‘Votre abonnement à Nexflix sera bientôt annulé’. C’est sous ce titre que des millions de courriels ont été expédiés.
Essentiellement, le message prétend que Netflix éprouve des difficultés à transiger avec votre carte de crédit et vous demande d’entrer de nouveau vos informations bancaires.
En cliquant sur le lien proposé (Your account), on accède à une page web qui ressemble au site officiel de Netflix, mais qui se trouve en réalité à l’adresse protected.unasonrisaaldolor.org.
Sous le titre À propos du blocage de votre compte, j’ai reçu il y a quatre heures un courriel qui est la plus récente des six tentatives d’extorsion dont j’ai été l’objet depuis 2019.
Si vous avez reçu le même message, dormez en paix; vous ne courrez aucun risque. Et ce, pour les raisons expliquées dans mon texte précédent à ce sujet.
Voici le nouveau message, légèrement différent des précédents :
Bonjour.
Je suis un hacker,et j’ai accès à votre système d’exploitation.
J’ai également un accès complet à votre compte.
Cela fait plusieurs mois que je vous observe.
Le fait est que vous avez été infecté par un malware en visitant un site pour adultes.
Si vous ne comprenez pas, je vais vous l’expliquer.
Un virus de type cheval de Troie me donne un accès complet et un contrôle intégral d’un ordinateur ou d’un autre appareil.
Cela signifie que je suis capable de surveiller votre écran, et d’allumer la caméra ou le microphone, sans que vous ne puissiez le savoir.
J’ai également accès à tous vos contacts et à toutes vos correspondances.
Pourquoi votre antivirus n’a-t-il pas détecté mon malware ?
La réponse, c’est que mon malware utilise le pilote, et je mets à jour ses signatures toutes les quatre heures afin qu’il ne soit pas détecté par votre antivirus.
J’ai enregistré une vidéo vous montrant en train de vous satisfaire du côté gauche de l’écran, tandis que la droite de l’écran montre la vidéo que vous regardiez.
Je peux envoyer cette vidéo à tous les contacts de votre boîte de courrier électronique, mais également sur vos réseaux sociaux d’un seul clic.
Je peux également accéder à vos correspondances par courrier électrique et par messageries.
Afin d’éviter d’en arriver là,
veuillez transférer un montant de 950€ sur mon adresse bitcoin (si vous ne savez pas comment faire, tapez : “acheter des Bitcoin” dans Google).
Après réception du paiement, je supprimerai la vidéo et vous n’entendrez plus jamais parler de moi.
Vous avez 50 heures (plus de 2 jours) pour procéder au paiement.
Une notification me sera envoyée lorsque vous lirez ce message, et le compte à rebours commencera à ce moment-là.
Porter plainte n’aura aucun résultat, car tout comme mon adresse bitcoin, cette adresse email ne peut pas être identifiée.
Je ne fais pas d’erreurs.
Si je découvre que vous avez divulgué ce message à qui que ce soit, cette vidéo sera immédiatement partagée.
Cordialement.
Voici également l’entête de ce message :
Return-Path : fff@orange.ch
Received : (qmail 27777 invoked by uid 89); 31 Jan 2021 19:49:13 -0000
Received : by simscan 1.2.0 ppid: 27742, pid: 27761, t: 2.6633s scanners: regex: 1.2.0 attach: 1.2.0 clamav: 0.97.8/m: spam: 3.3.1
Received : from srv-95-168-120-13.static.a1.hr (HELO srv-212-15-178-138.static.a1.hr) (95.168.120.13) by mta011.aei.ca with SMTP; 31 Jan 2021 19:49:11 -0000
<003801d6f812$0190bfd0$2b9ac3ba$@orange.ch>
Received-Spf : none (mta011.aei.ca: domain at orange.ch does not designate permitted sender hosts)/fff@orange.ch
Tout ce qui est accessible par l’internet peut être piraté.
