Dans la foulée de la guerre russo-ukrainienne, des dizaines d’entreprises occidentales ont décidé de cesser leurs opérations en Russie.
Certaines l’ont fait de leur propre chef. D’autres, à la suite des pressions exercées par un grand nombre d’internautes sur les médias sociaux.
C’est ainsi que McDonald’s a décidé de fermer ses restaurants en Russie tant que durera la guerre en Ukraine. Concrètement, cela signifie que des dizaines de milliers d’employés russes se retrouveront au chômage.
Les médias occidentaux laissent entendre que le chômage qui résultera du boycottage de la Russie par l’ensemble des sociétés occidentales sera de nature à susciter le mécontentement contre Vladimir Poutine.
Probablement. Mais l’effet devrait être de courte durée.
En réalité, beaucoup de sociétés occidentales se tirent dans le pied.
Qu’arriverait-il si McDonald’s fermait tous ses restaurants au Québec pour une raison ou une autre ?
Les Québécois qui auraient l’envie d’un hamburger iraient en acheter un à La Belle province, chez Lafleur ou dans n’importe quel restaurant populaire de leur quartier.
Parce que ‘fabriquer’ un hamburger, ce n’est pas de la haute technologie américaine; n’importe quel restaurateur peut mettre une rondelle de viande hachée entre deux tranches de pain, y ajouter quelques condiments et le tour est joué.
Les Russes incapables de manger un Big Mac ne décideront pas, à la place, de manger un plat de bœuf Stroganoff; ils iront simplement acheter leurs hamburgers ailleurs.
Et l’accroissement de leur clientèle incitera les restaurateurs russes à embaucher du personnel afin de répondre à la demande. Et bientôt plus personne ne regretta la décision de la chaine américaine de restauration rapide.
En 1978, la compagnie d’assurance Sun Life décidait de déménager son siège social à Toronto pour protester contre la Loi 101. Tous les journalistes anglophones du pays jouissaient en annonçant la nouvelle, anticipant une baisse de popularité du gouvernement de René Lévesque.
À l’époque, plus de 85 % des employés du siège social de cette compagnie à Montréal étaient des unilingues anglais. Parce que cette compagnie exerçait une discrimination à l’embauche contre les Québécois francophones, mêmes bilingues; nous n’étions bons, croyaient-ils, qu’à nettoyer leurs cabinets d’aisances.
Après le départ de cette compagnie, les Québécois se sont tournés vers des compagnies d’assurances d’ici, devenues du jour au lendemain des géants financiers.
Ceux-ci ont embauché des analystes francophones, des courtiers d’assurance francophones, des secrétaires francophones, etc.
Le même phénomène se passera en Russie. En définitive, l’effet le plus probable de la culture du bannissement occidental dans ce pays, c’est la russification de l’économie russe.
Lorsque le journaliste Thomas Gerbet de Radio-Canada a invoqué la loi d’accès à l’information afin d’obtenir une copie de l’avis des experts sanitaires qui justifiait (selon la CAQ) le couvre-feu décrété en décembre 2021, voici le document de deux pages que le gouvernement lui a fait parvenir.
Le verbe caviarder est apparu en France dans les années 1890 pour décrire ironiquement la censure tatillonne pratiquée en Russie depuis l’empereur Nicolas Ier (qui régna sur son pays de 1825 à 1855).
À l’époque, en plus de confisquer les imprimés — ce qu’on faisait dans les cas graves, comme dans beaucoup d’autres pays — la censure russe avait la particularité d’obliger les imprimeurs, dans les cas ‘legers’, à recouvrir d’un enduit noir — aussi noir que le caviar — le moindre passage d’un article ou d’un livre qui déplaisait aux autorités. Une tâche longue et fastidieuse.
Dans ce pays, la crainte de la censure était telle qu’on s’est abstenu de plaisanter à ce sujet. Si bien que même aujourd’hui, il n’y a pas de traduction littérale de ce verbe français.
Parmi les équivalents russes, soit barrer, biffer, éditer ou censurer, c’est évidemment ce dernier qui s’en rapproche le plus.
En anglais, on ne retrouve pas cette allusion au caviar. Le verbe se dit ‘to redact’ et l’adjectif caviardé se traduit par ‘blacked’ (c’est-à-dire noirci).
