Le vélo elliptique mobile (ou d’extérieur)

1 septembre 2019

Introduction

Le vélo elliptique est un appareil qui reproduit le mouvement de la course, mais sans impact au sol, c’est-à-dire sans que les pieds quittent des pédales.

Contrairement à la course à pied — où tout le poids corporel passe d’une jambe à l’autre — ce poids se répartit de manière à peu près égale entre les deux jambes avec un vélo elliptique. Ce qui est plus doux pour les articulations des membres inférieurs, notamment des genoux.

Contrairement au vélo classique, les pédales n’effectuent pas un mouvement circulaire, mais elliptique, d’où leur nom. De plus, ces grandes pédales permettent d’y reposer la totalité des pieds.

Les modèles stationnaires se trouvent couramment dans les centres de conditionnement physique. Depuis le début des années 2010, on en a créé des modèles mobiles, plus légers, appelés également ‘vélos elliptiques d’extérieur’.

Contrairement au vélo classique, on y pédale debout.

Les modèles stationnaires n’ont donc qu’une seule chose en commun avec les vélos; le fait d’y pédaler. Mais les modèles mobiles ont des roues, ce qui justifie davantage leur appellation.

Aussi écologique que n’importe quel moyen de transport à motricité humaine, le vélo elliptique d’extérieur est mis en mouvement par l’effort de son conducteur.

Selon les modèles, il combine les avantages du kayak, de la course à pied, du vélo, du ski et de la raquette.

Les vélos elliptiques mobiles se divisent en deux catégories : ceux à rames et ceux à guidon.

Les vélos elliptiques à rames

Les premiers modèles mobiles ont été conçus à partir des modèles stationnaires. Ils possèdent donc deux poignées verticales qui arrivent à la hauteur des épaules et qui servaient à ramer.

Les bras rament d’avant en arrière; l’un poussant, l’autre tirant. Et comme le mécanisme des rames est relié à celui des pédales, la motricité dépend des bras, des jambes ou plus généralement des deux.

Ce qui fait de ces appareils des outils d’entrainement très complets; en effet, ils mettent en œuvre les muscles des bras, des épaules, du haut du tronc, des jambes et des fesses. Bref, environ 80 % des muscles corporels sont sollicités.

Cette mobilisation étendue de la musculature entraine l’atteinte d’une fréquence cardiaque élevée, ce qui contre-indique ces appareils aux personnes atteintes de maladies cardiaques.

Plus que des moyens de transport, les vélos elliptiques à rames sont des appareils de conditionnement physique. On estime qu’ils permettent de bruler de cinq-cents à mille calories à l’heure.

Ils sont donc l’antithèse des appareils de mobilité passive comme les trottinettes électriques.

On les trouve sous les marques commerciales suivantes :
• FreeCross,
• MoveRider,
• Street Rambler (le modèle à trois roues) et
• StreetStrider.

Dans tous les cas, ce sont des tricycles dont la roue arrière est plus grande que les deux roues avant.

Pour donner une idée des dimensions de ces appareils et de leurs prix, prenons le cas du StreetStrider :
• poids : entre 24,5 kg et 19 kg (plus il est cher, plus il est léger),
• longueur : 1,74 m
• largeur : 0,75 m
• prix officiel : de 1 700$US à 3 000$US.

Certains modèles sont vendus en pièces détachées. Leur assemblage est très facile.

Puisque leurs rames servent exclusivement à faire avancer, le conducteur ne peut faire tourner son véhicule qu’en déplaçant son propre centre de gravité sur le côté.

Comme on peut le voir sur le clip vidéo au début de cet article, on zigzague ou on tourne en déplaçant le bassin vers l’extérieur, sans savoir ce qui vient derrière (puisqu’ils ne sont pas équipés de rétroviseurs).

Ce qui en fait de véritables dangers publics sur les routes. Or dans les villes du Québec, il n’existe pas de règlementation qui leur soit spécifique. On doit porter un casque. C’est tout.

L’empattement des roues avant varie selon les modèles. Plus leur distance est large, plus le véhicule est stable.

Les vélos elliptiques à guidon

Les modèles à guidon sont à deux roues. Leur motricité dépend exclusivement des muscles des jambes et des fesses. Amorcer leur déplacement est un peu moins intuitif que sur un vélo ordinaire, mais on finit par s’y faire.

Puisqu’on les utilise debout, ils peuvent être comparés à un tapis de course.

