Quand les feuillus sont complètement dénudés, ce n’est pas un très bon temps pour faire de l’infrarouge Rose bonbon. Conséquemment, j’ai mis au point un nouveau style d’infrarouge.
Plus de saison, le règne minéral y adopte des couleurs froides alors que la végétation est habituellement abricot, mais parfois tomate séchée.
Si on se fie à l’Exif des photos (ci-dessous), rien ne justifie qu’elles soient à ce point foncées, si ce n’est le désir de mettre en valeur la richesse de leurs tons.
Détails techniques : Olympus OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à IR Lapis-lazuli (filtre bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
2e photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
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Détails techniques : OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à IR Lapis lazuli (bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c) – 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm.
Balance des blancs automatiques. Post-traitement : Nik Color Efex Pro (Tonal Contrast) et vignettage ajouté.
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Cet après-midi, après seulement douze minutes de délibération, l’Assemblée nationale du Québec a aboli le serment à la couronne britannique que tous les députés prêtaient jusqu’ici au moment de leur entrée en fonction.
La loi abolissant ce serment a été présentée par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à la suite du refus catégorique de trois députés du Parti Québécois (PQ) de le prêter.
La vague de sympathie à l’égard des députés contestataires a fait surgir la question suivante : pourquoi donc le PQ n’a-t-il pas aboli ce serment lorsqu’il était lui-même au pouvoir ?
Une majorité insuffisante
Le PQ a formé des gouvernements majoritaires à quatre occasions : en 1976, en 1981, en 1994 et en 1998. Toutefois, pour abolir ce serment, il faut modifier la constitution du Québec. Ce qui exige une majorité qualifiée, soit une majorité du deux tiers des élus.
Or, même quand ils étaient majoritaires, les gouvernements du Parti québécois avaient respectivement 64,5 %, 65,6 %, 61,6 % et 60,8 % des députés de l’Assemblée nationale.
En somme, ils n’avaient pas la majorité nécessaire pour passer outre l’opposition systématique du ‘parti des Anglais’, soit le Parti libéral du Québec (PLQ).
Le PLQ trop affaibli pour bloquer la loi
De nos jours, avec seulement 16,8 % des députés à l’Assemblée nationale, le PLQ ne peut plus exercer le véto officieux dont il disposait autrefois.
Pragmatique, il a donc voté en faveur de la loi.
Éviter un impair diplomatique
Même s’ils savaient d’avance que cela ne passerait pas, pourquoi les gouvernements péquistes n’ont-ils pas tenté vainement d’abolir ce serment, histoire de jeter du discrédit sur leurs opposants libéraux ?
C’est qu’à l’époque où il était au pouvoir, le PQ avait espoir de convaincre les Québécois de voter en faveur de l’indépendance nationale par référendum.
Or un des premiers gestes de n’importe quel pays qui accède à l’indépendance, c’est de chercher à obtenir une reconnaissance internationale.
Le risque de froisser la Grande-Bretagne avant même qu’un référendum gagnant soit remporté apparaissait comme une mauvaise idée aux yeux des dirigeants du PQ.
Conclusion
La popularité de la princesse Diana Spencer et sa fin tragique ont condamné son époux adultère au désamour, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde.
Dépourvu de charisme, le roi Charles III est mal aimé. Peut-être réussira-t-il à se faire apprécier à la longue.
Le début de son règne était donc une occasion en or pour abolir ce serment d’allégeance à celui qui, disons-le franchement, est le descendant de nos conquérants.
On peut remercier le PQ d’avoir provoqué cette crise politique. Mais on doit également remercier tous les autres partis politiques du Québec. Ceux-ci se sont élevés au-dessus de leurs rivalités et mis fin à cet anachronisme.
Comme le lapin des piles Energizer, la présidente de la Commission européenne bat vaillamment le tambour de la guerre économique contre la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine.
Le fiasco des sanctions économiques entreprises jusqu’ici — qui se sont retournées contre les pays membres de l’Union européenne — n’a pas ralenti son ardeur.
Sa dernière trouvaille est le plafonnement du prix du pétrole russe.
Le résultat est connu d’avance; imaginez des milliers d’acheteurs potentiels d’un spectacle de Taylor Swift — la chanteuse la plus populaire du moment — qui décideraient qu’ils ne paieraient pas plus de 25$ du billet. Eh bien, les stades s’empliraient sans eux.
Tant que la demande mondiale de pétrole dépasse l’offre, ce sont les producteurs de pétrole qui ont le gros bout du bâton.
