Aperçu du trésor (au premier plan, statue de Saint Denis, premier martyre de Paris, mort décapité)
Vitrines
Tunique de saint Louis
Vitrine des pièces d’orfèvrerie antérieures à la Révolution
Ciboire, seconde moitié du XIXe siècle (argent doré, diamants, rubis, saphir, émeraude, perles et émaux)
Calice et patène, XXe siècle (argent doré, émail, grenats, émeraudes et perles)
Ostensoir de Sainte-Geneviève, 1852
Reliquaire de la Croix dite de Saint-Claude, 1895-1900 (argent émaillé, vermeil, diamants, perles, quartz, cornaline, citrine, malachite et émaux)
Reliquaire de la Couronne d’épines, 1806 (cuivre doré, or moulu)
Ostensoir, 1949 (argent et vermeil)
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 2e, 3e et 4e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 15 mm
3e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
5e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
6e photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
7e photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
8e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
9e photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
10e photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (1re, 3e et 4e photos), et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
2e photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
5e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
6e photo : 1/3200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
7e photo : 1/3200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
8e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm
9e photo : 1/500 sec. — F/9,0 — ISO 200 — 40 mm
Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
5e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
6e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
7e photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
8e photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm
9e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 16 mm
Pour la personne qui songe à visiter Paris ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de trois-mille photos en haute-définition et des dizaines de séquences vidéo au sujet de la capitale française.
Ces textes présentent les principaux attraits de chaque arrondissement de Paris.
Offerts gratuitement, ils constituent les chapitres d’un guide de voyage électronique dont il ne manque qu’une revue systématique des lieux d’hébergement et des meilleurs restaurants.
Pour lire les récits quotidiens du premier voyage à Paris, veuillez cliquer sur ceci. Mais pour lire les récits quotidiens du deuxième voyage à Paris, veuillez plutôt cliquer sur cela.
Pour consulter la liste des diaporamas de toutes les villes visitées, veuillez cliquer sur ceci
S’étendant sur 6 km², le 18e arrondissement est habité par environ 202 000 personnes. Ce qui en fait le deuxième plus peuplé de Paris, après le 15e.
Notre aperçu de cet arrondissement se limitera au quartier de Montmartre. Nous y visiterons successivement :
• le musée de Montmartre
• l’église Saint-Pierre de Montmartre
• la basilique du Sacré-Cœur
• le Marché de la Butte
• l’église Saint-Jean de Montmartre
Le nom ‘Montmartre’ est une déformation de mons Martyrum (mont des Martyrs en latin). C’est qu’au Moyen-Âge, on croyait que saint Denis y avait été décapité.
En réalité, le lieu de sa décapitation n’est pas là, mais plutôt sur le monticule de Montjoie, aujourd’hui aplani, situé entre Montmartre et Saint-Denis.
Le musée de Montmartre (de 0:20 à 0:34)
Sur notre chemin vers le musée, nous rencontrons le cabaret Au Lapin agile (à 0:09). À la fin du XIXe siècle, c’était un haut lieu de la bohème du quartier.
Mais un siècle plus tôt, les environs présentaient un aspect très différent. On y rencontrait alors une douzaine de moulins à vent, des vergers et des vignes.
De ces dernières, de nos jours, il ne reste plus qu’un seul vignoble (à 0:11 et à 0:18). C’est le Clos-Montmartre, situé entre le Lapin agile et le musée du quartier. Sa production est vendue par la mairie au profit d’œuvres sociales.
Inauguré en 1960, le musée de Montmartre occupe un ensemble de bâtiments qui servirent d’habitation et d’atelier à de nombreux peintres (dont Auguste Renoir, Maurice Utrillo, et Raoul Dufy).
On y présente la contribution du quartier à la notoriété de Paris. Il est centré sur le Montmartre grouillant, révolutionnaire et créatif de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
L’église Saint-Pierre de Montmartre (de 0:44 à 1:04)
Immédiatement à l’ouest de la basilique du Sacré-Cœur se trouve l’église Saint-Pierre de Montmartre. On y accède par la rue Saint-Éleuthère.
Consacrée en 1147, cette église médiévale est une des plus vieilles de Paris.
Dépouillé, l’intérieur est lumineux et propre comme si ce temple venait d’être achevé.
Les fenêtres sont décorées de vitraux créés en 1952 et 1953 par le verrier Max Ingrand puisque ceux d’origine ont été détruits par une bombe au cours de la Deuxième Guerre mondiale.
À 0:50, l’autel est un cube en cuivre émaillé de Jean-Paul Froidevaux (1977).
De manière générale, l’intégration entre ce qui est vieux et ce qui est récent est parfaitement réussie.
Le buffet d’orgue date du XVIIIe siècle. Il provient de l’ancienne église Saint-Pierre-des-Arcis (autrefois sur l’Île-de-la-Cité). L’orgue lui-même a été reconstruit par Cavaillé-Coll en 1868-1869.