On les trouve sous les marques commerciales suivantes :
• ElliptiGO,
• Road Stepper et
• Street Rambler (le modèle à deux roues).

L’ElliptiGO se décline en plusieurs modèles dont les prix varient de 1 799 à 3 500 euros. Le modèle le plus léger — qui est aussi le plus dispendieux — ne pèse que 17,9 kg.

Leur longueur varie 1,52 m à 2,03 m, ce qui est très semblable aux vélos elliptiques à rames.

Eux aussi ne sont pas équipés de rétroviseurs en dépit du fait qu’en mettre est beaucoup plus simple que sur un vélo elliptique à rames.

Leur grand avantage est leur largeur à peine plus grande qu’un vélo ordinaire. Ce qui les rend aptes à emprunter les pistes cyclables.

En comparaison avec les vélos elliptiques à rames, leur inconvénient est qu’ils ne permettent de tonifier que les muscles du bas du corps.

Références :
Chaine StreetStrider (en anglais)
ElliptiGO (en anglais)
FreeCross, le vélo elliptique de plein air
J’ai testé le vélo elliptique d’extérieur: j’ai adoré!
L’ElliptiGO, le vélo elliptique d’extérieur révolutionne l’entraînement
Le vélo elliptique et ses bienfaits
Site officiel du StreetStrider (en anglais)
StreetStrider (en anglais)
Vélo elliptique

Sur un sujet apparenté : La petite fille aux trottinettes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des fois c’est beau, des fois c’est triste

31 août 2019


Avant-propos : Voici un texte que j’ai écrit à 22 ans, alors que j’étais étudiant à l’université. Il est reproduit tel quel, malgré ses maladresses.

Le p’tit gars qui fait un détour pour ne pas faire peur à l’écureuil qui est figé, là, sur le tronc d’arbre, à trois pieds devant : je trouve ça beau.

La mère qui se dépêche à faire son marché puis qui est tout excitée parce qu’elle vient de recevoir la lettre de Jean, son Jean, qui a décidé de revenir à’maison : je trouve ça beau.

Les gens que je vois sur la rue après que je me sois enfermé dans ma chambre pendant toute la journée, ils sont donc beaux.

À l’aéroport, le bonhomme qui éclate en sanglots dans le cou de sa femme en la retrouvant, puis qui la serre dans ses bras comme si c’était pour la dernière fois : je trouve ça beau.

Sur la rue, le gars qui prend son fils dans ses bras puis qui lui parle, en extase, comme s’ils étaient rien que tous les deux sur la terre : je trouve ça beau.

Mais la vieille dame qui a de la misère à monter les marches de l’autobus, mais qui se dépêche, en forçant, pour ne pas retarder personne : je trouve ça triste.

L’ouvrier, à 6h du soir, qui se passe la main dans les cheveux, les deux yeux fermés, puis qui est assis sur les premières marches d’un perron parce qu’il est trop fatigué pour attendre l’autobus debout : je trouve ça triste.

L’ivrogne, le bras accoté sur le mur, de dos à la rue, penché en avant, occupé à vomir, puis qui se dit que sa femme a eu bien raison de laisser tomber un sans-cœur comme lui : je trouve ça triste.

Le gars à’table, juste en face, près de la colonne, qui s’arrête tout d’un coup de parler, que la face lui tombe, puis qui part presque à brailler en entendant un vieux morceau qui lui rappelle des souvenirs : je trouve ça triste.

C’est comme ça; des fois c’est triste puis on le voit pas. D’autres fois c’est beau puis on le remarque même pas.

Parfois je me demande combien de temps on perd à passer sans regarder, à regarder sans voir, à voir sans penser, ou à penser sans réfléchir.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Crise des médias, démocratie et décentralisation

30 août 2019

La logique du déclin

En Occident, les quotidiens et les hebdomadaires sont des entreprises capitalistes victimes du capitalisme.

L’affaiblissement des États — mis en concurrence les uns contre les autres par la mondialisation — a provoqué l’émergence du capitalisme sauvage.

Or la dynamique du capitalisme sauvage, c’est que les gros mangent les petits. Sa finalité est donc la disparition des petits au profit de la croissance monopolistique des gros.

Dans le cas des médias nationaux, les subsides de l’État ne sont que des solutions temporaires qui ne changent rien au problème.

C’est la prédation des revenus publicitaires par les géants du numérique qui menace la survie des créateurs de contenu journalistique.

Au Québec, cette crise occidentale a pris une acuité particulière en raison de l’imminence de la faillite d’un groupe de presse.

