Cet après-midi, j’ai gonflé les pneus de mon vélo et je suis parti visiter trois boutiques d’opticiens d’ordonnance de mon quartier. Parce que je dois remplacer mes lunettes actuelles (qui datent de 2013).
Quand on fait affaire avec un opticien très compétent mais qui manque de gout, on sort de chez lui avec des lunettes laides qu’on doit porter pendant des années.
Donc je ne regarde jamais les diplômes qui placardent les murs de son bureau : je choisis mon opticien en fonction de la beauté de ses montures.
À la troisième boutique, mon choix était fait. En retournant à la deuxième visitée (pour prendre rendez-vous), je suis passé par la piste cyclable du parc Adhémar-Raynault pour y prendre quelques photos.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-45mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.
L’enseignement est une compétence constitutionnelle exclusive des provinces. Toutefois, le gouvernement fédéral y exerce son influence par le biais de son pouvoir de dépenser.
C’est ainsi que ses subventions sont assorties de certaines conditions. L’une d’elles concerne l’embauche des titulaires de chaires de recherche; le processus de sélection doit respecter des cibles en matière de diversité et d’inclusion fixées par Ottawa.
Dernièrement, à l’université Laval, un poste d’enseignant en biologie était ouvert exclusivement aux femmes, aux Autochtones, aux handicapés ou aux groupes ‘racisés’.
Radio-Canada écrit que sur «…les 73 Chaires de recherche du Canada de l’université, seulement 22 des titulaires sont des femmes et moins 10 % sont d’entre eux sont issus de la diversité.»
Si la sous-représentation des femmes y est évidente, Radio-Canada ne nous précise pas l’importance démographique des personnes ‘issues de la diversité’ dans le bassin de population desservi par l’université Laval.
Il est clair que si on atteignait la parité pour ces derniers (50 % des postes), ce serait une surreprésentation.
D’autre part, le quotidien La Presse nous apprenait hier qu’à l’université d’Ottawa, cinq postes à combler sont réservés à des candidats ‘racisés’ ou autochtones (sans qu’on sache pourquoi les seconds ne font pas partie des premiers).
Dans l’affichage des postes, l’université prie les candidats qui souhaitent être considérés de s’auto-identifier clairement comme faisant partie de ces groupes.
Il y a quelques jours, j’écrivais sur ce blogue :
Le multiculturalisme est le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes. Ce que ces sociétés voient en premier lieu dans le citoyen, ce n’est pas la personne, mais son appartenance ethnique ou raciale; d’abord et avant tout, il y est vu comme le représentant plus ou moins fidèle de son ethnie.
La discrimination positive
Un des meilleurs moyens pour lutter contre la discrimination à l’embauche, c’est d’établir qu’à compétence équivalente, on embauchera les candidats de groupes sous-représentés.
En pratique, cette forme de discrimination positive est insuffisante. Prenons un exemple.
En raison d’un partage inégal des tâches domestiques dans leur couple, de nombreuses chercheuses universitaires publient moins d’articles scientifiques et participent moins souvent à des colloques internationaux.
Du coup, leur curriculum vitae sera moins étoffé. Ce qui nuira à leur avancement.
Si bien que celles qui réussissent leur carrière sont parfois des femmes dont le conjoint s’est effacé pour leur permettre de réussir ou, plus souvent, ce sont des femmes exceptionnelles qui méritaient amplement leurs promotions.
Pour pallier les limites de cette première forme de discrimination positive, on peut recourir à une deuxième : la fixation de quotas. Implicitement, c’est ce que veut Ottawa.
Toutefois, on doit y recourir avec beaucoup de doigté puisque les quotas constituent une discrimination à l’égard de la majorité. Or sa bienveillance est nécessaire à la réussite d’une politique d’inclusion.
L’arbre qui cache la forêt
Le plus récent recensement canadien dont les données démographiques sont connues date de 2016.
Il y est démontré que sur les 8 066 560 de Québécois, 4 032 640 étaient unilingues français. En somme, c’est un Québécois sur deux. Ceux-ci peuvent baragouiner quelques mots d’anglais, mais ne peuvent pas postuler là où l’anglais est exigé.