Le verbe caviarder est un des milliers d’exemples qui illustrent la richesse du français.
Dans l’histoire de l’humanité, il y eut plusieurs pandémies de peste noire. Mais aucune ne fut plus mortelle que la Grande peste.
Pendant des siècles, on crut que cette pandémie était née en Chine et qu’elle s’était propagée le long de la route de la soie.
Depuis quelques décennies, on croit plutôt qu’elle serait apparue en Asie centrale, dans les rangs des Mongols qui assiégeaient en 1346 le port de Caffa, situé en Crimée.
Au cours de ce blocus terrestre (et non maritime) qui dura deux ans, des milliers de soldats mongols moururent de la peste.
Constatant leur impossibilité de conquérir la ville, l’armée mongole décida d’utiliser des trébuchets afin de catapulter les cadavres des pestiférés par-dessus les murailles de Caffa.
C’est un des tout premiers exemples de guerre bactériologique.
Atteints à leur tour par la peste, les assiégés signèrent une trêve avec les Mongols à la suite de quoi les premiers abandonnèrent la ville maudite pour se disperser dans les ports méditerranéens.
Réservoirs de la peste, les rats qui infestaient la cale de leurs bateaux propagèrent la peste dans tous les ports où on fit escale.
La propagation en Europe
En cinq ou six ans, plus précisément de 1347 à 1353, la Grande peste fit vingt-cinq-millions de victimes en Europe, soit entre 30 et 50 % de la population du continent.
Présentée comme une punition divine, la Grande peste provoqua un regain de ferveur religieuse au sein de la population médiévale, déjà encline à une grande religiosité.
Cette époque fut l’âge d’or des charlatans et des illuminés.
Les processions expiatoires de flagellants au torse ensanglanté déambulaient dans les villes, frappant l’imagination des spectateurs en prière et contribuant à l’anxiété générale.
Et bientôt les populations se laissèrent convaincre que les Juifs, les lépreux, les sorcières et les mendiants étaient la cause de la Grande peste.
En raison de la dépopulation, de nombreux villages furent abandonnés, les moins bonnes terres retournèrent en friche et les forêts s’étendirent.
D’outre-tombe, écoutons la voix du poète et compositeur Guillaume de Machaut. En 1349, sous le titre du Jugement du roi de Navarre, il écrit une chronique qui témoigne de son temps.
En voici un extrait (en français moderne) :
Nul ne faisait les champs labourer
ni les blés faucher ni les vignes faire,
même en donnant triple salaire, (…)
tant nombreux étaient les morts. (…)
Dans les champs, les bêtes mues
gisaient toutes éperdues.
Çà et là, elles paissaient (note : du verbe paitre)
partout où elles le voulaient.
Il n’y avait ni seigneur, ni berger,
ni homme qui leur allait autour.
Personne ne les réclamait.
Ni pour siennes, les revendiquait.
Des héritages, il y en eut plusieurs
qui restèrent sans seigneur.
Dans les manoirs, nul n’osait pénétrer
là où les morts avaient été…
Avant la pandémie, les gens s’étaient résignés à leur vie de misère. La pandémie bouleversa les mentalités.
La rareté de la main-d’œuvre agricole força les propriétaires terriens à améliorer les conditions de travail de leurs travailleurs et, dans certains pays, à abolir le servage.
La Grande peste en Angleterre
En Angleterre, la moitié de la population était serf. Ce qui signifie qu’on était tenu au travail forcé pour un propriétaire terrien (habituellement un noble ou un membre du clergé issu de la noblesse).
Dans la première moitié de la pandémie, plus précisément de 1348 à 1350, la pandémie provoqua d’importantes perturbations économiques; le prix des biens de consommation (sauf les céréales) augmenta de 27 %.
Et puisque la main-d’œuvre agricole se faisait plus rare, les travailleurs qui n’étaient pas liés par le servage exigèrent de meilleurs salaires. À défaut de quoi, ils partaient là où ils étaient mieux traités.
Cette hausse du cout de la main-d’œuvre agricole réduisit les profits des propriétaires terriens. Ce qui, à leurs yeux, était inacceptable.
