766
984
1158
1419
1796
1953
1985
1991
1994
Mexique
971
1222
1430
1567
1668
1717
1789
1848
1987
États-Unis
1074
1367
1586
1704
1776
1834
1864
1889
1980
Tunisie
398
572
674
742
907
1066
1262
1661
1968
Royaume-Uni
1089
1565
1805
1860
1870
1873
1878
1900
1974
Chili
868
965
1075
1213
1374
1523
1690
1841
1913
Géorgie
634
802
884
950
1037
1206
1338
1470
1880
Roumanie
826
960
1065
1237
1474
1588
1772
1795
1812
Espagne
1087
1263
1488
1615
1672
1710
1729
1742
1806
Équateur
790
837
888
946
1048
1153
1206
1764
1796
France
991
1171
1328
1468
1601
1677
1698
1710
1751
Portugal
685
1253
1607
1657
1669
1674
1682
1709
1747
Uruguay
55
127
175
288
766
1246
1612
1711
1730
Lithuanie
588
1046
1199
1330
1463
1591
1633
1647
1706
Arménie
953
1040
1077
1191
1391
1497
1522
1556
1636
Panama
935
1216
1341
1402
1426
1456
1493
1557
1607
Moldavie
746
855
987
1242
1447
1519
1539
1555
1592
Bolivie
780
882
989
1041
1099
1229
1417
1506
1556
Suède
861
1144
1265
1330
1384
1419
1436
1438
1440
Lettonie
343
641
866
1023
1145
1274
1351
1372
1385
Afrique du Sud
484
743
836
884
908
943
1016
1201
1371
Québec
958
1157
1214
1246
1276
1311
1321
1324
1330
Grèce
469
561
629
786
1007
1168
1224
1249
1319
Namibie
80
136
165
204
248
330
601
1180
1305
Iran
655
686
710
740
849
945
992
1069
1272
Russie
394
504
592
680
757
835
931
1091
1260
Suisse
882
1087
1148
1189
1221
1243
1250
1250
1260
Ukraine
428
522
598
764
1021
1166
1205
1219
1240
Autriche
693
861
948
1036
1131
1172
1182
1185
1188
Liban
240
462
697
924
1074
1138
1156
1164
1187
Allemagne
410
696
845
920
996
1063
1089
1096
1103
Costa Rica
427
514
546
577
629
793
909
978
1073
Pays-Bas
672
817
908
965
1000
1027
1033
1038
1048
Irlande
453
667
868
945
984
991
1001
1008
1022
Jordanie
376
422
460
675
862
920
947
974
1010
Estonie
180
324
451
684
878
948
956
958
974
Eswatini
185
492
558
571
573
575
578
680
947
Botswana
18
66
150
268
323
386
483
653
939
Trinité-et-Tobago
91
96
99
104
122
362
610
772
927
Honduras
315
361
415
459
526
632
696
778
885
Albanie
411
484
631
779
833
853
854
855
870
Serbie
373
463
512
614
733
789
810
818
840
Bahreïn
201
214
257
297
368
575
769
784
784
Oman
286
292
300
320
383
449
598
734
774
Israël
365
524
626
676
692
688
689
695
760
Palestine
273
354
396
510
625
672
683
689
704
Turquie
248
307
337
374
476
560
584
603
667
Guatemala
263
310
350
375
412
446
507
570
656
Libye
212
269
316
383
433
447
457
507
611
Koweït
218
223
252
307
365
413
460
537
557
Azerbaïdjan
262
307
316
352
445
482
488
493
554
RoC*
256
354
401
426
461
495
518
527
538
Japon
27,4
45,3
62,5
72,7
81,1
104
117
121
127
Vietnam
0,4
0,4
0,4
0,4
0,4
0,5
0,8
13,3
121
Corée du Sud
17,9
27,8
31,3
33,8
35,7
38,3
39,4
40,9
44,7
Taïwan
0,3
0,3
0,4
0,4
0,5
5,7
27,7
33,1
35,0
Hong Kong
19,7
24,3
26,7
27,3
27,8
27,8
27,9
28,0
28,0
Singapour
4,9
4,9
4,9
5,1
5,3
6,0
6,1
6,3
9,3
Chine
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
En aout, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Géorgie (+410), encore en Tunisie (+308), et dans deux pays d’Afrique australe, le Botswana (+286) et l’Eswatini (+267).
