La sculpture ‘Révolutions’ en infrarouge rose bonbon

25 mai 2022
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

En 2016, j’ai eu l’occasion de vous présenter Révolutions du sculpteur montréalais Michel de Broin. Cette sculpture s’inspire des escaliers extérieurs en colimaçon, typiques de la ville.

Depuis un an, je me doute que cette sculpture serait mieux rendue en infrarouge rose bonbon. Au fil des mois, j’en ai pris quelques photos, jamais tout à fait à mon gout.

Ce matin, sur mon trajet vers le parc Westmount (dont je vous reparlerai), la météo était idéale. Et j’ai pu enfin prendre une photo qui me plait.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet — 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

2 commentaires

| Culture, Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada, Sculpture | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des tulipes en mai 2022 – Série No 3

23 mai 2022





 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/6400 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e  photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
3e  photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Mer Noire : vers une Troisième Guerre mondiale ?

22 mai 2022


 
Introduction

Les guerres entre deux belligérants sont toujours des occasions d’affaires pour des pays tiers.

Afin de ne pas être considérés comme des cobelligérants, les pays fournisseurs évitent de faire en sorte que leurs soldats à eux soient directement impliqués dans les opérations.

L’exemple afghan

De 1979 à 1989, la première phase de la guerre en Afghanistan opposa les Moudjahidines — en gros, les ‘ancêtres’ des Talibans — soutenus par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Pakistan et l’Arabie saoudite, au régime communiste afghan soutenu par l’URSS.

Pour les Américains, il s’agissait d’attirer l’URSS dans un piège similaire à celui dans lequel les États-Unis étaient tombés au Vietnam; faire de cette guerre un gouffre financier qui affaiblit l’envahisseur.

Débutée sous le président Jimmy Carter et renforcée sous Reagan, cette stratégie fonctionna tellement bien qu’elle entraina en 1991 l’effondrement de l’URSS. Le facteur déclenchant fut la révolte du Mouvement Solidarité en Pologne. Mais la cause profonde fut l’implication militaire ruineuse de la Russie en Afghanistan.

Tout cela est admis publiquement aujourd’hui. Mais à l’époque, l’appui de la CIA à la guérilla afghane était ultrasecrète. Par exemple, les armes fournies par les États-Unis étaient principalement de modèle soviétique (achetées de Chine, d’Égypte et de pays de l’Est) afin de ne pas prouver l’implication des États-Unis.

Pour les Américains, le cout annuel de l’opération passa d’environ 25 millions de dollars en 1980 à 630 millions en 1987, pour un cout total compris entre trois et vingt-milliards de dollars.

La guerre russo-ukrainienne

Après avoir décrété un blocus financier contre la Russie, les États-Unis ont officiellement offert une aide militaire de quarante-milliards de dollars à l’Ukraine.

L’armement américain n’est pas acheminé directement, mais passe par des pays de l’Otan limitrophes de l’Ukraine.

De plus, même si c’est un secret de Polichinelle, les États-Unis nient fournir à l’Ukraine des données de géolocalisation destinées à suivre à la trace des troupes russes au sol. Ce qui permet aux Ukrainiens de monter des opérations militaires d’une redoutable précision.

Toutefois, jusqu’ici, l’Otan a soigneusement évité que des militaires de l’alliance atlantique participent sur le terrain à des opérations aux côtés des forces ukrainiennes.

De manière à éviter un casus belli, c’est-à-dire à un incident justifiant une déclaration de guerre. Comme ce fut le cas en 1914 lors de l’attentat de l’héritier de l’Empire austro-hongrois à Sarajevo.

Ce fait divers entraina l’entrée en guerre de presque tous les pays européens. Et ce, en raison de tout un réseau d’alliances militaires qui, tel un jeu de dominos, les fit entrer en guerre les uns contre les autres.

La prudence de l’Otan jusqu’ici tire à sa fin puisque l’alliance atlantique a décidé de déployer des navires de guerre en mer Noire. Ce qui augmente considérablement le risque de déclenchement d’une Troisième Guerre mondiale.

La mer Noire et l’ordre mondial

On estime que 12 % de toutes les calories alimentaires sur Terre — blé, orge, betterave sucrière, pommes de terre, soja, maïs, huile de tournesol, etc.— sont produites à partir des sols fertiles d’Ukraine et de Russie.

