L’exécution publique de George Floyd a déclenché un vaste mouvement en Occident contre le racisme systémique.
Aux États-Unis, ses racines remontent aux fondements esclavagistes de la nation américaine.
Le racisme des forces policières à l’égard des ‘Noirs’ est bien documenté par des enregistrements vidéos qui alimentent la contestation actuelle.
Tout comme la marine royale anglaise comptait autrefois sur des corsaires pour attaquer de leur côté les navires de la flotte ennemie, le système répressif américain compte sur des supplétifs. Le plus important est le Ku Klux Klan.
À ce jour, le KKK n’est toujours pas classé comme organisation terroriste par le département d’État américain.
Le 31 mai 2020, des manifestations contre le meurtre de George Floyd ont eu lieu pour la première fois dans la petite ville californienne de Victorville, située à 30 km de Palmdale.
Le jour même, un ‘Noir’ de 38 ans est trouvé pendu à un arbre près d’un camp pour sans-abris à Victorville.
Le 13 juin, à Palmdale, un ‘Noir’ de 24 ans est également trouvé pendu à un arbre près de l’Hôtel de Ville. Aussitôt, le shérif du comté de Los Angeles a imputé cette mort à un suicide.
Contrairement à l’immolation par le feu, les personnes qui songent à s’enlever la vie par pendaison ne le font jamais sur la voie publique parce qu’ils ‘risquent’ qu’un bon samaritain contrecarre leur projet.
La pendaison publique est la caractéristique du terrorisme exercé par le KKK envers de la population noire américaine. C’est la signature séculaire du KKK.
Et parce qu’il s’agit d’une organisation parfaitement légale, tout journaliste qui oserait émettre l’hypothèse que ces pendaisons seraient l’œuvre de cette organisation est assuré de recevoir une mise en demeure des avocats du KKK — exigeant une rétraction immédiate — en plus de recevoir des menaces de mort sur les médias sociaux.
Seuls des quotidiens de la taille du New York Times ou du Washington Post sont en mesure de braver le KKK, une organisation terroriste dont l’existence n’est encore possible que grâce à la complicité des plus hautes autorités américaines.
Vendredi soir dernier, à Atlanta, des clients se plaignent qu’une voiture bloque la file des commandes à l’auto d’un Wendy’s.
Un policier arrive sur les lieux. Effectivement, un jeune ‘Noir’ est endormi au volant de sa voiture. Un deuxième policier le rejoint au bout de dix minutes.
Un peu plus d’une heure plus tard, le suspect est abattu par les policiers.
Que s’est-il passé entre les deux ?
Du réveil à la tentative d’arrestation
Lorsque le premier policier cogne à la vitre de l’automobile blanche, le conducteur dort d’un sommeil profond.
Même après que le policier ait ouvert sa portière et s’être adressé à lui à plusieurs reprises, le conducteur mettra plus d’une minute à se réveiller.
Encore confus, le conducteur se rendort et doit être réveillé de nouveau.
Mais après s’être garé à la demande du policier, le voilà réveillé pour de bon. Il déclare ne pas être armé et consent à la fouille corporelle.
Son haleine sent l’alcool. Pourtant son élocution est normale. Il ne montre pas de signe évident d’ébriété et la discussion est respectueuse.
Il a 27 ans. Il s’appelle Rayshard Brooks. Il est propriétaire du véhicule.
Il revient de la fête célébrant le 8e anniversaire de naissance d’une de ses trois fillettes, fête à l’occasion de laquelle il a consommé de l’alcool. Et il vient ici acheter la bouffe du repas du soir pour toute la famille.
À son arrivée, un deuxième policier, Garrett Rolfe, procède au test d’alcoolémie.
L’ivressomètre révèle qu’il a une alcoolémie de 108 mg %, ce qui est au-delà de la limite légale de 80 mg %.
À Montréal, les policiers auraient appelé un taxi, lui aurait demandé de rentrer à la maison et de revenir chercher son auto une fois sobre. Peut-être lui auraient-ils expédié une contravention par la poste.
Mais les deux policiers d’Atlanta voient les choses autrement; ils décident d’arrêter Rayshard Brooks pour ivresse au volant.
Strictement parlant, les policiers n’en ont pas la preuve.
Le suspect a bien une alcoolémie excessive. Mais alors qu’il ne circule plus sur la voie publique. Tout au plus, les policiers l’ont vu se garer tout près, à leur demande, dans un stationnement privé.
Avait-il une alcoolémie excessive en route vers le Wendy’s ? C’est possible, mais ce n’est pas certain.