Autrefois parmi les pays modèles, le Vietnam continue d’enregistrer une dégradation (toutes proportions gardées) de sa condition épidémiologique depuis deux mois.
« J’aurais dû acheter l’autre modèle », ai-je pensé à plusieurs reprises depuis que je me suis procuré mon moulin à café actuel (le premier et le seul de ma vie).
Celui que j’ai fini par acheter — pourtant d’une marque reconnue pour la qualité de ses produits — possède la désagréable manie de laisser s’accumuler de l’électricité statique dans son réservoir de café moulu.
Surtout après avoir moulu du café bien torréfié.
Si je tape le couvercle du réservoir afin de faire tomber la poudre qui y est suspendue, cette poudre est éjectée partout sur mon comptoir de cuisine par l’ouverture qui relie normalement ce réservoir au moulin.
Après avoir versé cette poudre dans le filtre conique de ma cafetière, si je frappe les parois du réservoir afin de faire tomber la poudre résiduelle qui y défie la gravité, cette poudre est projetée elle aussi partout, sauf dans le filtre.
Comment une compagnie aussi respectable a-t-elle pu choisir un plastique d’aussi mauvaise qualité pour équiper ses moulins à café ?
Bref, j’étais très déçu.
J’ai même songé à acheter l’autre modèle qui m’avait fait hésiter au départ.
Mais je suis de ceux qui croient aux vertus écologiques de l’avarice.
Avant de me procurer un meilleur modèle, j’ai eu l’idée de consulter l’internet pour savoir s’il existe une solution à ce problème.
Effectivement, peu importe le plastique utilisé pour le réservoir, le choc des particules de café entre elles produit de l’électricité statique. Voilà le fond du problème.
Alors que faire ?
Quelques instants avant de moudre le café, il suffit d’ouvrir le réservoir et de jeter quelques gouttes d’eau dans le couvercle pour prévenir ce problème.
Avant de moudre mon café, je secoue donc un doigt mouillé au-dessus de la face intérieure du couvercle du réservoir. Quatre gouttes suffisent à prévenir mon problème.
Depuis la découverte de ce truc, je suis plus convaincu que jamais des vertus écologiques de ce que d’autres considèrent comme un péché capital…
Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 mark II et objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 25 mm
Depuis la reconquête de l’Afghanistan par les Talibans se pose la question de savoir si le Canada devrait reconnaitre officiellement le nouveau gouvernement de ce pays.
À l’heure actuelle, Washington s’y refuse, de même que la France.
Selon le premier ministre canadien, notre pays n’en a pas l’intention, soulignant que les Talibans sont sur la liste canadienne des organisations terroristes.
De nos jours, n’importe quel citoyen qui s’oppose par les armes à l’invasion de son pays par des soldats étrangers est considéré comme un terroriste par les forces d’occupation.
Dans ce pays en guerre civile depuis des décennies, les armes sont omniprésentes. Si les Talibans ont pu s’emparer de l’Afghanistan en y rencontrant si peu de résistance, c’est que le peuple afghan y a consenti.
Peu importe ce que suggèrent ces images de milliers d’Afghans désireux de quitter le pays, les trente-huit-millions d’Afghans ne tenaient pas très fort, apparemment, à ce que soit prolongée notre présence chez eux.
Il arrive qu’on soit tanné de la visite après deux jours; imaginez après vingt ans…
Pour reconnaitre officiellement un gouvernement, il n’est pas nécessaire de l’aimer; aussi méprisable qu’elle soit, l’idéologie misogyne et obscurantiste des Talibans est identique à celle de l’Arabie saoudite, une dictature mafieuse avec laquelle nous entretenons des liens diplomatiques depuis sa création.