Or, on n’embauche jamais un Québécois francophone unilingue pour occuper un poste à Ottawa. Par contre, au sein de la fonction publique fédérale — qui compte 319 601 employés — des centaines de milliers de Canadiens anglais unilingues font carrière.
Tout ce qu’un francoQuébécois unilingue peut espérer, c’est un poste de préposé au service à la clientèle dans un des bureaux satellites régionaux d’un ministère comme celui du Revenu ou de l’Immigration.
Bien après l’époque où il était interdit de parler français au parlement canadien, l’anglais est demeuré la langue presque exclusive du travail au sein de la fonction publique fédérale, derrière une interface ministérielle biculturelle.
Sans cette discrimination à l’embauche, un emploi sur neuf au fédéral serait détenu par un francoQuébécois unilingue puisque ce groupe forme le neuvième de la population canadienne.
Le zèle d’Ottawa à combattre la discrimination au sein des chaires de recherche universitaires, aussi louable que soit ce combat, ne concerne qu’une poignée de cas. C’est l’arbre qui cache la forêt.
Plus précisément, c’est l’arbre bienveillant à l’égard de petites minorités ethniques qui cache la forêt hostile à quatre-millions de francoQuébécois unilingues.
Le cas du ministère de l’Immigration
Le ministère fédéral de l’Immigration éprouve des difficultés sérieuses à traiter les demandes d’immigration partout au pays. Toutefois, les rares données qu’on possède suggèrent que l’immigration anglophone au Québec y est jugée prioritaire.
Par exemple, 92 % des demandes de requérants étrangers pour étudier à l’université McGill sont acceptées par Ottawa, alors que seulement la moitié des demandes sont acceptées dans le cas de l’université Laval.
De plus, en novembre dernier, Immigration Canada décidait de créer des postes unilingues anglais dans ses bureaux du Québec afin de faciliter le traitement des dossiers en anglais.
Le prétexte invoqué est la difficulté à recruter du personnel francophone. En réalité, si les portes de la fonction publique fédérale n’étaient pas fermées à quatre-millions de Québécois, Ottawa aurait moins de difficulté à recruter du personnel qui parle français.
Le racisme d’Ottawa
Notre pays s’est construit sur l’épuration ethnique des peuples autochtones qui habitaient son territoire.
Le droit autochtone canadien — qui a valeur constitutionnelle — est l’apartheid juridique au travers duquel Ottawa a exercé pendant 150 ans ses politiques génocidaires et exerce, encore aujourd’hui, sa persécution à l’égard des peuples autochtones du pays.
De nos jours, un Autochtone ne peut léguer ses biens qu’après que son testament ait été approuvé par le ministre des Affaires autochtones.
De plus, une Autochtone à qui on a dû retirer le stérilet en raison d’une infection utérine devra attendre des années avant d’en recevoir un autre car le programme d’assurance médicaments tatillon réservé exclusivement aux Autochtones estime qu’un stérilet, ça doit durer cinq ans, infection utérine ou pas.
Par ailleurs, les tribunaux canadiens sont entièrement libres de décider du montant d’un dédommagement que devrait recevoir un ‘Blanc’ qui poursuit le fédéral. Toutefois, jusqu’à tout récemment, Ottawa fixait à 40 000$ le maximum qu’on pouvait obtenir pour les sévices subis dans les pensionnats autochtones.
Le prix du fédéralisme
Selon l’ONU, les angloQuébécois ne peuvent invoquer le statut de minorité linguistique parce qu’ils ne sont que l’annexe québécoise de la majorité canadienne-anglaise. Selon les mots de l’ONU :
Quebec’s English community does not qualify for protection as a minority language group, because it forms part of the Canadian English-speaking majority.
La défense de ce groupe ethnique et le financement généreux de ses institutions servent de paravent à la colonisation anglaise du Québec par le gouvernement fédéral.