La basilique du Sacré-Cœur (de 1:06 à 1:36)
À la suite d’un soulèvement populaire — la Commune de Paris (dont Montmartre fut un des hauts lieux) — on crut bon élever une immense église destinée à rappeler aux gens de Montmartre la puissance de Dieu. Cette église est le Sacré-Cœur de Montmartre.
Sa situation géographique — au point le plus élevé de Paris — en fait l’église la plus visible de la capitale française. Avec plus de dix-millions de pèlerins et visiteurs par an, c’est également le deuxième monument religieux le plus visité en France (après la cathédrale Notre-Dame de Paris).
Le premier des six architectes qui se succédèrent à la barre du chantier, débuté en 1876, fut Paul Labadie. C’est lui qui décida de donner à la basilique un style romano-byzantin, inspiré des travaux qu’il avait effectués à l’église Saint-Front de Périgueux.
Son revêtement extérieur est en calcaire extrait de la carrière Souppes (dans le département de Seine-et-Marne, à l’est de Paris). Cette pierre, lorsqu’exposée à la pluie, sécrète une croute calcaire qui durcit en séchant et qui blanchit au soleil. On la dit donc ‘autonettoyante’.
La basilique fut consacrée en 1919 et officiellement achevée en 1923.
Contrairement aux autres églises de Paris, propriétés de l’État, la basilique est un monument privé, propriété de l’archevêché de Paris.
Afin de faciliter la circulation intérieure, les visiteurs y déambulent en sens unique (dans le sens antihoraire), de leur entrée par le portail droit jusqu’à leur sortie par le portail gauche.
Le portail droit est décoré d’un hémicycle d’Hippolyte Lefèvre intitulé ‘Saint-Thomas touchant les plaies du Ressuscité’ (à 1:08).
À l’exclusion des bancs, en bois, presque tout dans cette église est en dur, c’est-à-dire en pierre de taille ou en mosaïques.
Celle qui orne la voute du chœur couvre 474 m² (de 1:14 à 1:16). Cela en fait la plus grande mosaïque de France. Elle fut conçue par Luc-Olivier Merson et réalisée de 1912 à 1922 dans les ateliers Guilbert-Martin.
Le diaporama présente ensuite quelques-unes des chapelles de la basilique, présentées dans le sens de la visite :
de la chapelle Saint-Louis, nous voyons à 1:18 la mosaïque ‘Saint Louis présente la couronne d’épines’, dessinée par le peintre Pascal Blanchard (et réalisée en 1917 par les mosaïstes de René Martin & Cie). Face à cette mosaïque, on peut voir ‘Saint Louis sous son chêne’ (à 1:20) d’Henri Pinta (et réalisée par les mêmes mosaïstes). Ce peintre marseillais a conçu près de la moitié des mosaïques des chapelles de la basilique.
de la chapelle de Saint-Benoît-Labre, on voit une autre mosaïque d’Henri Pinta (à 1:22).
voici la chapelle de la Vierge (de 1:24 à 1:26).
à 1:30, il s’agit de la voute de la chapelle dédiée à saint Ignace de Loyola.
à 1:32, il s’agit d’une mosaïque qui orne la chapelle Saint-Vincent-de-Paul. Elle fut dessinée par le peintre Pascal Blanchard et réalisée en 1917 par les mosaïstes de René Martin & Cie.
à 1:22, il s’agit de l’autel en marbre de carrare consacré à sainte Radegonde, patronne secondaire de France.
Les vitraux originaux ont été détruits en 1944 et refaits en 1946.
Le grand orgue est de Cavaillé-Coll. Il fut construit en 1898 pour le château de baron de L’Espée. Après sa mort, il fut transféré à la basilique en 1919.
À l’extérieur (à 1:36), nous apercevons une statue équestre de sainte Jeanne-d’Arc, due à Hippolyte Lefèvre et installée en 1927.
En descendant la butte Montmartre, on rencontre la place Émile-Goudreau (à 1:42) sur laquelle se trouve Le Bateau lavoir (à 1:44).
C’est à cet endroit que plusieurs peintres (dont Picasso) avaient leurs ateliers (incendiés en 1970).
Au Marché de la Butte (de 1:38 à 2:00)
Située au 56 rue des Trois-Frères, la petite épicerie ‘Au Marché de la Butte’ doit sa célébrité mondiale au film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin.
Au Québec, ce genre d’établissement est appelé dépanneur tandis qu’en France, on les appelle des supérettes (pour signifier de petits supermarchés).
Malgré le flou des images (du à une erreur de mise au point), j’ai choisi d’ajouter au diaporama un court traveling qui illustre le pittoresque des lieux.
L’église Saint-Jean de Montmartre (de 2:02 à 2:20)
Au 19 rue des Abbesses s’élève la première église parisienne en béton armé. C’est l’œuvre de l’architecte Anatole de Baudot.
Au moment de son inauguration en 1904, l’église Saint-Jean-de-Montmartre fit scandale.