L’agriculture russe n’est pas affectée par la guerre. Il en est autrement en Ukraine, un pays qui importe ses engrais chimiques de Russie.

Non seulement la mobilisation générale en Ukraine diminue d’autant la main-d’œuvre agricole et compromet les récoltes à venir, mais le blocus maritime de la Russie en mer Noire empêche l’Ukraine d’écouler ses réserves de grains récolés antérieurement.

C’est par les ports d’Odessa (en mer Noire) et de Marioupol (en mer d’Azov) que l’Ukraine exportait une bonne partie de ses produits agricoles et de sa production industrielle.

Leur importance s’est accrue depuis la perte de la Crimée, où se trouvait environ le tiers des terminaux de conteneurs du pays.

L’Ukraine exportait cinq-millions de tonnes de céréales par mois avant la guerre. Elle n’en exportait plus que 200 000 tonnes en mars 2022, puis 1,1 million de tonnes le mois dernier. C’est par bateau que l’Ukraine exporte 90 % de ses céréales.

Ce pays ne peut pas les exporter autrement parce que les chemins de fer en Ukraine — tout comme ceux en Finlande, ancien duché russe — ont un écartement différent du standard occidental. Ce qui signifie qu’aux frontières vers l’Europe, on doit transborder le grain dans des trains différents.

D’autre part, lorsque les navires de guerre russes confisquent le blé que l’Ukraine tente d’exporter d’Odessa, et lorsque l’armée russe vide les silos de céréales des villes ukrainiennes conquises, ce n’est pas parce que la Russie craint de ne pouvoir nourrir sa propre population; c’est pour servir de monnaie d’échange avec les pays sous-développés qui, privés des produits alimentaires ukrainiens, pourraient connaitre des famines, des révoltes et probablement des renversements de gouvernement.

En somme, le blocus maritime de la Russie en mer Noire compromet l’ordre mondial.

C’est ce qui explique que la croisade américaine contre la Russie a suscité l’adhésion des pays riches d’Occident, mais a été accueillie très froidement ailleurs.

Transformer la mer Noire en poudrière

Le désir de l’Otan de faire lever ce blocus et de protéger l’ordre mondial est donc parfaitement légitime.

On peut y arriver par deux moyens.

Le moyen le plus sage aurait été d’utiliser des moyens diplomatiques pour faire cesser cette guerre.

Ce qui signifie enlever à la Russie sa motivation principale à la déclencher, soit la crainte que l’Ukraine se dote de missiles nucléaires dirigés contre Moscou.

Le texte ‘L’engrenage ukrainien’ explique les mécanismes qui ont conduit à la guerre russo-ukrainienne.

En résumé, de la même manière que la décision cubaine de se doter de missiles hostiles envers les États-Unis a déclenché la guerre des missiles de 1962, l’adoption en septembre 2020 de la stratégie ukrainienne de sécurité nationale qui prévoyait le développement d’un partenariat en vue de l’adhésion de ce pays à l’Otan est la cause directe de la guerre avec la Russie.

Signalons que la guerre russo-géorgienne a cessé quand la Géorgie a renoncé à son intention d’adhérer à l’Otan.

Apparemment, les États-Unis ont choisi une stratégie beaucoup plus risquée; s’attaquer au blocus maritime russe.

Depuis des années, l’Otan se livre à des exercices militaires dans les eaux territoriales des trois pays membres qui bordent la mer Noire : la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie.

Ces jours-ci, des navires de l’Otan se trouvent stationnés à la base roumaine de Constanța — à 150 km des frontières ukrainiennes — où des soldats alliés se préparent à un conflit direct avec la Russie.

Afin de casser le blocus maritime russe, les États-Unis veulent fournir aux Ukrainiens certains des plus puissants missiles antinavires.

Or ceux-ci ne peuvent être tirés du rivage. En d’autres mots, ils doivent être lancés à partir de navires ukrainiens.

De plus, il ne s’agit pas d’un équipement qu’on peut expédier accompagné d’un manuel d’instruction; des techniciens américains devront installer eux-mêmes ces missiles à bord des navires ukrainiens.

En supposant que les États-Unis prennent soin de faire en sorte que l’installation se fasse en Roumanie, le chemin que devront emprunter les navires ukrainiens pour s’y rendre sera surveillé par les sous-marins russes.

