L’Ateneum (à Helsinki)

8 avril 2021
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Situé à quelques pas de la gare Centrale, le Musée des Beaux-Arts d’Helsinki s’appelle l’Ateneum.

C’est Theodor Höijer qui remporta le concours international en vue de la création de l’édifice. Sa construction fut complétée en 1887.

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Sur le toit se dresse le visage d’Athéna, déesse de la sagesse, à laquelle l’édifice est dédié.

Le fronton triangulaire est décoré d’un bas-relief au centre duquel serait représentée la Finlande distribuant les lauriers de la gloire.

De gauche à droite, les quatre cariatides sont des allégories de l’Architecture, de la Peinture, de la Sculpture et de la Musique.

En dessous d’eux, les trois bustes nichés représentent le peintre Raphaël, le sculpteur grec Phidias et l’architecte italien Bramante. Toutes ces sculptures sont de Carl-Eneas Sjöstrand.

Les collections de l’Ateneum sont essentiellement constituées d’œuvres postérieures au milieu du XIXe siècle.

Même si on y trouve plusieurs toiles d’artistes étrangers — Paul Cézanne, Paul Gauguin, Le Corbusier, Edvard Munch, Paul Signac, Vincent Van Gogh, etc.— le diaporama, à une exception près (à 0:58), ne présente que des œuvres d’artistes finlandais, trop rarement vus hors de leur terre natale.


Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :

• à 0:14 : Apollon et Marsyas, de Walter Runeberg (1872)
• de 0:30 à 0:50, une très belle collection d’autoportraits
• à 0:56 : Tonnerre, d’Edwyn Lydén (1926)
• à 0:58 : Feux de Mai, de Gösta Adrain-Nilsson (années 1930)
• à 1:00 : La Vente d’une montre, de Martti Ranttila (1933)
• à 1:02 : La Danse, de Wäinö Aaltonen (1928)
• à 1:06 : Nature morte – La Piste II, d’Olli Miettinen (1931)
• à 1:08 : Berceuse, d’Alvar Cawén (1921)
• à 1:12 : Autoportrait, d’Helene Schjerfbeck (1912)
• à 1:14 : Récolte, de Marcus Collin (1915)
• à 1:16 : Bergère, de Vrjö Ollila (1915)
• à 1:22 : Le Combat des grands coqs de bruyère, de Ferdinand von Wright (1886)
• à 1:24 : La dépouille de l’enfant, d’Albert Edelfelt (1879)
• à 1:26 : Les cadavres sont monétaires (Raatajat rahanalaiset), d’Eero Järnefelt (1893)
• à 1:28 : Vers le soir, d’Hugo Simberg (1913)
• à 1:30 : Rive, de Pekka Halonen (1897)
• à 1:32 : Au parc Borély, de Verner Thomé (1909)
• à 1:34 : Rive du lac et roseaux, d’Eero Järnefelt (1905)
• à 1:36 : Paysage de Koli, d’Eero Järnefelt (1928)
• à 1:38 : Automne au lac Pielisjärvi, d’Eero Järnefelt (1899)
• à 1:40 : Garçon au corbeau, d’Akseli Gallen-Kallela (1884)
• à 1:42 : Femmes à l’extérieur de l’église de Ruokolahti, d’Albert Edelfelt (1887)
• à 1:44 : Écho, de Ville Vallgren (1887)
• à 1:50 : Via Appia, de Werner von Hausen (non daté)
• à 1:54 : La malédiction de Kullervo, d’Akseli Gallen-Kallela (1899)
• à 1:56 : La Mère de Lemminkäinen, d’Akseli Gallen-Kallela (1897)
• à 2:00 : Ilmatar, de Robert-Wilhelm Ekman (1860)
• à 2:02 : Le triptyque du Mythe d’Aino, d’Akseli Gallen-Kallela (1891)
• à 2:08 : Le Franc, marchand de vin, boulevard de Clichy, d’Eero Järnefelt (1888)
• à 2:10 : Aux Jardins du Luxembourg, d’Albert Edelfelt (1887)
• à 2:12 : La Chanson de la mariée, de Gunnar Berndtson (1881)
• à 2:14 : Portrait du professeur J.J. Tikkanen, de Wilho Sjöström (1913)
• à 2:16 : Danseuse du ventre, d’Antti Favén (1903)
• à 2:18 : Mère, d’Elin Danielson-Gambogi (1893)
• à 2:20 : Étude pour un portrait de Louis Pasteur, d’Albert Edelfelt (1885)
• à 2:22 : Pentti Lyytinen récite des poèmes dans un chalet de Savonie, de Robert-Wilhelm Ekman (1848)
• à 2:24 : La Première leçon, d’Akseli Gallen-Kallela (1887-9)
• à 2:26 : Soldat blessé dans la neige, d’Helene Schjerfbeck (1880)
• à 2:28 : Paysage d’hiver à la brunante, de Fanny Churberg (1880)
• à 2:30 : Érik XIV et Karin Månsdotter (1864).