Le seul devoir des policiers, c’est de s’assurer que le suspect ne prend pas la route dans l’état où il est. Ce n’est pas nécessairement de le placer en état d’arrestation.
Une tentative d’arrestation qui tourne au vinaigre
Au moment où les policiers allaient lui passer les menottes, nous sommes deux semaines après le décès de George Floyd, coopératif au moment de son interpellation, mais étranglé quand même après être devenu, une fois menotté, à la merci de ses bourreaux.
Rayshard Brooks panique alors et résiste à son arrestation.
Pendant que les deux policiers et lui sont tombés au sol et luttent au corps-à-corps, un des policiers tente d’activer son pistolet à impulsion électrique.
Rayshard Brooks frappe un des deux policiers, s’empare du Taser du premier policier arrivé sur les lieux et réussit à s’échapper.
L’agent Garrett Rolfe décharge son Taser sur Brooks, sans résultat apparent.
Dans sa fuite, Rayshard Brooks pointe le Taser quelque part derrière lui.
Voyant le suspect courir plus vite qu’eux, Garrett Rolfe sort son arme à feu et tire trois coups consécutifs dont deux atteignent mortellement le fuyard dans le dos.
Coup de pied de Garrett Rolfe à Rayshard Brooks agonisant
Encore sous l’effet de l’adrénaline, Garrett Rolfe déclare fièrement : « Je l’ai eu », puis frappe violemment du pied Rayshard Brooks, aggravant volontairement les dommages internes causés par ses deux coups de feu alors que Brooks est allongé au sol, agonisant.
Une aggravation des dommages internes qui a probablement contribué à rendre irréversible la descente de Rayshard Brooks vers la mort.
Analyse
L’incident a duré 75 minutes : 40 avant la tentative d’arrestation et 35 minutes après.
Rayshard Brooks a commis trois délits, tous trois survenus dans la seconde partie de cette affaire : il a volé un Taser, il a frappé un policier et il a résisté à son arrestation.
Trois délits qui ne sont pas punissables de la peine de mort.
Il s’agit également de trois délits qui n’auraient pas été commis si le suspect avait été traité à la manière montréalaise plutôt qu’américaine.
En vertu de la jurisprudence des États-Unis, le Taser n’est pas une arme létale.
Donc, à aucun moment, Rayshard Brooks ne représentait une menace mortelle pour les policiers. Conséquemment, il n’existe pas de justification légale pour son exécution.
S’il avait réussi à leur échapper, les policiers auraient pu demander des renforts, faire établir un périmètre dans les environs, utiliser des chiens renifleurs et effectuer une recherche assistée d’un hélicoptère…
Mais pourquoi faire appel à tous ces moyens ‘hollywoodiens’ ? Ils ont sa voiture blanche. Ils ont le numéro de sa plaque d’immatriculation. Ils connaissent son nom. Ils savent où il demeure.
Quelle était l’importance de tuer Rayshard Brooks avant qu’il leur échappe ?
Conclusion
Jusqu’à la fin de sa vie, une des trois fillettes de Rayshard Brooks pensera à la mort de son papa à chacun de ses anniversaires de naissance.
Un papa qui rêvait peut-être à elle, endormi paisiblement au volant de sa voiture, moins d’une heure avant de mourir.
Référence : What do we know about Rayshard Brooks? Postscriptum : Le 23 aout 2022, le nouveau procureur chargé de l’enquête a annoncé sa décision d’abandonner toutes les charges contre les deux policiers accusés du meurtre de Rayshard Brooks.
Dès l’annonce des tout premiers décès canadiens au Covid-19, je critiquais le gouvernement du pays pour n’avoir retenu aucune leçon de la pandémie du SRAS de 2003.
En particulier, je le blâmais de ne pas s’être équipé de scanneurs thermiques et de ne pas avoir institué de suivi des voyageurs symptomatiques qui entraient au pays comme le faisaient déjà les pays d’Extrême-Orient.
Depuis, rien n’a véritablement changé.
Finalement, la prise de température à l’aide de scanneurs thermiques débutera à la fin de ce mois-ci pour les voyageurs internationaux.
Ils ne seront pas testés à leur arrivée au pays. On compte sur les compagnies aériennes pour qu’elles testent les voyageurs à l’Étranger, en partance pour le Canada.