L’effet du plafonnement
• Le pétrole brut distribué par pipeline
Le principal mode de distribution du pétrole brut russe est par pipeline. Or, depuis leur embargo de mai 2022, les pays membres de la Communauté européenne en achètent presque plus.
En payant une fortune pour du pétrole autre que russe destiné aux pays en voie de développement — qu’ils détournent afin d’assurer leurs propres besoins — les pays européens ont créé ailleurs dans le monde un vide que le pétrole russe s’est empressé de combler.
Si bien que la valeur des exportations de pétrole russe a augmenté substantiellement depuis le début de la guerre en Ukraine.
Or cette nouvelle sanction ne s’applique pas au brut que la Russie exporte par pipeline ailleurs qu’en Europe.
• Le pétrole brut distribué par pétrolier
L’autre mode de transport du brut est par pétrolier. Le plafonnement s’applique donc uniquement aux pétroliers qui tenteront de décharger leur cargaison à des ports européens.
Les pétroliers qui approvisionnent en brut la Turquie, l’Inde ou la Chine échappent aux sanctions européennes… en théorie (nous y reviendrons).
Le pétrole de chaque pays producteur porte sa signature chimique. Selon sa teneur en souffre, notamment, la Communauté européenne peut savoir d’où il vient et sanctionner ses membres qui auront acheté par bateau du brut russe au-delà du prix maximal qu’elle a décrété.
• Le pétrole brut distribué par train ou camion-citerne
La nouvelle sanction européenne ne s’applique pas non plus au mazout (appelé également fioul), au diésel, ou à l’essence automobile puisqu’une fois raffinée, l’essence de pétrole perd la signature chimique du brut d’origine.
Une fois raffinée, l’essence est transportée par camion-citerne ou par train.
Si du pétrole albertain peut parcourir 3 000 km pour être acheminé à Montréal, du pétrole russe raffiné en Turquie peut parcourir 2 500 km pour être livré à Berlin.
En présence de mazout turc, même si on devait se douter que c’est du pétrole russe ‘déguisé’, personne en Allemagne ou en France préfèrera greloter cet hiver plutôt que s’en servir.
Bref, au premier abord, cette nouvelle sanction est une plaisanterie ‘vonderLeydienne’. Ce n’est pas tout à fait le cas.
L’assurance
Le véritable but de la nouvelle mesure européenne concerne l’assurance maritime du transport pétrolier.
Lorsque la cargaison d’un pétrolier est détruite, son propriétaire (l’armateur ou son client) peut être remboursé par sa compagnie d’assurance.
Or 90 % du fret maritime est protégé par des compagnies d’assurances occidentales, principalement anglaises ou anglo-américaines.
Cela signifie que si un pétrolier transportant du brut russe sombre mystérieusement en mer — comme les gazoducs Nord Stream I et II ont mystérieusement été sabotés — l’assuré ne recevra qu’un prix maximal de 60 $US du baril.
De la même manière qu’il était prévisible que la fermeture des succursales russes de sociétés occidentales allait entrainer une russification de l’économie de la Russie, on peut prévoir que le refus d’assurer à 100 % la cargaison de pétroliers grecs transportant du brut russe les incitera à s’assurer ailleurs.
En d’autres mots, ce sera une occasion en or pour des puissances émergentes comme l’Inde ou la Chine de développer leur secteur financier.
Toutefois, en voulant échapper à cette nouvelle sanction européenne, même si un armateur s’assurait auprès d’une compagnie qui n’est pas occidentale, il faut savoir que toutes les compagnies d’assurances au monde sont protégées à leur tour par un ‘super-assureur’ qu’est la Lloyds of London.
Par le biais de cette dernière, les pays européens et le G7 espèrent rendre risqué le transport maritime du brut russe et du coup, décourager l’achat de cet hydrocarbure.
Mais il suffit que la Russie garantisse secrètement de payer la différence si jamais un malheur devait frapper un pétrolier transportant son pétrole pour que cette nouvelle sanction européenne ne s’avère qu’un vœu pieux…
Si bien que les principales victimes de cette nouvelle sanction européenne risquent d’être les grands assureurs londoniens.
Conclusion
Dans la chanson V’là le bon vent, v’là le joli vent, il est dit : “Visa le noir, tua le blanc. Ô fils du roi, tu es méchant.”
Dans le cas de cette nouvelle sanction, en visant l’or noir russe, la présidente de la Commission européenne fait de la blanche Albion — c’est le surnom de la Grande-Bretagne — sa victime collatérale… ce qui est une manière insidieuse de lui faire payer le prix du Brexit.