Détails techniques : Le diaporama présente 74 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (46 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (21 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (6 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : pour une diplomatie des respirateurs

7 avril 2021

Au début de la pandémie, les machines servant à maintenir l’oxygénation des patients gravement atteints faisaient partie des équipements essentiels pour combattre la pandémie.

On les appelle parfois ‘ventilateurs’; je préfère l’appellation de ‘respirateurs’ afin d’éviter la confusion avec les appareils domestiques dont on se sert pour faire circuler l’air par temps chaud.

Les connaissances au sujet du Covid-19 ont évolué rapidement. C’est ainsi qu’on a découvert très tôt l’utilité de la cortisone pour maitriser la tempête immunitaire qui s’abattait sur les patients gravement atteints, déclassant ainsi les respirateurs.

Sur les quarante-mille respirateurs commandés, Ottawa en a reçu 27 700, dont seulement deux pour cent ont été acceptés par les provinces (celles-ci se rendant compte qu’elles n’en avaient plus besoin).

Il en reste donc beaucoup, sans compter les douze-mille autres à recevoir.

Au parlement canadien, l’opposition accuse le gouvernement de gaspillage des fonds publics.

En agissant ainsi, les partis d’opposition envoient un très mauvais message; celui qu’ils auraient géré cette crise de manière fiscalement responsable.

Il y a un temps pour toute chose. En temps de guerre, ce n’est pas le temps de rechigner sur le prix des balles.

Si la vaccination en Europe continentale est trop lente (en comparaison avec celle en Grande-Bretagne), c’est justement parce que les fonctionnaires de Bruxelles ont tergiversé afin obtenir le meilleur prix possible pour leurs vaccins.

Si le pourcentage de citoyens complètement vaccinés est beaucoup plus grand aux États-Unis qu’au Canada, c’est entre autres parce que le chéquier de Washington était grand ouvert à tous les fabricants aptes à produire des vaccins aux États-Unis. Le Canada, lui, est pris à attendre les arrivages.

Bref, le gouvernement Trudeau a eu raison d’acheter ces respirateurs parce qu’il s’agissait de décision à prendre lorsqu’elle a été prise.

Quant à la question de savoir ce qu’on devrait faire des respirateurs excédentaires, pourquoi ne pas les donner aux pays en voie de développement ?

D’après ce que j’ai cru comprendre, ces respirateurs sont produits au Canada. Si tel est le cas, dans quelques années, lorsque ces appareils commenceront à devenir défectueux, les hôpitaux étrangers qui voudront les réparer se tourneront vers notre pays pour remplacer leurs pièces défectueuses.

N’est-ce pas une manière de se faire de nouveaux clients ?

À l’heure actuelle, la Chine et la Russie se font des amis en offrant leurs vaccins à tous les pays qui en demandent. C’est ce qu’on appelle la diplomatie des vaccins.

Au lieu de critiquer ces deux pays, imitons leurs bonnes idées; soyons utiles et créons la diplomatie des respirateurs

Référence :
Croulant sous les ventilateurs inutilisés, Ottawa essaie d’annuler les contrats restants

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les féminicides pandémiques

4 avril 2021
Un cas de violence conjugale

En 2020, cinq Québécoises sont décédées de violence conjugale. Depuis le début de cette année, huit autres se sont ajoutées en huit semaines.

Ces décès sont la pointe de l’iceberg; combien de femmes sont violentées sans que leurs agresseurs aillent jusqu’à les tuer ?

Dans plusieurs villes du Québec, des manifestations ont été organisées. Les protestataires réclament des campagnes médiatiques contre la violence faite aux femmes et plus de fonds pour les refuges de femmes violentées, débordés à la tâche.

Le gouvernement québécois a répondu favorablement à ces demandes.

En réalité, le plus grand féminicide est celui causé par la pandémie. Depuis le 1er janvier de cette année, plus de 1 750 Québécois sont morts du Covid-19, soit un peu plus de 875 femmes.

Non seulement est-ce cent fois plus que le nombre de féminicides causés par la violence conjugale, mais même cette dernière est en bonne partie liée à la pandémie.

Lorsqu’on oblige des conjoints qui se détestent à vivre confinés, lorsque la fermeture (temporaire ou définitive) de milliers de petites entreprises fait en sorte que des couples sans souci sont soudainement confrontés à des problèmes financiers insurmontables, cela crée une situation propice à l’émergence de conflits entre les conjoints.

Dans les pays qui ont brillamment éradiqué la pandémie sur leur territoire, la violence faite aux femmes existe. Mais il n’y a pas de flambée de cas comme au Québec. Cette flambée est le résultat de la gestion néolibérale de la pandémie.