Dans la mesure où c’est ce même ministère qui a adopté en décembre dernier une Charte des voyageurs qui soustrait les transporteurs aériens des dispositions de la Loi québécoise de protection des consommateurs et qui leur permet de dérober des milliards$ aux voyageurs canadiens concernés par des vols annulés, on ne s’attend pas à ce que ce ministère sévisse si les compagnies devaient s’arranger pour ne pas respecter les mesures de sécurité fédérales. D’autant plus que les infractions surviendront hors du territoire national.
Ottawa ne fera pas de tests aléatoires à l’arrivée et on ne prévoit pas de pénalités pour les compagnies qui manqueront à leurs obligations.
Le ministère fédéral des Transports mettra donc de nouveau en application sa politique d’autorèglementation, celle déjà en vigueur dans le transport ferroviaire et qui a donné d’excellents résultats à Lac-Mégantic…
En réalité, les scanneurs thermiques étaient utiles pour déceler les voyageurs symptomatiques il y a des mois, à l’époque où on n’avait pas encore mis au point des tests qui permettent de vérifier la charge virale dans le nez et la gorge.
Ces tests permettent de déceler non seulement les personnes symptomatiques (comme le font les scanneurs) mais également les porteurs asymptomatiques et ceux qui le deviendront dès le lendemain.
Depuis le début de cette pandémie, on cite l’exemple des pays d’Extrême-Orient, celui de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, et celui de la Suède et de l’Allemagne.
Mais on ne parle jamais de la Grèce. Savez-vous combien il a eu de morts par million (mpm) d’habitants dans ce pays ?
Non pas 483 mpm comme en Suède ni 106 mpm comme en Allemagne, mais à peine 18 mpm. Vous avez bien lu; dix-huit.
Ce n’est pas aussi bien qu’en Océanie ou qu’en Extrême-Orient. Mais pour un pays d’Europe occidentale, c’est remarquable.
Alors c’est quoi la recette de la Grèce à ses aéroports ?
Depuis un mois, on fait des prélèvements dans le nez ou la gorge de tous les voyageurs. Pendant 24h, ils sont mis en quarantaine et deviennent libres dès le lendemain, à l’annonce de leurs résultats si négatifs.
Les autres, positifs, sont alors mis en quarantaine forcée pour quatorze jours.
Dans une entrevue à CNN, le président du pays, Kyriakos Mitsotakis, déclarait que depuis quatre jours, on a testé près de quatre-mille voyageurs (mille par jour) à l’aéroport d’Athènes et on a trouvé deux cas positifs, tous deux asymptomatiques.
Au Canada, ces deux voyageurs auraient passé au travers du filet de protection basé sur des scanneurs thermiques.
Un de mes films favoris est ‘M le maudit’, le premier film parlant (et le préféré) du réalisateur allemand Fritz Lang, tourné en 1931.
Basé sur des faits réels, ce long-métrage raconte l’histoire d’un meurtrier d’enfants qui sème la terreur dans une ville allemande.
Sous la pression populaire, la police municipale décide d’effectuer toute une série de rafles qui perturbent les activités de la pègre.
Celle-ci se met donc également à la recherche du meurtrier (qu’elle finit par trouver) dans l’espoir de pouvoir de reprendre ses activités normalement.
Dans les favélas de Rio
Le Brésil est actuellement le deuxième pays le plus touché au monde par le Covid-19, derrière les États-Unis; la pandémie y a fait plus de quarante-mille morts.
Contrairement au Québec — où ce sont les ghettos de vieux qui ont été particulièrement touchés — au Brésil ce sont les milieux défavorisés qui ont été la cible de la pandémie.
Dans les favélas surpeuplées de Rio de Janeiro, tout le monde connait un parent ou un voisin qui a été atteint par le virus.
Si la mortalité du Covid-19 affecte surtout les personnes de plus de soixante ans, il frappe durement une partie des autres adultes.
Tout cela perturbe les activités des cartels de la drogue qui dictent leur loi dans les faubourgs de Rio.
Plusieurs des chefs et des hommes de main les plus expérimentés de la pègre ont été tués par la pandémie.
De plus, parmi la clientèle des revendeurs de drogue, quand un chef de famille perd son emploi ou décède du virus, toute la famille est réduite à la misère et devient incapable de se payer de la drogue.
Tout comme dans le film de Fritz Lang, la pègre a donc pris les choses en main.
Elle a d’abord imposé un couvre-feu sur tout le territoire qu’elle contrôle.
Puis elle a encouragé la fabrication artisanale de masques qu’elle paie au-delà du prix demandé afin de subventionner leur fabrication.
Sous la menace des armes, elle a réduit l’activité clandestine des petits débits de boissons, des maisons de jeux et de tous les lieux d’attroupement qui favoriseraient la propagation de l’épidémie.