Les plus grandes entreprises se sont fait prendre. Pourtant, des experts embauchés à prix d’or leur avaient garanti l’invulnérabilité des mesures de protection qu’ils avaient mises en place.
Sont exclus de cette liste, les vols à l’interne, c’est-à-dire réalisés par des employés de l’entreprise. Les incidents qui suivent concernent donc des actes de piraterie commis de l’extérieur de l’entreprise.
Cette liste sera complétée au fur et à mesure que de nouveaux incidents se produiront.
Par le biais de Statistique Canada, le gouvernement canadien veut obtenir automatiquement — et sans leur consentement — le détail des transactions effectuées par les citoyens canadiens, de leurs retraits bancaires aux paiements par carte de crédit, en passant par le solde de leur compte de banque.
Les données qu’exige de consulter Statistique Canada ne sont pas anonymes. L’organisme fédéral veut les noms des citoyens concernés afin, dit-il, de pouvoir effectuer des recoupements avec d’autres données et ainsi produire de meilleures statistiques.
C’est en octobre dernier que le réseau de télévision Global a révélé qu’à partir de janvier prochain, Statistique Canada forcera neuf banques à lui transmettre les données détaillées de 500 000 de leurs clients.
Le statisticien en chef du Canada, Anil Arora, justifie cette décision par le fait que son organisme éprouve des difficultés croissantes à convaincre un échantillon de citoyens choisis aléatoirement à consigner pendant un mois toutes leurs transactions et à lui transmettre ces données.
D’où l’idée d’espionner à leur insu des centaines de milliers de citoyens canadiens et — pourquoi pas — l’ensemble de la population canadienne lorsque Statistique Canada aura mis au point les logiciels qui permettront de le faire.
Les firmes de sondage prédisent tant bien que mal les résultats des élections à partir d’un échantillon aussi petit qu’un millier de répondants. Pourquoi Statistique Canada a-t-il besoin d’un échantillon aussi vaste qu’un demi-million de personnes si ce n’est pour mettre au point un système d’espionnage massif qui sera éventuellement étendu à l’ensemble de la population canadienne.
Évidemment ces données seront toujours incomplètes.
En juin 2017, le gouvernement Trudeau a permis aux iles Cook de s’ajouter à la liste des paradis fiscaux dans lesquels les entreprises et les riches canadiens pourront cacher leur argent à l’abri du fisc et à l’abri des savantes analyses de consommation de Statistique Canada.
On comprend donc mal comment ce même gouvernement tient tant à mettre son nez dans les finances des citoyens ordinaires alors qu’il est si indifférent à ce que fait de leur argent le 1% de la population qui accapare une proportion croissance de la richesse du pays.
Quant au danger que la banque de données nominatives créée par Statistique Canada tombe en de mauvaises mains, on cliquera sur ceci pour consulter une liste d’organismes et de multinationales (dont Microsoft) qui, après avoir fait appel aux plus grands experts, croyaient vainement en l’invulnérabilité de leur système informatique.
Jusqu’ici, si les données de Statistique Canada n’ont jamais été piratées, c’est qu’elles n’avaient pas de valeur marchande. Mais en dressant la liste de toutes les transactions financières du pays, cela cessera d’être le cas. On peut donc anticiper l’inévitable…
L’internet n’est rien d’autre qu’un nouveau mode de publication. En comparaison avec l’imprimé, la publication électronique permet d’écrire des textes ou de publier des photos à un cout tellement faible que l’entreprise créatrice devient sans risque. Conséquemment, jamais dans toute l’histoire de l’Humanité n’a-t-on assisté à une telle explosion de créativité.
Malheureusement, ce phénomène s’est accompagné de la piraterie des œuvres musicales, enlevant le pain de la bouche à de très nombreux musiciens déjà dans une situation de précarité.