Puisque la Roumanie et l’Ukraine sont des pays limitrophes, si une erreur de géolocalisation amène un sous-marin russe à torpiller un de ces navires dans les eaux territoriales de la Roumanie, nous sommes alors en présence d’un casus belli, susceptible donc de déclencher une guerre mondiale.

Pour parler simplement, quand un couple est en train de se quereller, ce n’est pas le temps d’aller jouer aux cartes à côté d’eux; on risque de recevoir une taloche par mégarde.

Conclusion

Ceux qui croient que nous sommes déjà entrés dans une nouvelle guerre mondiale ne savent pas de quoi ils parlent.

Une Troisième guerre mondiale, c’est une guerre russo-ukrainienne sur les stéroïdes. La Deuxième Guerre mondiale s’est soldée par la mort 70 millions de personnes. En Ukraine, nous en sommes très loin.

Depuis 1945, plusieurs pays se sont dotés de l’arme nucléaire.

On peut estimer qu’une Troisième Guerre mondiale pourrait amener l’espèce humaine au bord de l’extinction, non seulement en raison des pertes occasionnées par l’explosion de milliers d’ogives nucléaires, mais également à cause de l’augmentation des cas de cancer là où la radioactivité rendrait certains territoires impropres à la vie humaine.

Bref, que vaut la Démocratie si les gens qu’on élit laissent aux va-t-en-guerre de l’Otan toute la liberté de nous entrainer en guerre sans que nous ayons un seul mot à dire ?

Références :
Aide de Washington à l’Ukraine : l’industrie militaire américaine craint la surchauffe
Attentat de Sarajevo
Briefing militaire: l’Ukraine cherche un moyen de briser le blocus russe de la mer Noire
Exclusive: U.S. aims to arm Ukraine with advanced anti-ship missiles to fight Russian blockade
Face à la Russie, la mer Noire reste le “maillon faible” de l’Otan
Guerre en Ukraine : quand les États-Unis dégainent l’arme du renseignement militaire
L’OTAN se tient prêt à une attaque de la Russie avec des exercices dans la Mer Noire
Ports de la mer Noire bloqués : Washington accuse Moscou d’utiliser la faim comme une arme
Programme afghan
Qu’est-ce que le système financier SWIFT?
Un deuxième navire canadien déployé dans le cadre d’une mission d’appui à l’OTAN

Parus depuis :
Russian fighter jet ‘released missile’ near RAF plane due to malfunction, MPs hear (2022-10-20)
Attaque de navires en Crimée : Moscou blâme Londres et évoque l’implication d’Ottawa (2022-10-30)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| Géopolitique, Guerre russo-ukrainienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des tulipes en mai 2022 – Série No 2

21 mai 2022





 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/6400 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e  photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/6400 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des tulipes de mai 2022 – Série No 1

20 mai 2022





 
Lourd de 840g, l’objectif Helios 85mm possède la caractéristique de donner beaucoup de personnalité au bokeh, c’est-à-dire au flou d’arrière-plan qui met en valeur le sujet principal.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/6400 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e  photo : 1/5000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La loi 96 et l’atteinte aux droits imaginaires des angloQuébécois

20 mai 2022

Introduction

Le doyen de la faculté de droit de l’université McGill a fait paraitre aujourd’hui un texte qui accuse la loi 96 (en voie d’adoption) de comporter des effets néfastes sur l’administration de la justice et sur les droits et libertés fondamentaux.

J’ai eu l’occasion de critiquer sévèrement cette loi insuffisante, à mon avis, à réellement protéger le français au Québec.

Toutefois, je me limiterai ici aux reproches de Me Leckey qui, au contraire, la juge excessive.

La ‘menace’ au bilinguisme judiciaire

On ne doit pas confondre le bilinguisme de la magistrature avec le droit d’être jugé dans sa langue.

Étendu à l’ensemble de la magistrature québécoise, le bilinguisme quasi obligatoire des magistrats est une solution de facilité à un problème qui n’existe pas.

Tous les angloQuébécois peuvent obtenir un procès dans leur langue. Ce qui ne signifie pas que tous les juges du Québec doivent être bilingues au cas où ils auraient à entendre une cause en anglais.

Pas plus qu’il n’est nécessaire que tous les employés des commerces de Saint-Côme soient bilingues au cas où un touriste américain se présenterait dans ce village où 100 % de la population est francophone.