Compléments de lecture : L’engrenage ukrainien L’épouvantail russe
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Jeudi dernier, l’émission Enquête révélait que des matières fécales humaines (appelées biosolides) sont utilisées pour la fertilisation des terres agricoles.
En principe, ceci est une bonne chose. Qu’il s’agisse de fumier animal ou humain, le compost créé à partir d’eux contient de l’azote, du phosphore et du potassium (comme dans les engrais chimiques), mais également des oligoéléments, c’est-à-dire des sels minéraux essentiels au métabolisme des plantes.
Dans tous les cas, on doit simplement éviter que ces engrais organiques contiennent des niveaux élevés de contaminants toxiques.
Par mesure de prudence, la règlementation québécoise stipule également que lorsque du compost est fait à partir de fumier humain, il ne doit pas servir à engraisser des sols où poussent des plantes destinées à l’alimentation humaine.
Autre avantage : leur utilisation à titre de fertilisants évite que les résidus de nos usines d’épuration soient déversés dans nos cours d’eau. Ce que des municipalités comme Montréal et Longueuil font occasionnellement.
Voilà pourquoi les municipalités paient des entreprises spécialisées pour que celles-ci les débarrassent des résidus solides de leurs usines d’épuration.
Cela est tellement payant que celles-ci donnent littéralement ces engrais aux agriculteurs qui acceptent de s’en servir.
Or cela tombe bien.
La guerre en Ukraine
Sous l’influence de la vice-première ministre, Chrystia Freeland (de descendance ukrainienne), le Canada est le seul pays du G7 à imposer des tarifs sur les engrais russes.
Si les provinces de l’Ouest produisent de la potasse, cette production est insuffisante à alimenter les producteurs de l’Est du pays.
Avant l’imposition des tarifs canadiens, 85 à 90 % des engrais utilisés au Québec provenaient de Russie. En catastrophe, nos importateurs se sont tournés vers d’autres pays (dont l’Algérie et l’Égypte) qui leur en vendent maintenant à prix d’or.
Dans ce contexte, le don d’engrais naturels à nos agriculteurs tient du miracle.
L’an dernier, le Canada a importé 70 000 tonnes de matières fécales des États-Unis. Annuellement, on estime que 2 300 camions chargés d’excréments américains traversent la frontière canadienne.
Encore un peu et le Canada offrira gratuitement des laxatifs aux Américains pour aider nos agriculteurs…
Pour l’instant, ce trafic est beaucoup plus répandu en Ontario qu’au Québec.
Autre différence, cette fois majeure, c’est que l’Ontario importe ses résidus solides d’États du Midwest américain alors qu’au Québec, nous les recevons de la Nouvelle-Angleterre.
Or, en Amérique du Nord, les contaminants éternels (nous y reviendrons) sont principalement produits dans le Midwest américain. Et c’est là qu’ils ont davantage contaminé les humains et l’environnement.
Les contaminants éternels
En 2009, la Convention de Stockholm a classé le PFOS (l’acide perfluorooctane sulfonique) et ses sels comme des polluants organiques éternels en raison de leur nature omniprésente, persistante, bioaccumulable et toxique.
Depuis, leurs fabricants les ont remplacés par des dérivés à chaine courte (les PFOA), également considérés comme des polluants majeurs.
Il est à noter que dans la rubrique qu’il leur consacre, Wikipédia affirme qu’en 2006, une étude de Santé Canada concluait en leur innocuité, ce qui est faux. Au contraire, partout à travers le monde, ces substances sont considérées comme préoccupantes.
En vertu du principe de précaution, l’État du Maine a totalement interdit leur utilisation et a condamné les terres agricoles (de même que le bétail) contaminées par ces substances.
Les entreprises qui en faisaient le commerce ont donc cherché d’autres débouchés et se sont tournées vers le Québec.
Le contraste entre les réactions
• Au gouvernement québécois
À la suite du reportage de Radio-Canada, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a déclaré :
Dans les prochaines semaines, on va modifier la règlementation pour interdire l’épandage des biosolides qui nous parviennent des États-Unis, notamment.
Et pour ce qui est des biosolides québécois, on va passablement resserrer la règlementation pour s’assurer qu’on ne compromet pas l’intégrité nos terres agricoles [et] qu’on ne menace pas la santé humaine.
• Au gouvernement fédéral
Le premier ministre Justin Trudeau s’est dit troublé par les révélations de Radio-Canada et assuré que son gouvernement ‘va faire les suivis’.