Et elle distribue de la nourriture aux familles ruinées par le décès du pourvoyeur (habituellement le père).
Si bien que dans les favélas de Rio, les habitants sont majoritairement reconnaissants à la pègre d’avoir comblé le vide laissé par l’État brésilien.
Conclusion
Les êtres humains dépendent tous les uns des autres.
Même quand des collectivités sont laissées à elles-mêmes, une solidarité s’installe spontanément — motivée par de bonnes ou de mauvaises raisons — dont le résultat final est une amélioration des chances collectives de survie.
La Crimée est une péninsule russe que Nikita Khrouchtchev donna à l’Ukraine en 1954. Pour les Russophones qui la peuplaient majoritairement, ce transfert administratif avait peu d’importance puisque l’ensemble de l’URSS était sous domination russe.
À la dislocation de l’URSS, la Crimée s’est proclamée indépendante en 1992. Mais six ans plus tard, elle acceptait de redevenir une région ukrainienne en contrepartie d’une large autonomie politique.
Dans les années 2000, l’Ukraine est le théâtre d’un affrontement entre des forces pro-russes (soutenues par la Russie) et pro-occidentales (soutenues par les États-Unis).
L’envenimement des relations entre l’Ukraine et la Russie fait en sorte que la majorité russophone de Crimée, sympathique à la mère patrie, est bientôt perçue comme traitre.
À l’époque, 65,3 % des habitants de Crimée sont russophones, 12,1 % sont turcophones et seulement 15,1 % parlent ukrainien.
Les sanctions économiques russes provoquent la chute de l’économie ukrainienne et exacerbent les tendances séparatistes en Crimée.
En 2014, l’annonce par l’Ukraine de son intention (qui ne se réalisera jamais) de retirer au russe son statut de langue officielle dans 13 des 27 régions du pays (dont la Crimée) met le feu aux poudres.
Le 11 mars 2014, le parlement régional de Crimée proclame son indépendance. À la suite du référendum du 16 mars 2014, la Crimée annonce son rattachement à la Russie deux jours plus tard.
Afin d’empêcher l’Ukraine d’écraser cette sécession, la Russie envahit aussitôt la Crimée par le biais de ‘milices’ pro-russes.
Au total, cette annexion s’est faite avec très peu de pertes matérielles et seulement six morts. Ce bilan s’explique par l’assentiment de la population concernée.
Unanimement, les pays occidentaux ont accusé la Russie de violer le Droit international.
Les États-Unis et le Droit international
Depuis qu’ils sont devenus l’unique superpuissance mondiale, les États-Unis se sont métamorphosés en pays le plus belliqueux de toute l’histoire de l’Humanité. C’est du moins l’opinion de l’ex-président Jimmy Carter.
Cette agressivité n’aurait pas été aussi intense si elle était harnachée par le Droit international dont le but est précisément de civiliser le rapport entre les nations.
En 2003, quand les États-Unis échouent à convaincre l’ONU de leur permettre d’envahir l’Irak, ils le font quand même.
Quand les États-Unis décident de renier leur signature d’un traité international, ils ne demandent la permission à personne; ils adoptent une loi américaine qui l’autorise et c’est ça qui est ça.
Quand ils jugent approprié de torturer à mort des prisonniers, ils passent outre le traité international qui l’interdit.
Quand les États-Unis décident de séparer 2 300 enfants de leurs parents après que ces derniers aient illégalement traversé les frontières américaines et que certains de ces enfants meurent en captivité par manque de soins, ils ne se demandent pas si cela est contraire à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Ils blâment les parents qui n’avaient qu’à rester chez eux.
Depuis 2002, les États-Unis coupent l’aide militaire de tout pays (sauf quelques exceptions) qui ose extrader des citoyens américains vers la Cour pénale internationale.
Le 5 mars 2020, cette Cour a décidé d’ouvrir une enquête pour crimes de guerre à l’encontre des soldats américains impliqués dans la guerre en Afghanistan.
La réaction américaine ne s’est pas fait attendre; Donald Trump a autorisé des sanctions économiques visant personnellement chaque magistrat de la Cour pénale internationale qui prendrait part à tout effort pour enquêter sur des militaires américains.
En réalité, aucune puissance militaire ne respecte le Droit international lorsqu’elle le juge contraire à ses intérêts.
Un prétexte à une course aux armements
Depuis le démantèlement de l’Union soviétique, l’OTAN se cherche une vocation.