Quand l’ex-ministre des Affaires étrangères du Canada, l’honorable François-Philippe Champagne, parlait de sa majesté le prince ben Salmane, il parlait avec déférence d’un homme qui fait dépecer ses opposants politiques à la tronçonneuse.
Et s’il est vrai que les Talibans ont autrefois fraternisé avec les terroristes d’Al-Qaïda — incidemment financés par l’Arabie Saoudite — ils n’ont jamais eu l’ambition de s’adonner eux-mêmes au terrorisme international.
La création d’un lien diplomatique avec le nouveau gouvernement se justifie par le besoin d’entretenir un canal de communication. Ce qui simplifie considérablement les discussions qu’on pourrait avoir avec lui.
Or justement, le Canada espère récupérer (un peu tard) les ressortissants afghans qui ont risqué leur vie en collaborant à la ‘mission’ canadienne. Depuis ce printemps, le Canada savait que les Américains comptaient quitter le pays quelques mois plus tard. Plutôt que de hâter les procédures conduisant à l’asile politique de ces collaborateurs, notre pays s’est trainé les pieds.
Maintenant que l’Afghanistan est entre leurs mains, lorsque le Canada fera parvenir indirectement aux Talibans la liste des noms et des coordonnées des Afghans qu’il aimerait accueillir, est-ce que notre pays aimerait apprendre que le nouveau gouvernement afghan en a profité pour décapiter tous ces traitres (de son point de vue) ?
Il serait donc prudent que les négociations canado-afghanes soient placées sous le signe de la confiance mutuelle. Et pour ce faire, rien de mieux qu’un canal diplomatique.
Dans un ordre d’idée, l’Afghanistan est sur la nouvelle Route de la Soie que compte créer la Chine afin de faciliter l’importation des matières premières dont elle a besoin et l’exportation de ses produits finis.
Si les pays occidentaux veulent jouer à la chaise vide, il ne faudrait pas qu’ils se surprennent d’apprendre un jour que le soft-power chinois réussit mieux à créer des liens d’amitié que les bottes de nos soldats…
À titre de citoyen, un professionnel de la Santé est libre de ses opinions.
Toutefois, s’il s’exprime à titre de professionnel, il ne peut émettre que des opinions conformes aux données actuelles de la science.
L’article 89 du Code de déontologie des médecins se lit comme suit :
Le médecin qui s’adresse au public doit communiquer une information factuelle, exacte et vérifiable.
Des dispositions analogues se retrouvent dans le code de déontologie de tous les autres professionnels de la Santé.
Alors que l’étau se resserre contre ceux qui s’agitent contre les mesures sanitaires, l’État est appelé à sonner la fin de la récréation et à exiger que les Ordres professionnels rappellent à l’ordre la petite minorité de leurs membres qui répètent des sornettes sur les médias sociaux ou qui, sur la place publique, s’opposent aux mesures sanitaires à titre de professionnels.
Cela est d’autant plus facile que la justice interne des Ordres professionnels relève du droit civil et non du droit criminel. En d’autres mots, leurs comités de discipline — les tribunaux administratifs qui font respecter les codes de déontologie — n’exigent pas une preuve hors de tout doute raisonnable, mais une simple prépondérance de preuve.
Après huit mois de vaccination, une chose est claire; les vaccins homologués en Occident contre le Covid-19 sont remarquablement efficaces et entrainent peu d’effets secondaires.
Les professionnels de la Santé appelés à se justifier auprès du comité de discipline de leur Ordre professionnel n’ont aucune chance d’échapper à une sanction qui peut aller jusqu’à la radiation, c’est-à-dire la privation de leur droit de pratique.