Construite dans un quartier ouvrier, celle-ci a été entièrement réalisée avec des matériaux ‘pauvres’; la brique au lieu de la pierre de taille, une façade ornée de pastilles de céramique colorées imitant des pierres précieuses, une architecture de béton assumée et une influence byzantine et magrébine totalement étrangère à la mode Beaux-Arts qui prévalait alors.
L’intérieur, anthracite, est l’antithèse exacte de la basilique du Sacré-Cœur.
Deux rues au sud de la rue des Abbesses, c’est le boulevard de Clichy. On passe alors de Montmartre à Pigalle.
Doit-on y voir un fait significatif ? Le Dieu des ouvriers loge sur une rue (celle des Abbesses) alors que l’enfer du sexe triomphe sur un boulevard (celui de Clichy).
Le diaporama se termine par l’entrée du restaurant Le Moulin de la Galette.
Situé derrière ce restaurant, le moulin homonyme ne se visite pas. On peut voir son ombre sur le mur blanc à droite de la photo à 2:32.
Construit en 1622, c’est un des deux seuls moulins encore en état de marche à Montmartre. Précisons que l’autre n’est pas Le Moulin rouge.
Détails techniques : Ce diaporama contient 69 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 équipé de l’objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.
Ce qu’on appelle La Défense est un immense complexe d’affaires débuté en 1959 et qui emploie aujourd’hui 30 000 personnes réparties dans 71 tours.
À elle seule, elle offre le septième de tout l’espace à bureau de l’agglomération parisienne.
Mais ce n’est pas seulement cela puis qu’on y trouve également un centre commercial (Les Quatre temps – de 0:37 à 1:04), l’église Note-Dame de Pentecôte (à 1:18), 2 000 chambres d’hôtel, et 950 000 m² de logements.
Techniquement, la Défense n’est pas située dans la ville de Paris, mais dans plusieurs petites municipalités de l’ouest de l’agglomération parisienne.
Le nom du quartier vient de la statue La Défense de Paris, érigée en 1883 à la gloire des soldats ayant défendu la ville durant la guerre franco-allemande de 1870 (à 0:23).
Construite en 1989, sa grande arche carrée (à 1:21), revêtue de marbre blanc, est l’œuvre de l’architecte danois Otto von Spreckelsen.
Parmi sa soixantaine de sculptures d’art contemporain, mentionnons la Cheminée de Raymond Moretti (à 0:07), la fontaine colorée de Yaacov Agam (à 0:20), Les hommes de la cité de F. et H. Siptrott (à 0:32), L’Araignée rouge d’Alexander Calder (à 0:34), et Deux personnages fantastiques de Joan Miró (à 0:38).
Détails techniques : Le diaporama contient 32 photos et trois clips vidéos pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5. Les objectifs furent M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (31 photos) et le PanLeica 25 mm F/1,4 (1 photo).
Grâce à la taille du Bois de Boulogne (7,91 km²), le 16e arrondissement est un des deux plus vastes de Paris. En descendant la Seine (donc vers l’ouest), c’est le dernier sur la droite.
Surtout résidentielle et bourgeoise, cette partie de la ville est le site de plus de 75 ambassades et de plusieurs parmi les plus beaux musées de Paris.
Notre visite commence au Jardin d’Acclimatation (de 0:06 à 0:49) situé dans le Bois de Boulogne.
Pourquoi ce nom ? À l’origine, il s’agissait d’un jardin zoologique favorisant l’introduction, l’adaptation et la domestication d’espèces animales. Ces animaux ‘acclimatés’ provenaient de la ménagerie du Jardin des Plantes, devenue trop exigüe.
À son ouverture en 1860, le Jardin zoologique d’Acclimatation devenait le premier parc de loisirs créé en France.
On y présente toujours quelques dizaines d’espèces de mammifères et d’oiseaux. Mais ce jardin s’est transformé en parc d’attractions offrant une grande variété d’activités.
Les anciennes Grandes Écuries (de 0:10 à 0:13) abritent de nos jours le Centre équestre du Jardin et le Théâtre de Guignol (dont la programmation change approximativement aux vingt jours).
À deux pas, la Fondation Louis-Vuitton (de 0:50 à 1:30) est un des plus photogéniques musées d’art contemporain au monde. Son prix d’entrée comprend celui du Jardin d’Acclimatation.
De 1:31 à 1:42, nous avons un aperçu du Bois de Boulogne proprement dit. Celui-ci a été aménagé comme un parc à l’anglaise sous Napoléon III. Cela nécessita la plantation de 400 000 arbres d’espèces variées.
De 1:47 à 2:35, nous visitons le musée Dapper, véritable trésor de la culture africaine noire. Certaines de ses pièces remontent à aussi loin que le XIIe siècle. Ce qui en fait un centre mondial de recherche ethnographique.
Pourtant, le visiteur a l’impression que ces œuvres ont été choisies pour leur esthétique tellement elles sont séduisantes.