À l’heure actuelle, la puissance militaire américaine est 5 à 10 fois supérieure à celle de la Russie. C’est donc à dire que le risque de guerre mondiale est nul.
Pourtant, lorsque la Russie a annexé la Crimée en 2014, les pays occidentaux ont comparé cette annexion à l’envahissement de la Pologne par l’Allemagne en 1939, un évènement qui a déclenché la Deuxième Guerre mondiale.
Afin de se prémunir contre ce qu’ils qualifient ‘d’expansionnisme russe’, les pays membres de l’OTAN ont déclenché cette année-là une nouvelle course aux armements, décidant de faire passer leurs dépenses militaires d’un pour cent du PIB en 2014 au double dix ans plus tard.
L’annexion de la Palestine par Israël
Depuis la guerre des Six Jours gagnée par Israël en 1967, ce pays a implanté 650 000 colons en territoire palestinien.
Grâce à une crise du logement provoquée artificiellement, les jeunes couples qui veulent fonder une famille n’ont pas d’autre choix que de s’installer en Cisjordanie, même s’ils sont opposés à la guerre coloniale qu’Israël y livre.
Selon le Droit international, l’établissement des colonies israéliennes dans les territoires occupés par Israël depuis 1967 est illégal.
En novembre 2019, l’administration Trump annonce que les États-Unis ne reconnaissent plus la colonisation israélienne en Cisjordanie comme contraire au Droit international. Ils ont décidé cela comme si le Droit international leur appartenait.
Quelques mois plus, tard, le 28 janvier 2020, Donald Trump présente un ‘plan de paix’ qui prévoit l’annexion de la vallée du Jourdain et de 30 % de la Cisjordanie par Israël.
Conclusion
Le Droit des peuples à l’autodétermination fait partie du ‘vrai’ Droit international. Pas du ‘droit international’ à la sauce américaine dicté par Washington.
Or en vertu de ce droit, deux critères accordent à un peuple le droit à l’indépendance; un territoire reconnu internationalement et des caractéristiques ethniques qui lui sont propres, comme c’est le cas à la fois pour le Québec et la Crimée.
Les colonies israéliennes en Cisjordanie ne rencontrent qu’un seul des deux critères essentiels pour justifier leur droit à l’indépendance et leur annexion librement consentie à l’État d’Israël.
L’opposition des États-Unis à l’annexion de la Crimée par la Russie et leur assentiment à l’annexion des colonies israéliennes par Israël est le parfait exemple de l’hypocrisie américaine en matière de Droit international.
En ordre décroissant d’efficacité, les meilleures mesures à prendre contre le Covid-19, sont :
• le confinement
• l’immunité grégaire (60 % de la population)
• le port du masque généralisé (80 % de la population) accompagné de la distanciation sociale
• le port du masque seul
• la distanciation sociale seule
• le lavage des mains.
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C’est en 2004 qu’on a fait la preuve scientifique que les races n’existent pas.
Depuis le séquençage du génome humain cette année-là, on sait qu’un ‘Blanc’ typique et un Noir ‘pure race’ ont en commun entre 99,5% et 99,9% de leurs chromosomes. Or cette proportion est la même entre deux membres d’une même ‘race’.
Le racisme ne consiste pas à distinguer des différences de pigmentation de la peau entre deux personnes, mais à y attacher une importance démesurée.
Les États-Unis trainent un lourd passé de ségrégation raciale dont ils n’arrivent pas à se libérer. Même quand ses citoyens croient lutter contre le racisme, ils perpétuent involontairement cette importance démesurée.
Alors on ne parle pas de race, mais de personnes ‘racisées’, ce qui revient au même.
Dans ce pays, il n’est pas étonnant qu’on ait senti le besoin de colliger des données relatives aux taux d’infection et de mortalité au Covid-19 selon la ‘race’. Ces données ont révélé, sans surprise, que les personnes considérées comme ‘Noires’ étaient davantage victimes du Covid-19.
Pour un suprémaciste blanc, quelle aubaine; à ses yeux, c’est la preuve de la robustesse de la ‘race blanche’. En somme, de sa supériorité.
Lorsqu’on est persuadé que la vulnérabilité aux infections dépend de caractéristiques physiques inhérentes à l’individu, on est probablement moins motivé à entreprendre la lutte contre les inégalités sociales, cause véritable des taux d’infection différents.
Au Québec, l’Institut national de Santé publique ne compile pas de données en fonction des ‘races’ ni des origines ethniques.
Lorsqu’on lance une campagne de sensibilisation dans l’arrondissement de Montréal-Nord, on ne le fait pas parce qu’on y trouve des ‘Noirs’, mais parce que le nombre de cas y est plus élevé qu’ailleurs.