Celle-ci proclame la nécessité de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’, c’est-à-dire laisser les gens l’attraper… quitte à décréter un confinement si la hausse des cas graves menace de saturation le système hospitalier.

Et de confinements en déconfinements prématurés, la violence faite aux femmes augmente.

Face au refus obstiné des autorités sanitaires québécoises de recourir aux moyens considérables que nécessite l’éradication du virus, la seule issue est la vaccination généralisée en peu de temps, comme en Israël.

C’est la seule manière de supprimer les féminicides pandémiques, qu’ils soient directs (causés par le virus) ou indirects (résultant des mesures de mitigation contre la pandémie).

Références :
Des manifestations contre les féminicides partout au Québec
Données COVID-19 au Québec
Néolibéralisme et crises sanitaires

Paru depuis :
Au Québec, les féminicides, effets mortels de la pandémie (2021-04-30)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : de bonnes nouvelles d’Israël

3 avril 2021


 
Après six mois de vaccination, 58,0 % de la population israélienne a reçu au moins une dose du vaccin de Pfizer/BioNTech et 53,1 % des gens sont complètement vaccinés.

Chez les gens de plus de soixante ans, plus des huit dixièmes sont complètement immunisés. Si bien que ce groupe d’âge — qui, le mois dernier, représentait 72 % des admissions aux soins intensifs — n’en représente plus que 29 % (pour des raisons diverses).

Dans le graphique ci-dessus, la ligne bleue représente la moyenne quotidienne établie sur sept jours (afin d’atténuer les variations d’un jour à l’autre).

Le nombre de nouveaux décès chutait d’une moyenne quotidienne de soixante-deux le 26 janvier à huit hier, soit une réduction de 87,1 %.

Quant au nombre de nouveaux cas, la diminution est encore plus importante. Au début de cette année, on atteignait plus de dix-mille nouveaux cas quotidiens de Covid-19. Hier, on n’en comptait plus que 251, soit une réduction de 97,5 %.

Ces résultats auraient été encore meilleurs si le vaccin avait été recommandé aux enfants et aux adolescents.

Déjà, le fabricant possède des données qui prouvent la très grande efficacité de son vaccin chez les jeunes de douze à quinze ans.

Dès que les autorités sanitaires auront donné le feu vert à la vaccination dans ce groupe d’âge, le pays espère devenir le premier à atteindre l’immunité grégaire.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic in Israel
Le vaccin efficace à 100 % chez les 12-15 ans
‘We’re in a really good place’: is Israel nearing the Covid endgame?

Paru depuis :
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au nord-est de la gare Centrale d’Helsinki

2 avril 2021
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À 0:05, nous voyons le Théâtre national de Finlande, construit en 1902 d’après les plans de l’architecte Onni Tarjanne.

Viktor Jansson se servit de sa fille Tove comme modèle pour réaliser Convolvulus (à 0:09) en 1931. Le titre de la sculpture fait référence au Liseron des champs (Convolvulus arvensis).

Le Jardin botanique

Notre exploration d’Helsinki débute véritablement au Jardin botanique (de 0:11 à 0:29), situé à deux pas de la gare Centrale. On y accède par son côté nord, celui qui donne sur la baie de Kaisaniemi.

La moitié orientale du Jardin botanique est un agréable parc boisé où des Finlandais viennent fuir la chaleur.

Mais c’est dans la partie occidentale qu’on trouve les serres auxquelles on accède en acquittant un prix d’entrée de 7€. On y présente des plantes bien identifiées, regroupées selon le climat. Le tout est un peu encombré.

À l’extérieur sont aménagées des plantes-bandes de fleurs exposées au soleil.

Globalement, c’est une attraction touristique mineure de la ville.

Le musée de la maison du ‘Burgher’

Sur un promontoire à l’est du Jardin botanique, au 12 de la rue Kristianinkatu, on trouve le musée de la maison du ‘Burgher’. Ce titre est celui du directeur du Service de protection contre les incendies (de 0:37 à 0:51).

Le musée est aménagé dans une maison bourgeoise acquise en 1859 par Alexander Wicklom, alors responsable de ce service.

Les deux bâtiments qui font partie du musée sont les seules maisons anciennes en bois à Helsinki qui sont situées sur leur lieu d’origine. L’accès au musée et la visite guidée en anglais sont gratuits.

L’ameublement d’origine des deux maisons (partiellement conservée) a été complété par des meubles d’époque.

On y apprend que si les rues anciennes de la ville étaient si larges (pour l’époque), c’était afin de prévenir les incendies; les maisons étaient généralement en bois et les saunas familiaux étaient omniprésents. Cette distance permettait d’isoler un pâté de maisons des autres environnants.