De plus, au lieu de profiter de l’occasion pour développer leur habileté à l’écriture, certaines personnes se contentent de copier paresseusement du texte pris ailleurs et, dans de rares cas, d’exposer publiquement leur malhonnêteté intellectuelle par la contrefaçon des idées des autres.
En voici un exemple.
Hier, j’ai refusé de publier sur mon blogue un long commentaire expédié par un lecteur européen appelé Nicolas Cointot.
Soumis en réponse au texte Les pourparlers à Hambourg au sujet d’Alep, ce commentaire de près de 4 000 caractères avait attiré mon attention en raison de son propos décousu.
Une brève recherche sur l’internet m’a fait découvrir que ce commentaire était le fruit du plagiat du texte de Stephen M. Walt paru dans le Courrier international et du texte de Firas Kontar paru sur un blogue hébergé par Le Monde.
À cela s’ajoutait une troisième source : du texte copié à partir du blogue de l’expéditeur. Le tout était rafistolé maladroitement, ce qui a donc éveillé mes soupçons.
L’expéditeur tient un blogue sous le pseudonyme de Citizen Khane grâce à l’offre d’hébergement gratuit offert à quiconque par le Nouvel Observateur. Cet hébergement est payé par la publicité que le Nouvel Observateur ajoute aux pages web de ses internautes.
Les textes de Citizen Khane sont des collections de citations. Ce qui veut dire que même la partie copiée de son blogue n’était pas de lui.
À la lecture de ce blogue, ce qui m’a surpris, c’était de constater que Citizen Khane n’hésitait pas à trafiquer les textes qui ne convenaient pas à ses opinions personnelles.
C’est ainsi qu’un commentaire que j’ai publié sur le blogue de Jean-Pierre Filiu (ci-dessus, en haut) s’est retrouvé sur le sien (ci-dessous, en bas), falsifié de manière à me faire dire le contraire de ce que j’ai écrit originellement.
Le nerf optique est un faisceau de 1,2 million de cellules nerveuses (appelées axones) qui acheminent les images captées par les yeux vers le cerveau.
Yahoo ! Messenger
Le logiciel de messagerie électronique Yahoo ! Messenger permet à l’internaute non seulement d’expédier du texte, mais également simplifie l’utilisation de la WebCam de l’ordinateur dans le but capter et expédier des photos.
Ce logiciel de messagerie permet même de communiquer en temps réel avec une autre personne, comme c’est le cas avec Microsoft Skype et Apple FaceTime.
Optic Nerve
Après la National Security Agency américaine, le Service de renseignements électroniques du gouvernement britannique (GCHQ) constitue le plus grand service occidental d’interception des communications. Il emploi plus de 6 000 personnes.
L’édition d’aujourd’hui du quotidien The Guardian nous apprend que de concert avec la NSA, la GCHQ a développé un programme appelé Optic Nerve (ce qui signifie « Nerf optique »).
De 2008 à 2010, ce programme a intercepté les photos prises par la WebCam de 1,8 million d’internautes sous Yahoo ! Messenger, quel que soit leur pays d’origine. Selon le quotidien britannique, cela comprendrait une proportion appréciable de photos sexuellement explicites.
Avant propos : À la suite de la publication de mon billet intitulé « Le conseil de la femme se couvre de ridicule », Mme Andrée Poitras, webmestre de cet organisme, me faisait parvenir le 5 novembre l’avis qu’on pourra lire ci-dessous. J’ai choisi de publier cette lettre, de même que ma réponse, dans le cadre d’une discussion au sujet de ce qu’il est permis de faire sur l’Internet relativement aux œuvres protégées par des droits d’auteur.
Le Conseil du statut de la femme a pris connaissance de la reproduction du bandeau d’identification visuelle de son site et ce, dans le cadre d’un texte intitulé Le Conseil du statut de la femme se couvre de ridicule, publié le 3 novembre 2010, sur votre blogue
Or, les droits sont protégés par la Loi sur le droit d’auteur de compétence fédérale et une demande d’autorisation de l’organisme, entreprise ou individu concerné est toujours nécessaire pour diffuser tout contenu gouvernemental (documentation, PIV ou photos) sur un site externe, ce qui n’a pas été fait dans le cas présent.
