Photos récentes au Jardin japonais (2e partie)

2 juin 2019
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm
1re photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 9 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/3,7 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 9 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 14 mm

Sur le même sujet :
Aperçu du Jardin japonais au Jardin botanique de Montréal
Infrarouges au Jardin japonais
Lumières nocturnes au Jardin japonais
Photos récentes au Jardin japonais (1re partie)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Photos récentes au Jardin japonais (1re partie)

1 juin 2019
L’avant du pavillon culturel
L’arrière du pavillon culturel
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Cognassier du Japon

D’une superficie de 2,5 hectares, le Jardin japonais a été créé en 1988 par l’horticulteur Takeshi Nakajima (1914-2000).

Dessiné par l’architecte Hisato Hiraoka, son pavillon culturel présente des expositions temporaires au sujet de la culture japonaise, un jardin de roches, des lieux de méditation et une bibliothèque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 42,5 mm F/1,2 (5e et 6e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 11 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 8 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 8 mm
4e  photo : 1/1000 sec. — F/3,1 — ISO 200 — 10 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/2,2 — ISO 200 — 42,5 mm
6e  photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

Sur le même sujet :
Aperçu du Jardin japonais au Jardin botanique de Montréal
Infrarouges au Jardin japonais
Lumières nocturnes au Jardin japonais

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Magnolias tardifs

31 mai 2019
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Magnolia ‘Maxine Merrill’
Magnolia ‘Pink Charm’
Magnolia ‘Golden Endeavor’
Magnolia ‘Irish Spring’

Lorsque fleurissent les magnolias tardifs, les bourgeons de leurs feuilles ont commencé à éclore.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 11 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/6400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Magnolias précoces

30 mai 2019
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Magnolia de Lœbner ‘Merrill’
Magnolia de Lœbner ‘White Rose’
Magnolia ‘Angelica’
Magnolia étoilé ‘Royal Star’
Magnolia de Lœbner ‘Jennifer Robinson’
Magnolia de Lœbner ‘Spring Snow’

Dans la première moitié de mai, il est toujours fascinant de voir les branches nues des magnolias se garnir d’une grande quantité de fleurs.

Sans feuillage, le magnolia est incapable de photosynthèse. On se demande d’où la plante tire son énergie pour fleurir.

En réalité, ces arbres fleurissent grâce aux sucres entreposés dans leurs racines durant l’hiver. Au printemps, ces sucres grimpent vers les branches par capillarité.

Comme la sève sucrée de l’érable à la fin de l’hiver.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (3e et 5e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 106 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 175 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 79 mm
6e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 180 mm
7e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 135 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Récemment, au Jardin alpin

29 mai 2019
Adonis vernalis
Céraiste des Pyrénées
Une Pulsatille
Aquilegia flabelleta var. Pumila
Aquilegia cœrulea
Campanule de Serbie

Le Jardin alpin est le plus précoce des jardins thématiques du Jardin botanique de Montréal.

La première de ces photos a été prise le 11 mai et les autres, exactement deux semaines plus tard.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re photo) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (6e photo) et PanLeica 42,5 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 42,5 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Projet de loi 21 : la peur d’un blâme de l’ONU

27 mai 2019

C’est par le biais du Conseil des droits de la personne que des particuliers ou des organismes peuvent dénoncer auprès de l’ONU toute violation des droits de la personne.

À la suite d’une plainte, une quarantaine de ‘rapporteurs’ vérifient et peuvent intervenir directement auprès des États pour leur rappeler leurs obligations.

Le 17 mai dernier, trois de ces rapporteurs adressaient une lettre à la Mission permanente du Canada — c’est-à-dire à l’ambassade canadienne — auprès de l’ONU.

Dans ce document, les signataires expriment leurs préoccupations au sujet au projet de loi sur la laïcité (PL21) que veut faire adopter le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ).

Les auteurs craignent que cette loi, si elle est adoptée telle quelle, ne porte atteinte à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Ils demandent au Canada de justifier dans quelle mesure le PL21 respecte les engagements du pays au sujet des droits de la personne.

Parlons franchement.

Essentiellement, l’ONU est un moulin à résolution. À tout instant, des comités adoptent des propositions. Rares sont les pays qui n’ont jamais été visés par l’une ou l’autre des milliers de résolutions adoptées par la multitude des comités de l’ONU.