Les accommodements

Au lieu de contester un ordre établi qui entraine inexorablement leur disparition, les médias se sont contentés pendant des années de s’en accommoder.

Lorsqu’on observe attentivement le contenu des articles publiés dans nos quotidiens, on remarquera que la très grande majorité d’entre eux ne sont que des reproductions de dépêches d’agences de presse. Ce qui leur évite de rémunérer des journalistes.

Au Québec, l’immense majorité des nouvelles internationales sont rédigées par l’Agence France Presse, détenue partiellement par l’État français.

Si les médias privilégient cette agence plutôt que les autres, c’est que ses dépêches sont en français, ce qui fait épargner les frais de traduction.

Peu importe le quotidien québécois que vous lisez, c’est la même propagande occidentale que vous y trouverez.

Dans le cas des nouvelles pancanadiennes, le relai est passé à l’agence Presse canadienne. Le monopole de celle-ci n’est pas absolu, mais demeure prédominant.

Nos journaux se sont accommodés du déclin de leurs revenus en devenant des intégrateurs de dépêches, complétés des textes de quelques chroniqueurs et éditorialistes.

Exceptionnellement, on peut y lire les articles remarquables de journalistes d’enquête comme Alexandre Shields (au Devoir) et d’autres à La Presse.

Quant à Radio-Canada, son site web bénéficie du travail des créateurs de contenu de ses émissions télévisées.

En somme, tous les quotidiens privés, devenus perroquets d’agences de presse, pourraient ne publier qu’une seule page recto verso si toutes les nouvelles internationales et nationales étaient monopolisées ailleurs. Et on serait tout aussi bien (ou mal) informés.

Subventionner ou non les grands médias, cela ne change rien de fondamental; devenus les béni-oui-oui de l’ordre établi, ils ont eux-mêmes construit leur insignifiance et leur inutilité relative.

Le cas particulier des médias locaux

Pendant des siècles, les nouvelles et les potins s’apprenaient sur le parvis de l’église, à l’issue de la messe dominicale.

Avec la diminution de la pratique religieuse, les médias régionaux sont devenus un outil indispensable à l’exercice de la démocratie locale.

Mais depuis quelques années, les petits commerçants ont découvert les avantages du commerce électronique et ont commencé à détourner une partie de leur budget de publicité vers l’internet où règnent les géants du numérique.

Conséquemment, les médias régionaux vivotent ou cessent leurs opérations les uns après les autres.

À l’examen des diverses missions de l’État, leur disparition ne concerne aucun ministère autre que le ministère du Développement régional.

En effet, l’appui de l’État ne s’inscrit que dans une politique d’occupation du territoire.

On s’imagine souvent que puisque l’Humanité s’accroit, quand des Humains s’installent quelque part, leur nombre ne peut qu’augmenter.

On ignore que des centaines de villages québécois n’ont connu aucun développement économique important depuis des décennies. Ils sont souvent ‘dans leur jus’ tel qu’ils ont toujours été de mémoire d’homme.

Dans quelques cas, le gouvernement doit ordonner la fermeture de quelques villages en déclin démographique parce qu’on ne peut plus y justifier la fourniture de certains services essentiels comme le déneigement des routes ou le maintient en bonne condition de certaines infrastructures municipales.

Voilà pourquoi le déploiement de l’internet en région et l’appui aux médias locaux — pour ne citer que ces deux exemples — découlent d’une politique d’occupation du territoire.

Sous-estimée dans l’esprit populaire, l’occupation du territoire est un exercice de souveraineté; un peuple prend possession d’un territoire en l’occupant.

Dans le cas précis de l’appui de l’État aux hebdomadaires locaux, cela ne peut pas être décidé par des fonctionnaires à Québec puisque ceux-ci ignorent généralement les réalités sur le terrain.

Voilà pourquoi, la dépossession des pouvoirs détenus par des instances régionales ou l’abolition de ces structures au nom de l’efficience est une sottise.

Le soutien aux médias régionaux va de pair avec la décentralisation des pouvoirs l’État québécois. Le premier est impossible sans l’autre.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


S’habiller pollue

29 août 2019

Avant propos : la version originale de ce texte incluait un court documentaire vidéo que j’ai retiré le lendemain parce qu’il manquait de rigueur.

Importance de l’industrie textile

En 2014, la valeur des exportations mondiales de textile a été de 314 milliards$US.