De plus, ce qu’on voit dans le coin supérieur droit des photos à 0:43 et 0:49, ce ne sont pas des haltères, mais des miches trouées de pain de seigle.

On les fabriquait en lot et on les suspendait dans la cuisine pour les soustraire à la vermine et aux rongeurs. Évidemment, les derniers pains, devenus secs et durs, étaient consommés avec de l’eau pour les attendrir.

Très intéressant, ce musée est recommandé.

De 1:13 à 1:21, c’est un aperçu de la petite ile de Tervasaari (ile au Goudron) où, par temps ensoleillé, les citoyens de la ville aiment se prélasser.

Zoo de Korkeasaari

À 1:23, nous entreprenons le voyage en autobus vers l’ile de Korkeasaari. On y trouve le zoo municipal, créé en 1889. C’est un des plus anciens zoos au monde.

Pour nous y rendre, nous traversons la grande ile boisée de Mustikkamaa, où se trouvent, au nord, le Parc d’aventure Korkee (de 2:07 à 2:23) et, au sud, la plage de Mustikkamaa (de 2:29 à 2:35).

Autour de la Baie du zoo (de 2:37 à 3:43)

Immédiatement au nord du Jardin botanique se trouve la Baie du Zoo (Eläintarhanlahti). Ce nom vient d’un projet de zoo limitrophe qui ne s’est jamais réalisé.

Autour de cette baie ont été aménagées une piste cyclable et une marina. On y trouve (de 2:45 à 2:47) un édifice construit de 1906 à 1908 par l’Association des travailleurs d’Helsinki.

Dès le départ, un restaurant s’y trouvait sous le même nom de Juttutupa (le nom actuel). De nos jours, on peut encore y voir la ‘Table des révolutionnaires’ où Lénine se serait attablé.

De 3:17 à 3:19, il s’agit de la sculpture Maailmanrauha (Paix mondiale) d’Oleg Kirjuhin, créée en 1989. Don de la ville de Moscou, elle représente des gens provenant de cinq continents, levant les bras en signe de solidarité pour la paix mondiale.

À 3:41, à l’embouchure de la baie, on voit la sculpture Heijastuksia (Réflexion), créée en 1974 par Risto Salonen.

Le quartier de Kallio

Après un repas au buffet végétarien Silvoplee — phonétiquement apparenté à ‘S’il vous plait’ — où la nourriture est facturée au poids, nous voyons à 4:09 le Mémorial des femmes en temps de guerre (ou Sodanajan naisen muistomerkki), de la sculptrice Heikki Häiväoja (1996).

Cette sculpture rend hommage à celles qui ont contribué à leur manière à l’effort de guerre entre 1939 et 1945.

Une autre œuvre, cette fois de la sculptrice Miina Äkkijyrkkä, décore aussi le quartier.

De 4:23 à 4:37, nous voyons la bibliothèque de Kallio, construite en 1912.

De toutes les églises luthériennes de la ville, celle du quartier de Kallio, d’une capacité de 900 personnes, est probablement la plus belle (de 4:51 à 5:21).

Elle est située au sommet d’une colline étendue, haute d’une trentaine de mètres. Son clocher ajoute 64 mètres supplémentaires au-dessus du niveau de la mer.

Quotidiennement, à midi et 18h, son carillon joue un air composé spécialement pour lui par Jean Sibelius.

Alors que le style romantique national triomphait à Helsinki, ce temple fut achevé en 1912 selon les plans de Lars Sonck.

L’intérieur est d’un exquis raffinement, discrètement décoré de motifs floraux rehaussés de dorure. Ceux-ci sont réalisés au pochoir ou creusés dans la pierre.

C’est un peu l’équivalent luthérien de l’église catholique Saint-Léopold-du-Steinhof de Vienne.

Le quartier de Alppiharju

On y trouve le parc d’attractions Linnanmäki, à l’intérieur duquel se trouve Sea World.

Helsinki possède une multitude d’espaces verts. Mais peu sont aménagés avec autant de soin que le parc à l’anglaise de Lenininpuisto (de 6:59 à 7:07). Créé en 1960-1961, le parc a été renommé en 1970 en l’honneur de Lénine pour marquer le centième anniversaire de sa naissance.

Le quartier de Vallila

Un peu au sud de la rue Strurenkatu et bordé par les rues Vallilantie au sud, Roineentie à l’est, et Vanajantie à l’ouest, on trouve un ensemble résidentiel dont l’histoire est étonnante.

Avant la création du quartier ouvrier d’Het Schip à Amsterdam, et avant Vienne la rouge, Helsinki a construit dans les années 1910 une minicité ouvrière modèle appelée Puu Vallila (de 7:09 à 7:29).

Sans posséder l’audace architecturale des cité-sœurs dont on vient de parler, Puu Valilla était constitué de maisons de bois qui tournaient le dos à la rue; l’entrée se fait généralement sur les côtés ou à l’arrière.