En d’autres mots, c’est inquiétant mais nous allons rester, pour l’instant, assis à regarder passer le train.
De son côté, Marie-Claude Bibeau, sa ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire a été plus explicite :
Quand on parle de la gestion des matières résiduelles, c’est vraiment de juridiction provinciale. Si on a un rôle à jouer au niveau fédéral, on va prendre les actions rapidement.
Dieu merci, lorsque j’ai entendu la déclaration de la ministre fédérale, c’était au Téléjournal de 18h et non à celui de 22h parce que dans le cas contraire j’aurais mal dormi tellement cette réponse à la Ponce-Pilate m’a rendu furieux.
Comment peut-on être ministre au fédéral et ignorer ceci :
Le transport transfrontalier des marchandises est un domaine de compétence exclusive du gouvernement canadien.
Si le Québec est pris à adopter une règlementation que les États-Unis pourraient contester en vertu des traités de libre-échange conclus par Ottawa, c’est parce que ce dernier ne fait pas son job de protéger la population canadienne des dangers provenant de l’Étranger.
Conclusion
Le gouvernement canadien est toujours prompt de se servir de son pouvoir de dépenser pour envahir des domaines de compétence des provinces et ainsi leur dicter ses volontés.
Mais quand vient le temps de faire son job — délivrer des passeports ou empêcher les États-Unis de se servir du Canada comme d’une toilette — le voilà qui se soustrait à ses responsabilités.
En réalité, si le Québec veut que ses frontières servent à quelque chose, il ferait bien de penser à s’en occuper lui-même, c’est-à-dire devenir un pays indépendant.
Tout comme les écoles au pire de la pandémie au Covid-19, la Santé publique veut, de nos jours, faire des garderies des lieux de contamination massive par des virus respiratoires.
Ses dirigeants libertariens professent aujourd’hui qu’il faut apprendre à vivre avec les virus comme ils répétaient autrefois leur foi en la nécessité de laisser se développer l’immunité naturelle.
De la même manière que je suggérais de porter le masque à l’époque où la Santé publique le déconseillait, aujourd’hui je déconseille aux parents qui le peuvent d’envoyer leurs enfants dans les garderies du Québec.
Si vous pouvez vous payer une gardienne, faites-le.
Pourquoi ?
Jusqu’au 23 novembre dernier, les garderies québécoises excluaient automatiquement les enfants qui manifestaient des symptômes d’infection respiratoire.
Depuis cette date, il leur est interdit de le faire au nom du retour à la normale.
Selon les autorités québécoises :
« Le fait de permettre aux enfants de fréquenter leur service de garde avec des symptômes légers est en accord avec l’approche syndromique annoncée par la Santé publique et par les autorités gouvernementales récemment.»
Existe-t-il une seule étude au monde qui prouve que si on attrape une infection virale de quelqu’un qui n’en éprouve que des symptômes légers, on attrapera nécessairement une forme bénigne de l’infection ?
Un virus est un virus : il se comporte avec une sévérité différente d’une personne à l’autre selon son état général de santé, l’état de son système immunitaire, sa vulnérabilité respiratoire aux virus, etc.
Il est donc faux d’affirmer qu’un enfant atteint légèrement est sans danger pour les autres enfants d’une garderie.
Depuis des semaines, nous sommes aux prises avec une grave pénurie de médicaments pédiatriques contre la fièvre.
De plus, lorsque l’infection respiratoire virale se complique d’une surinfection bactérienne, on manque d’amoxicilline, l’antibiotique le plus prescrit aux enfants gravement atteints.
Nos professionnels de la santé sont à bout de souffle. Les urgences des hôpitaux pédiatriques débordent. Des centaines de milliers de parents n’ont pas de médecin de famille.
Dans ce contexte, alors qu’on manque de tout pour les soigner, favoriser la contamination massive des enfants d’âge pré-scolaire est une preuve supplémentaire de la profonde incompétence de nos dirigeants sanitaires.
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants. Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier de l’an dernier, puis en janvier, avril, juillet, octobre et décembre de 2022.
Pays
Jan’21
Jan’22
Avril
Juil.
Oct.
Déc.
Pérou
1136
6022
6284
6300
6430
6454
Bulgarie
1099
4510
5331
5443
5511
5558
Hongrie
1002
4072
4732
4853
4945
5027
Bosnie-Herzég.
1249
4136
4843
4878
4966
4986
Macédoine du N.