Dans ce contexte, le Conseil du statut de la femme demande le retrait immédiat du bandeau du Conseil sur votre blogue.
Andrée Poitras, webmestre
Permettez-moi de vous remercier pour l’intérêt que vous avez manifesté relativement au texte en question.
En premier lieu, j’aimerais souligner que si j’avais utilisé le bandeau du site de votre organisme pour laisser croire faussement que mon billet émanait de votre organisme, cela aurait constitué de la fausse représentation. Ce qui n’est pas le cas : à la lecture de ce billet, il est clair que j’en suis l’auteur mais que ce texte concerne votre organisme. En somme, j’ai utilisé une capture d’écran de votre bandeau strictement pour concrétiser l’objet de mon propos.
Mais le reproche que vous m’adressez ne porte pas sur de la fausse représentation mais sur l’utilisation non-autorisée d’une œuvre protégée par des droits d’auteur. Ce reproche est en partie justifié.
La loi fédérale concernant les droits d’auteur est claire. Elle interdit toute utilisation d’une œuvre sans le consentement explicite de son ou ses auteurs.
Toutefois, la jurisprudence canadienne a atténué depuis la rigueur et la portée de cette loi. En vertu du jugement relatif à l’affaire CCH — qui fait jurisprudence au pays — les tribunaux canadiens ont permis l’utilisation non-commerciale des œuvres protégées par cette loi sous certaines conditions.
Les tribunaux ont dû intervenir à cause de certains excès survenus dans l’application de cette loi. À titre d’exemple, peut-on s’objecter à ce qu’un texte critiquant une entreprise soit accompagné d’une photo de son siège social ? Évidemment pas. Pourtant cet édifice est une œuvre architecturale protégée par des droits d’auteurs au même titre que le bandeau de votre site Web. Or faire une capture d’écran de ce bandeau est l’équivalent électronique de la photo d’un siège social : l’une et l’autre représentent publiquement l’image corporative de l’entreprise.
Si bien que nous devons tenir compte aujourd’hui de la Doctrine de l’utilisation équitable, reconnue officiellement. Dans ce cas-ci, cette doctrine permet l’utilisation non-commerciale sans votre permission d’une capture d’écran du bandeau de votre site à la condition que soient mentionnés la source (c’est-à-dire la provenance de ce bandeau) et, si ces renseignements figurent dans la source, le nom du ou des créateurs (ce qui ne s’applique pas dans ce cas-ci puisque cette mention n’apparait pas sur votre site).
J’ai présumé — à tort je le reconnais — que le fait de laisser apparaitre le nom du Conseil du statut de la femme dans le coin supérieur gauche de l’image suffisait à répondre aux exigences de la Doctrine de l’utilisation équitable. À la suite de votre intervention, je n’en suis plus certain. En conséquence j’ai modifié le billet « Le Conseil du statut de la femme se couvre de ridicule », de manière à préciser explicitement la provenance de l’image.
En espérant que ces changements seront à votre satisfaction, je vous prie d’accepter mes remerciements pour votre intervention. Je peux vous assurer qu’à l’avenir, j’entends me conformer scrupuleusement aux dispositions de la Loi canadienne relative aux droits d’auteur, dont je partage totalement les objectifs.
Pour terminer, si malgré ces changements, votre organisme souhaite toujours le retrait pur et simple de la capture d’écran (au-delà de ce qu’exige la législation canadienne), j’ai le regret de vous informer que cette image demeurera sur mon site. Je suis conscient que la photo des personnes en train de rire donne l’impression qu’elles se moquent du Conseil du statut de la femme mais cela est la conséquence de l’imprudence de choisir des gens riants pour illustrer un site Web autre que celui d’un humoriste.