À l’Université d’Ottawa, personne ne peut entamer des stages cliniques de médecine sans fournir une preuve immunologique négative d’exposition à la tuberculose, de même qu’une preuve de vaccination contre un grand nombre d’agents infectieux :
• coqueluche
• diphtérie
• hépatite B,
• oreillons,
• polio,
• rougeole,
• rubéole,
• tétanos, et
• varicelle.
Aucune exemption n’est accordée sur une base d’ordre personnel ou philosophique (c’est-à-dire religieuse); seules les exemptions d’ordre médical seront acceptées.
À la faculté de médecine de l’Université de Montréal, de même qu’à la faculté de médecine et des sciences de la Santé de l’Université McGill, c’est pareil. Sauf que cette preuve doit être faite avant le début des cours.
À la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, les exigences vaccinales sont presque identiques à celles de la faculté de médecine.
La vaccination contre le Covid-19
Le 25 aout dernier, le recteur l’Université de Montréal faisait parvenir à tous ses étudiants un communiqué dans lequel il affirme :
En tant qu’établissement autonome, l’Université de Montréal jouit de la marge de manœuvre nécessaire pour mettre en place des mesures sanitaires qui vont au-delà de celles que le gouvernement impose.
(…)
La double vaccination sera exigée pour les locataires de nos résidences. Les membres du personnel et du corps étudiant qui travaillent dans nos cliniques universitaires de santé humaine (…) devront aussi avoir reçu leurs deux doses de vaccin, de même que le personnel de recherche en contact avec des populations vulnérables.
Concrètement, cela signifie que tous les étudiants en sciences de la Santé (dentistes, infirmières, médecins et pharmaciens) ne pourront poursuivre d’ici peu leur formation (et exercer ultérieurement leur profession) à moins d’être complètement immunisés contre le Covid-19.
Le ministre responsable de la Protection des renseignements personnels, l’honorable Éric Caire, est un expert autoproclamé en sécurité informatique. Lorsqu’il affirme quelque chose, c’est vrai.
Lors du dévoilement de l’application VaxiCode, il déclarait catégoriquement :
Le code QR que nous fournissons ne peut pas être falsifié, ne peut pas être modifié et ne peut pas être copié.
Moins de 24 heures plus tard, des pirates prouvaient le contraire.
La compagnie Apple estime que les pirates lui rendent service lorsqu’ils révèlent les failles sécuritaires de ses logiciels.
Le gouvernement de la CAQ a plutôt décidé de porter plainte à la police puisque dans ce cas-ci, c’est très différent; les pirates ont commis le pire des crimes, celui de lèse-majesté.
Comme dans le conte ‘Les Habits neufs de l’empereur’ d’Andersen, le ministre Caire croyait se pavaner dans ce beau costume d’expert informatique alors qu’il était nu.
Par ailleurs, notre mignon ministre pilote l’important dossier du transfert des données stratégiques de l’État sur des serveurs américains probablement situés au Québec.
Actuellement, ces données sont dispersées dans 457 sites (ou centres de traitement informatique) dispersés sur le territoire québécois. On veut réduire leur nombre à deux.
Et plutôt que de favoriser le développement d’une expertise québécoise, on donnera les contrats à des firmes américaines expertes en informatique dématérialisée (ou Cloud Computing).
Ces mêmes compagnies qui n’ont pas empêché des milliers d’ordinateurs du gouvernement américain d’être infiltrés par des pirates russes…
Plus de trois-cents personnes se sont réunies hier dans la ville de Matane pour protester contre l’obligation de présenter le passeport vaccinal québécois afin de bénéficier de certains services non essentiels.
Un des organisateurs de cette manifestation, le restaurateur Yannick Ouellet, se dit fatigué de ‘jouer à la police’ pour la Santé publique.
Dans les cinémas du Québec, une preuve d’identité avec photo est exigée de tous les adolescents qui se présentent pour voir un film réservé aux plus de seize ans. Les préposés des salles de cinéma font donc respecter la loi comme s’ils étaient policiers.
Dans tous les endroits où on vend du tabac ou de l’alcool, un jeune doit prouver qu’il a dix-huit ans ou plus. Les caissiers de ces établissements font donc eux aussi respecter la loi.