Et les masques qu’on y distribue gratuitement ne sont pas donnés exclusivement aux minorités ‘visibles’, mais à tous puisque la contagion affecte tous les pauvres du quartier, peu importe la pigmentation de leur peau.
Certains ne le voient pas ainsi. Le député néo-démocrate Matthew Green souhaite que le gouvernement fédéral force les provinces à colliger des données au sujet des décès au Covid-19 dans les ‘communautés racialisées’ (sic).
Concrètement, en remplissant le questionnaire, l’employé de la Santé publique devrait évaluer quel choix de réponses raciales définit le mieux la personne devant lui ou, si c’est cette dernière qui répond elle-même, elle devra préciser à quelle race elle appartient.
Bref, on entretient le concept de la race.
Le député Matthew Green devrait se mêler de ses affaires et éviter de nous forcer à adhérer au néo-racisme multiculturel de sa formation politique.
Dans les milieux défavorisés, la promiscuité est plus grande que dans des milieux aisés.
La raison en est simple; les personnes riches ont les moyens d’habiter une résidence spacieuse alors que les gens pauvres ont tendance à louer des appartements trop petits parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en louer de plus grands.
Si on devait colliger des données au sujet du taux d’infection au Covid-19 selon les milieux socio-économiques, on découvrirait que la pandémie fait davantage de victimes au sein des milieux défavorisés.
Peut-on croire sérieusement qu’une personne à la peau foncée qui habite une luxueuse maison à Outremont est plus à risque d’attraper le Covid-19 que son voisin à la peau claire ? Ou à l’inverse, que deux mendiants au centre-ville de Montréal ont des risques différents d’être atteints de la pandémie selon la couleur de leur peau ?
Colliger des données selon les ‘communautés racialisées’ favorise les stéréotypes. Par exemple, que les ‘Noirs’ ou les ‘Latinos’ sont plus contagieux (donc plus dangereux) que les autres.
Je n’arrive pas à comprendre comment les milieux qui se disent de gauche peuvent être à ce point aveugles pour ne pas réaliser que le multiculturalisme est le nouveau visage du racisme anglo-saxon.
À l’origine de l’affaire George Floyd, un commerçant appelle la police de Minneapolis parce qu’un suspect tente de lui passer (ou a réussi à lui passer) un faux billet de 20$.
À Montréal, n’importe quel policier lui aurait simplement répondu de refuser le billet (s’il ne l’a pas encore accepté) ou de le mettre de côté alors qu’un de ses collègues passera le voir d’ici 48 heures afin de recueillir son témoignage et d’emprunter la cassette de l’enregistrement vidéo.
De manière générale, au Canada, on lutte contre le faux-monnayage non pas en embauchant plus de policiers, mais en fabricant des billets plus difficile à contrefaire.
On ne saura jamais si Georges Floyd a tenté sciemment d’écouler un faux billet ou s’il a refilé sans le savoir un faux billet reçu de quelqu’un d’autre.
Mais son arrestation sur-le-champ a nécessité l’intervention de quatre agents dans deux voitures de police.
Le cout de cette intervention policière est considérablement plus élevé que le méfait. Du simple point de vue des couts-bénéfices, cette intervention est un gaspillage des fonds publics.
D’où la question : pourquoi était-ce si important de l’arrêter ?
Cette arrestation se justifie dans une société répressive, obsédée par le respect de la loi et de l’ordre; avec leurs deux millions de prisonniers, les États-Unis ont le plus haut taux d’incarcération au monde.
À l’issue de la guerre en Irak, l’armée américaine a vendu aux enchères son matériel militaire excédentaire aux villes du pays.
La militarisation des corps de polices se justifie par le désir de protéger la vie des agents de la paix; il y tellement de détenteurs d’armes à feu dans ce pays que toute arrestation fait courir aux policiers un péril mortel.
Si bien que de plus en plus, les arrestations policières sont d’une brutalité — en particulier dans les quartiers défavorisés — qui se caractérise par un déchainement de violence longtemps cachée, mais dont on mesure aujourd’hui l’ampleur grâce à la publication de clips vidéos réalisés à l’aide de téléphones multifonctionnels.
Longtemps diffusés par le biais de YouTube et des médias sociaux, ces clips vidéos se sont frayé depuis peu un chemin jusque dans les bulletins de nouvelles des grandes chaines de télévision américaine.