1205
3825
4429
4477
4581
4597
Croatie
968
3091
3837
3963
4166
4269
Géorgie
634
3484
4212
4238
4258
4253
Rép. Tchèque
1093
3369
3694
3751
3828
3901
Slovaquie
412
3050
3544
3687
3747
3797
Lithuanie
588
2777
3346
3466
3501
3544
Roumanie
826
3086
3421
3463
3522
3535
Slovénie
1312
2692
3122
3199
3283
3338
Grèce
469
2015
2668
2931
3209
3326
États-Unis
1074
2537
3014
3115
3240
3303
Lettonie
343
2467
3045
3177
3242
3292
Chili
868
2022
2919
3010
3178
3246
Brésil
916
2882
3067
3116
3186
3203
Pologne
766
2582
3051
3083
3116
3135
Trinité-et-Tobago
91
2050
2667
2848
2991
3034
Italie
1235
2279
2645
2794
2939
3005
Moldavie
746
2558
2846
2881
2951
2970
Arménie
953
2684
2898
2901
2922
2931
Royaume-Uni
1089
2174
2417
2630
2778
2873
Belgique
1681
2429
2640
2729
2800
2833
Argentine
954
2558
2789
2805
2814
2826
Colombie
850
2515
2694
2696
2753
2755
Russie
394
2121
2527
2610
2657
2689
Paraguay
315
2289
2562
2595
2672
2686
Ukraine
428
2217
2495
2514
2528
2558
Mexique
971
2286
2460
2474
2509
2512
Portugal
685
1869
2124
2382
2468
2510
Espagne
1087
1911
2192
2311
2444
2481
Tunisie
398
2131
2354
2378
2428
2430
France
991
1891
2173
2282
2365
2425
Autriche
693
1514
1749
2063
2289
2340
Uruguay
55
1767
2049
2096
2141
2156
Estonie
180
1459
1852
1951
2028
2111
Suède
861
1498
1796
1867
1976
2064
Québec
958
1379
1651
1827
1977
2044
Serbie
373
1467
1822
1861
1966
2010
Équateur
790
1867
1956
1965
1982
1984
Panama
1493
1682
1843
1880
1911
1917
Allemagne
410
1340
1547
1674
1789
1883
Bolivie
780
1652
1832
1831
1854
1855
Costa Rica
427
1424
1605
1644
1720
1744
Afrique du Sud
484
1509
1651
1675
1682
1686
Iran
655
1538
1633
1642
1679
1681
Suisse
882
1404
1564
1593
1617
1632
Irlande
453
1178
1348
1479
1575
1620
Liban
240
1348
1522
1547
1597
1606
Namibie
80
1397
1533
1544
1543
1549
Hong Kong
20
28
1045
1234
1337
1415
Jordanie
376
1010
1349
1352
1371
1371
Finlande
108
314
685
872
1181
1344
Pays-Bas
672
1219
1279
1300
1316
1331
Danemark
256
564
982
1109
1212
1292
Israël
365
957
1147
1175
1254
1272
Albanie
411
1120
1216
1219
1252
1254
Eswatini
185
1110
1180
1196
1200
1200
Turquie
248
584
1103
1150
1182
1185
Botswana
18
1009
1103
1124
1142
1143
Jamaïque
101
831
968
1047
1112
1112
Malaisie
14
955
1057
1078
1096
1106
Honduras
315
1029
1069
1067
1076
1080
Guatemala
263
875
936
999
1065
1074
RoC*
256
639
799
909
983
1052
Taïwan
0,3
35,6
35,7
283
465
602
Corée du Sud
17,9
110
323
478
554
596
Vietnam
0,4
331
430
435
436
436
Japon
27,4
146
223
249
357
397
Singapour
4,9
140
214
238
272
287
Chine
3,2
3,2
3,2
3,6
3,6
3,6
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
Dans le tableau ci-dessus, par million d’habitants (MPM), pour les mois d’octobre et de novembre 2022 combinés :
• 1 pays a connu une diminution de la MPM,
• 21 pays ont eu entre 0 et 10 morts de plus,
• 14 pays ont eu entre 11 et 20 morts de plus,
• 3 pays ont eu entre 21 et 30 morts de plus,
• 5 pays ont eu entre 31 et 40 morts de plus,
• 8 pays ont eu entre 41 et 50 morts de plus,
• 4 pays ont eu entre 51 et 60 morts de plus.
• 5 pays ont eu entre 61 et 70 morts de plus.
• 2 pays ont eu entre 71 et 80 morts de plus.