Plus spacieuses que les maisons qu’on construisait à l’époque pour les ouvriers, elles possèdent à l’arrière un jardin arboré parfois clôturé ou parfois accessible aux voisins. En somme, tout était conçu pour le plaisir de vivre de ses occupants.

Le quartier d’Hermanni

Le diaporama se termine (de 7:43 à 7:47) par un aperçu de l’Helsinki Distilling Company, réservé au moment de ma visite pour un évènement privé.


Détails techniques : Le diaporama présente 228 photos et trois clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (192 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (21 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (6 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photo) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en douze mois

1 avril 2021

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Dans ce tableau, l’évolution en 2020 est montrée tous les quatre mois alors que pour 2021, l’évolution est représentée mensuellement.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de certains mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Aout Déc. Jan. Fév. Mars Avr.
Rép. Tchèque 4 36 63 1093 1529 1909 2479
Hongrie 2 62 516 1002 1304 1561 2177
Bosnie-Herzég. 1 100 833 1249 1445 1552 2044
Belgique 73 849 863 1681 1815 1899 1979
Slovénie 2 60 717 1312 1694 1854 1950
Bulgarie 1 56 583 1099 1322 1491 1927
Royaume-Uni 35 680 868 1089 1565 1805 1860
Macédoine du N. 6 237 860 1205 1376 1509 1829
Italie 206 581 933 1235 1471 1622 1819
Slovaquie 0 5 158 412 863 1331 1793
États-Unis 12 477 831 1074 1367 1586 1704
Portugal 18 170 449 685 1253 1607 1657
Espagne 194 608 973 1087 1263 1488 1615
Mexique 0 362 818 971 1222 1430 1567
Pérou 2 588 1087 1136 1239 1403 1561
Brésil 1 440 815 916 1055 1198 1523
France 53 464 819 991 1171 1328 1468
Croatie 1 35 455 968 1236 1354 1460
Pologne 1 46 465 766 984 1158 1419
Panama 7 335 709 935 1216 1341 1402
Lithuanie 3 30 192 588 1046 1199 1330
Suède 24 568 671 861 1144 1265 1330
Québec 4 669 834 958 1157 1214 1246
Moldavie 1 195 576 746 855 987 1242
Colombie 0 203 723 850 1060 1168 1240
Roumanie 5 124 601 826 960 1065 1237
Argentine 1 79 854 954 1062 1145 1229
Chili 1 498 804 868 965 1075 1213
Arménie 1 253 739 953 1040 1077 1191
Suisse 54 229 568 882 1087 1148 1189
Bolivie 1 255 763 780 882 989 1041
Autriche 16 80 368 693 861 948 1036
Lettonie 0 17 111 343 641 866 1023
Pays-Bas 68 359 550 672 817 908 965
Géorgie 0 4 327 634 802 884 950
Équateur 6 325 760 790 837 888 946
Irlande 15 357 417 453 667 868 945
Liban 2 10 167 240 462 697 924
Allemagne 10 110 207 410 696 845 920
Afrique du Sud 0 137 363 484 743 836 884
Grèce 5 20 242 469 561 629 786
Albanie 5 56 286 411 484 631 779
Ukraine 1 39 288 428 522 598 764
Tunisie 1 5 275 398 572 674 742
Iran 37 202 576 655 686 710 740
Estonie 4 48 93 180 324 451 684
Russie 0 96 277 394 504 592 680
Israël 3 57 313 365 524 626 676
Jordanie 1 1 273 376 422 460 675
Serbie 3 67 189 373 463 512 614
Paraguay 0 7 245 315 380 445 590
Costa Rica 0 30 339 427 514 546 577
Eswatini 0 37 104 185 492 558 571
Palestine 0 16 144 273 354 396 510
Honduras 1 135 293 315 361 415 459
RoC* 3 113 175 256 354 401 426
               
Japon 0,4 8,0 16,9 27,4 45,3 62,5 72,7
Corée du Sud 3,2 5,8 10,2 17,9 27,8 31,3 33,8
Hong Kong 0,5 4,5 14,5 19,7 24,3 26,7 27,3
Singapour 0,5 4,5 4,9 4,9 4,9 4,9 5,1
Chine 2,4 3,3 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,4 0,4
Vietnam 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

En mars, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Europe Centrale et dans les Balkans, où le variant britannique continue de faire des ravages : en Hongrie (+616), en République Tchèque (+570), en Bosnie-Herzégovine (+492), en Slovaquie (+462) et en Bulgarie (+436).

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Histoire d’un fiasco – 2e partie : la lutte québécoise contre le Covid-19 en mars 2020

31 mars 2021

Le rôle des voyageurs internationaux

Il faudra attendre jusqu’à la deuxième moitié de mars de l’an dernier pour que le Canada décide officiellement de fermer ses frontières. Or c’est par le biais des voyageurs internationaux que la pandémie a contaminé le Québec.