Les succursales de la Société québécoise du cannabis n’admettent que les personnes de plus de 21 ans et exigent de voir une pièce d’identité, peu importe son âge. Les gardiens de sécurité à l’entrée des succursales ‘jouent’ donc à la police.
Tant que durera cette pandémie, vérifier la possession d’une preuve vaccinale avant d’entrer dans un restaurant, ce n’est pas la mer à boire.
Comme toute menace collective, le combat contre le Covid-19 exige la collaboration de tous. Cela s’appelle avoir le sens civique.
Chez les animaux grégaires que sont les humains, ce sens est inné. En d’autres mots, il est déjà dans chacun de nous.
Mais il arrive qu’il soit moins développé chez certaines personnes. Voilà pourquoi on impose des amendes; pour développer le sens civique.
Google n’est pas seulement le nom d’un moteur de recherche. C’est également une entreprise qui profite de sa position dominante pour policer l’internet.
Sous la menace de les ignorer, c’est lui qui a forcé les sites web à devenir sécurisés, c’est-à-dire à passer du protocole ‘http:’ à ‘https:’.
De plus, il arrive que Google s’adresse aux propriétaires de sites pour leur signaler les problèmes qu’il y trouve en indexant leurs pages web.
Depuis le 8 mars 2020, Google Search Console m’avise de manière répétitive que les produits offerts sur mon blogue n’ont pas de balise ‘offers’, ‘review’ et ‘aggredateRating’.
Le problème, c’est qu’il n’y a pas — et qu’il n’y a jamais eu — de marchandise offerte sur ce blogue.
J’ai longtemps ignoré ces messages pour enfin me résoudre aujourd’hui à chercher la cause de mon problème.
Après avoir échoué à trouver sur l’internet une solution, j’ai soigneusement analysé le code informatique de mes pages web et fini par découvrir que mon problème était causé par un module d’appoint; celui qui permet aux lecteurs d’exprimer leur appréciation en attribuant des étoiles à la fin de mes textes.
Ce module s’appelle Yet Another Stars Rating.
Sur un site marchand, il permet aux clients d’attribuer à chaque produit un nombre d’étoiles en fonction de la satisfaction que ce produit leur procure.
Malheureusement, par défaut, ce module présume qu’on l’utilise dans ce but.
C’est pourquoi il ajoute à chaque image d’un blogue les balises ‘offers’, ‘review’ et ‘aggredateRating’, même lorsqu’elles sont redondantes comme c’est le cas sur ce blogue.
Pour corriger cela, l’administrateur doit aller au Tableau de bord du blogue et, dans la configuration du module Yet Another Stars Rating, aller à la section Structured data options pour y changer de ‘Product’ à ‘BlogPosting’ la valeur de la liste déroulante, puis finalement sauvegarder le tout en cliquant sur le bouton ‘Save All Settings’.
Si vous êtes aux prises avec ce problème et utilisez vous aussi ce module, tentez le remède que je vous suggère.
Au prochain rapport du Google Search Console, ce problème devait avoir disparu. Sinon, désolé…
Radio-Canada publie ce matin la nouvelle selon laquelle on formera dans chaque école les volontaires qui souhaiteront effectuer des tests rapides, peu importe leur titre d’emploi.
Ceci est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.
Peu importe le test rapide, il faut moins de quelques minutes pour savoir comment l’utiliser. Donc il est facile d’être prêt pour la rentrée scolaire. C’est là la bonne nouvelle.
Toutefois, une campagne de dépistage digne de ce nom ne doit pas reposer sur le volontariat; chaque direction d’école doit mettre sur pied une brigade d’employés prêts à suspendre leurs tâches courantes pour effectuer systématiquement du dépistage pendant quelques minutes et y donner suite lorsque des cas sont décelés. Puisque le dépistage québécois reposera sur l’impondérable du volontariat, c’est là la mauvaise nouvelle.