C’est ce qui explique qu’Ottawa utilise tous les prétextes :
• pour expulser des Francophones en attente de naturalisation qui s’étaient parfaitement bien intégrés à la société québécoise, et
• pour faciliter l’examen des dossiers de demandeurs anglophones par le ministère fédéral de l’Immigration.
Pour pallier cela, les moyens du Québec sont limités, particulièrement depuis que l’ethnie dominante du pays a adopté sans nous, en 1982, une camisole de force constitutionnelle destinée à invalider des pans entiers de la Loi 101.
Dans 63 % des entreprises de la métropole, tout candidat à l’embauche est refusé s’il ne parle pas l’anglais, même pour des tâches où la connaissance de cette langue n’est pas nécessaire.
Voilà pourquoi, au sein de ces entreprises, 41 % des communications internes se font en anglais, contrairement aux dispositions de la Loi 101.
D’autre part, les juges ultra-fédéralistes du Québec veulent que seuls les avocats francophones bilingues puissent accéder à la magistrature, même dans les régions du Québec où presque aucun procès ne se déroule en anglais.
Pourtant, un francoQuébécois unilingue devrait se sentir chez lui partout au Québec, comme c’est le cas d’un unilingue italien en Italie ou d’un unilingue allemand en Allemagne.
À deux reprises, par voie référendaire, le Québec a refusé de prendre en main son destin et a choisi de dépendre du bon vouloir de la majorité anglophone du pays.
Il en paie aujourd’hui le prix; une bilinguisation à outrance qui est l’étape intermédiaire vers son extinction linguistique.
Paru depuis : Rentrée ratée pour Immigration Canada (2022-08-29)
Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants. Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier et en juillet de l’an dernier, puis aux mois en 2022.
Pays
Jan’21
Juil.
Jan’22
Fév.
Mars
Avril
Pérou
1136
5753
6022
6108
6245
6284
Bulgarie
1099
2620
4510
4866
5194
5331
Bosnie-Herzég.
1249
2965
4136
4463
4761
4843
Hongrie
1002
3113
4072
4310
4579
4732
Macédoine du N.
1205
2633
3825
4053
4333
4429
Géorgie
634
1338
3484
3776
4074
4212
Croatie
968
2012
3091
3418
3716
3837
Rép. Tchèque
1093
2825
3369
3468
3601
3694
Slovaquie
412
2290
3050
3267
3391
3544
Roumanie
826
1772
3086
3159
3342
3421
Lithuanie
588
1633
2777
2967
3171
3346
Slovénie
1312
2125
2692
2826
3038
3122
Brésil
916
2430
2882
2922
3021
3067
Pologne
766
1985
2582
2791
2954
3051
Lettonie
343
1351
2467
2638
2839
3045
États-Unis
1074
1864
2537
2735
2921
3014
Chili
868
1690
2022
2051
2186
2919
Arménie
953
1522
2684
2711
2852
2898
Moldavie
746
1539
2558
2654
2794
2846
Argentine
954
2078
2558
2650
2752
2789
Colombie
850
2083
2515
2600
2682
2694
Grèce
469
1224
2015
2283
2507
2668
Trinité-et-Tobago
91
610
2050
2426
2579
2667
Italie
1235
2113
2279
2436
2570
2645
Belgique
1681
2163
2429
2490
2585
2640
Paraguay
315
1786
2289
2391
2527
2562
Russie
394
931
2121
2274
2413
2527
Ukraine
428
1205
2217
2318
2437
2495
Mexique
971
1789
2286
2335
2425
2460
Royaume-Uni
1089
1878
2174
2279
2356
2417
Tunisie
398
1262
2131
2194
2311
2354
Espagne
1087
1729
1911
2001
2135
2192
France
991
1698
1891
2005
2115
2173
Portugal
685
1682
1869
1967
2078
2124
Uruguay
55
1612
1767
1865
1999
2049
Équateur
790
1206
1867
1911
1947
1956
Estonie
180
956
1459
1534
1694
1852
Panama
935
1493
1682
1748
1826
1843
Bolivie
780
1417
1652
1757
1796
1832
Serbie
373
810
1467