En 2015, la dictature saoudienne a été élue au Conseil des droits de la personne (celui dont on parle). En 2017, cette dictature devenait également membre de la Commission de la condition féminine de l’ONU.

Ceci prouve qu’à l’ONU, tout s’achète.

À ce jour, le Conseil n’a pas condamné le démembrement des dissidents à la tronçonneuse.

En raison de la présence généreuse de l’Arabie saoudite, le Conseil s’inquiète plutôt des graves persécutions que le Québec s’apprête à infliger, entre autres, aux femmes qui perpétuent des coutumes préislamiques que le wahhabisme promeut à coup de milliards$.

Les seules résolutions qui ont la moindre valeur à l’ONU sont celles adoptées par le Conseil de sécurité ou par l’Assemblée générale. Les autres sont des résolutions de complaisance.

Mais revenons au vif du sujet.

Depuis une décennie, le Québec s’est engagé dans une profonde réflexion au sujet de la laïcité.

S’inspirant de mesures adoptées en Europe — mesures validées par les plus hautes instances juridiques européennes — le Québec est en train de définir sa propre conception des règles qui devraient régir la séparation entre l’État et l’Église.

Dans les notes explicatives destinées à l’interprétation du PL21, le Québec réitère le caractère fondamental de la liberté de conscience et de la liberté de religion.

En résumé, cette loi interdira les manifestations extérieures de la foi dans tous les lieux où l’État offre ses services.

En dépit des réserves qu’on peut avoir au sujet du PL21, il est clair que les très graves violations des droits de la personne dont sont coupables certains membres du Conseil des droits de la personne privent ce comité corrompu de l’autorité morale qui lui serait nécessaire pour faire la leçon au Québec.

Références :
Des experts de l’ONU préoccupés par le projet de loi sur la laïcité
Lettre de l’ONU

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Construction navale : des milliards$ au Canada anglais et du vent pour le Québec

24 mai 2019

La saignée sous Steven Harper

Depuis des décennies, le ministère canadien de la Défense refuse obstinément d’accorder au Québec sa juste part des contrats fédéraux. Tous les prétextes sont bons.

En 2011, le gouvernement canadien décidait de délocaliser la construction navale du Québec vers deux autres provinces. Cela fut fait à l’occasion de la plus importante entente d’approvisionnement de l’histoire canadienne.

Le chantier Irving de Nouvelle-Écosse obtenait deux contrats pour construire six navires de patrouille et quinze navires de combat, ce qui garantissait du travail à ses 1 800 employés jusqu’en 2040.

Le chantier Seaspan de Colombie-Britannique se voyait confier la tâche de construire six navires pour la Garde côtière et la Marine royale canadienne.

Le tout totalisait 36 milliards$. Avec les dépassements de couts, ces contrats approcheront les 60 milliards$. Peut-être même 80.

Ces dépassements de couts surviennent en dépit du fait qu’en Colombie-Britannique, on a toujours pas commencé à construire un seul navire et qu’Irving tarde à livrer son premier navire après cinq ans de retard.

De ces contrats, le Québec n’a pas reçu un centime.

Pour défendre ses intérêts, la Davie ne pouvait compter que le gouvernement du Québec. Or à l’époque, ce dernier était dirigé par un parti servile et corrompu dont la réaction s’est limitée à exprimer à voix basse sa profonde déception.

À la veille de l’élection de 2015, le gouvernement Harper veut faire oublier ses décisions de 2011. Avec la Davie, on s’empresse de négocier de gré à gré un contrat de 668 millions$ destiné à la conversion de l’Astérix (un navire commercial acheté en Europe) en navire de ravitaillement militaire.

668 millions$, c’est beaucoup. Mais c’est un pour cent des contrats accordés à la Davie et à Seaspan.

La juste part du Québec

Dans le cas particulier des contrats de construction navale, la part qui devrait revenir au Québec est de l’ordre de 60 %.

L’Alberta et la Saskatchewan n’ont pas accès à la mer. D’autres provinces n’ont pas de chantier de construction navale.

Bref, seuls le Québec (population de 8,1 millions), la Nouvelle-Écosse (0,9 million) et la Colombie britannique (4,7 millions) peuvent obtenir des contrats. De ces trois provinces, le Québec représente 60 % de la population.

La famine sous Justin Trudeau

Quelques jours après avoir été porté au pouvoir, Justin Trudeau reçoit une plainte d’Irving destinée à protester contre le contrat de l’Astérix accordé à la Davie.