En milliards de dollars américains, les cinq principaux pays exportateurs ont été :
• la Chine (124),
• l’Union européenne (25,5),
• l’Inde (20),
• les États-Unis (15,5) et
• la Turquie (14,4).

De 1994 à 2014, en ne considérant que les fibres textiles — ce qui exclut le cuir et la fourrure — la mode des tissus innovants, voire ‘intelligents’ a fait passer l’importance des fibres synthétiques de 51 % à 71 % de toutes les fibres produites.

Au cours de cette période, l’importance du coton déclinait de 45 % à 28 %.

Loin derrière, la production de laine passait de 4% à 1%.

Chaque année, on produit cent-millions d’articles de mode (vêtements et d’accessoires) à travers le monde, soit le double qu’il y a quinze ans.

Afin d’éviter l’apparition d’un marché gris, la maison H&M brule 60 000 tonnes d’invendus par année.

Empreinte environnementale

En raison de la croissance des ventes, l’industrie de la mode est devenue une des plus polluantes. Sa production de gaz à effet de serre est moindre que celle de l’ensemble des moyens de transport, mais dépasse spécifiquement l’impact des transports maritime et aérien réunis.

La production d’un kilo de coton exige l’utilisation de 2 700 à 5 000 litres d’eau. Au premier abord, cela parait beaucoup. Toutefois, c’est autant que pour produire un kilo de légumineuses (4 055 litres) ou de poulet (4 325 litres).

Là où le coton se distingue, c’est quant à l’utilisation des pesticides et des engrais; de toutes les productions végétales, la culture cotonnière est la plus gourmande.

La mondialisation

De plus, entre la plante et le vêtement, le coton voyage beaucoup.

Entre sa production (en Chine, principalement), son tissage (en Chine ou en Inde), sa coloration très polluante quelque part au Tiers-Monde, sa confection (au Bangladesh, au Pakistan ou au Vietnam) et son acheminement sur les marchés internationaux, le coton aura parcouru des dizaines de milliers de kilomètres.

Cette mondialisation repose sur le bas cout des hydrocarbures.

En plus, dans le cas des fibres synthétiques, celles-ci sont des produits de l’industrie pétrochimique.

Si le prix des hydrocarbures augmentait de manière dramatique, les distances parcourues diminueraient tout autant, le prix des vêtements augmenterait et les consommateurs les choisiraient judicieusement et prolongeraient leur durée de vie.

Pour maintenir bas le prix du pétrole — essentiel à cette mondialisation — nos pays doivent provoquer la guerre dans les pays producteurs d’hydrocarbures afin de les motiver à maximiser leur production pour soutenir l’effort de guerre.

Le cout humain et environnemental des conflits armés nécessaires à la mondialisation n’est jamais comptabilisé. C’est un tabou. Aucun organisme environnemental n’en tient compte.

Il est anormal qu’un litre d’essence provenant de Moyen-Orient coûte à peu près le même prix qu’un litre québécois d’eau embouteillée. Lorsque le prix de l’essence sera devenu exorbitant, on produira et consommera localement.

Ce qui réduira d’autant l’empreinte environnementale de l’industrie textile. On ne se mettra pas à produire du coton au Québec ou en France, mais on évitera de le transporter aux quatre coins du monde entre la production de la plante et la confection du vêtement.

Le recyclage insuffisant

En Europe, 80 % des vêtements en fin de vie sont jetés et exportés vers les sites d’enfouissement ou d’incinération dans les pays du Tiers-Monde. Ce qui augmente encore leur empreinte environnementale.

Entre 15,6 % et 20 % connaissent une deuxième vie. Cette seconde vie prend plusieurs aspects :
• la vente dans des boutiques de vêtements d’occasion,
• le découpage pour la fabrication de chiffon,
• la récupération des fibres pour tisser des textiles neufs,
• l’effilochage des fibres à des fins de rembourrage ou d’isolation thermique,
• la réutilisation des fibres en papeterie ou en cartonnage, et
• la combustion à des fins de chauffage dans des incinérateurs.

Quelques conseils

Afin de prolonger la durée de vie des vêtements, il est suggéré :
• de ne pas les laver trop souvent,
• d’éviter les cycles à consommation excessive d’eau,
• de laver à l’eau froide,
• d’éviter d’ajouter des quantités excessives d’eau de Javel (ce qui abime les fibres) ou de savon,
• d’éviter si possible le nettoyage à sec,
• de privilégier le séchage au vent (puisque les sécheuses électriques représentent environ 15 % de la dépense énergétique d’un ménage, exclusion faite du chauffage) et
• de choisir des assouplisseurs de tissus écologiques,

Il est également suggéré de réparer ses vêtements ou, à défaut, de les amener chez une couturière même si, bien souvent, les retouches finissent par couter aussi cher que l’achat d’un vêtement neuf. Au moins, cela fait vivre des gens de notre quartier.