Depuis deux semaines, il ne se passe plus une journée sans que l’Américain moyen assiste horrifié à la barbarie de certaines arrestations policières.
Si bien que l’image qu’on retient est celle d’un État policier où les forces de l’ordre sont devenues les ennemies du peuple.
Une fois dissipé le vent actuel de révolte des jeunes Américains, on reviendra sans doute à ces nouvelles de gentils agents de la paix qui sauvent des chatons pris dans les arbres.
D’ici là, un certain nombre d’Américains commencent à se demander s’il ne serait pas approprié de démilitariser les corps policiers du pays et/ou de rediriger une partie des fonds publics qui leur sont consacrés vers la correction des racines de la délinquance.
Il est indéniable que les policiers jouent un rôle essentiel dans notre société. Mais ils ont une petite tendance innée au ‘power trip’ souvent associée à la testostérone.
Une tendance que nos voisins Américains n’ont pas su encadrer, aveuglés par l’idéologie de la Droite omnipotente de leur pays… avec les résultats qu’on voit.
En 2019, trois personnes étaient tuées par la police américaine à chaque jour. Pour l’année, cela faisait 1 098 morts.
Ramené à taille du Québec, c’est 28 personnes par année. De 2000 à 2017, il y a eu une moyenne annuelle d’environ 5 personnes tuées par la police québécoise, soit cinq fois moins qu’aux États-Unis.
Même s’il est vrai que nos propres corps policiers sont eux aussi capables de violence extrême — on l’a vu lors de la répression du printemps érable par le gouvernement libéral — la répression policière au Québec n’est absolument pas comparable à celle au sud de nos frontières.
Si vous en doutez, essayez de passer un faux billet de 20$ dans un commerce d’ici…
Les outils de recherche ou de repérage de contacts sont des logiciels pour téléphone multifonctionnel destinés à prévenir les personnes saines qu’elles ont été récemment en contact avec une personne atteinte du Covid-19.
Dès qu’un utilisateur se déclare positif au Covid-19, le logiciel recherche ses contacts dans une base de données et les avise.
Dans certains cas — par exemple l’application Care19 offerte sur Google Play — le logiciel enregistre en plus le lieu des contacts et conséquemment, sert à repérer géographiquement où ont eut lieu ces contacts.
L’exemple de StopCovid France
Offert depuis le 2 juin dernier, StopCovid fonctionne de la manière suivante.
Chaque fois que deux téléphones dotés de StopCovid se croisent à moins d’un mètre pendant plus de quinze minutes, chacun d’eux note l’identifiant StopCovid de l’autre.
Cette information est transmise à un serveur du ministère français de la Santé dès que le téléphone est connecté à l’internet.
Lorsqu’une personne est diagnostiquée positive au Covid-19, son médecin lui remet un code unique à insérer volontairement dans l’application.
Dès lors, le serveur du ministère alerte toutes les personnes qui l’ont côtoyée au cours des deux semaines précédentes : celles-ci sont informées de la possibilité qu’elles aient attrapé le virus. On leur suggère de s’isoler et de contacter leur médecin.
Un potentiel inachevé
StopCovid n’alerte pas en temps réel le propriétaire d’un téléphone lorsqu’il s’approche d’une personne contagieuse afin qu’il puisse éviter d’attraper le virus.
Il est possible qu’on ait craint de stigmatiser les personnes saines qui se promèneraient avec le téléphone emprunté d’une personne infectée. L’emprunteur verrait alors les personnes qu’il croise s’écarter de son chemin ou refuser de le servir comme s’il était pestiféré, sans comprendre pourquoi.
De plus, les applications de recherche de contacts pourraient simplifier considérablement la tâche des épidémiologistes qui tentent de remonter à l’origine d’une chaine de transmission du Covid-19.
Il suffirait de créer des outils d’analyse de la base de données du ministère de la Santé. Il est probable que de tels outils seront éventuellement créés.
Le calcul problématique de la distance
Après des décennies de découvertes informatiques, il devrait être simple de calculer la distance entre deux téléphones. Ce n’est pas le cas.
La géolocalisation par satellite (GPS) est capable d’une très grande précision.
Mais pour des raisons de sécurité nationale, une imprécision est ajoutée volontairement à toutes les applications civiles de géolocalisation. Cette imprécision va au-delà de la distance sanitaire.
Voilà pourquoi aucun outil sérieux de recherche ou de repérage n’est basé sur la fonction de GPS que possèdent tous les téléphones multifonctionnels.
Comme solution de rechange, on s’est donc rabattu sur la fonction Bluetooth, également disponible sur tous ces appareils.