Le milliardaire James-D. Irving, quatrième fortune du pays, veut la faillite de la Davie parce que c’est le seul obstacle à l’accroissement illimité de sa fortune personnelle. Les miettes accordées à la Davie lui sont insupportables.

Obéissant, Justin Trudeau décide de remettre en question le contrat négocié par les Conservateurs peu de temps avant les élections.

Les tractations secrètes qu’il mène afin de trouver des puces au contrat avec la Davie échouent quand l’affaire est ébruitée.

Furieux, le premier ministre règle le problème à la source.

Afin d’empêcher le gouvernement canadien d’accorder le moindre nouveau contrat à la Davie, il décide d’un blocus économique contre la Davie en excluant le Québec de la stratégie maritime du Canada. Nous verrons bientôt ce que signifie ce jargon bureaucratique.

Les prétextes

Dès le départ, les critères d’attribution des contrats de la marine canadienne étaient taillés sur mesure pour défavoriser la Davie.

Un passé sans subside

Des points de pénalités étaient attribués aux constructeurs qui avaient déjà reçu des subsides gouvernementaux.

En réalité, tous les chantiers maritimes au monde sont subventionnés par leur gouvernement respectif. Ce fut le cas de la Davie autrefois comme c’est le cas de nos jours pour Irwin et Seaspan. Par le biais, cette fois, des dépassements de couts.

Les subventions aux entreprises étant interdites par les traités de libre-échange signés par le Canada, le fédéral les déguise sous forme de dépassements de couts.

En somme, quand un contrat de 36 milliards$ finit par couter le double, on peut être certain qu’une partie indéterminée de cette somme est un cadeau à l’entreprise.

Cette partie est un secret d’État. Révélée, cela justifierait Washington d’imposer des pénalités au pays.

La saine gestion et la propriété canadienne

Lors de l’attribution des contrats, ces critères n’avaient pas d’importance puisque la Davie était alors bien gérée.

Toutefois, n’importe quelle compagnie qui perd plus de 90 % de ses contrats finit par se retrouver en difficultés financières. La Davie est devenue moribonde après avoir perdu cet appel d’offres. Conséquemment, elle a été vendue à des intérêts étrangers.

Ce transfert de propriété est devenu le nouveau prétexte qui, appliqué à postériori, justifiait l’absence de contrats accordés en 2011 à la Davie.

À l’inverse, le grand patron de la Seaspan, Kyle Washington, était un citoyen américain vivant principalement à Vancouver depuis des années. En lui accordant la citoyenneté canadienne en 2012, le fédéral justifiait, également à postériori, les contrats attribués à sa compagnie.

La règle de proximité

Le boycottage de la Davie étant toujours controversé, le fédéral a adopté un nouveau critère : la règle de proximité.

En vertu de cette règle, les chantiers maritimes qui ont accès directement à la mer (Irving et Seaspan) sont privilégiés par rapport au seul chantier maritime dont les nouveaux navires empruntent une autre voie navigable avant d’atteindre l’océan.

Que diraient Irving et Seaspan, si la règle de proximité se calculait (stupidement) à partir de la capitale canadienne, sous le prétexte qu’Ottawa peut ainsi en prendre plus rapidement possession de ses navires ?

Bref, tout ceci est parfaitement arbitraire.

La stratégie maritime canadienne

Comme une cible fuyante, le ministère de la Défense a adopté finalement un nouveau critère-choc sous Justin Trudeau; le Québec ne fait pas partie de la stratégie maritime canadienne.

Ah bon ? Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Cela signifie que le fédéral refuse de donner des contrats maritimes au Québec.

Autrefois, personne n’aurait osé admettre officiellement la discrimination fédérale envers le Québec. De nos jours, on ne s’en cache même plus; les Québécois sont tellement aveugles que cette discrimination est maintenant une politique officielle du gouvernement colonial canadien.

Et personne ne s’en indigne…

Le baiser de Judas

À quelques mois des élections fédérales, Justin Trudeau annonçait cette semaine sa décision de renouveler entièrement la flotte de la Garde côtière canadienne au cout de 15,7 milliards$.

Évidemment, toujours pas un sou pour le Québec. Mais il y a de l’espoir pour la Davie; le Québec fait maintenant partie de la stratégie maritime canadienne. Cela signifie que le blocus économique contre la Davie est levé.