Pour garantir le droit incontestable des angloQuébécois d’être jugés dans leur langue, il faut suffisamment de juges aptes à les juger dans chacune des régions administratives du Québec.

Or, depuis trois décennies, on a généralisé l’obligation d’être bilingue pour accéder à la magistrature. Rarissime voilà trente ans, cette obligation s’est imposée progressivement jusqu’à s’appliquer à plus des deux tiers des concours de 2010 à 2020.

Non seulement cette bilinguisation à outrance est-elle illégale en vertu de la Loi 101, mais elle représente une discrimination à l’embauche exercée contre les avocats québécois dont la maitrise de l’anglais est imparfaite.

Lorsqu’une personne est accusée d’un crime ou d’un méfait, elle devrait avoir le droit de choisir la langue de son procès. Et le devoir des responsables de l’administration de la justice, c’est de confier ce procès à un magistrat capable d’accomplir cette tâche.

Or le droit d’être jugé dans sa langue implique que la décision du tribunal doit également être rendue dans la langue de l’accusé.

Celui-ci, surtout s’il perd sa cause, doit comprendre pourquoi il est condamné. Peut-on lui garantir une justice équitable lorsqu’il lui est facile d’imaginer que le tribunal n’a pas très bien compris la preuve présentée devant lui ?

La crédibilité du système juridique exige le respect de ce droit fondamental. Lorsque les deux parties parlent une langue différente, la primauté devrait aller à celle de l’accusé.

Au Québec, il n’arrive jamais qu’un angloQuébécois soit jugé dans une autre langue que la sienne. Quand cela arrive, l’accusé est toujours un locuteur francophone.

En effet, ce qu’on voit plutôt, ce sont des juges nommés par le fédéral incapables de rendre des jugements en français.

Et quand l’avocat de la défense proteste, il est condamné par son ordre professionnel pour refus de soutenir l’autorité des tribunaux.

Bref, lorsque Me Leckey insinue que le droit d’être jugé dans sa langue est mis en péril par la loi 96, il induit ses lecteurs en erreur. Ce droit était respecté avant l’adoption de cette loi et il continuera de l’être après.

Le problème est ailleurs.

L’indépendance du processus d’accession à la magistrature

La Commission Bastarache a révélé que pendant des années, le critère premier pour accéder à la magistrature québécoise fut non pas la compétence, mais l’allégeance politique.

Un bon candidat était celui qui avait contribué à la caisse électorale du Parti libéral du Québec, qui avait sollicité des fonds ou effectué du bénévolat pour lui lors des campagnes électorales.

Cette pratique, instituée sous le régime libéral corrompu de Jean Charest, a cessé lorsque ce dernier a été chassé du pouvoir en 2012.

Depuis la réforme établie par le Parti québécois, le processus de sélection des candidats à la magistrature est délégué à la profession juridique elle-même.

À l’issue de ce processus, celle-ci dresse la liste des candidats à nommer, fait part de ses préférences au Procureur général (c’est-à-dire le ministre de la Justice) qui, en retour, transmet cette liste au Conseil des ministres pour adoption.

Malheureusement, les instances juridiques qui avaient jusqu’ici le privilège exclusif de dresser cette liste ont abusé de ce privilège.

Par exemple, lorsque la juge en chef de la Cour du Québec et le Barreau transmettent au ministre une liste majoritairement composée d’avocats bilingues, ce n’est pas eux qui violent la Loi 101 puisque leur rôle est, techniquement parlant, purement consultatif.

Ce qu’ils font, c’est compromettre le Conseil des ministres en l’obligeant à violer la loi.

Ce qu’instaure la loi 96, c’est un mécanisme supplémentaire qui vise à s’assurer que tous les moyens raisonnables ont été pris pour éviter d’imposer l’exigence du bilinguisme lorsque cela n’est pas nécessaire.

À cette fin, le ministre de la Justice consultera le ministre responsable de l’application de la Loi 101. Actuellement, ces deux postes sont cumulés par la même personne. Mais cela ne sera pas toujours le cas.

Bref, ce nouveau mécanisme n’a aucun rapport avec une violation de droits fondamentaux. C’est simplement la fin d’un pouvoir dont la profession juridique a abusé.