Références :
Combien d’eau est utilisée pour produire les aliments?
Des services de location de vêtements pour aider l’environnement
Pourquoi s’habiller pollue la planète
Rapport de l’Union des industries textiles
Réduisons de gaspillage textile
Sécher son linge au vent, à Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte VII

28 août 2019
Aperçu de l’Acte VII

Intitulée ‘Couture d’Androïdes’, la dernière salle de l’exposition consacrée à Mugler présente ses créations inspirées de la bande dessinée futuriste ou du cinéma d’anticipation.

Les murs en tôle ondulée percée de lumières font référence à un ciel étoilé, ce qui contribue à associer ces androïdes à des extraterrestres.

À mon avis, il aurait été plus audacieux de considérer ces humanoïdes comme des créations humaines tellement évoluées qu’elles ont pris le contrôle de notre planète.

Ce qui aurait été une occasion de présenter, sur les murs de cette salle, le travail des meilleurs graffiteurs de la ville alors que le musée de la ville d’Helsinki réservait tout un étage aux siens à l’occasion d’une exposition temporaire récente.

Pout termineŕ, rappelons que cette exposition prendra fin le 8 septembre 2019.

De la collection ‘Hiver Buick’
De la collection ‘Les Insectes’ (sic)
Costume du spectacle ‘The Wyld’
De la collection ‘Music-hall’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 2500 — 11 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte VI

27 août 2019
Aperçu de l’Acte VI
Aperçu de l’Acte VI

Métamorphoses : le bestiaire fantastique’ est le titre que porte l’Acte VI (ou sixième salle) de l’exposition montréalaise consacrée au couturier Thierry Mugler.

À elle seule, cette partie de l’exposition vaut le déplacement.

Il faut dire que le Musée des Beaux-Arts y a mis le paquet. Cette salle a été habillée d’un décor féérique créé par la firme montréalaise Rodeo FX, coqueluche des studios hollywoodiens.

Autour des visiteurs, les oiseaux volent, le feuillage frémit au vent et, à l’occasion, une lune immense apparait entre les arbres.

De la collection ‘Les Insectes’
De la collection ‘La Chimère’
Détail de la robe
De la collection ‘Les Insectes’
‘La Tonkinoise’ (de la collection ‘La Chimère’)
De la collection ‘Les Insectes’)
De la collection ‘Spirale futuriste’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2e photo), objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e et 5e photos), PanLeica 8-18 mm (1re et 9e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/13 sec. — F/3,8 — ISO 6400 — 16 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1000 — 25 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 145 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
9e  photo : 1/13 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte V

26 août 2019
Aperçu de l’Acte V
Aperçu des créations en vedette
Aperçu des créations en vedette

Dans le dernier quart du XXe siècle, Mugler propose l’allure ‘amazone glamour’ où la femme n’est pas un objet sexuel, mais un sujet sexuel, conquérante et non victime.

Ses robes moulées, à la taille fine (corsetée si besoin), au décolleté plongeant, font appel à des matériaux innovants comme le nylon et des fibres synthétiques très élastiques dont l’élasthanne (Lycra™) et le latex.

Comme toujours, la confection est irréprochable.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectif PanLeica 8-18 mm (2e et 3e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/3,7 — ISO 1600 — 15 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Actes III & IV

26 août 2019

L’Acte III

Aperçu de l’Acte III
De la collection ‘Superstar Diana Ross’

La troisième salle de l’exposition montréalaise (appelée ‘Acte III’) présente essentiellement des tailleurs, des blousons et des bustiers, de même que des accessoires.

Son caractère hétéroclite fait en sorte que l’Acte III est la seule de l’exposition qui est sans titre.

L’Acte IV

Aperçu de l’Acte IV

Intitulé ‘Dans l’œil du photographe’, l’Acte IV est une pièce à moitié peinte en noir et l’autre moitié, en blanc.

À son centre, quatre sobres tenues vestimentaires de Mugler se dressent sur une plateforme circulaire.

Montage photographique

Les murs de la salle sont décorés de photos de mode mettant en vedette des créations du styliste.