1577
1761
1822
Suède
861
1436
1498
1562
1686
1796
Autriche
693
1182
1514
1554
1632
1749
Afrique du Sud
484
1016
1509
1575
1642
1651
Québec
958
1321
1379
1565
1649
1651
Iran
655
992
1538
1546
1598
1633
Costa Rica
427
909
1424
1466
1554
1605
Suisse
882
1250
1404
1466
1511
1564
Allemagne
410
1089
1340
1410
1469
1547
Namibie
80
601
1397
1519
1531
1533
Liban
240
1156
1348
1420
1491
1522
Jordanie
376
947
1010
1277
1335
1349
Irlande
453
1001
1178
1221
1294
1348
Pays-Bas
672
1033
1219
1237
1254
1279
Albanie
411
854
1120
1167
1209
1216
Eswatini
185
578
1110
1166
1178
1180
Turquie
248
584
963
1021
1103
1142
Israël
365
689
884
957
1096
1125
Botswana
18
483
1009
1064
1078
1103
Honduras
315
696
1029
1034
1055
1069
Malaisie
14
160
955
969
993
1057
Hong Kong
20
28
28
28
98
1045
Palestine
273
683
885
916
986
1008
Danemark
256
444
564
650
798
982
Jamaïque
101
360
831
893
943
968
Azerbaïdjan
262
488
814
851
917
941
Guatemala
263
507
875
889
919
936
Libye
212
457
814
859
892
913
Bahreïn
201
769
779
784
809
815
RoC*
256
518
639
711
777
799
Vietnam
0,4
0,8
331
383
407
430
Corée du Sud
17,9
39,4
110
132
159
323
Japon
27,4
117
146
149
188
223
Singapour
4,9
6,1
140
145
174
214
Taïwan
0,3
27,7
35,6
35,6
35,7
35,7
Chine
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
En mars 2022, la pandémie n’a progressé significativement qu’à Hong Kong (+947) et au Chili (+733). Dans un autre ordre de grandeur, la situation se dégrade en Corée du Sud.
En 2017, Ottawa a autorisé 64 % des demandes de permis d’études d’étudiants étrangers au Québec et 69 % des demandes pour le reste du pays.
En 2021, le taux d’acceptation était descendu à 39 % au Québec et à 53 % pour le reste du pays.
Le réseau collégial québécois a été beaucoup plus impacté par cette diminution que le réseau universitaire.
Lorsqu’on étudie attentivement les données à ce sujet, on découvre que les chances d’être acceptés sont beaucoup plus grandes dans le cas des demandes qui proviennent de pays peuplés de gens à la peau pâle, contrairement aux demandes qui proviennent de pays habités par des gens à la peau sombre ou olivâtre.
Le taux d’acceptation des demandes concernant des étudiants d’Algérie, de la République démocratique du Congo, du Togo, du Sénégal ou du Cameroun est d’environ 20 %.
Par contre, les demandes faites de France, de Grande-Bretagne ou d’Allemagne sont presque toutes acceptées.
Le ministère fédéral de l’Immigration se défend des accusations de racisme en disant que depuis mars 2018, tout est décidé par ordinateur. En effet, depuis cette date, un système informatique, appelé Chinook, a été mis en place.
En somme, dit Ottawa, je n’y suis pour rien; c’est de la faute de l’ordinateur.
Sur quels algorithmes le logiciel se base-t-il ? C’est confidentiel. Quels sont les indicateurs de risque auxquels les fonctionnaires doivent répondre pour alimenter le système ? C’est confidentiel.
Les rapports générés par Chinook et les notes de travail des agents sont détruits. Dans le dossier du requérant, seuls sont conservés les documents échangés entre lui et le ministère fédéral de l’Immigration.
Ce qui est moins confidentiel, c’est le résultat.
Il y a deux jours, Radio-Canada révélait que le pourcentage des demandes acceptées par Ottawa était de 50 % pour les étudiants étrangers à l’université Laval et de 92 % (!!!) pour ceux à l’université McGill.