À 2:37, il s’agit de l’église Saint-Pierre-de-Chaillot, édifiée de 1931 à 1938.
Construit en 1892, le Palais Galliera (de 2:39 à 2:44) abrite le musée de la Mode et du Costume.
De 2:45 à 3:01, nous voyons le Palais de Tokyo, construit en 1937. Son aile orientale abrite le musée d’Art moderne de la ville de Paris. Son aile occidentale est un site de création contemporaine.
Le musée national des Arts asiatiques Guimet (de 3:02 à 4:37) présente une des plus importantes collections au monde d’Art asiatique, de l’Inde au Japon.
L’idée de départ de son fondateur, l’industriel et mécène Émile Guimet, était de comparer les styles des œuvres religieuses. Depuis, au fil des donations et des acquisitions, le musée a élargi sa couverture à l’ensemble des arts de cette partie du monde.
Tout comme le Palais de Tokyo, le Palais de Chaillot fut construit pour l’Exposition internationale des arts et des techniques de 1937.
Séparées par une terrasse (à 7:49), ses ailes courbes de 195 mètres de long se déploient vers la Tour Eiffel, située de l’autre côté de la Seine.
Dans son aile orientale, on trouve la Cité de l’architecture et du patrimoine (de 4:38 à 6:31). Celle-ci expose principalement 400 moulages et maquettes d’Art religieux médiéval. Sans quitter les lieux, le visiteur peut apprécier à hauteur des yeux (ou presque) un grand nombre de chefs-d’œuvre dont les originaux sont dispersés sur tout le territoire français.
On y trouve également (de 6:22 à 6:31) une copie à l’échelle d’une unité d’habitation du complexe de la Cité radieuse, construit à Marseille de 1945 à 1952 par Le Corbusier.
L’aile occidentale du Palais de Chaillot abrite deux musées : le musée de l’Homme (de 6:32 à 7:05) et le musée de la Marine. Ce dernier retrace l’histoire de la marine française (de 7:06 à 7:47).
Au pied de la terrasse du Palais de Chaillot, en pente douce, les jardins du Trocadéro (de 7:48 à 8:03) sont agrémentés de jeux d’eau et de sculptures.
Dans la partie orientale de ces jardins, on trouve l’Aquarium de Paris (de 8:06 à 8:34).
De 8:35 à 8:48, il s’agit du cimetière de Passy où sont inhumées plusieurs personnalités célèbres dont Fernandel, Gabriel Fauré, Debussy, Édouard Manet, la famille du parfumeur Guerlain, de même que celle du carrossier Renault.
Pour terminer, de 8:57 à 9:03, voici un aperçu de l’église Notre-Dame-d’Auteuil, construite de 1877 à 1892.
Détails techniques : Le diaporama contient 200 photos et quinze clips vidéos pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.
En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (143 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (38 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (10 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (4 photos) et le Lumix 7-14 mm (1 photo).
Avec plus de 240 000 habitants, le quinzième est l’arrondissement le plus peuplé de Paris.
En forme de losange, il occupe une superficie de 8,48 km². Si les 12e et 16e arrondissements ne comprenaient pas respectivement le bois de Vincennes et le bois de Boulogne, le 15e serait le plus vaste de la capitale.
Le diaporama présente trois aperçus de l’arrondissement :
• l’ouest (essentiellement le parc André-Citroën)
• le centre (de la station Javel à la station Vaugirard) et
• le nord (essentiellement les alentours de l’ile aux Cygnes et la tour Montparnasse)
Le parc André-Citroën
Inauguré en 1982 sur le site d’une ancienne usine Citroën, cet espace vert (de 0:04 à 0:36) est une réinterprétation moderne du parc à la française. Au lieu d’un parc symétrique, décoré comme un tapis persan, c’est un parc design très plaisant.
Le Ballon Generali, le plus grand du monde, permet à une trentaine de passagers de s’élever à 150 mètres et d’avoir une vue remarquable sur Paris.
De la station Javel à la station Vaugirard
De 0:43 à 1:04, l’église Saint-Christophe-de-Javel est une des plus belles de Paris. Construite de 1926 à 1930, c’est l’œuvre de l’architecte Charles-Henri Besnard qui a, pour l’occasion, utilisé une technique de son invention : le ciment armé préalablement moulé en usine, à l’abri des intempéries (comme ce fut le cas, beaucoup plus tard, pour le stade olympique de Montréal).
Le choix de ce saint, patron des voyageurs et des automobilistes, a été dicté par la présence, à l’époque de sa construction, des usines Citroën dans le quartier.
C’est Pierre Vigoureux qui a réalisé le haut-relief en ciment moulé de saint Christophe sur le fronton de l’église (à 0:48). C’est également ce sculpteur qui créa les statues nichées à la droite de la nef (à 0:53 et à 0:57).