Théoriquement, le Bluetooth peut avoir une précision de l’ordre du centimètre.
Dans les faits, il en est autrement puisque le corps humain absorbe quinze décibels du signal Bluetooth. Concrètement, l’application téléphonique estimera à vingt mètres la distance d’un téléphone à deux mètres s’il est placé dans la poche arrière d’un pantalon.
De mauvais départs
Un des premiers outils de recherche fut Rakning C-19, commercialisé en Islande au début d’avril.
Un mois plus tard, près de 38 % des Islandais l’avaient déjà adopté. Pourtant, au cours de cette période, une seule personne a été alertée d’avoir croisé une personne contagieuse. Ce qui a suscité des doutes quant à l’utilité d’une telle application.
L’explication la plus probable est que la pandémie est peu répandue dans ce pays. Encore aujourd’hui, le nombre cumulatif de ‘cas’ y est de 1 806 personnes (dont dix morts) sur une population de 364 134 habitants. Donc dans ce pays, on a plus de chance de rencontrer un geyser qu’une personne contagieuse…
Après le lancement de l’application Covid-safe Australia à la fin du mois d’avril, 28,5 % des Australiens de plus de 15 ans l’avaient téléchargée. Après trois semaines, le nombre de nouveaux téléchargements diminuait en raison de bogues dans l’application.
Dans l’urgence d’être utile, certains éditeurs de logiciels ne se sont pas assurés de concevoir avec soin leur outils de recherche. Ces échecs ne doivent pas jeter le discrédit sur d’autres outils dont la gestation fut plus lente et qui pourraient être de nature à inspirer la confiance du public.
Des tares plus profondes
Passons sous silence les craintes relatives à la protection des données personnelles. Il s’agit d’un débat important, mais qui m’apparait futile dans la mesure où le recours à ces outils est volontaire.
Selon les experts, pour être utile, un outil de recherche de contacts devrait être utilisé par au moins 60 % de la population. De plus, le plus grand nombre possible de personnes nouvellement diagnostiquées positives devraient se déclarer comme telles.
Les outils de recherche de contacts ont deux handicaps majeurs : les lacunes quant à l’accessibilité technologique et l’invisibilité des porteurs asymptomatiques.
• L’accessibilité technologique
En 2019, 23 % des Français ne possédaient pas de téléphone multifonctionnel.
Chez les Français dans la soixantaine, cette proportion passe à 38 %. Et à 56 % chez les plus de 70 ans. Sans compter ceux dont le téléphone multifonctionnel est trop ancien pour qu’on puisse y installer StopCovid.
Au Québec, 26 % des personnes ne possèdent pas de téléphone multifonctionnel. Cette proportion passe à 41 % chez ceux entre 55 et 64 ans. Et à 73 % chez ceux de 65 ans ou plus.
Dans mon cas, j’ai un iPhone4s que je refuse de jeter en dépit du fait que mon fournisseur m’offre gratuitement un iPhone7 parfaitement compatible avec les logiciels de recherche de contacts.
Ce refus est dicté par des préoccupations environnementales; je serais stupide de jeter un appareil qui fonctionne très bien, plein de métaux toxiques, sous le prétexte qu’un modèle plus récent serait gratuit.
En raison d’une plus grande promiscuité, les milieux défavorisés sont davantage touchés par l’épidémie. Malheureusement, parmi les Québécois qui gagnent moins de 20 000$ par année, 47 % n’ont pas de téléphone multifonctionnel.
• L’invisibilité des porteurs asymptomatiques
Jusqu’à tout récemment, il fallait être contagieux pour être autorisé à passer un test de dépistage au Covid-19. Pourtant, on sait depuis des mois qu’une bonne partie des personnes contagieuses sont asymptomatiques.
Cette semaine, le premier ministre a affirmé que bientôt, toute personne qui le souhaite pourrait passer un test de dépistage. J’aimerais y croire.
Mais avec un dépistage ‘massif’ capable de tester quotidiennement 14 000 personnes — soit 0,16 % de la population — je vois mal comment un grand nombre de personnes pourraient s’en prévaloir.
D’autant plus que les autorités sanitaires du gouvernement fédéral recommandent de tester aux deux jours tous les travailleurs de la Santé, au nombre d’environ treize-mille au Québec.
Si le Québec respecte cette sage suggestion, il restera de quoi tester quotidiennement 0,08% de la population, soit un seizième d’un pour cent.
Bref, l’application de recherche de contacts risque d’ignorer beaucoup de personnes contagieuses, réduisant d’autant son utilité…