L’article de Radio-Canada parle à la fois d’une réserve de 1,7 million de vieux tests salivaires dont les résultats s’obtiennent sur place en quelques minutes et d’autre part, d’une quantité non précisée de nouveaux tests effectués en laboratoire à partir de prélèvements par gargarisme.
Afin de savoir exactement sur quelle technologie reposera le dépistage dans les écoles du Québec, je me suis tapé l’écoute de la conférence de presse du 24 aout dernier (ci-dessus).
En voici les faits saillants.
La mise en quarantaine
A 13:16, le ministre de l’Éducation nous dit que tous les cas déclarés feront l’objet d’une enquête épidémiologique par la direction de la Santé publique régionale.
Les mesures alors décrétées dépendront de différents facteurs :
• la région concernée,
• le nombre de cas dans cette région,
• le fait qu’on porte ou non le masque à l’école dans cette région, et
• le taux de vaccination des élèves.
Concrètement, le directeur de la Santé publique précise à 35:37 que lorsqu’un élève contagieux est décelé, celui-ci doit être retiré du milieu scolaire et s’isoler à la maison durant sa période de contagiosité. Pour le reste de sa classe, cela dépendra du port du masque.
Dans les régions où le port du masque est exigé en classe, les camarades de classe poursuivront leur enseignement puisque la Santé publique estime qu’avec le masque, peu importe la durée du contact avec l’élève atteint, le risque de contagion est faible.
Toutefois, par mesure de prudence, ses camarades de classe seront testés deux fois; une première fois entre le jour 3 et le jour 5, et une seconde fois au jour 7.
Dans les classes où le port du masque n’était pas exigé, il le deviendra. Et les camarades de classe seront également testés deux fois.
Un dépistage voué à l’échec
Avec le Covid-19 ‘classique’, cette stratégie sanitaire aurait peut-être pu fonctionner. Mais avec le variant Delta, cette stratégie est vouée à l’échec. Pourquoi ?
Premièrement parce qu’elle repose sur la présomption que le cas décelé est contagieux depuis le jour où il est testé.
Malheureusement, chez la personne atteinte, le variant Delta se multiple beaucoup plus rapidement que le Covid-19 ‘classique’. Entre le moment où il a attrapé le Covid-19 et le moment où il est devenu contagieux, il s’est écoulé deux jours avec le variant Delta alors qu’il en fallait quatre avec le Covid-19 ‘classique’.
Ce qui veut dire que lorsqu’on teste le reste de la classe au jour 3, les camarades contaminés ont eu le temps de devenir contagieux et que les gens à qui ils ont transmis l’infection deviendront contagieux à leur tour dès le lendemain.
• Les régions sans masque
Là où le port du masque n’était pas exigé, il est trop tard pour l’imposer. En raison de la contagiosité extrême du variant Delta (analogue à celle de la varicelle), un étudiant contamine toute sa classe en un seul jour.
De plus, une personne atteinte par le variant Delta porte une charge virale 1 260 fois supérieure à celle d’une personne atteinte par le Covid-19 ‘classique’.
Concrètement, dans une classe, on pourrait remplacer un écolier atteint du variant Delta par 1 260 écoliers atteints du Covid-19 ‘classique’ et ce serait pareil. Pour les autres élèves, les chances de ne pas être contaminés sont nulles, peu importe l’aération du local.
• Les régions avec masque
Et là où le port du masque était déjà obligatoire, il faut penser que les masques portés par les écoliers du primaire bloquent les grosses gouttelettes respiratoires (les postillons), mais laissent passer le long du nez les minuscules gouttelettes respiratoires (appelées aérosols). Celles-ci ont la manie d’embuer les lunettes de ceux qui portent un masque par temps froid.
Dans quelques jours, la Santé publique révélera les détails de sa politique sanitaire, notamment quant aux repas pris à l’intérieur (alors que les écoliers auront retiré leur masque). On verra alors si les risques de contagion sont aussi faibles qu’on le dit dans les régions où le port du masque est obligatoire dans les aires communes.