Sur ce fronton, le fenestrage est composé d’un motif régulier de couronnes d’épines surmontées de fleurs-de-lys séparées de croix. Le texte à droite du saint se lit comme suit : « Ô Dieu, accordez à tous ceux qui viendront dans ce temple implorer vos grâces, la joie de les avoir obtenues.»
Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.
Au haut du vaisseau central, les vitraux carrés d’Henri-Marcel Magne (à 0:51) sont des rosaces en ciment moulé. Celui-ci est ajouré de verre coloré. Dans chaque cas, des rayons jaunes irradient à partir d’une croix bleue centrale décorée d’un motif religieux (agneau pascal, colombes, gerbes de blé, etc.). Les jours ensoleillés, ces vitraux rehaussent les murs de taches lumineuses.
Retraçant la vie du saint, les douze toiles marouflées de Jacques Martin-Ferrières (1893-1972), peintes en 1928, couvrent la presque totalité des murs intérieurs de l’église. Celle-ci est ainsi transformée en œuvre d’art. Avec hardiesse, ce coloriste a choisi une dominante de vert kaki, soit une couleur plus associée au camouflage militaire qu’à l’art liturgique.
Du côté droit de la nef, une ouverture donne accès à la chapelle de la Vierge et du Saint-Sacrement (à 1:02). Son autel a été décoré en 1985 par Dominique Kaeppelin.
Entouré d’une toile représentant un chœur d’anges musiciens, l’orgue de Schwendekel date de 1972 (à 1:04).
Sur la rue Saint-Charles, aux environs de son intersection avec la rue de la Convention, on tient parfois un marché aux puces qui fait la joie des chercheurs de trésor (de 1:11 à 1:25).
À 1:35, il s’agit d’un immeuble Art nouveau construit en 1905 par l’architecte Alfred Wagon.
De 1:39 à 1:46, c’est un aperçu de l’église Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle (construite de 1824 à 1828, agrandie un siècle plus tard). De 1:51 à 2:02, c’est le tour de l’église Saint-Lambert de Vaugirard, construite de 1846 à 1853, dont on voit la chapelle absidiale à 2:00.
Une fois par année se tient à Paris un marathon de patins à roulettes qui, en 2015, empruntait la rue Vaugirard (à 2:03)
De 2:07 à 2:35, nous visitons l’éphémère musée Mendjisky (créé en 2014 et fermé en 2016). Situé dans la maison-atelier de Louis Barillet, construite en 1932, ce musée était consacré aux œuvres de Maurice Mendjizky (influencé par Courbet) et de son fils Serge Mendjitsky (inspiré de Seurat).
À 2:37, nous voilà à la pointe sud de l’ile aux Cygnes, une des trois iles de Paris.
Au bout de cet éperon, en 1889 (au centenaire de la Révolution), l’Association américaine de Paris a offert à la ville une réplique miniature de la statue de la Liberté, le regard évidemment tourné vers l’Amérique (répliquant ainsi à l’original new-yorkais, orienté vers la France).
L’ile est traversée par le pont Rouelle (à 2:42) et le pont de Bir-Hakeim, autrefois appelé viaduc de Passy, destiné à permettre le passage du métro (à 2:47).
À l’extrémité Est de ce pont, la statue équestre intitulée La France renaissante a été créée en 1930 par le sculpteur danois Holger Wederkinch.
Construite de 1994 à 1997, la Maison de la culture du Japon à Paris (de 2:50 à 2:55) est l’œuvre de l’architecte britannique Kenneth Armstrong et de son collègue japonais Masayuki Yamanaka.
Comme son nom le suggère, il s’agit d’un centre culturel. On y enseigne le japonais et on y présente des expositions, des spectacles, des films, des conférences et des démonstrations culinaires.
Le soir, illuminé de l’intérieur, l’édifice se transforme en immense lanterne japonaise.
Le diaporama se termine par la visite de la tour Montparnasse, construite de 1969 à 1973.
Détails techniques : Le diaporama contient 97 photos et un clip vidéo, tous pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.
En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (79 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (13 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos) et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos).
Sur 5,64 km², le 14e arrondissement était habité en 2011 par 140 317 citoyens. Le pic de population fut atteint en 1954; on y comptait alors 181 414 habitants.
Ce diaporama en présente un aperçu de trois des quatre quartiers du 14e aondissement :
• le quartier de Plaisance (à l’ouest),
• le quartier du Montparnasse (au nord) et
• le quartier du Parc de Montsouris (à l’est).
Le quartier de Plaisance
De 1844 à 1900, Paris accueillit six expositions universelles dont les quatre dernières eurent lieu au Champ-de-Mars (là où se trouve la tour Eiffel).
Afin de loger les ouvriers chargés d’œuvrer à ces manifestations, des milliers de petites maisons misérables furent construites dans le sud de la capitale.
À l’ouest de ce qui est devenu le 14e arrondissement, une petite chapelle de bois est élevée vers 1845. En 1850, elle était déjà fréquentée par 2 000 paroissiens. Cinq ans plus tard, c’est cinq fois plus. Et en 1897, c’est 35 000 paroissiens.