Puisque je n’aime pas photographier des photographies — ce qui dégrade la qualité des photos et ne leur rend pas parfaitement justice — j’ai préféré réaliser un petit montage qui en donne un aperçu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko8 mm F/1,8 (1re photo), objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo) et PanLeica 8-18 mm (3e et 4e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
3e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm
4e  photo : 1/25 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte II

26 août 2019
Aperçu de l’Acte II
De la collection ‘Les Cow-Boys’
De la collection ‘Les Infernales’
De la collection ‘Hiver des anges – 10 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’

Chacune des salles de l’exposition consacrée à Mugler est un ‘acte’.

L’Acte II porte le titre de ‘Stars & strass : la mode mise en scène’.

Pourquoi ce titre ?

C’est en 1984 que Mugler importe en Occident le concept de défilé-spectacle ouvert au public, créé au Japon en 1973 par le couturier Issey Miyake.

Dans la salle du Zénith, à Paris, six-mille spectateurs paient alors 175 francs (45,5 euros) pour assister au défilé de soixante mannequins portant 350 créations de Mugler.

Ses mannequins prennent alors l’aspect de personnages de fiction et de superhéroïnes.

Dans ses défilés, Mugler met lui-même en scène ses créations sur une trame musicale formée de mélopées africaines, de chansons égyptiennes, de partitions minimalistes ou de musique électronique, le tout métissé de bruits naturels ou d’œuvres de compositeurs classiques.

Mugler a compris qu’en créant pour des célébrités, on devient célèbre.

Ses vêtements extravagants sont portés par des vedettes de la musique populaire parmi lesquels Beyoncé, David Bowie, James Brown, Céline Dion, Diane Dufresne, Lady Gaga, et Madonna.

Des vedettes qui, en retour, apparaissent dans ses propres défilés à titre d’invités-surprises.

Il est également prisé par les actrices hollywoodiennes lors de galas et de remises de prix.

À l’exposition montréalaise, un écran placé au fond de la salle présente le message de Céline Dion au Gala de l’ADISQ de 1990.

À cette occasion, la chanteuse — revêtue d’une robe de Mugler — refusait le prix qu’on lui offrait à titre d’Artiste anglophone de l’année (en raison du succès de son album anglophone à l’international).

Mme Dion suggérait alors la création d’un prix récompensant l’artiste québécois s’étant le plus illustré sur le plan international, une suggestion qui sera retenue par l’ADISQ dès l’année suivante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 8-18 mm (3e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte I

25 août 2019
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Introduction

Au Musée des Beaux-Arts de Montréal, c’est le 8 septembre 2019 que prendra fin l’exposition ‘Thierry Mugler : couturissime’.

Présentée à Montréal en première mondiale, cette rétrospective présente plus de 150 tenues réalisées entre 1977 et 2014.

Dans le passé, le couturier avait refusé les offres semblables du Musée des arts décoratifs de Paris, du Victoria and Albert Museum de Londres et du Metropolitan Museum of Art de New York.

Mais le retentissement mondial de l’exposition que le Musée des Beaux-Arts de Montréal a consacrée à Jean-Paul Gaultier a vaincu les réticences de Mugler.

Après Montréal, l’exposition sera présentée à Rotterdam (du 12 octobre 2019 au 8 mars 2020) et à Munich (du 3 avril au 30 aout 2020).

Puisque mes compétences en matière de haute-couture sont plutôt rudimentaires, les articles qui seront publiés à ce sujet seront essentiellement des reportages photographiques.

Les costumes de La Tragédie de Macbeth

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C’est lors de la présentation de cette pièce de Shakespeare dans la cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon que la Comédie française dévoilait en 1985 les 70 costumes et accessoires que Thierry Mugler ait créés pour elle.

Le couturier avait alors disposé du plus gros budget consacré aux costumes de l’histoire de l’institution théâtrale.

Pour l’exposition montréalaise, la Comédie française a prêté six de ces costumes.

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Au fond de la salle, on projette un clip vidéo inspiré de la pièce, réalisé par le vidéaste montréalais Michel Lemieux.

Mettant en vedette la danseuse Alexia Martel dans une chorégraphie de Julie Perron, on y voit l’épouse de Macbeth, peu à peu envahie de remords, qui est obsédée par le sang imaginaire sur ses mains; elle finira par se dissoudre dans la folie.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (2e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re et 3e photos)
1re photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 125 — 25 mm
2e  photo : 1/5 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/1,2 — ISO 6400 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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