Justin Trudeau laisse entrevoir la possibilité que la Davie puisse soumissionner pour la construction de nouveaux navires en eaux peu profondes destinés à la recherche.

Évidemment s’il est réélu. Et si Irving ne l’appelle pas pour protester…

Conclusion

Lorsque Justin Trudeau est arrivé au pouvoir, il y avait 1 300 employés à la Davie. De nos jours, il n’en reste plus qu’environ 150.

Et maintenant que l’essentiel des contrats maritimes a été accordé pour les vingt prochaines années, la Davie pourra soumissionner pour les miettes restantes.

À moins, bien sûr, que de nouveaux critères, surgis de nulle part, ne l’empêchent de recevoir un sou du fédéral.

Il serait facile de personnifier la discrimination dont le Québec est victime à Ottawa.

Ce que nous ne devons jamais perdre de vue, c’est que cette discrimination est systémique; peu importe le gouvernement au pouvoir, elle persiste.

Elle persiste parce que le problème n’est pas au niveau de l’interface ministérielle.

Elle est au niveau de la machine de l’État canadien, une machine qui agit derrière cette interface ministérielle et qui perpétue l’état de droit colonial dont est victime le Québec.

Cette machine étatique est dominée par un petit nombre de mandarins omnipotents, et par une multitude de tribunaux administratifs secrets (au sens qu’ils n’ont jamais à justifier publiquement leurs décisions).

Si les Québécois veulent que leurs impôts servent à développer leur économie, ils devront faire l’indépendance. Sinon leur argent servira essentiellement à développer l’économie des provinces anglophones du pays.

Le sort de la Davie, le dernier grand chantier maritime du Québec, en est le plus parfait exemple.

Références :
Asterix et Obelix
Chantier Davie: une enquête de la GRC lancée après une colère de Trudeau
Contrats fédéraux: la Davie devra encore patienter
Davie: les beaux sourires de Trudeau ne suffiront pas
Discussions avec la Davie : Mark Norman a agi avec l’autorisation du gouvernement Harper
La Davie et le petit pain fédéraliste
Ottawa entrouvre la porte à Davie
Sale job de la GRC
Shipbuilding in B.C. catches a second wind
Stratégie navale : où s’en va le gouvernement Trudeau?

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le rideau de fer technologique

23 mai 2019
Huawei P40 Pro

Le 15 mai dernier, Donald Trump signait un décret présidentiel qui a eu pour conséquence de placer Huawei — le deuxième fabricant mondial de téléphones multifonctionnels — sur la liste des ‘entités’ avec lesquels les compagnies américaines ne peuvent commercer à moins d’une autorisation spéciale de Washington.

L’interdiction s’étend à la vente de brevets et au transfert technologique, dont les microprocesseurs des appareils mobiles de Huawei, basés sur l’architecture ARM, brevetée aux États-Unis.

Depuis, une cascade d’entreprises américaines ont annoncé la rupture de leurs liens commerciaux avec Huawei.

Selon le Washington Post, la fabrication des téléphones de Huawei nécessite la contribution d’une trentaine de compagnies américaines.

Cette contribution peut être matérielle, mais également logicielle.

C’est ainsi que les prochaines versions du système d’exploitation Android™ refuseront de s’installer sur les appareils Huawei. De plus, l’utilisateur ne pourra pas accéder à Gmail (le module de messagerie), à YouTube, à Google Maps, et au magasin Google Play.

Puisqu’Android™ est du logiciel libre, Huawei pourra facilement retirer les entraves du code source et créer sa variante parfaitement compatible avec ses téléphones comme elle le fait déjà sur ses modèles actuels.

En Chine, WeChat remplace déjà Gmail, Youku se substitue à YouTube et Baidu est le moteur de recherche national.

Mais Huawei n’a pas d’équivalent aux services logiciels de Google sur les marchés autres que chinois. À titre d’exemple, il sera difficile de convaincre un acheteur européen que Youku (où tout est ‘du chinois’) est aussi intéressant que YouTube.

Plus fondamentalement, rien n’égale la richesse du catalogue de Google Play. En raison de ses 2,5 millions d’applications, certains experts croient que Huawei mettra des années à créer une boutique aussi riche.

Mais la Chine pourrait nous étonner. Chez Huawei, quatre-vingt-dix-mille personnes travaillent en recherche et développement. La compagnie possède son propre campus universitaire à 27 km de Hong Kong.