Il est courant que les diplômés étrangers les plus brillants fassent une demande d’immigration à la fin de leurs études que le Canada s’empresse, à juste titre, d’accepter.
Par conséquent, on doit réaliser que les politiques migratoires fédérales sont un des nombreux moyens utilisés par Ottawa de favoriser la colonisation anglaise au Québec et nuire au rayonnement international du Québec dans la francophonie.
Le multiculturalisme est le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes. Ce que ces sociétés voient en premier lieu dans le citoyen, ce n’est pas la personne, mais son appartenance ethnique ou raciale; d’abord et avant tout, il y est vu comme le représentant plus ou moins fidèle de son ethnie.
De nos jours, partout en Amérique du Nord, les commerces qui vendent des produits russes ou ukrainiens sont la cible de menaces et de vandalisme.
Au début du mois, l’Orchestre symphonique de Montréal a annulé tous les concerts du pianiste russe Alexander Malofeev, âgé de vingt ans.
Non pas parce qu’il utiliserait ses concerts pour faire de la propagande russe (ce qu’il ne fait pas). Ni parce qu’à titre privé, il utiliserait les médias sociaux pour défendre la guerre de la Russie en Ukraine (ce qu’il ne fait pas non plus).
Non; on a annulé ses concerts parce qu’il appartient à la ‘mauvaise ethnie’, à celle qu’on veut punir pour l’inciter à renverser des dirigeants que nous n’aimons pas.
À Vancouver, ses concerts ont été annulés en raison des craintes de manifestations de la part de partisans de la culture de l’annulation.
Déjà, un peu partout au Canada, on hésite à programmer des œuvres de compositeurs russes par peur des réactions d’internautes qui, de toute manière, n’assistent jamais à ces concerts de musique classique, jugée ennuyeuse.
La culture étatique de l’annulation
Dans notre pays, la culture est un domaine de compétence constitutionnelle exclusive des provinces. Pour contourner la Canadian constitution, Ottawa utilise son pouvoir de dépenser pour régenter la vie culturelle du pays.
Ce matin, on apprend que le ministre du Patrimoine canadien — c’est le nom du ministre de la Culture au fédéral — mettra fin aux subventions et contributions versées à tous ceux qui collaborent avec des artistes liés à la Russie et à la Biélorussie.
La directive ministérielle précise : “Nous vous demandons d’examiner et d’évaluer vos programmes actuels et vos liens possibles avec des partenaires étatiques russes ou bélarusses (sic).”
Le problème, c’est qu’en Russie comme partout en Occident, les entreprises culturelles importantes sont habituellement subventionnées par l’État. Et lorsqu’elles ne le sont pas, c’est qu’elles dépendent financièrement d’oligarques amis du régime.
Hésitant à saisir les entreprises pétrolières canadiennes qui sont totalement ou partiellement la propriété de milliardaires russes, le Canada s’empresse de sévir contre des artistes, c’est-à-dire des gens qui, en Russie comme ailleurs, crèvent généralement de faim.
Se préparer à la guerre contre la Russie
Dans les années 1930, c’est seulement après qu’on ait fait disparaitre l’art ‘dégénéré’ juif des bibliothèques, des musées et des salles de spectacles allemands, qu’on a pu entreprendre la Solution finale; éradiquer les Juifs de la surface du globe.
Car la première étape de toute guerre, c’est la propagande haineuse; il faut diaboliser l’ennemi afin de supprimer toute hésitation à le tuer.
Voilà pourquoi toute campagne de détestation à l’égard d’un pays est le signe prémonitoire d’une guerre.
Après une première course à l’armement déclenchée par l’Otan en 2014, cette organisation de coopération militaire en débute une deuxième à la faveur de la guerre russo-ukrainienne.
Pourtant, la puissance militaire de l’Otan est déjà douze à quinze fois supérieure à la puissance militaire russe. Du coup, le risque de voir la Russie déclarer la guerre à l’Occident est nul à court et à moyen terme.
Par ailleurs, l’Histoire nous enseigne que la rivalité entre deux puissances hégémoniques les conduit inéluctablement à la guerre, déclenchée par celle qui croit avoir plus de chances de l’emporter.