L’autorisation des parents
Que serait l’enseignement si l’autorisation des parents était nécessaire chaque fois qu’un professeur veut passer à la page suivante du manuel scolaire ?
À 30:55, le directeur de la Santé publique déclare : “ …on ne fait jamais de test chez les enfants sans obtenir le consentement des parents.”
Les parents qui n’ont pas les moyens financiers de se payer une gardienne ou de quitter temporairement leur emploi pour s’occuper de leur enfant en convalescence n’auront qu’à refuser de donner leur autorisation pour que jamais on n’ait la preuve que leur enfant est contagieux.
Là où le masque n’est pas obligatoire, son imposition devient la ‘punition’ de toute la classe lorsqu’on y trouve un cas. Les parents opposés à cette mesure ont donc intérêt à refuser qu’on teste leur enfant dans l’espoir d’y faire obstacle.
Le dépistage systématique du Covid-19 devrait être obligatoire et systématique deux fois par semaine. Les parents qui s’y opposent en ont le droit. Sauf que leur enfant devrait alors faire ses classes à la maison.
Impréparation et faux tests rapides
À 14:50, le ministre de l’Éducation parle au futur du déploiement dans certaines écoles de tests rapides dès le mois de septembre, et ce graduellement.
Donc, dans l’ensemble du réseau scolaire, rien n’est prêt pour la rentrée, sauf les masques. Cette pandémie se propage depuis plus d’un an et demi et le gouvernement de la CAQ en est à l’étape d’espérer être en mesure d’effectuer un dépistage scolaire graduel dans certaines régions.
Et surprise : parmi tous les tests qu’elle juge rapides, la Santé publique révèle sa préférence à 31:01 :
Ce qu’on va viser le plus possible, c’est d’avoir ce qu’on appelle ‘du gargarisme’, [ce] qui est moins invasif. Surtout s’il faut répéter les tests au jour 3 et au jour 7.
Cette technologie, développée au Québec, consiste à se gargariser avec de l’eau, la recracher dans un gobelet, avant de la transvider dans un tube. Ce dernier doit être expédié à un laboratoire pour analyse.
Avec le variant Delta, la charge virale est telle que ces tests remplacent avantageusement les tests qui nécessitent un prélèvement au fond du nez.
Mais ils ne constituent pas une solution alternative aux tests dont le prélèvement est obtenu par frottis de l’intérieur des joues (que n’importe quel enfant capable de se brosser les dents peut effectuer lui-même). Parmi ces tests, les plus nouveaux donnent des résultats remarquablement fiables en quelques minutes.
Dans le cas d’un test par gargarisme, c’est seulement le prélèvement de l’échantillon qui est rapide. Mais entre le prélèvement et la communication des résultats aux personnes concernées, le temps écoulé s’exprime en jours et non en minutes puisque l’échantillon doit être analysé dans un laboratoire accrédité.
Bref, comme à son habitude, le Dr Arruda induit le public en erreur; les tests par gargarisme ne sont pas de véritables tests rapides.
Conclusion
Face à un variant très contagieux, le socle d’une stratégie sanitaire efficace, c’est la réactivité.
Il faut donc que les directions d’école aient déjà des réserves de vrais tests salivaires rapides. Il en existe dont le taux d’efficacité est de 94 %.
De plus, elles doivent avoir toute la latitude de diriger les brigades chargées de débusquer les cas dès leur apparition et d’appliquer immédiatement les mesures de confinement destinées à limiter la propagation de l’épidémie.
Marquée au fer rouge par la contrôlite, la lourde stratégie sanitaire du Québec à l’école primaire est vouée cette année à l’échec, comme l’a été celle de l’année scolaire 2020-2021, alors qu’en fin d’année, les écoliers et le personnel scolaire représentaient 38,4 % de toutes les personnes officiellement atteintes au Québec.
Avec le variant Delta, on peut anticiper des résultats encore pires.