• 3 pays ont eu entre 81 et 90 morts de plus.
Seulement six pays ont eu plus de 90 morts supplémentaires au cours de ces deux mois : loin devant les autres pays, la Finlande (+163), puis la Grèce (+117), la Croatie (+103), la Grande-Bretagne (+95), l’Allemagne (+94) et la Suède (+92).
À l’époque de la photographie argentique — c’est-à-dire de la photographie sur pellicule — les photos étaient développées de manière artisanale en chambre noire ou de manière commerciale en laboratoire.
En modifiant le temps de développement d’une image, on pouvait corriger un défaut d’exposition. Ce défaut pouvait être généralisé ou localisé.
En photographie numérique, on peut appliquer en quelques secondes des changements qui auraient pris un temps considérable en chambre noire.
On considère généralement que toutes les modifications subies par l’image après son enregistrement sur la carte-mémoire de l’appareil photo constituent du post-traitement.
En réalité, le post-traitement débute après que les photons de l’image aient touché le capteur de l’appareil photo. Donc, avant même que l’image soit enregistrée.
Dans le cas d’un JPEG par exemple, l’application de la balance de blanc déterminée à l’avance par la configuration de l’appareil est du post-traitement au même titre que le changement de la balance de blanc à l’ordinateur.
De la même manière, l’application de filtres artistiques dans le boitier des appareils Olympus, entre la capture de l’image par le capteur et son enregistrement sur la carte-mémoire, est également du post-traitement effectué par l’appareil-photo.
Le pré-traitement
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Avant l’invention de la photo numérique, une scène éclairée par une ampoule électrique possédait une teinte jaunâtre. Celle éclairée par un néon était verdâtre.
Pour corriger ces défauts, on vissait un filtre de couleur au-devant de l’objectif afin de corriger la température de la lumière (exprimée en degrés Kelvin). Cela s’appelait la correction des couleurs.
D’autre part, pour obtenir un flou artistique, le photographe pouvait ajouter de la buée sur la lentille avant de son objectif en y expirant la bouche grande ouverte et en s’empressant de prendre sa photo avant que la buée s’évapore.
Pour éviter cette évaporation, le photographe David Hamilton appliquait plutôt de la gelée de pétrole (Vaseline™) au pourtour d’un filtre transparent vissé à son objectif.
Bref, tout cela peut être qualifié de pré-traitement puisque l’image est traitée avant d’avoir atteint la pellicule (ou le capteur, dans le cas d’une photo numérique).
Pré- et post-traitement en photographie infrarouge
Autrefois couteuse et peu utilisée (sauf à des fins d’espionnage militaire), la photographie infrarouge a pris son essor avec l’avènement de la photographie numérique.
Le capteur d’un appareil photo numérique peut enregistrer non seulement la lumière visible, mais également l’ultraviolet et l’infrarouge.
Pour que les images qu’il capte ressemblent à ce que nos yeux perçoivent, on insère normalement dans le boitier un filtre qui bloque à la fois l’ultraviolet et l’infrarouge pour ne laisser passer que la lumière visible.
• L’infrarouge noir et blanc
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En lui retirant le filtre qui bloque l’infrarouge pour le remplacer par un filtre qui, au contraire, bloque la lumière visible, l’appareil photo ne capte alors que l’infrarouge.
D’autre part, pour effectuer de la photosynthèse, la végétation absorbe le rouge et rejette le vert. Ce dernier, rebondissant à nos yeux, fait en sorte que la végétation nous apparait verte.
L’infrarouge correspond à la chaleur du soleil. Tout comme le blanc d’œuf coagulera à la cuisson, l’infrarouge dénature les protéines végétales, dont celles impliquées dans le métabolisme de la plante. Donc, la végétation doit impérativement s’en débarrasser puisque l’infrarouge représente pour elle une menace mortelle.
Et comme la végétation réfléchit beaucoup plus l’infrarouge que la lumière visible, le feuillage des arbres variera de vert moyen à vert foncé sur une photo couleur ordinaire, alors qu’il variera à l’infrarouge de très pâle à très foncé. En somme, le feuillage aura un écart dynamique beaucoup plus grand.
C’est l’avantage de la photographie de paysage en infrarouge et c’est ce qui explique sa popularité, une fois la photo transformée en noir et blanc.
La photographie numérique a non seulement popularisé l’infrarouge, mais l’a fait bénéficier de techniques de traitement de l’image impossible à obtenir en chambre noire.