La ‘preuve’ que la Loi 101 viole des droits fondamentaux

Au sujet de la francisation des entreprises employant de 25 à 49 personnes, le doyen de la faculté de droit de McGill prédit :

‘…toute enquête menée par le gouvernement concernant le respect des obligations linguistiques des entreprises sera conduite nonobstant le droit de chacun à la protection contre les fouilles, les perquisitions et les saisies abusives, pourtant consacré dans les deux chartes canadienne et québécoise.

Le doyen de McGill s’inquiète de voir surgir de tels abus puisque la loi qui prescrit l’élargissement de la Loi 101 aux entreprises de 25 à 49 employés le fait en invoquant la clause dérogatoire de la constitution.

Fondamentalement, la loi 96 l’invoque en raison du manque total de confiance du législateur québécois envers la magistrature canadienne quant aux moyens qu’il peut prendre pour assurer la pérennité du français au Québec.

Le Québec n’a pas oublié que la Canadian Constitution de 1982 est essentiellement une camisole de force supra législative adoptée par l’ethnie dominante du pays qui visait, entre autres, à contrer des dispositions majeures de la Loi 101. Voilà pourquoi la magistrature canadienne n’a pas cessé depuis d’invalider des pans entiers de cette loi.

Si on veut éviter que la loi 96 connaisse le même sort, il est nécessaire d’invoquer cette clause dérogatoire.

Le danger hypothétique et insignifiant de perquisitions abusives auprès de petites entreprises est un argument qui ne fait pas le poids face au droit collectif d’assurer la survie du français au Québec.

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
Doit-on interdire l’accès à la magistrature aux avocats québécois unilingues français ?
Être condamné dans une langue qu’on ne comprend pas
Le défilé des Rhodésiens
Loi 96 : une atteinte à la justice et aux droits fondamentaux
Multiplication des postes de juges bilingues depuis 15 ans au Québec
Quatre-millions de Québécois victimes de discrimination à l’embauche

Postscriptum : Le present texte a été modifié depuis sa publication; les cinq derniers paragraphes datent du 28 septembre suivant.

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Anglicisation du Québec, Langue française, Politique québécoise | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des magnolias blancs

19 mai 2022
Magnolia ‘Wildcat’
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Magnolia de Lœbner ‘Spring Show’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs, Nature | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les aberrations optiques

17 mai 2022
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les anormalités créées par les objectifs photographiques sont appelées aberrations. Elles peuvent être optiques ou chromatiques.

Les aberrations optiques prennent plusieurs aspects.

Il y a d’abord le vignettage. Celui-ci est un assombrissement des bords de la photo.

Lorsqu’il s’impose involontairement au photographe, c’est un défaut. Un défaut qui est habituellement prévenu par les fabricants d’objectif ou, à défaut, qu’on corrige en post-traitement.

Mais il arrive souvent qu’un photographe ajoute volontairement du vignettage en post-traitement afin d’attirer l’attention sur le sujet central de sa photo.

Les trainées de lumière qui rayonnent de la source lumineuse sont également des aberrations optiques, souvent jugées intéressantes.

Sur les photos nocturnes, la lumière émise par les lampadaires urbains peut adopter la forme d’une étoile lorsqu’on diminue l’ouverture du diaphragme de l’appareil photo, notamment lorsqu’il est formé d’un nombre impair de lamelles.

D’autres fois, l’aberration optique prend la forme d’un halo ou de traits de lumière qui encerclent la source lumineuse.

Au cinéma, lorsqu’on utilise une lentille anamorphique (qui comprime horizontalement l’image), celle-ci possède la caractéristique de laisser souvent un reflet bleuté horizontal qui traverse toute l’image au niveau de la source lumineuse lorsque la scène filmée est sombre.

Les taches de lumière colorée (comme au bas de la photo ci-dessus) sont d’autres reflets, rencontrés plus souvent lorsqu’on utilise des grand-angulaires. Cela s’explique par la courbure de la lentille située à la partie antérieure de l’objectif.

Lorsqu’il y a plusieurs de ces taches, il arrive qu’elles se suivent à la queue-leu-leu, augmentant de taille au fur et à mesure qu’elles s’éloignent de la source lumineuse.