C’est seulement à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale que la France et l’Allemagne ont découvert le moyen efficace de prévenir leurs conflits; par l’intégration économique.
Au contraire, en s’engageant à couper à moyen terme toutes les relations économiques avec la Russie, on s’assure qu’une guerre qui aurait lieu à partir de ce moment-là entrainerait le moins possible d’inconvénients pour nous.
Et en supprimant l’exposition des populations occidentales à la culture russe, on prépare leur consentement à une telle guerre qui, dans leur esprit, tuerait un peuple qui ne mérite pas d’exister.
À l’exclusion des belligérants, les pays qui ont recours ces jours-ci à la rhétorique la plus violente sont les pays anglo-saxons.
Cela n’est pas surprenant; le multiculturalisme, idéologie officielle de ces pays, facilite le racisme et l’intolérance ethnique puisque leur vision du monde passe par le prisme de la race et de l’ethnie.
Au cours de la deuxième vague de la pandémie au Covid-19, plus précisément à l’automne 2020, des chercheurs ont trouvé au Québec un nouveau variant, unique au monde.
Son séquençage génétique a révélé qu’il descendait du variant B.1.160, détecté en France quelques mois plus tôt.
En comparaison avec ce dernier, le variant québécois se distinguait par au moins sept mutations additionnelles.
Il n’eut pas le temps de contaminer un grand nombre de personnes puisqu’il fut bientôt supplanté par le variant Alpha (B.1.1.7), découvert en Grande-Bretagne.
La Santé publique du Québec — qui connaissait l’existence du variant québécois — n’a pas cru bon de le signaler à l’Organisation mondiale de la Santé et a maintenu secrète sa découverte pendant un an et demi. Voilà pourquoi ce variant ne possède pas de nom officiel.
Puisque tout cela est une vieille histoire, pourquoi en parler maintenant ?
Selon la Santé publique, la cinquième vague aurait été causée par l’Omicron. Comme ce fut le cas ailleurs à travers le monde.
En quelques jours, en décembre dernier, notre Omicron présumé a remplacé le Delta comme principal agent infectieux au Québec.
Il a déjà infecté deux-millions de Québécois, soit le double en quatre mois de ce qu’ont fait tous les autres membres de la famille covidienne réunis en deux ans.
Quant à sa virulence, elle est incontestable.
Il a causé au Québec trois fois plus de morts (2 772) que les troisième (599) et quatrième (325) vagues réunies.
Et cela, en quatre fois moins de temps. En somme, il fut douze fois plus mortel que le variant ‘britannique’ et le variant Delta qui, respectivement, causèrent la troisième et la quatrième vague.
S’il fut plus mortel, ce n’est pas en raison d’un taux de mortalité plus élevé; c’est à cause de la contamination massive de la population québécoise, soit une personne sur quatre en cent-vingt jours.
Au contraire, en Afrique du Sud, l’Omicron (le vrai) causa beaucoup moins de morts que n’importe laquelle des vagues antérieures.
D’où la question : est-il possible que la Santé publique nous mente de nouveau et qu’elle ait caché l’existence d’un deuxième variant québécois ?
En supprimant ces jours-ci presque toutes les mesures sanitaires alors que celui-ci court toujours, on maintient une contagion résiduelle qui fait office de pouponnière à mutants.
En d’autres mots, l’agent causal de la cinquième vague au Québec aura toutes les occasions d’accumuler d’autres mutations et possiblement, de réapparaitre cet automne, au moment des élections, plus dangereux que jamais…
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya (photos corrigées en post-traitement)
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
3e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.
Hier à la cérémonie de remise des Oscars, en réaction à une ‘plaisanterie’ de l’humoriste Chris Rock, l’acteur Will Smith est monté sur scène pour gifler violemment l’humoriste.
Ce dernier venait de faire une allusion déplacée au sujet de l’alopécie de la conjointe de l’acteur.