Même après cette fermeture, la frontière canadienne est demeurée une passoire.

Les pays qui ont réussi leur lutte sanitaire — en Extrême-Orient et en Océanie — ont tous mis en quarantaine obligatoire les voyageurs qui entraient sur leur territoire.

Au Québec, on aurait pu compenser le laxisme fédéral par des barrages routiers qui auraient fait cela. On a préféré laisser faire et critiquer le fédéral.

Les conséquences de la myopie

Mais revenons au début de ce mois.

Lorsque le directeur de la Santé publique du Québec revient de ses vacances au Maroc, le 8 mars 2020, c’est la panique à Québec.

Depuis plusieurs jours, les pays ferment leurs frontières les uns après les autres. Comme si un grave danger les menaçait.

Pourtant, rien n’est prêt au Québec pour y faire face.

On s’était beaucoup énervé pour rien à l’occasion de la grippe aviaire au H1N1 en 2009, alors que le taux de mortalité avait finalement été assez semblable à celui d’une grippe ordinaire.

Plutôt que d’appliquer le principe de précaution, la Santé publique a parié que le Covid-19 serait comme le H1N1 de 2009. Voilà pourquoi, le 5 février 2021, cet organisme déclarait qu’il fallait plus craindre la grippe que le coronavirus.

Cette désinvolture aurait dû faire soupçonner au premier ministre que la lutte sanitaire contre le Covid-19 devait être confiée à d’autres dirigeants, plus perspicaces et ayant plus d’envergure que ceux hérités de l’époque libérale.

Le directeur de la Santé publique, le Dr Arruda, a fait carrière en tant que gestionnaire du réseau de la santé. C’est ainsi que la réforme Barrette a été mise en œuvre par une poignée de hauts fonctionnaires, dont lui à titre de sous-ministre ou de sous-ministre adjoint.

Pour ces gens-là, on ne dépense pas l’argent des contribuables pour rien. L’idée d’acheter de l’équipement de protection au cas où est complètement étrangère à leur manière de penser.

Donc quand l’iceberg de la Covid-19 frappe le Titanic québécois, on manque de canots de sauvetage.

Pour compenser cette insouciance, on décide alors de faire ce que tout bon gestionnaire fait en pareil cas; rationaliser. On décide de réserver l’équipement de protection à l’usage exclusif des médecins et des infirmières qui sont au front, c’est-à-dire dans les zones rouges de nos hôpitaux.

Protéger ces professionnels était une bonne décision. Mais protéger l’ensemble de la population était du devoir de la Santé publique.

Compte tenu de la pénurie sévère des équipements de protection, il était essentiel de conseiller à la population de porter un masque artisanal et de lui montrer comment en fabriquer un.

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Malheureusement, au contraire, on a choisi de déconseiller le port généralisé du masque. Selon les autorités sanitaires, le masque ne constituait pas un outil de protection efficace pour la population générale.

On invitait les personnes contagieuses à tousser dans leur coude et à jeter leurs mouchoirs — remarque : que fait-on normalement avec ses mouchoirs de papier, sinon les jeter — et on recommandait à tous l’hygiène des mains.

La décision la plus stupide fut d’interdire spécifiquement le port du masque aux travailleurs de la santé qui travaillaient hors des zones rouges des hôpitaux.

Le résultat a été que le quart de tous les Québécois qui ont attrapé le Covid-19 lors de la première vague étaient des travailleurs de la Santé. On a mis inutilement en danger la vie de ces gens-là; dix-huit d’entre eux en sont morts.

Et pour faire campagne contre le masque, la Santé publique du Québec a mis au point le ‘Grand sophisme’.

Le Grand sophisme

Un sophisme est un raisonnement faux, ayant l’apparence d’un raisonnement logique, fait dans le but de tromper.

Nous avons tous en mémoire l’argument central contre le port du masque utilisé par la Santé publique du Québec. Analysons cet argument en détail.

Précisons que le virus du Covid-19 ne traverse pas la peau, mais qu’il pénètre exclusivement à travers des muqueuses.

Selon le Dr Arruda, le masque donne un faux sentiment de sécurité. Il peut même être dangereux. En l’enlevant, si on touche à l’extérieur du masque, on peut se contaminer les doigts de virus. Et si on met un doigt contaminé dans le nez ou si on se frotte les yeux, on vient d’attraper le Covid-19 et ultimement, on peut en mourir.

C’est vrai.

Ce qu’oublie de dire le Dr Arruda, c’est que s’il y a des virus à la surface d’un masque, c’est que ce dernier a bien fait son travail; nous empêcher d’inhaler les virus et d’attraper le Covid-19.