La substitution de canal et le recours à des balances des blancs personnalisées ont permis de conférer aux photos infrarouges des teintes éloignées du réalisme photographique.
Toutefois, un des tabous de l’infrarouge en fausses couleurs est que le ciel, s’il est visible sur la photo, doit être bleu. Le reste est sujet à toutes les licences.
• L’infrarouge couleur
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C’est vers 2015 qu’un photographe français nommé Yann Philippe a mis au point un filtre qui permet, sur un appareil infrarouge à spectre complet, de mimer l’aspect de l’Aérochrome, une pellicule infrarouge de Kodak (aujourd’hui discontinuée).
Pour ce faire, M. Philippe a testé différentes combinaisons de filtres et en a choisi trois ou quatre qui, superposés, donnaient l’effet recherché.
Ce faisant, Yann Philippe donnait naissance à une nouvelle discipline au sein de l’infrarouge; l’infrarouge couleur.
En comparaison avec l’infrarouge en fausses couleurs, l’infrarouge couleur peut s’obtenir sans post-traitement. Ses filtres laissant passer certaines couleurs et en masquant d’autres. Bref, ils ne révèlent que des couleurs déjà présentes dans l’image.
Photo emblématique de l’infrarouge Rose bonbon
En 2021, un deuxième style d’infrarouge couleur a été mis au point, soit l’infrarouge Rose bonbon.
L’un et l’autre marquent le retour en force du pré-traitement dans l’art photographique.
Pour terminer, précisons que l’infrarouge couleur est un sujet d’expérimentations et de recherche pour de nombreux photographes.
Parmi ceux-ci, mentionnons Fedia Le Grill — photographe d’avant-garde œuvrant en Bretagne — qui a exploré l’utilisation en infrarouge des filtres Lee, conçus pour les éclairagistes de scène.
Conclusion
Contrairement au post-traitement — qui aboutit généralement à du noir et blanc ou à une photo en fausses couleurs — le pré-traitement est la voie de l’avenir pour la photographie infrarouge.
D’une part parce que l’austérité du noir et blanc condamne son esthétique à une audience limitée.
Et d’autre part parce que le post-traitement en fausses couleurs nécessite une connaissance des techniques avancées des logiciels de traitement de l’image. En particulier, la substitution de canal est l’arme atomique de la retouche photographique, une arme auquel aucun photographe ne recourt normalement.
À l’opposé, le pré-traitement photographique est d’une désarmante simplicité puisqu’il correspond à du ‘prêt-à-porter’ chromatique; il suffit de visser les filtres qui correspondent à une ‘recette’ infrarouge (l’IR Chrome ou le Rose bonbon, par exemple) pour obtenir l’effet souhaité.
Et dans le bouillonnement des trouvailles qu’on peut déjà observer sur les forums consacrés à la photographie infrarouge, on peut s’attendre à ce qu’émergent des styles standardisés d’infrarouge couleur qui attireront un nombre croissant de personnes vers cette discipline photographique.
C’est dans ce sens que le pré-traitement est destiné à une grande popularité en infrarouge puisqu’il libère le photographe de l’obligation d’être un gourou de Photoshop pour pouvoir s’exprimer dans cette discipline.
Le Conseil de recherches en Sciences naturelles et en Génie du Canada (CRSNG) est un organisme subventionnaire du gouvernement fédéral.
Conformément aux directives d’Ottawa destinées à faire une plus grande place à la diversité, le CRSNG a ajouté à ses demandes de subventions la question obligatoire suivante :
« Sélectionnez l’orientation sexuelle qui correspond le mieux à la façon dont vous vous percevez présentement.»
❏ Asexuel/Asexuelle
❏ Bisexuel/Bisexuelle
❏ Gai/Gaie
❏ Hétérosexuel/Hétérosexuelle
❏ Lesbienne
❏ Pansexuel/Pansexuelle
❏ Allosexuel/Allosexuelle (“Queer”)
❏ Bispirituel/Bispirituelle
❏ Je ne m’identifie à aucune option proposée
❏ Je préfère ne pas répondre.
Le CRSNG s’assure ainsi que son attribution des fonds n’entraine pas de discrimination à l’égard des minorités sexuelles du pays.
Au ministère de la Défense
L’actuelle titulaire du poste de ministre de la Défense du Canada est l’honorable Anita Anand.