Afin de combattre le ‘chaos’, le parlement de Londres — dont la chambre haute est peuplée exclusivement de propriétaires terriens — adopta en 1349 une loi destinée à plafonner les salaires à leur niveau d’avant la peste.
Peu appliquée, cette loi n’empêcha pas les conditions de vie du peuple anglais de s’améliorer en dépit de l’inflation. Mais elle rendit le pouvoir royal très impopulaire, apparemment à la solde des ennemis du peuple.
En 1381, soit plusieurs années après la fin de la pandémie, Richard II adopta une succession de taxes de plus en plus lourdes afin de financer la guerre de Cent Ans.
Les paysans se révoltèrent. Ils marchèrent sur Londres et y tuèrent toutes les personnes associées à l’autorité royale qu’ils rencontrèrent.
Cette révolte fut écrasée dans le sang quelques mois plus tard.
Covid-19 et guerres
• La guerre culturelle américaine
Au cours de la pandémie actuelle, les opposants et les partisans des mesures sanitaires se sont affrontés aux États-Unis à coup d’insultes et de menaces de mort.
Au Moyen-Âge, les boucs émissaires de la Grande peste étaient les Juifs, les lépreux et les sorcières.
De nos jours, des millions d’Américains se sont laissé convaincre que leur belle ‘race blanche’ était en train d’être remplacée par les Juifs et les personnes à la peau foncée.
Ils avaient mis tous leurs espoirs dans un président messianique. Malheureusement pour eux, ce dernier devait perdre le pouvoir en raison des maléfices de sorciers ‘woke’ qui réussirent à imposer au pays un président illégitime.
Et les charlatans, de même que les illuminés du Moyen-Âge, renaissent aujourd’hui sur les médias sociaux.
• La Grande démission
Cette guerre civile culturelle a entaché de nombreux milieux de travail d’un climat toxique.
Si bien que des millions de travailleurs américains ont quitté leur emploi pour un meilleur alors des millions d’autres, principalement des femmes, ont tout simplement abandonné le marché du travail.
Tout comme la pénurie de travailleurs agricoles au XIVe siècle, la Grande démission pousse actuellement les salaires à la hausse.
• Pénuries et inflation
La congestion des ports américains donnant sur le Pacifique a raréfié l’approvisionnement de biens asiatiques.
Or il s’agit non seulement de biens de consommation courants, mais également d’items essentiels à la fabrication de produits américains.
C’est ainsi que l’industrie automobile a connu des ralentissements de production liés à une pénurie de semiconducteurs taïwanais.
S’ajoutent les sanctions économiques prises récemment contre la Russie qui font grimper le prix des matières premières dont ce pays est un important exportateur.
Tout cela a provoqué la plus importante hausse du taux d’inflation depuis quarante ans.
Alors que la mondialisation baignait dans l’huile depuis des décennies, aucun grand groupe industriel n’est aujourd’hui à l’abri de bouleversements économiques.
• La guerre télévisée
La Grande peste n’a duré que cinq ou six ans, de 1347 à 1353. Mais elle fut accompagnée de la guerre de Cent Ans (de 1337 à 1453).
En France, celle-ci fut une guerre de pillage au cours de laquelle les armées anglaises ont méticuleusement détruit le bétail et les instruments de production agricole de centaines de villages français.
Au cours de ce conflit, les paysans étaient exposés aux horreurs de la guerre au fur et à mesure de l’avancée des chevauchées anglaises.
Par contre, de nos jours, des milliards de personnes assistent en temps réel aux reportages concernant le conflit russo-ukrainien.
Si bien que le jovialisme de nos autorités sanitaires, annonçant un peu vite la fin de la pandémie, a cédé le pas à une autre angoisse; celle de la guerre.
• Le Yo-yo sanitaire
Le fiasco de la lutte sanitaire dans tous les pays occidentaux a sérieusement ébranlé la confiance des populations à l’égard de ceux qui ont pour mandat de les protéger.
Au lieu de dépister les personnes infectées et de les placer en quarantaine — comme on l’a fait en Extrême-Orient — on a adopté la stratégie du Yo-yo.
Celle-ci consiste à élaborer de savantes modélisations basées sur l’évaluation des contacts et sur les effets de leur réduction.
Concrètement, la politique du Yo-yo consiste à limiter la capacité d’accueil ou à fermer les petits commerces, les restaurants et les salles de spectacle lorsque les hôpitaux se remplissent. Et, au contraire, à jeter du lest lorsque les choses s’améliorent.
Et puisque le relâchement des mesures sanitaires occasionne toujours un rebond des hospitalisations, on se voit bientôt dans l’obligation de resserrer la vis. Ce qui diminue les hospitalisations…
Et ainsi de suite.
Cette succession de pénalités cycliques est l’équivalent moderne de la série de taxes imposées par Richard II au Moyen-Âge. Avec le même résultat.
Les propriétaires de milliers de petites ou moyennes entreprises ont été appauvris au cours de la pandémie : restaurants, salles d’exercice, salons de coiffure, salles de spectacles, créateurs de produits culturels, agences de voyages, etc.
Conclusion
Jusqu’ici, le Covid-19 a fait près d’un million de morts aux États-Unis et y a fait chuter l’espérance de vie, particulièrement chez les Américains à la peau très pigmentée.
D’une certaine manière, la pandémie au Covid-19 ressemble un peu à la Grande peste. Non seulement en raison de son pouvoir pathogène, mais également en raison des bouleversements économiques qu’elle a occasionnés.
Tout comme l’Église s’est avérée impuissante à combattre la peste, il en fut de même de nos gouvernements. Face à la pandémie, ils se sont empressés de jeter la serviette, déclarant qu’il fallait laisser se développer l’immunité ‘naturelle’ ou apprendre à vivre avec le virus.
Pour la population assiégée de Caffa, c’était l’équivalent de lui dire qu’elle devait apprendre à vivre avec ses conquérants.
La pandémie a révélé les faiblesses de notre filet de protection sociale, notamment dans le système hospitalier, et provoqué un retard académique chez nos enfants (dont on a volontairement provoqué la contamination sans que des catapultes aient été nécessaires).
D’autre part, le sous-investissement chronique dans le logement social fait actuellement flamber le prix des loyers.
Face à cela, les pays occidentaux ne trouvent rien de mieux à faire que de battre le tambour de la guerre afin de faire oublier le fiasco de leur lutte sanitaire.
Il est douteux que ceux qui nous ont si mal protégés depuis deux ans puissent échapper à l’âge des révoltes…
Pour obtenir un permis de conduire, il faut subir un examen théorique portant sur les règles de la circulation automobile, et un examen pratique au volant d’une auto-école.
En principe, ces examens sont précédés d’un cours obligatoire. Dans les faits, un grand nombre de personnes en sont exemptées. Parce qu’elles sont déjà détentrices d’un permis de conduire dans un autre pays. Parce que leur permis de conduire est échu depuis trois ans ou plus. Etc.
Le cout d’inscription à l’examen théorique est de 12$. Son cout réel est de 46$. Les contribuables subventionnent donc près des trois quarts des couts véritables de cet examen.
Pour passer l’examen pratique, le candidat doit débourser 30$. En réalité, cet examen en coute 162$. Encore là, l’État assume plus de 80 % de ce qu’il en coute réellement.
Au fil des années, l’État québécois a eu tendance à agir comme si conduire une automobile était un droit fondamental.
Sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, on a multiplié les versions linguistiques de l’examen théorique. En plus du français et de l’anglais, on l’offrait (et on l’offre peut-être encore) en espagnol, en mandarin et en arabe. En plus d’offrir des interprètes dans 32 langues.
Et on se demande pourquoi plus de 60 % des néoQuébécois manquent de motivation à apprendre le français…
Dans son zèle à soumettre béatement le Québec au multiculturalisme de la Canadian Constitution, l’ex premier ministre Philippe Couillard voulait même qu’on permette aux femmes de passer l’examen pratique de conduite automobile tout en portant la burka, ce vêtement où la femme ne peut voir qu’au travers le petit ‘moustiquaire’ de son voile intégral.
Il a fallu une mini-révolte des femmes au sein de son Conseil des ministres pour que ce premier ministre insignifiant finisse par retrouver la raison.
Environ 70 % des candidats au permis de conduire le réussissent à leur premier ou à leur deuxième essai. Mais d’autres le passent à répétition, en vain.
Pour l’examen théorique, tenez-vous bien: le record est de 117 tentatives. Son cas est rapporté dans l’édition de La Presse de ce matin. On ne sait pas s’il l’a finalement réussi.
Avant la pandémie, 4 600 candidats à l’examen théorique en étaient à leur quatrième tentative. Et plus de 250 en étaient à plus de neuf essais.
Dans le cas de l’examen pratique, le record chez les femmes est de 22 tentatives. Chez les hommes, 24.
Bref, on peut se demander jusqu’où doit aller l’État-providence ? Jusqu’à subventionner l’obtention des permis de conduire ?
L’archipel des Malouines est formé principalement de deux iles au large des cotes de l’Argentine.
Depuis le XIXe siècle, ce pays en disputait en vain la souveraineté à l’Angleterre.
En avril 1982, la junte militaire argentine décide d’envahir les Malouines afin de détourner l’opinion publique de la crise économique qui sévit dans le pays.
La guerre qui s’en suivit ne dura que du 2 avril au 14 juin suivant. Elle opposait donc la cinquième puissance économique mondiale, la Grande-Bretagne, à la vingt-huitième.
Fait à noter : entre ces deux alliés des États-Unis, le président Reagan penchait en faveur de l’Argentine puisque ce pays jouait un rôle-clé dans sa lutte obsessionnelle contre le communisme en Amérique latine.
Les porte-avions argentins transportaient, entre autres, cinq chasseurs Super-Étendard équipés de missiles Exocet. Leur nom fait référence aux exocets, les poissons volants.
Les missiles français, à la surprise des Anglais, s’avérèrent d’une redoutable efficacité.
Secrètement, ils étaient dotés d’un dispositif qui permettait de les inactiver à distance. C’était une précaution prise par la France au cas où elle vendrait ces missiles à un pays qui se retournerait contre elle.
Le 7 mai 1982, la première ministre britannique appelle le président français. Elle est furieuse. Trois jours plus tôt, un missile Exocet, largué à basse altitude, rase les flots et frappe mortellement le contretorpilleur HMS Sheffield.
Au moment de l’appel, les photos du navire en feu sont à la une de tous les journaux britanniques. Il mettra six jours à sombrer.
Nous sommes à un an des élections. Mme Thatcher somme alors le président français de lui révéler le code d’inactivation des Excocet, menaçant de recourir à l’arme nucléaire contre l’Argentine si Mitterand refuse.
Ce récit fait partie des confidences que le président français aurait faites à son psychanalyste Ali Magoudi et qui se retrouvent dans Rendez-vous, un livre paru en 2005.
Les documents déclassifiés en 2012 par Archives nationales britanniques — trente ans après les faits, comme c’est son habitude — révèlent une foule de détails quant à la coopération secrète entre la France et la Grande-Bretagne afin d’empêcher l’Argentine d’acquérir d’autres Excocet.
Mais elles sont muettes au sujet de l’appel du 7 mai. D’où la question : Margaret Thatcher, a-t-elle vraiment menacé de recourir à l’arme nucléaire ?
Ce qui rend douteuses les affirmations du psychanalyste, c’est qu’il précise que Mitterrand aurait cédé à la pression. Or cela est contredit par la suite de la guerre.
Le 25 mai, deux missiles Excocet coulent le MV Atlantic Conveyor. Le 11 juin, c’est au tour du HMS Glamorgan d’être atteint par un missile Exocet.
Ces deux autres frappes n’auraient pas eu lieu si Mitterrand avait révélé le code d’inactivation des Exocet à Mme Thatcher.
Finalement, la Guerre des Malouines, comme toutes les guerres, servit de réclame publicitaire en faveur des armes qui s’avérèrent les plus efficaces.
Dès l’année suivante, le nombre de commandes d’Exocet augmenta de manière importante.
En 2020, l’espérance de vie aux États-Unis a diminué d’un an. Elle a chuté de 2,7 ans dans le cas précis des Américains à la peau très pigmentée.
À la différence des guerres livrées par les États-Unis depuis leur indépendance, la pandémie a été la pire catastrophe vécue par les Américaines jusqu’ici; près d’un demi-million d’entre elles en sont mortes, souvent d’une contamination survenue au front de la pandémie à soigner les autres.
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Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants. Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier et en juillet de l’an dernier, puis aux mois en 2022.
Pays
Jan’21
Juil.
Jan’22
Fév.
Mars
Pérou
1136
5753
6022
6108
6245
Bulgarie
1099
2620
4510
4866
5194
Bosnie-Herzég.
1249
2965
4136
4463
4761
Hongrie
1002
3113
4072
4310
4579
Macédoine du N.
1205
2633
3825
4053
4333
Géorgie
634
1338
3484
3776
4074
Croatie
968
2012
3091
3418
3716
Rép. Tchèque
1093
2825
3369
3468
3601
Slovaquie
412
2290
3050
3267
3391
Roumanie
826
1772
3086
3159
3342
Lithuanie
588
1633
2777
2967
3171
Slovénie
1312
2125
2692
2826
3038
Brésil
916
2430
2882
2922
3021
Pologne
766
1985
2582
2791
2954
États-Unis
1074
1864
2537
2735
2921
Arménie
953
1522
2684
2711
2852
Lettonie
343
1351
2467
2638
2839
Moldavie
746
1539
2558
2654
2794
Argentine
954
2078
2558
2650
2752
Colombie
850
2083
2515
2600
2682
Belgique
1681
2163
2429
2490
2585
Trinité-et-Tobago
91
610
2050
2426
2579
Italie
1235
2113
2279
2436
2570
Paraguay
315
1786
2289
2391
2527
Grèce
469
1224
2015
2283
2507
Ukraine
428
1205
2217
2318
2437
Mexique
971
1789
2286
2335
2425
Russie
394
931
2121
2274
2413
Royaume-Uni
1089
1878
2174
2279
2356
Tunisie
398
1262
2131
2194
2311
Chili
868
1690
2022
2051
2186
Espagne
1087
1729
1911
2001
2135
France
991
1698
1891
2005
2115
Portugal
685
1682
1869
1967
2078
Uruguay
55
1612
1767
1865
1999
Équateur
790
1206
1867
1911
1947
Panama
935
1493
1682
1748
1826
Bolivie
780
1417
1652
1757
1796
Serbie
373
810
1467
1577
1761
Estonie
180
956
1459
1534
1694
Suède
861
1436
1498
1562
1686
Québec
958
1321
1379
1565
1649
Afrique du Sud
484
1016
1509
1575
1642
Autriche
693
1182
1514
1554
1632
Iran
655
992
1538
1546
1598
Costa Rica
427
909
1424
1466
1554
Namibie
80
601
1397
1519
1531
Suisse
882
1250
1404
1466
1511
Liban
240
1156
1348
1420
1491
Allemagne
410
1089
1340
1410
1469
Jordanie
376
947
1010
1277
1335
Irlande
453
1001
1178
1221
1294
Pays-Bas
672
1033
1219
1237
1254
Albanie
411
854
1120
1167
1209
Eswatini
185
578
1110
1166
1178
Turquie
248
584
963
1021
1103
Israël
365
689
884
957
1096
Botswana
18
483
1009
1064
1078
Honduras
315
696
1029
1034
1055
Malaisie
14
160
955
969
993
Palestine
273
683
885
916
986
Jamaïque
101
360
831
893
943
Guatemala
263
507
875
889
919
Azerbaïdjan
262
488
814
851
917
Libye
212
457
814
859
892
Bahreïn
201
769
779
784
809
Danemark
256
444
564
650
798
Oman
286
598
776
781
797
RoC*
256
518
639
711
777
Vietnam
0,4
0,8
331
383
407
Japon
27,4
117
146
149
188
Singapour
4,9
6,1
140
145
174
Corée du Sud
17,9
39,4
110
132
159
Hong Kong
19,7
27,9
28,0
28,0
97,9
Taïwan
0,3
27,7
35,6
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Chine
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*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
En février 2022, la pandémie a progressé plus rapidement dans les Balkans (en Bulgarie +328, en Bosnie-Herzégovine +298, en Croatie +298, et en Macédoine du Nord +280), en Europe centrale (en Hongrie +289), et dans le Caucase (Géorgie +298).
Dans un autre ordre de grandeur, la situation se dégrade à Hong Kong alors qu’elle se stabilise à Taïwan.
Lorsqu’un objet est noir, c’est qu’il absorbe toute la lumière qu’il reçoit.
À l’opposé, une surface est blanche lorsqu’elle peut réfléchir la totalité de la lumière visible du soleil.
Les pigments sont des substances colorées qui donnent aux objets leur coloration particulière.
Les pigments végétaux
Le feuillage des arbres possède différents pigments dont le plus connu est la chlorophylle, principal responsable de la photosynthèse.
Lorsqu’elle est frappée par la lumière solaire, la chlorophylle absorbe le violet, le bleu et le rouge et rejette le reste.
La lumière visible rejetée par la chlorophylle est principalement le vert et, dans une moindre mesure, le jaune et l’orange.
En automne, lorsque les feuilles des arbres agonisent, elles perdent en bonne partie leur chlorophylle. Mais elles conservent un peu plus longtemps leurs pigments secondaires (soit les caroténoïdes, dont les xanthophylles). C’est ce qui confère aux feuilles leurs teintes automnales, notamment le jaune, l’orange et le rouge.
En plus de certaines couleurs visibles, la chlorophylle rejette massivement l’infrarouge (représenté à droite du spectre solaire ci-dessus). Pour toutes les plantes, l’infrarouge représente un danger mortel.
Nos yeux sont incapables de voir le rayonnement infrarouge. Mais notre peau peut le sentir; c’est la chaleur du soleil.
Or la chaleur dénature les protéines. C’est ce qui explique que le blanc d’œuf coagule à la cuisson.
Puisque tous les enzymes sont des protéines, les plantes doivent impérativement se débarrasser de l’infrarouge.
Exposée au soleil, une feuille se réchauffe. Surtout lorsqu’elle est foncée. Mais l’évaporation d’eau ne suffirait pas à la protéger de l’infrarouge si elle l’absorbait. En plus de son rôle dans la photosynthèse, c’est la chlorophylline qui est responsable de cette protection.
Dans l’accomplissement de sa tâche, la chlorophylle le fait avec l’efficacité d’un miroir qui serait spécialisé dans la réflexion de l’infrarouge.
Les pigments minéraux
La peinture extérieure, tout comme la couleur d’une carrosserie, doit résister à la décoloration par le soleil. Voilà pourquoi des sels minéraux sont ajoutés à la peinture.
Une voiture ou une corniche bleue réfléchit principalement cette couleur.
Puisque nos yeux ne captent pas l’infrarouge, est-il possible que cet objet réfléchisse également l’infrarouge ?
Un appareil photo infrarouge à spectre complet capte à la fois la lumière visible et l’infrarouge. Si cet objet est de la même couleur lorsque photographié avec un tel appareil, c’est que sa surface ne reflète rien d’autre que ce qui est visible (soit sa couleur bleue).
Toutefois, s’il réfléchit de l’infrarouge, il paraitra violet, pourpre, mauve, etc. Bref, il sera de couleur différente.
Voici, par exemple, les couleurs de maisons victoriennes telles qu’elles apparaissent normalement et telles qu’on peut les voir à l’infrarouge couleur.
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En latin, ‘arboretum’ est un lieu planté d’arbres.
Celui du Jardin botanique de Montréal occupe plus de la moitié de sa superficie.
Située dans sa partie la plus au nord, cette plantation forestière est destinée à l’étude de diverses espèces d’arbres. On y compte environ sept-mille espèces d’arbres et d’arbustes.
En hiver, c’est un lieu apprécié des skieurs.
Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 42 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 160 — 14 mm
3e photo : 1/60 sec. — F/5, — ISO 320 — 16 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 160 — 20 mm
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Voici un autre série de fonds d’écran pour ces téléphones.
Si l’un d’entre eux vous intéresse, voici comment l’obtenir.
À partir de votre iPhone, taper du doigt son imagette : sa version à la définition de 750 x 1334 pixels s’affichera. Appuyer le doigt quelques secondes sur cette version pour faire apparaitre son menu contextuel. Choisir l’item ‘Ajouter à Photos’. Puis aller aux Réglages de votre appareil pour définir cette photo comme fond d’écran.