Huawei n’a pas besoin de créer sa propre version de toutes les applications offertes sur Google Play. D’ailleurs, si la firme américaine purgeait de son catalogue les applications les moins populaires pour n’en laisser qu’un millier, peu de gens s’en rendraient compte.

L’actuel plan quinquennal de la Chine prévoit des investissements de 400 milliards$ uniquement pour la mise au point du 5G.

Non seulement ce pays produit 90% des terres rares essentielles aux appareils mobiles, mais la Chine détient 40% de tous les brevets-clés qui sont nécessaires au 5G.

En raison de ce pouvoir de marchandage, la Chine ne se laissera pas faire.

L’interdiction des transferts technologiques pénalise autant les entreprises américaines que chinoises. En fait, cela paralyse toute l’industrie.

Le rideau de fer technologique que Donald Trump dresse afin de protéger les États-Unis de la Chine subira le même sort que le rideau de fer qui devait protéger la Russie de l’influence occidentale.

Références :
A deeper tech concern is at the core of the U.S.-Huawei spat
Inside Huawei – a photo essay
L’affaire Huawei : dure pour le Canada, la vie de caniche américain
La téléphonie 5G : l’Asie contre les États-Unis
Le fabricant de processeurs ARM coupe les ponts avec Huawei
Rettino-Parazelli K. Le protectionnisme numérique. Forces 2018; no 194: 24-7.
Réseau 5G: Huawei espère encore convaincre le Canada
The Trump administration owes the public answers about its restrictions on Huawei
Trump declares national emergency over threats against US technology amid campaign against Huawei

Parus depuis :
Huawei lance son premier téléphone «zéro Google» (2019-09-20)
Les États-Unis interdisent les équipements de télécommunications chinois (2022-11-25)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le filtre environnemental de Luc Ferrandez et les calèches

21 mai 2019
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Introduction

Le 14 mai dernier, Luc Ferrandez — le plus connu des maires d’arrondissement montréalais — a renoncé à toutes les charges publiques qu’il occupait jusque là.

Simplement parce qu’il en avait assez.

Il appuie toujours l’administration de la mairesse Valérie Plante, mais lui reproche d’être insuffisamment préoccupée par ce qui, à ses yeux, est le plus important; les questions environnementales.

L’exemple des calèches

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, l’ex-maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal déclarait : « L’environnement doit être le filtre de nos décisions

Sans qu’il ait donné cet exemple, celui qui me vient immédiatement à l’esprit est la décision de la ville d’interdire les calèches dans le Vieux-Montréal.

Après avoir tenté en vain de réformer l’industrie des calèches, l’administration montréalaise les interdira sur son territoire à partir du 31 décembre 2019.

Les touristes qui préfèrent visiter la ville autrement qu’à pied, devront emprunter dorénavant des véhicules motorisés.

Faire de l’environnement le filtre de ses décisions, cela signifie qu’il faut répondre aux personnes soucieuses du bienêtre animal qu’elles ont raison, mais que la ville donnera suite à leurs demandes dès que les protestataires auront une alternative plus écologique.

Même si les chevaux libèrent des gaz à effet de serre en raison de la flatulence que leur occasionne la digestion du foin, aucune solution alternative ne possède une empreinte environnementale moindre que celle des calèches.

Donc, il aurait fallu améliorer les pratiques de l’industrie plutôt que de bannir cette dernière. Puisqu’elle est de loin la plus écologique.

Dans ce dossier, le bienêtre animal a eu préséance sur l’environnement.

Au-delà des calèches

Le problème, c’est que dans l’immense majorité des décisions prises par nos gouvernements (municipaux, provincial et fédéral), il y a toujours une préoccupation qui a préséance sur l’environnement; le souci de sauver des emplois, d’attirer des investissements étrangers ou de développer nos richesses naturelles.

Ce que personne n’ose dire, c’est qu’il est impossible de contrer les changements climatiques sans que cela nous fasse mal. Et même très mal.

Jusqu’ici, les réalisations environnementales de l’administration de Valérie Plante se sont limitées à interdire les sacs et les pailles uniservice. Ces décisions sont bonnes, mais essentiellement symboliques.

Au-delà des images spectaculaires des ‘continents’ de plastique qui flottent en mer, la vérité est que les sacs et des pailles sont indubitablement des polluants, mais dont la production contribue faiblement aux réchauffements climatiques.