Puisqu’on ne choisit pas d’avoir des défauts anatomiques, ce n’est jamais une bonne idée de rire des défauts physiques des autres. Qu’on s’appelle Mike Ward ou Chris Rock, c’est pareil.
Quelques instants plus tard, en recevant l’Oscar du meilleur acteur masculin, Will Smith en profitait pour se justifier et expliquer, en larmes, que sa réaction a été dictée par l’amour et son désir de défendre sa conjointe.
De leur côté, les relationnistes de l’Académie des Oscars se sont empressés de publier un communiqué déclarant que l’institution ne tolère aucune forme de violence puisque cela est contraire à ses valeurs.
Ce qui est excellent. On présume donc que l’Académie se propose d’exclure de ses différentes catégories, tous les films de guerre, les westerns et les films de superhéros, pour se concentrer sur le 2 % de films américains qui restent…
En cherchant à comprendre l’accès de colère de Will Smith, je lis ce matin que l’acteur a grandi dans un milieu familial où régnait la violence.
J’en étais presque rendu à l’excuser quand je me suis posé la question : si Will Smith était ‘Blanc’, comment aurait réagi l’Amérique de le voir punir violemment un ‘Noir’ devant des millions de spectateurs à travers le monde ?
Devant le tribunal de l’opinion publique, jugerait-on recevable une défense basée sur une enfance marquée par la violence conjugale ou le trait de caractère hérité d’un ancêtre ‘Blanc’ qui avait l’habitude de battre ses esclaves ?
Sur les médias sociaux, certains saluent le courage du mâle alpha qui protège sa conjointe d’un autre mâle.
Personnellement, je trouve qu’un acteur oscarisé doit donner l’exemple et éviter de régler ses comptes publiquement comme le ferait un voyou de ruelle.
Entre 1978 et 1981, le gouvernement de René Lévesque dotait le Québec d’une politique de développement culturel axé sur la notion de ‘convergence culturelle’.
Cette politique définit la culture comme « un ensemble de manières de vivre qui répondent aux principaux besoins d’une collectivité. Celle-ci communique son empreinte à ce qui fait sa vie, qu’il s’agisse [du style architectural] de ses maisons, des nuances de sa langue, de la subtilité de ses lois et de sa jurisprudence, du génie de sa peinture ou des accents de son discours moral ou religieux.»
D’un côté, l’assimilation exige que les néoQuébécois renoncent à ce qu’ils sont. À l’opposé, le multiculturalisme exacerbe le tribalisme ethnique et racial. La convergence culturelle se situe entre ces deux extrêmes.
Elle est à la fois une communion à une langue nationale — le français — et une invitation à vivre en symbiose avec la culture d’ici, voire à l’enrichir de sa propre contribution.
La convergence culturelle pérennise le statut démographique majoritaire des locuteurs francophones au Québec et fait du métissage culturel, un moyen d’enrichissement de la culture nationale.
Pour caricaturer, le multiculturalisme, c’est Serge Fiori (ce Montréalais né d’un père italien) qui chante O’sole mio : la convergence culturelle, c’est Serge Fiori qui chante les chansons d’Harmonium.
Parce que les chansons d’Harmonium, ce ne sont ni de la musique italienne ni du néo-trad québécois : c’est de la culture québécoise moderne.
Dès le départ, notre culture fut un métissage des cultures française et autochtone, une hybridation rendue nécessaire par l’adaptation au territoire.
C’est ainsi que les armes à feu apportées par les colons français permettaient aux Autochtones de chasser plus efficacement alors que les canots et les raquettes autochtones permettaient aux coureurs des bois de parcourir plus facilement le territoire en vue d’y faire le commerce de la fourrure.
Même réciproque, la convergence demeure une adaptation asymétrique; elle exige que les néoQuébécois fassent des efforts d’adaptation culturelle plus grands que ceux consentis par la société d’accueil.
Au-delà de cette réserve, le principal défaut de la convergence culturelle, c’est qu’il n’est pas pertinent à tous les peuples du Québec.
Par exemple, l’intégration des immigrants n’est pas un problème pour les treize peuples autochtones du Québec. Par exemple, à peu près personne ne choisit d’émigrer de manière permanente au Nunavik.