En d’autres mots, ce que dit le Dr Arruda, c’est ceci : “ Vous savez, le masque qui vous a sauvé la vie, vous n’auriez pas dû le porter. Parce qu’en l’enlevant, vous auriez pu commettre trois imprudences successives; toucher l’extérieur du masque, ne pas vous laver les mains, et déposer le virus sur une muqueuse en vous mettant les doigts dans le nez.

Cela est vrai. Mais si on commet toutes ces imprudences, on ne fait que mettre dans le nez une partie des virus qui s’y trouveraient déjà si on n’avait pas porté de masque.

En temps de guerre, il est imprudent pour un peuple de tirer dans le dos de ses généraux. Forts de ce principe, des centaines de journalistes, de chroniqueurs et d’éditorialistes ont abandonné tout esprit critique et ont choisi de répéter le Grand sophisme, contribuant ainsi à faire avaler cette couleuvre à la population.

Pendant ce temps, le virus se propageait…

(à suivre)

Références :
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus
Covid-19 : les prix citron à Ottawa et à la STM
Covid-19 : l’utilisation ‘judicieuse’ des masques
Grippe A (H1N1) de 2009
Panique à Québec : dans les coulisses de la course aux masques

Paru depuis :
Enquête de la coroner : échec de la quarantaine au CHSLD Yvon-Brunet (2021-06-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La simili-téléphonie-5G

30 mars 2021

La première génération de la téléphonie mobile (nommée 1G à postériori) débute avec la naissance du téléphone portable.

Les autres générations sont les suivantes :
• la 2G ajoutait le pouvoir d’échanger des textos,
• la 3G donnait accès à l’internet,
• la 4G augmentait la bande passante de manière à permettre la diffusion de vidéos en continu,
• la 5G promet d’être cent fois plus rapide que la 4G.

Pour apprécier la téléphonie 5G, il ne suffit pas d’utiliser un téléphone 5G; il faut également que l’opérateur de téléphonie possède l’équipement nécessaire.

Le chef mondial de la 5G est l’équipementier Wuawei. Pour acheminer les données massives de la 5G, la technologie de Wuawei nécessite un grand nombre de tours de relai du signal téléphonique afin de l’acheminer de manière fluide.

Après des investissements de l’ordre de 17,5 milliards$US depuis 2015, le réseau téléphonique chinois possède déjà la densité nécessaire à l’acheminement de quantités massives de données.

Par kilomètre carré, il y a 1,37 tour Wifi en territoire chinois. Aux États-Unis, il y en a 0,1 tour par km², soit treize fois moins.

Toutefois, les rivaux de Wuawei soutiennent avoir découvert le moyen de faire de la 5G sans avoir besoin d’autant de tours de retransmission.

Une semaine après le lancement officiel de la 5G dans la capitale française, l’édition dominicale du quotidien Le Monde publiait une petite étude comparative entre la 4G et la 5G à Paris et dans sa banlieue.

Résultat : que ce soit sur les médias sociaux (TikTok, Facebook ou Pinterest), les fournisseurs de vidéo sur demande (Netflix, YouTube, Arte ou Disney), les logiciels de messagerie ou la consultation sous Google Earth, la 5G n’était pas plus rapide que la 4G (à deux ou trois millisecondes près).

Et dans le cas des vidéos, la qualité de l’image était identique.

Toutefois, dans le cas précis du téléchargement des jeux tridimensionnels ou celui de longs métrages, la 5G a pris cinq fois moins de temps… dans 60 % des cas. Dans 20 % des cas, la 4G fut légèrement plus rapide.

Or depuis la naissance des diffuseurs de vidéos en continu, la nécessité de télécharger des films est disparue pour de nombreux cinéphiles.

À l’intérieur des bâtiments résidentiels, le signal 5G de l’opérateur téléphonique Orange pénètre mal. Plus on s’éloigne des fenêtres, des portes et des toits, plus le signal se perd.

La compagnie tient à préciser que son réseau est en phase d’optimisation.

En conclusion, pour la 5G, l’idéal est d’attendre.

Et cela tombe bien; pour protéger l’environnement, rien de tel que de moins consommer. On évitera donc de se procurer un nouveau téléphone à moins que cela réponde à une nécessité. Ce qui est rarement le cas.

Référence :
Premières impressions sur la 5G en Ile-de-France : beaucoup de bruit pour rien ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


António Casalinho, ballerin

28 mars 2021
Avertissement : réclames bruyantes au début

Né le 14 juin 2003, António Casalinho est un jeune ballerin prodigieux.

Sa formation débute à huit ans, à l’Académie de danse Annarella Sanchez.

Située à Leiria (à 143 km au nord de Lisbonne), cette institution est dirigée par une expatriée cubaine qui a apporté avec elle la discipline extrêmement rigoureuse, la technique impeccable et le souci d’authenticité de l’école cubaine de ballet.