À chaque fois qu’on fait le plein d’essence, on met dans le réservoir de notre véhicule l’équivalent de milliers de pailles de plastique.

On peut bien en sauver quelques-unes en évitant d’en prendre au restaurant ce jour-là, mais ce geste louable frise l’insignifiance.

Par contre, imaginez que le prix du litre d’essence triple soudainement.

Du jour au lendemain, les ventes de véhicules utilitaires chuteraient. Le prix des objets en plastique dépasserait le prix de leurs alternatives en fibres végétales. Les consommateurs achèteraient des aliments en vrac. Le prix des vols aériens encouragerait les gens à voyager moins loin. Et nos agriculteurs pourraient mieux concurrencer les aliments importés des quatre coins du monde.

Voilà ce que je comprends du message de Luc Ferrandez.

Quand réaliserons-nous qu’il a raison ? Si la tendance se maintient, lorsqu’il sera trop tard…

Références :
Luc Ferrandez
Montréal interdira les calèches et resserrera les règles pour les chiens

Paru depuis :
‘A gentle calm’: France’s streets once again echo to sound of working horses (2022-11-25)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 — 1/2000 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La pétanque et les rhumatismes de Jules Lenoir

19 mai 2019
Au parc Lalancette

Dans la vitrine d’une boutique près de chez moi, j’avais été surpris de voir un nécessaire de pétanque. On ne pouvait pas le manquer; ses boules chromées resplendissaient au soleil.

Qui peut bien jouer à la pétanque dans Hochelaga-Maisonneuve ? avais-je demandé au vendeur.
Vous seriez surpris, mon cher monsieur. Ce jeu est de plus en plus populaire.

Pourtant, je n’avais jamais vu personne en jouer dans mon quartier. Ou plus exactement, je n’avais jamais remarqué qu’on en jouait dans mon quartier.

Il aura suffi que je l’apprenne pour me mettre à voir des gens en jouer ici et là.

À titre d’exemple, à une résidence pour personnes âgées — hors-champ sur la photo ci-dessus — les locataires traversent la rue et vont au parc jouer à la pétanque dès qu’il fait beau.

Ce jeu ne nécessite aucun entrainement préalable, n’exige pas d’efforts violents, se pratique généralement au grand air, et représente une manière peu couteuse d’occuper ses temps libres.

Le mot ‘pétanque’ est bizarre. On croirait une onomatopée créée pour imiter le bruit des boules qui se frappent et sont projetées sur d’autres.

Mais ce n’est pas cela.

C’est à La Ciotat qu’est née la pétanque en 1907. Dans ce port à 31 km de Marseille, vivait un amateur d’un jeu semblable, appelé jeu provençal.

En raison de l’arthrite aux jambes qui le faisait souffrir, celui-ci avait décidé d’adapter ce jeu à son handicap.

Selon les règles qu’il avait créées, on devait lancer la boule sans prendre d’élan. Privé de l’énergie transférée par cet élan à la boule, on ne pouvait plus lancer aussi loin. Conséquemment, on jouait sur un terrain plus court.

Ce vieil amateur de jeux de boules n’était pas n’importe qui; c’était Jules Lenoir, le grand champion de jeu provençal dont il avait dominé la discipline pendant des années.

À La Ciotat, on le connaissait sous son vrai nom, Jules Hugues. Afin de pouvoir continuer à se mesurer à l’idole sportive de la ville, les habitants de La Ciotat abandonnèrent rapidement le jeu provençal pour la variante créée par le grand Jules.

À travers le midi de la France, lorsque la rumeur se répandit que Jules Lenoir n’avait pas pris sa retraite, mais brillait dans un jeu semblable qu’il avait mis au point, ses centaines de milliers d’admirateurs exigèrent qu’on crée des compétitions où leur héros pouvait encore les émerveiller.

Le premier concours officiel eut lieu à La Ciotat en 1910.

Tout cela ne nous dit toujours pas pourquoi ce nouveau jeu est appelé ‘pétanque’. J’y arrive.

Le mot ‘pétanque’ est né de l’occitan, en combinant ‘’ (qui signifie ‘pied’) et ‘tanca’ (qui signifie ‘piquet’). À l’origine, on disait qu’il fallait ‘jouer à pétanque’, c’est-à-dire en ayant le pied comme un piquet.

Lors de la première compétition, créée expressément par amour pour ce champion, on nomma ce jeu ‘pétanque’.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 — 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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