Afin de combattre la culture machiste qui règne dans nos armées et leur permettre d’accueillir enfin les personnes non binaires, celle-ci a décidé dernièrement de permettre aux soldats dits ‘masculins’ — c’est-à-dire aux soldats dotés d’un pénis — de porter une robe, du maquillage, des faux-cils, du vernis à ongles, de même que des boucles d’oreilles discrètes (moins de 2,5 cm de diamètre).
De plus, le port des sous-vêtements est maintenant facultatif à la condition que cela ne se voie pas.
Néanmoins, au cours des exercices militaires et au combat, chausser des souliers à talons hauts est encore défendu. Cet interdit se justifie pour des raisons sécuritaires… même si marcher sur une mine antipersonnelle donne le même résultat, peu importe les chaussures qu’on porte.
L’écriture woke
Le gouvernement canadien a dernièrement dévoilé un nouveau guide de rédaction de la correspondance française destiné à ses fonctionnaires et aux organismes parapublics fédéraux. Pour l’instant, ce guide est facultatif. Mais il pourrait ultérieurement devenir obligatoire.
Parmi toutes les mesures qu’on peut utiliser pour avoir l’air inclusif, rien n’est plus ostentatoire que l’adoption de l’écriture dite ‘inclusive’.
L’écriture inclusive est un ensemble de procédés de rédaction dont l’immense majorité est justifiée.
Toutefois, parmi ces procédés, le guide suggère l’utilisation de l’écriture woke. Celle-ci vise à combattre l’invisibilisation grammaticale des femmes, une source de grande injustice au pays.
C’est ainsi qu’au lieu d’écrire “Les bâtisseurs culturels montréalais”, on préfèrera écrire “Les bâtisseur·euse·s culturel·le·s montréalais·e·s”.
Les Francophones qui auront de la difficulté à lire la correspondance fédérale écrite de cette manière conserveront leur droit d’exiger qu’Ottawa communique avec eux en anglais.
Conclusion
Le fonctionnement interne de la fonction publique fédérale se fait essentiellement en anglais.
En ordre décroissant, ce qu’on trouve dans la fonction publique fédérale, ce sont des Anglophones unilingues, des Francophones bilingues et des Anglophones bilingues. En somme, des gens qui ont en commun la connaissance de l’anglais.
On peut y faire carrière toute sa vie comme unilingue anglais, mais pas si on est unilingue français puisque dans ce cas, on n’y est jamais embauché.
Avant de se prétendre inclusif parce que son armée est ouverte au recrutement d’une poignée de soldats non binaires, Ottawa devra faire cesser sa discrimination à l’embauche qu’il exerce contre quatre-millions de francoQuébécois unilingues.
De la même manière, il serait temps d’abolir l’Apartheid juridique et constitutionnel dont sont victimes les peuples autochtones du pays.
Il est inacceptable que la Charte canadienne des droits et libertés ne s’applique pas aux peuples autochtones du pays, régis plutôt par le droit autochtone, un droit mesquin et infantilisant qui a valeur constitutionnelle et qui est indépendant de celui qui régit le reste de la population canadienne.
L’inclusion et la diversité dont se vante Ottawa ne servent qu’à couvrir le pays de ridicule sur la scène internationale. Mais cela ne s’attaque pas aux problèmes fondamentaux du colonialiste canadian contre le peuple francoQuébécois et les peuples autochtones du pays.
BASF est le plus important groupe chimique au monde.
En juillet dernier, alors que le ministère allemand de l’Industrie effectuait des consultations pour déterminer quels secteurs industriels seraient autorisés à fonctionner cet hiver en cas de pénurie énergétique, le Conseil d’administration de BASF décidait, devant cette incertitude, d’effectuer à l’Étranger le plus important investissement de l’histoire de cette compagnie.
Dix-milliards d’euros : c’est la somme que BASF a décidé d’investir d’ici 2028 à son complexe industriel de Zhanjiang, une ville portuaire située dans le sud de la Chine.
Moins de deux mois plus tard, on procédait déjà à l’inauguration de la première usine de ce complexe. Celle-ci produira annuellement 60 000 tonnes métriques de matières plastiques à des fins électroniques ou destinées à l’industrie automobile.
BASF a choisi d’investir en Chine parce que la main-d’œuvre y est relativement économique, que les droits des travailleurs sont presque inexistants et surtout parce que ce pays s’assure de l’approvisionnement énergétique des entreprises sur son territoire (au contraire de l’Allemagne).
À l’occasion de la guerre en Ukraine, le harakiri économique des pays d’Europe occidentale accélère le déplacement du centre de gravité du développement économique mondial vers la région indopacifique (que vise justement à alimenter le complexe de Zhanjiang).