Quant au peuple angloQuébécois, il paie le prix du multiculturalisme qu’il préfère; même si la majorité des néoQuébécois choisissent de s’assimiler à lui, sa croissance démographique est freinée par l’exode de ses membres qui partent ailleurs, n’éprouvant qu’un faible sentiment d’appartenance pour lui.
Du coup, ses institutions culturelles ne survivent que grâce au respirateur artificiel d’Ottawa.
En somme, la convergence culturelle n’est pertinente que pour le peuple francoQuébécois.
D’où la question : pourquoi la convergence culturelle devrait-elle être une politique nationale si elle ne concerne qu’un des quinze peuples qui habitent le territoire du Québec ?
C’est que, pour le Québec, ce peuple n’est pas un groupe ethnique parmi d’autres, comme ce à quoi voudrait l’astreindre le multiculturalisme canadien.
En raison du lien consubstantiel qui unit la langue française à la culture québécoise, et dans la mesure où l’identité québécoise n’a de sens qu’en raison de l’existence du peuple francoQuébécois, il est normal que l’État québécois fasse de la convergence la pierre d’assise de sa politique culturelle et s’assure ainsi que le français demeurera le principal véhicule de la culture d’ici.
Bref, dans le combat existentiel qui est le nôtre depuis des siècles, la convergence culturelle est un des meilleurs moyens d’assurer la pérennité de la culture française au Québec et de préserver le caractère unique du Québec dans le monde.
Le président américain a menacé hier Vladimir Poutine de représailles si ce dernier devait utiliser des armes chimiques contre le peuple ukrainien, précisant que « la nature de la réponse dépendra de la nature de cette utilisation.»
Rappel historique
La dernière fois qu’un président américain a fait une telle menace, c’était en 2012.
Barack Obama avait alors laissé entendre (sans le dire explicitement) que les États-Unis pourraient officiellement entrer en guerre contre la Syrie si son président, Bachar al-Assad, utilisait une fois de plus des armes chimiques contre son propre peuple.
En dépit de cela, quelques mois plus tard, une attaque chimique importante eut lieu en mars 2013 à Kan al-Assad, aussitôt imputée à Bachar al-Assad et condamnée par tous les pays occidentaux.
L’enquête de l’Onu effectuée sur place a conclu qu’elle avait commise par les rebelles et non par les forces gouvernementales syriennes.
Les enquêteurs de l’Onu s’étaient notamment basés sur la trace de l’impact de l’obus au sol pour déterminer qu’il avait été tiré de positions rebelles. Ces rebelles étaient affiliés à Al-Qaida.
En somme, les mercenaires étrangers à la solde de l’Arabie saoudite et du Qatar ont volontairement mis en scène une attaque chimique afin de forcer la main du président américain pour que les États-Unis entrent en guerre contre le régime de Bachar al-Assad.
La menace, version II
En menaçant Vladimir Poutine, le président américain s’adresse à plusieurs auditoires au premier rang desquels, son homologue russe.
De plus, aux yeux des peuples occidentaux, il se présente comme le protecteur du peuple ukrainien. Si effectivement aucune arme chimique ne devait être utilisée d’ici la fin de la guerre, il pourra soutenir que c’est grâce à lui… même si cela n’avait jamais été l’intention de Poutine.
Malheureusement, cette menace augmente (et non réduit) les risques que des armes chimiques soient utilisées.
En Ukraine, comme dans tous les pays du monde, il y a des organisations criminelles. Or la guerre perturbe leurs activités.
Qui fréquente les bordels quand les bombes pleuvent ? Qui participe à des paris clandestins quand toute la population se réfugie aux abris ? Qui se présente là où on vend habituellement de la drogue quand les balles sifflent de partout ?
Le président américain envoie donc un message à la pègre ukrainienne; il lui promet d’accélérer le retour au bon vieux temps si elle met en scène une attaque chimique incriminant la Russie.
Complément de lecture : L’engrenage ukrainien
Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.