À partir de 1872, pour répondre aux besoins d’une population ouvrière pauvre, la paroisse distribue jusqu’à deux-mille repas par jour, ouvre une garderie pouvant accueillir cent enfants, fonde un patronage pour recevoir les enfants abandonnés, crée une société de secours mutuel et une coopérative de consommation, et organise à domicile le travail des femmes d’ouvriers, leur offrant ainsi une nouvelle source de revenus.
C’est pour ces travailleurs que fut construite l’église Notre-Dame-du-Travail de 1899 à 1901 (de 0:07 à 0:28).
Œuvre de l’architecte Jules-Godefroy Astruc, l’église oppose une façade néoromane austère à un intérieur dégagé où se révèle sa charpente métallique.
Dans les chapelles latérales, des motifs au pochoir inspirés du mouvement Arts & Craft rehaussent des toiles — de Giuseppe Uberti et d’Émile Desouches — qui honorent les saints patrons des travailleurs et des opprimés.
Propice à une gare ou à un dessous de viaduc, l’usage du fer apparent fera scandale à l’époque car jugé incompatible avec le caractère sacré du lieu. Pour d’autres, l’église se rapproche des ouvriers en leur offrant un cadre familier, proche de celui qu’ils connaissent dans le monde du travail, et tente ainsi de recréer un lien privilégié entre les travailleurs et la foi catholique.
Vers l’extrémité sud de la rue Raymond-Losserand, on atteint l’église Notre-Dame-du-Rosaire (de 0:40 à 0:55).
En l’apercevant, on a peine à croire qu’un édifice aussi moderne fut construit dans la première décennie du XXe siècle. En réalité, cette église de style florentin fut construite par l’architecte Pierre Sardou de 1909 à 1911. Mais sa façade, conçue par Bernard Delaye, date de 1977 à 1980.
À gauche de la sortie, la fabrique de l’église affiche les états financiers de la paroisse (à 0:54).
Le quartier du Montparnasse
Notre aperçu de Montparnasse débute par son cimetière (vu de la tour Montparnasse).
Mis en service en 1824, il occupe le sixième du quartier. C’est le deuxième plus grand cimetière du Paris intramuros, avec 42% de la superficie du cimetière du Père-Lachaise. Près de 300 000 personnes y sont inhumées, dont Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, Camille Saint-Saëns, Simone de Beauvoir et Serge Gainsbourg.
La tour qu’on y voit à 1:00 est ce qui reste d’un moulin du XIVe ou XVe siècle.
De 1:02 à 1:46, il s’agit de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. L’édifice fut construit en 1994 par l’architecte Jean Nouvel. Le cèdre du Liban au milieu de sa façade a été planté par Chateaubriand en 1823.
Au moment de ma visite, ce musée présentait l’exposition Beauté Congo.
À 1:56, nous voyons l’Observatoire de Paris, le plus ancien d’Europe, édifié en 1667.
Devant lui se dresse la statue de l’astronome et mathématicien Urbain Le Verrier. Celui-ci découvrit Neptune et fonda la météorologie moderne française.
À 1:58, c’est la cour intérieure de l’abbaye de Port-Royal, haut lieu du jansénisme sous Louis XIV. D’une grande sobriété, l’édifice a été construit de 1566 à 1569, puis remanié vers 1626.
Le quartier du Parc de Montsouris
C’est sur des carrières désaffectées de Montsouris qu’on créa le parc de Montsouris de 1867 à 1878. Il s’étend sur 0,15 km².
Au sud du parc se trouve la Cité internationale universitaire de Paris. Celle-ci est un groupe des résidences construites pour accueillir des étudiants du monde entier.
Détails techniques : Le diaporama contient 81 photos prises à l’aide d’un appareil OM-D e-m5, et deux photos prises à l’aide d’un appareil Panasonic GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.
En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (49 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (20 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos chacun), le Lumix 7-14 mm F/4,0 et le Lumix 14-42 mm (2 photos chacun).
En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à bâbord (à gauche), c’est le treizième.
Sur une superficie de 7,15 km² y vivent 183 260 habitants. Contrairement aux arrondissements centraux de Paris qui se dépeuplent pour faire place à des ministères, des musées ou des entreprises, la population du 13e arrondissement s’est accrue continuellement de 1861 à 2006.
On y trouve peu de sites touristiques.
Le diaporama présente 124 photos en trois parties;
• au nord des boulevards Auguste-Blanqui et Vincent-Auriol,
• le sud-ouest de l’arrondissement et
• le quartier de la Gare.
Au nord des boulevards Auguste-Blanqui et Vincent-Auriol
Cette chapelle fait maintenant partie d’une maison de retraite privée à but non lucratif.
De 0:32 à 1:08, nous visitons la Manufacture des Gobelins.