Non représenté dans la photo ci-dessus, le moiré est une dernière forme d’aberration optique, rencontré dans les photos où on peut voir une série contrastée de minces lignes parallèles.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif Laowa C&D-Dreamer 7,5mm F/2,0 + filtre vert jaunâtre Grün + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C Hoya — 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 7,5 mm (photo très retouchée en post-traitement)

Laissez un commentaire »

| Photographie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le défilé des Rhodésiens

15 mai 2022
Collège Dawson

Hier, ces centaines de jeunes angloQuébécois se sont réunis au Collège Dawson pour ensuite défiler dans les rues de Montréal. Et ce, afin de protester contre le projet de loi 96.

Celui-ci vise à combattre — trop timidement, à mon avis — l’anglicisation du Québec.

Selon Radio-Canada, la mesure qui irrite le plus les protestataires est l’obligation de suivre trois cours totalisant 135 heures d’enseignement du français.

Sous les cris de ‘My education, my choice’ (ce qui se traduit par ‘Ma formation scolaire, mon choix’), ces jeunes sont insultés à l’idée qu’on puisse les obliger à apprendre la langue des N… blancs d’Amérique (pour paraphraser Pierre Vallières).

Aux yeux de ces jeunes Rhodésiens, l’obligation d’apprendre un peu de français n’est de moins que du ‘racisme’.

Voilà pourquoi ils comptent demander à l’Onu d’accorder officiellement le statut de minorité ethnique aux angloQuébécois.

Malheureusement pour eux, l’Onu a déjà statué à ce sujet à l’occasion d’une décision rendue en français en 1993.

Selon cette décision, les angloQuébécois ne peuvent être reconnus comme une minorité linguistique parce qu’ils ne sont que l’annexe québécoise de la majorité canadienne-anglaise.

Voici les mots de l’Onu (traduits ici pour ceux qui ne comprennent pas le français) :

Quebec’s English community does not qualify for protection as a minority language group, because it forms part of the Canadian English-speaking majority.

Les angloQuébécois ont l’illusion d’être une minorité ethnique parce que toute leur vie, c’est ce que leur a répété la propagande d’Ottawa.

Les politiques fédérales destinées à protéger les minorités ethniques du pays feignent de ne pas voir l’éléphant dans la pièce; le peuple francoquébécois est, de loin, la principale minorité ethnique du Canada.

Au sein de l’océan anglophone qu’est l’Amérique du Nord, c’est la langue française qui est menacée au Québec. Et non l’anglais.

La camisole de force constitutionnelle adoptée en 1982 par l’ethnie dominante du pays sans nous est le carcan qui vise à priver le Québec des moyens juridiques qui lui permettraient de s’opposer à son anglicisation.

Et par le biais du financement généreux des institutions angloquébécoises, Ottawa assure la marche conquérante de la langue anglaise chez nous.

À deux reprises, par voie référendaire, le Québec a refusé de prendre en main son destin et a choisi de dépendre du bon vouloir de la majorité anglophone du pays.

Il en paie aujourd’hui le prix; une bilinguisation à outrance qui est l’étape intermédiaire vers son extinction linguistique.

Le message de ces jeunes angloQuébécois est clair; si vous voulez protéger la langue française au Québec, il faudra nous passer sur le corps.

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
Décision de l’ONU sur la Loi 178
Des centaines de personnes manifestent contre le projet de loi 96
Enseigner le français en terrain hostile au temps de la loi 96
Projet de loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français
Québec imposera trois cours de français aux élèves anglophones dès 2024

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20 mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya — 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

Un commentaire

| 2018-202X (années Legault), Anglicisation du Québec, le prix du fédéralisme, Politique québécoise | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quatre, en chiffres romains

14 mai 2022

À l’époque de l’Empire romain, on représentait indistinctement le chiffre quatre par IIII ou par IV. Toutefois, vers la fin du Moyen-Âge, la deuxième graphie était devenue plus courante que la première.


 
Au contraire, en horlogerie, lorsque les heures sont en chiffres romains, quatre est presque toujours représenté par IIII.

Cela se justifie pour deux raisons.

La première est esthétique; lorsque quatre s’écrit IIII, il fait équilibre avec le huit (VIII) situé du côté opposé du cadran.



 
Deuxièmement, sur le cadran d’une montre ou d’une horloge, 4 et 6 sont toujours écrits à l’envers. Si on les représentent respectivement par IV et VI, il est alors très facile de les confondre.

Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 — 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet — 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e  photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 — 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 73 mm

3 commentaires

| Histoire, Infrarouge couleur, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :