Conçue par l’architecte québécois Victor Bourgeau, la cathédrale de Trois-Rivières a été construite de 1854 à 1858. Toutefois, il fallut attendre 1905 pour que le clocher néogothique actuel remplace le clocheton cubique d’origine.
Les horloges du clocher
Le clocher de la cathédrale est le seul au Québec qui soit doté d’une horloge à chacune de ses faces.
Nef
En forme de croix latine, l’église néogothique possède une nef composée d’un vaisseau central flanquée de deux bas-côtés.
Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.
Maitre-autel
Autel du bas-côté de gauche
Autel du bas-côté de droite
Inspirée du gothique flamboyant, la décoration intérieure sobre et raffinée contraste avec les vitraux spectaculaires dont l’église s’est dotée de 1923 à 1967.
Exclusivement consacrés à la Vierge Marie, ces vitraux seront en vedette au deuxième texte de cette série.
Monseigneur Luc-A. Bouchard
Musicien, détenteur d’un baccalauréat ès arts depuis 1971 et une maîtrise en théologie depuis 1977, monseigneur Luc-A. Bouchard a été nommé évêque de Trois-Rivières en 2012.
En 2001, il avait été nommé évêque du diocèse de Saint-Paul, en Alberta où sa présence n’a pas passé inaperçue. En effet, en 2009, il donnait une dimension écologiste à son magistère en publiant une lettre épiscopale dans laquelle il soulignait que l’exploitation des sables bitumineux allait à l’encontre d’une bonne gestion de l’Œuvre de Dieu…
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (6e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 20 mm
4e photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
5e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 13 mm
6e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 22 mm
7e photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
Samedi et dimanche derniers, les délégués péquistes de chaque circonscription du Québec se réunissaient en Conseil national.
Contrairement à un congrès (où les membres décident du programme électoral), le Conseil national est une réunion administrative des dirigeants des cellules locales du PQ.
À cette occasion, diverses instances font rapport et le budget de l’année est adopté.
Mais en plus, dans ce cas-ci, on a jeté les bases d’un Congrès extraordinaire (le deuxième de l’histoire du PQ) qui doit se tenir cet automne.
Dans ce but, on a déterminé la composition du comité directeur, et adopté un vague canevas servant de base de discussion.
De retour à la maison, j’ai appris que ce Conseil national avait été le théâtre d’un important clivage intergénérationnel.
En réalité, toutes les propositions présentées par l’aile jeunesse ont été adoptées sauf une qui aurait réservé la moitié des sièges du Congrès extraordinaire à des délégués de 25 ans ou moins.
En temps normal, le quart des délégués sont des jeunes.
Puisqu’aucun groupe d’âge ne possède le monopole des bonnes idées, le Conseil national a refusé d’accorder une importance démesurée à l’aile jeunesse du parti.
C’est ça, le drame médiatique de cette fin de semaine au PQ.
Bien malin celui qui pourrait deviner ce qui résultera du Congrès extraordinaire de cet automne. Mais il sera certainement l’occasion d’une réforme administrative majeure sous la direction de Carole Poirier, la nouvelle directrice générale du PQ.
Pourquoi ? Parce que le PQ traine une dette d’un peu plus de deux-millions de dollars et parce que les statuts du PQ sont inutilement compliqués.
À titre d’exemple, l’association des membres du PQ de ma circonscription (Hochelaga-Maisonneuve) dispose d’un budget de moins de trois-mille dollars par année (sauf en année électorale).
Et pour surveiller la bonne gestion de cette somme dérisoire, on doit former un Comité de surveillance de trois personnes.
C’est beau la transparence. Mais il y a une limite à gaspiller le temps des bénévoles.
En raison de sa nécessité, cette réforme sera adoptée. Le reste sera une surprise…
Pour terminer, voici quelques photos de participants au Conseil national de Trois-Rivières.
Dieudonné Ella Oyono, économiste
Joël Arseneau, député péquiste des Iles-de-la-Madeleine
Vincent Couture
Cédric G-Ducharme (entre Alexis Gagné-LeBrun et Simon St-Pierre)
Simon Girard
Discussion intergénérationnelle
Darcy L’Italien et Marie-Laurence Desgagné
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
4e photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
5e photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
6e photo : 1/1250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
8e photo : 1/250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
9e photo : 1/250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
Le Lis d’Amazonie est une plante bulbeuse originaire d’une vallée amazonienne située sur le versant oriental des Andes. Depuis, il a été naturalisé dans de nombreux pays.
Parfumées, ses fleurs blanches tombantes ressemblent à celles des narcisses. Elles adoptent cette forme en raison de la réunion en couronne de la base élargie de leurs étamines.
Selon l’âge de la plante, le diamètre de la fleur varie de 3 à 10 cm.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 87 mm
2e photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
3e photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 130 mm
Les sondeurs de Léger & Léger sont formels : les Québécois haïssent la chicane.
Plus tôt ce mois-ci, la députée Catherine Fournier a claqué les portes du Parti Québécois (PQ).
Mme Fournier est une jeune députée brillante et une excellente communicatrice. Elle croit être plus utile à la cause souverainiste en siégeant à titre de députée indépendante.
Avant elle, l’ex-député Jean-Martin Aussant avait fait la même chose pour finalement revenir au PQ après avoir vadrouillé quelque temps hors ses murs.
Dans tous les partis politiques, les démissions représentent une perte de talents bien moindre que la perte occasionnée par les défaites électorales.
À Ottawa, depuis un mois, ont démisionné : Jody Wilson-Raybould (la ministre de la Justice), Jane Philpott (la présidente du Conseil du Trésor), Gerald Butts (proche conseiller de Justin Trudeau) et Michael Wernick (le greffier du Conseil des ministres).
Peut-on en conclure que le parti de Justin Trudeau est devenu un parti de la discorde ? Je dirais plutôt que c’est le parti de la démission; la démission face à Trump, à Netflix, aux pétrolières, aux paradis fiscaux, en plus de la démission d’une partie de ses ministres.
Au Québec, la question ne se pose pas; le PQ serait, dit-on, le parti de la chicane. Le cas de Mme Fournier en serait un exemple. Mais quelle est la gravité des chicanes péquistes ?
De toute ma vie, je n’ai jamais rencontré quelqu’un à qui on ait crevé un œil, fracturé la mâchoire, ou provoqué une commotion cérébrale pour s’être opposé à un dirigeant du PQ.
Mais je peux vous donner les noms de jeunes à qui cela est arrivé à Victoriaville pour s’être opposé à un dirigeant libéral.
Bref, d’où vient cette idée que le PQ, c’est le parti de la chicane ?
Lorsqu’on tient compte du Printemps érable et de sa répression musclée par le gouvernement libéral de l’époque, il m’est difficile d’être impressionné le simple fait que Mme Fournier décide changer d’air.
Au Québec, il y a plus d’un million de Francophones unilingues. Les nécessités de la vie font que ceux-ci baragouinent bien quelques mots d’anglais, mais sont incapables de postuler là où le bilinguisme est exigé.
Ce qui veut dire que l’exigence du bilinguisme — lorsqu’il n’est pas dicté par la nécessité — correspond à une discrimination à l’embauche exercée contre une partie importante du peuple francoQuébécois. Une discrimination dont ils sont victimes dans leur propre pays.
Or le sentiment d’injustice est le moteur des révolutions.
Le seul endroit au monde où ces Québécois sont chez eux, c’est au Québec. Partout au Québec.
Il est aussi normal d’être unilingue français au Québec qu’il est normal d’être unilingue allemand en Allemagne ou unilingue italien en Italie.
Qui défend ces citoyens ? Le PQ de Camille Laurin, oui. Mais pas le PQ mignon qui préfère éviter la controverse. Comme si on pouvait faire l’indépendance sans créer de vague…
Le Parti Québécois doit devenir le parti naturel des francoQuébécois comme le PLQ est le ‘parti des Anglais’ (pour reprendre les mots de Michel David).
Le PQ doit être le défenseur aveugle de l’intérêt du peuple francoQuébécois et s’opposer à tout ce qui nous dresse inutilement les uns contre les autres.
Évidemment, on l’accusera de nationalisme ethnique. Mais il doit s’y faire; même parfaitement multiculturel, il sera accusé de nationalisme ethnique pareil. Donc assumons.
Au moment du scrutin, dans le doute, les francoQuébécois doivent voter péquiste par défaut, convaincus que ce parti est le seul de leur bord.
À sa première élection, en 1970, le Parti Québécois avait obtenu 23,06 % des suffrages et fait élire sept députés. À l’Assemblée Nationale, ceux-ci prirent place sur les bancs occupés aujourd’hui par Québec Solidaire.
En 1973, à l’élection suivante, avec 30,22 % des votes, il fit élire six députés, soit un député de moins qu’en 1970.
Par extrapolation, en perdant un député par élection, il aurait dû disparaitre il y a longtemps.
Mais voilà : l’humeur électorale des Québécois est changeante. Dès 1976, le PQ prenait le pouvoir et remporta cinq des douze élections qui suivirent.
Au cours de ses années de pouvoir, le PQ a révolutionné le Québec. Voici ce que la nation québécoise doit à ce parti :
• la Charte de la langue française,
• la création des centres de la petite enfance (CPE),
• la création du ministère de l’Environnement,
• la création de l’assurance médicaments,
• la loi sur l’équité salariale,
• la création de la Régie du logement,
• l’interdiction de la discrimination à l’égard des femmes enceintes,
• la protection de la vocation des terres agricoles,
• la signature de la Paix des Braves avec les peuples autochtones,
• le rétablissement de la paix sociale lors de la grève étudiante de 2012,
• la loi antibriseurs de grève,
• la loi sur le financement des partis politiques,
• le mariage homosexuel,
• la Commission de la santé et sécurité au travail,
• la fin de la production nucléaire au Québec,
• la fin de la production de l’amiante,
• la création de la Société d’assurance automobile du Québec,
• les élections à date fixe.
De plus, à la fin des années 1990, le PQ rétablissait l’équilibre budgétaire, après quarante années continues de déficits publics.
À la dernière élection, celle de 2018, le PQ fut relégué au rang de petit parti d’opposition, ne faisant élire que dix députés.
Comme les Juifs pleurant la destruction du Temple de Jérusalem, des voix s’élèvent aujourd’hui pour que le PQ se remette en question. Et pour illustrer le renouveau idéologique qu’ils espèrent, certains souhaitent même que le PQ change de nom.
Si on croit que le PQ devrait avoir honte de son passé, il en découle que cette formation politique aurait intérêt à tourner la page, à changer de nom et à menacer de recours judiciaires toute personne qui insinuerait un rapport entre l’ancien PQ et le nouveau parti machin.
Au contraire, si le bilan du PQ est à ce point positif que tout électeur indécis devrait avoir un préjugé favorable à son égard, le PQ aurait bien tort de s’en priver.
Le plus beau cadeau qu’on peut faire à ses adversaires politiques, c’est de leur avouer notre honte d’être ce que nous sommes.
Sur la carte ci-contre, un anneau bleu se trouve discrètement près du coin supérieur droit de l’image.
Il marque l’endroit où les Romains avaient construit un pont de pierre (aujourd’hui disparu) qui, pendant des siècles, enjambait un ruisseau.
À la conquête arabe, cet ouvrage jouissait d’une telle notoriété qu’il suffisait de l’appeler ‘le pont’ (al Qantara en arabe) pour le désigner.
À la reconquête catholique, on se servit du mot ‘Alcântara’ pour nommer le ruisseau enjambé par ce point. Depuis la Révolution portugaise, il désigne une paroisse civique devenue arrondissement en 2012.
Cet arrondissement occupe une bande de terrain d’un kilomètre de large le long du Tage sur 2,7 kilomètres de profondeur, recouverte d’un boisé au nord.
Cette partie boisée est une section l’immense parc Forestier Monsanto — le poumon vert de la capitale — dont les 10 km² chevauchent sept des 24 arrondissements de la ville.
La carte ci-dessus ne montre que la partie la plus au sud de l’arrondissement, là où se concentrent ses quatorze-mille citoyens.
Nous y visiterons quatre lieux :
• le Museu de Macao,
• le Museu Carris,
• la Capela de Santo Amaro,
• la Capela do Palácio Vale Flor.
Le Museu de Macao
Ce petit musée sur deux étages fut créé à l’initiative du dernier gouverneur portugais de Macao.
Il présente quelques centaines d’objets de Chine, dont une collection de pièces de monnaie remontant au deuxième siècle avant notre ère.
À l’exclusion de quelques facsimilés, tous les objets sont de qualité.
On trouvera à la fin du texte, une description de quelques objets en vedette dans le diaporama.
Le Museu Carris
Ce musée d’importance secondaire présente les modèles de bus et de tramways utilisés par la compagnie de transport Carris depuis la mise en place du réseau en 1901.
On y voit également l’atelier d’impression des tickets.
On doit distinguer le Museu Carris de l’extraordinaire musée des Carrosses (en réalité, Museu nacional dos Coches), que nous verrons ultérieurement.
La Capela de Santo Amaro
Attribuée à l’architecte Diogo de Torralva, cette chapelle circulaire fut construite en 1549. L’intérieur de la chapelle est dépouillé; on y trouve un maitre-autel et deux autels secondaires. Seulement une cinquantaine de fidèles peuvent y prendre place.
Ses portes en fer forgé datent du XVIe siècle.
Partout, le leitmotiv d’un bras et d’une jambe rappelle que saint Amaro est le patron des handicapés et des personnes atteintes de maladies des os (arthrite et rhumatisme).
Son attrait vient entre autres de ses extraordinaires azuléjos (créés au premier tiers du XVIIe siècle) qui décorent son portique semi-circulaire.
Sa sacristie (à 2:13) est normalement fermée au public.
De nos jours, l’esplanade de la chapelle est décorée de calades en forme d’étoiles (voir page titre du diaporama).
La Capela do Palácio Vale Flor
À cinq minutes de marche de la chapelle, on trouve l’hôtel Palace Lisboa, de la chaine hôtelière Pestana.
L’hôtel surplombe la colline de Santo-Amaro. C’est un des plus beaux palais de Lisbonne.
À l’origine, il s’agissait d’un édifice construit pour José-Luís-Constantino Dias, un propriétaire terrien qui a fait fortune dans la colonie portugaise de São Tomé-et-Principe.
Ayant obtenu du roi Don Carlos le titre de marquis de Vale Flor, il appela sa demeure Palácio Vale Flor.
La construction débuta en 1904 sous les plans de l’architecte Nicola Bigalia. Le palais fut terminé vers 1915.
On y trouve une charmante chapelle palatiale, ouverte aux clients de l’hôtel et aux visiteurs.
Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :
• à 0:09 : ‘Vue de la grande plage de Macau’ (Anonyme, Chine, XIXe siècle),
• à 0:13 : Miroir de bronze (Chine, Dynastie Tang, entre 618 et 906),
• à 0:15 : Autel portable (Portugal, XVIIe ou XVIIIe siècle, en bois et cuir recouverts de damas rouge ou crème),
• de 0:21 à 0:24 : Globe terrestre (réplique en fibre de verre d’un globe de Manuel Dias Júnior, vers 1623),
• à 0:29 : Appui-tête (Chine, Dynastie Song, entre 960 et 1279, en grès glacé),
• à 0:33 : Boite de céramique pour cosmétiques (Chine, Dynastie Song, entre 960 et 1279, en grès glacé),
• à 0:33 : Boite de céramique pour cosmétiques (Chine, Dynastie Song, entre 960 et 1279, en grès glacé),
• à 0:37 : Assiette de porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Kangxi, entre 1662 et 1722),
• à 0:41 : Pot de chambre en porcelaine (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 0:43 : Assiette de porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Yongzeng, entre 1723 et 1735),
• à 0:43 : Écuelle de porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Xianfeng, entre 1851 et 1861),
• de 0:47 à 0:50 : Tasse et soucoupe en porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Tongzhi, entre 1862 et 1874),
• à 0:51 : Plateau laqué, incrusté de nacre et d’or (Chine, Dynastie Qing, Époque Kangxi, entre 1662 et 1722),
• à 0:53 : Soucoupe de porcelaine laquée, incrustée de nacre et d’or (Chine, Dynastie Qing, Époque Qianlong, entre 1736 et 1795),
• à 0:55 : Fiole de tabac à priser en porcelaine émaillée (Chine, Dynastie Qing, Époque Qianlong, fin du XIXe siècle),
• à 0:57 : Nécessaire de fumeur d’opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• de 0:59 à 1:02 : Pipes d’opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:03 : Lampes à pipe d’opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:05 : Récipients à opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:07 : Coffret de thé (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:09 : Plateau de rasage en cuir de porc laqué (Chine, Dynastie Qing, Époque Qianlong, entre 1736 et 1795),
• à 1:13 : Éventail en bois laqué et en papier peint (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:15 : Éventail en ivoire et soie peinte (Chine, Dynastie Qing, XVIIIe siècle),
• à 1:17 : Détail d’un éventail en ivoire et soie (Chine, Dynastie Qing, vers 1790),
• à 1:19 : Éventail en nacre, papier et soie peints (Chine, Dynastie Qing, vers 1840),
• à 1:21 : Éventail en soie et papier peints (Macao, le 25 juin 1920),
• à 1:23 : Plat ajouré ou passoire en écaille de tortue et nacre (Chine, Dynastie Qing, milieu du XIXe siècle).
Détails techniques : Le diaporama présente 67 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (32 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (17 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (15 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (3 photos).
Pierre Fortin est un des plus brillants économistes du Québec. J’écoutais dernièrement un extrait de son témoignage en commission parlementaire.
Celui-ci faisait valoir l’importance de l’adéquation entre les besoins du marché et les qualifications des candidats à l’immigration.
Pour maximiser la contribution des néoQuébécois au développement du Québec, il faut choisir les candidats qui ont les meilleures chances de refaire leur vie ici.
Et pour en juger, on établirait une grille d’évaluation basée sur les besoins en main-d’œuvre de l’économie québécoise. Plus le candidat est apte à combler ces besoins, plus il serait accueilli à bras ouverts.
Cette approche est exactement celle du système Arrima, élaboré par l’ex-gouvernement libéral et que veut mettre en place le nouveau gouvernement caquiste.
Il s’agit d’une approche néolibérale dans la mesure où elle consiste à transformer les candidats à l’immigration en marchandise. En d’autres mots, elle consiste à dresser la liste du capital humain dont nous avons besoin comme on dresse sa liste d’épicerie.
Le mirage
Le problème fondamental de cette approche, c’est qu’elle se bute à l’imprévisibilité du futur dans un monde évoluant de plus en plus rapidement.
Les délais à l’immigration, qui se calculent en années au fédéral, font en sorte que les compétences utiles que possède le requérant pourraient ne plus être celles recherchées lorsqu’il est finalement accepté au pays.
À titre d’exemple, si Arrima avait été en vigueur il y a vingt ans, nous aurions accordé la citoyenneté canadienne à de nombreuses personnes capables de pourvoir les postes offerts dans le domaine des télécommunications, alors en plein essor.
Mais de 2007 à 2009, le secteur des télécommunications canadiennes s’est effondré. Au point que Nortel, un fleuron de l’économie canadienne, a fait faillite. Aurions-nous retiré la citoyenneté à tous ces gens qui auraient soudainement cessé de correspondre aux besoins du marché ?
D’où l’intérêt de dresser une grille qui tient compte des tendances du marché, de manière à anticiper les besoins du Québec dans un avenir prévisible.
Alors là, c’est pire.
Toujours dans les années 2000, la stratégie industrielle du gouvernement Charest, c’était le Plan Nord. Celui-ci consistait en un vaste projet de soixante-milliards de dollars visant à provoquer artificiellement un boum minier au Québec.
Si nous avions anticipé les besoins en main-d’œuvre du Plan Nord et ‘importé’ des mineurs à l’avance — de manière à ce qu’ils aient eu le temps de s’adapter au Québec et d’être parfaitement opérationnels lorsque les minières auraient eu besoin d’eux — on serait pris à essayer de recycler dans d’autres domaines ces mineurs étrangers devenus chômeurs chez nous en raison du fiasco total du Plan Nord.
Il est utopique de vouloir arrimer une politique migratoire sur une cible aussi fuyante que sont les besoins du marché.
Alors que faire ?
Une alternative humaniste
Depuis 2001, la réforme éducative québécoise repose à la fois sur l’apprentissage des connaissances et sur l’acquisition de compétences jugées importantes au XXIe siècle : la pensée critique, la communication, la collaboration, la créativité, l’innovation, la facilité numérique et technologique, l’apprentissage continu, la flexibilité et l’adaptabilité, la citoyenneté, et l’esprit d’initiative.
On qualifie de transversales les compétences qui, une fois acquises, pourraient être appliquées dans n’importe quel autre domaine.
Depuis près de deux décennies, tous les professeurs du Québec évaluent l’acquisition de compétences transversales chez leurs élèves. Or évaluer cela chez un candidat à l’immigration ou chez un écolier, c’est pareil.
Le système Arrima consacre la suprématie des marchés. Il repose malheureusement sur une illusion; l’aptitude à prévoir rigoureusement les besoins futurs d’une économique dont le rythme de transformation s’accélère.
Plus pertinente, une politique migratoire humaniste consacre la suprématie de l’être humain.
En effet, ce dont le Québec a besoin, ce sont des citoyens capables d’affronter l’avenir, de s’y adapter et de réussir leur vie dans un monde en évolution. Or ce monde sera de plus en plus imprévisible.
Les compétences valorisées par notre politique migratoire devraient être les mêmes que celles inculquées par notre système éducatif à nos propres enfants.
De manière à ce que rien ne distingue l’aptitude à réussir du citoyen né au Québec de celui qui est venu s’y installer plus tard dans son existence.
Proches de l’iris, les Neomaricas sont des plantes rhizomateuses originaires d’Amérique latine et d’Afrique occidentale.
Le Neomarica northiana est originaire du Brésil.
Ses fleurs se fanent rapidement; deux jours après avoir pris la première photo, la fleur était morte.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 102 mm
2e photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 800 — 210 mm
3e photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 210 mm