En 1447, Jehan Gobelin installe un atelier de teinture sur les bords de la Bièvre, un affluent de la Seine aujourd’hui recouvert. Bientôt reconnu comme le meilleur teinturier d’Europe — notamment en raison des rouges à l’écarlate – il attire la venue de tapissiers flamands.
Deux siècles plus tard, Colbert a l’idée de regrouper sous un même toit les plus grands artisans du luxe français (tisserands, menuisiers, doreurs, etc.), chargés notamment de meubler les demeures royales.
De nos jours, les visiteurs peuvent voir à l’œuvre certains artisans de l’entreprise.
De plus, on y présente des expositions temporaires dont celle consacrée au luxe impérial des campagnes napoléoniennes (0:43 à 0:55).
De 1:17 à 1:21, il s’agit de l’Église Saint-Marcel, inaugurée en 1966 et dédiée au neuvième évêque de Paris. C’est l’œuvre de l’architecte Daniel Michelin. Le vitrail de sa façade est du maitre verrier Henri Guérin.
À partir de 1:23, notre attention se porte sur l’hôpital de la Salpêtrière dont nous ne visiterons que l’église Saint-Louis, par respect pour les patients hospitalisés.
Le mot hôpital vient du nom latin hospitalis qui signifie lieu d’accueil (d’où découle également le mot hospitalité). L’hôpital dont Louis XIV ordonna la création en 1654 servait à accueillir — pour ne pas dire enfermer — les mendiants, les marginaux, les prostituées et les vagabonds qui perturbaient l’ordre public.
Pendant plus d’un siècle, ce fut à la fois une crèche, un asile, un hospice, une prison et une maison de redressement. Cela en fit un lieu complet de répression et de détention.
Et comme il fut construit sur le site d’une ancienne fabrique de poudre à canon, l’hôpital porta le nom de ‘Salpêtrière’ puisque le salpêtre sert à fabriquer des explosifs.
Au moment de la Révolution, c’était le plus grand hospice du monde; près de huit-mille personnes s’y entassaient dont un grand nombre de malades mentaux (jugés incurables à l’époque).
En 1795, le Dr Philippe Pinel y est nommé médecin-chef et commence à traiter certains détenus comme des malades et non des criminels. Il fait de La Salpêtrière un centre de recherche sur la folie.
Les pionniers de la psychiatrie et de la neurologie y ont œuvré; par exemple, en octobre 1885, un étudiant en médecine d’origine autrichienne, Sigmund Freud, y fut élève.
De nos jours, c’est un hôpital universitaire à vocation généraliste. C’est ainsi qu’en 1968, on y fit la première transplantation cardiaque d’Europe.
L’institution occupe à elle seule près de cinq pour cent du territoire de l’arrondissement.
Œuvre de l’architecte Libéral Bruant — à qui Louis XIV confia ensuite la construction des Invalides — l’église Saint-Louis fut achevée en 1677.
Il a la forme d’une croix grecque entre les bras de laquelle viennent se fixer quatre chapelles rayonnantes reliées à une chapelle centrale sous un dôme octogonal.
Au total neuf chapelles permettaient de séparer les fous, les débauchés, les contagieux et différentes catégories de malades. Son intérieur est presque nu.
Le sud-ouest de l’arrondissement
Cette partie du 13e arrondissement est le quartier administratif de la Maison-Blanche. Sa partie la plus élevée est surnommée Butte-aux-Cailles (de 1:44 à 2:32).
À l’origine, c’était une colline surplombant la Bièvre. Elle doit son nom à Pierre Caille qui en fit l’acquisition en 1543.
En raison de ses 62 mètres de dénivelé, cette colline venteuse était l’emplacement de choix à la fois de moulins à eau (le long de la Bièvre) et de moulins à vent.
Au XVIIe siècle, ce fut un des sites extraction du calcaire coquiller utilisé comme revêtement des maisons parisiennes.
Ce territoire fut annexé à la capitale en 1860.
En raison de l’exploitation minière passée — qui y a fragilisé le sol — cette colline n’est pas propice à la construction en hauteur. Ce qui fait que l’urbanisme s’y est développé indépendamment du reste de Paris.
De nos jours, elle a l’allure d’un village paisible et charmant.
À 1:46, il s’agit d’un aperçu de la Petite Alsace, un ensemble de quarante maisons de ville à colombage organisées autour d’une cour centrale rectangulaire de 500 m².
Cette mini-cité-jardin a été conçue par l’architecte Jean Walter en 1912 pour loger les familles ouvrières de la raffinerie de sucre Say et de l’usine automobile Panhard.
Toujours dans la Butte-aux-Cailles, on trouve l’église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles (de 1:56 à 2:17).
Construite 1894 à 1912 selon les plans de l’architecte Prosper Bobin, elle repose sur 71 pilotis puisqu’elle est bâtie sur le remblai de couverture de la Bièvre.
Au cours de la Première Guerre mondiale, plus précisément le mercredi 20 octobre 1915, une usine de grenades située à deux-cents mètres explose, soufflant les vitraux de l’église.