Ci-dessus, Casalinho interprète une ‘chorégraphie à concours’ qui lui a permis de remporter à 17 ans le premier prix au télé-crochet portugais A Batalha dos jurados (La Bataille des jurés).

Au bas du texte, on voit des extraits du premier acte du ballet Giselle d’Adolphe Adam.

L’histoire est simple. Dans cet acte, une jeune paysanne tombe amoureuse d’un noble de son âge dont elle ignore l’identité. Jaloux, un garde-chasse également épris d’elle lui révèle publiquement que son amoureux, le jeune duc de Silésie, est promis à la fille d’un autre duc. Dévastée, la jeune fille en perd la raison et s’effondre, morte.

Filmée il y a six mois, cette représentation semble être le spectacle de fin d’année du Conservatório Internacional de Ballet e Danca Annarella Sanchez.

En dépit d’une scène trop petite, du décor et des éclairages rudimentaires, il est intéressant de voir ce ballet interprété par des copains qui ont l’âge des rôles : l’extraordinaire Margarita Fernandes (15 ans) et António Casalinho (17 ans).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Racisme : la poupée sacrificielle

27 mars 2021

Ce qui est en cause derrière les accusations de racisme portées contre les Québécois, c’est la justification des politiques coloniales de l’État canadien.

Pendant des décennies, ces politiques ont consisté, entre autres, à subventionner outrageusement les institutions anglo-québécoises au nom de la défense des minorités… en oubliant que la plus importante minorité du Canada, c’est le peuple francoQuébécois.

En réalité, la ‘minorité’ anglophone du Québec n’est que l’annexe québécoise de la majorité canadienne.

Aux yeux de bien des citoyens de ce pays, l’extinction en cours du peuple francoQuébécois ne fera qu’éliminer un peuple sans intérêt qui vit paresseusement aux dépens de la péréquation canadienne.

Lorsqu’on veut déposséder un peuple ou le faire disparaitre, la première étape est de le diaboliser ou de susciter le mépris à son égard. C’est précisément pour cette raison que le concept de race a été développé au XIXe siècle.

C’est ainsi que selon de jeunes bourgeois blancs et anglophones de l’université McGill, nous sommes coupables de racisme lorsque nous prenons fait et cause en faveur des victimes du colonialisme anglo-saxon. Sous l’accusation d’appropriation culturelle, nos créateurs doivent se taire et laisser ces victimes se défendre elles-mêmes.

L’impérialisme anglo-saxon nous oblige même à partager des tabous culturels (le Blackface) dont les racines sont complètement étrangères à notre histoire. En somme, nous devons nous sentir coupables des politiques esclavagistes des autres.

À partir du titre d’un pamphlet anticolonial qui fait le parallèle entre le sort des ‘Noirs’ américains et le nôtre — N… blancs d’Amérique de Pierre Vallières — on suggère que l’ensemble de la littérature québécoise serait raciste alors que le mot en ‘N’ est omniprésent dans la littérature américaine et rare dans celle d’ici.

En raison de leur opposition à ce colonialisme, le FLQ et les indépendantistes québécois sont jugés ‘racistes’ comme sont jugés ‘terroristes’ les patriotes qui s’opposent par les armes à l’envahissement de leur pays par des soldats américains.

Quant aux paroles malheureuses prononcées il y a un quart de siècle par un premier ministre à moitié ivre un soir de défaite référendaire, disons-le une fois pour toutes; elles ne sont pas plus un exemple du racisme des Québécois que le reflet de ce qu’il était véritablement.

Fondamentalement, le Canada s’est construit sur la dépossession territoriale violente des peuples autochtones et leur génocide culturel dans des pensionnats autochtones.

De plus, le multiculturalisme actuel du Canada n’est rien d’autre que l’expression du tribalisme des sociétés anglo-saxonnes.

Pour oublier son racisme, l’ethnie dominante du Canada doit habiller le Québec des attributs du racisme anglo-saxon et, comme la poupée sacrificielle, la détruire pour se sentir soulagée de ses propres fautes.

Le dénigrement du Québec existe parce qu’il fait du bien à ceux qui le pratiquent. Et ce phénomène sera récurrent tant que le Québec ne sera pas devenu une province anglophone comme les autres.

Références :
Appropriation culturelle et racisme anglo-saxon
Colonisation et esclavage en Nouvelle-France
Le colonialisme économique ‘canadian’
Le mot en ‘n’ dans la littérature anglo-américaine
Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes
Le néo-racisme multiculturel du NPD
L’invention des races humaines
Maquillage et Blackface
Nettoyer la statue de Macdonald, un gaspillage des fonds publics
Une présentation sur le mot en n sème l’émoi dans une école anglophone

Paru depuis :
Blackface : Netflix confirme avoir retiré un épisode des Filles de Caleb (2022-10-12)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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