Au modeste verre transparent utilisé à la suite de l’explosion suivront les superbes vitraux créés dans la seconde moitié des années 1930 par Mauméjean, également responsable de la mosaïque qui décore les autels.
À 2:24, il s’agit de la piscine de la Butte-aux-Cailles. Elle est alimentée par un puits artésien dont l’eau jaillit spontanément à 28°C.
De 2:34 à 2:41, nous voici au nord-est du quartier de la Maison-Blanche, dans le centre commercial Italie Deux, regroupant 120 boutiques.
Le quartier de la Gare
À l’ouest de l’avenue de Choisy et au sud du boulevard Vincent-Auriol, cette partie du 13e arrondissement s’appelle le quartier de la Gare.
Il doit son nom à une gare batelière aménagée le long de la Seine, immédiatement en amont de la Salpêtrière. Commandé par Louis XV, l’aménagement de cette gare fluviale s’avéra être un gouffre financier : on la laissa inachevée à la Révolution.
Sujet aux inondations, ce territoire marécageux fut longtemps laissé en pâturage. Il ne s’urbanisa qu’à la fin du XVIIIe siècle alors que plusieurs établissements industriels s’installent sur ces terrains qu’on pouvait acquérir pour une bouchée de pain.
De style néoroman, l’église Notre-Dame de la gare (de 2:46 à 3:02) fut construite de 1855 à 1864 par l’architecte Claude Naissant.
À la partie basse de l’abside, sous les arcs romans qui entourent l’autel (à 2:56, Les Noces de Cana), les toiles marouflées ont été peintes à la fin des années 1950 par Anders Osterlind.
Le grand orgue construit en 1864 par Aristide Cavaillé-Coll (à 3:00).
Le quartier de la Gare est le 50e des 80 quartiers administratifs de Paris. Il renferme un certain nombre de ‘quartiers’ au sens commun du terme. Trois d’entre eux sont le quartier des Olympiades, le quartier asiatique (ou quartier chinois) et le quartier de la Bibliothèque nationale de France.
À la fin des années 1950, certaines parties du quartier de la Gare sont parmi les endroits les plus insalubres de la capitale. On décide donc d’y faire table rase et de créer une nouvelle trame urbaine.
Conçu par l’architecte en chef Michel Holley, le quartier des Olympiades (à 3:11) est un ensemble de tours résidentielles construites de 1969 à 1977.
Inspiré des principes de Le Corbusier, il tire son nom de l’intention originelle de ses promoteurs de doter l’ensemble d’un complexe voué à la pratique d’une vingtaine de disciplines sportives. En réalité, ce complexe ne fut jamais construit.
De 3:14 à 3:32, nous voilà dans le quartier chinois. Il occupe principalement un triangle entre les avenues Choisy, d’Ivry, et le boulevard Masséna.
Contrairement aux apparences, il n’est pas habité majoritairement par des Asiatiques, mais leur sert de lieu de rendez-vous.
De 3:24 à 3:30, il s’agit de l’église Saint-Hippolyte, construite de 1909 à 1924 par l’architecte Jules-Godefroy Astruc.
De 3:34 à 4:08, nous quittons le quartier chinois pour la bibliothèque François-Mitterrand, inaugurée en 1996.
Quatre tours semblables à des livres ouverts sont placés aux quatre coins d’une vaste esplanade. À son centre, celle-ci est percée d’un jardin rectangulaire qui sert de puits de lumière aux étages sous-jacents.
En plus des salles de consultation, l’édifice abrite des expositions temporaires, une librairie, et deux globes de Coronelli — un globe terrestre et un globe céleste (à 3:52) — offerts par le cardinal d’Estrées à Louis XIV.
De 2,3 tonnes chacune, ils ont un diamètre de quatre mètres. Avec ses 1 880 étoiles, ses 72 constellations et ses planètes, le globe céleste représente le ciel le jour de la naissance du Roi-Soleil, le 5 septembre 1638.
À eux deux, ces globes résument l’état des connaissances scientifiques dans les domaines de la géographie et de l’astronomie au XVIIe siècle.
À l’extérieur, on trouve une salle de cinéma (à laquelle on peut accéder de l’intérieur de la bibliothèque) et des cantines mobiles.
La passerelle Simone-de-Beauvoir (à 3:36) permet d’atteindre l’autre rive de la Seine. Sur une longueur totale de 270 mètres, elle possède une portée libre de 180m, ce qui constitue une prouesse technique.
Construite en Alsace, on lui fit descendre le Rhin, emprunter la mer du Nord et la Manche, pour finalement remonter la Seine jusqu’à Paris où elle fut montée et installée en une nuit.
Au passage, on peut voir la piscine flottante Joséphine-Backer. Celle-ci dispose d’un toit amovible permettant de se baigner au grand air l’été.
Détails techniques : Le diaporama contient 124 photos prises à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.
En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (95 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (19 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).