La saison des iris — 5e partie

13 août 2020
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Iris de Sibérie (??) ‘Heavenly Blue’
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Iris japonais ‘Prairie Mantle’
Iris japonais ‘Rose Queen’
Iris japonais ‘Oriental Eyes’

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (4e, 5e et 6e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 120 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 57 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le modèle néozélandais

12 août 2020

Introduction

Peuplée de cinq-millions d’habitants, la Nouvelle-Zélande est un pays insulaire situé à l’est de l’Australie.

Jusqu’à tout récemment, parmi les 1 569 personnes qui avaient été atteintes par le Covid-19 dans ce pays, vingt-deux en étaient mortes. Cela correspond à un taux de mortalité de quatre personnes par million d’habitants, soit 167 fois moins qu’au Québec.

Quelle est la recette de ce succès ?

La réactivité

Dès la fin janvier 2020, les autorités sanitaires de Nouvelle-Zélande sont alertées par les premiers rapports, publiés en Chine, selon lesquels une nouvelle épidémie à coronavirus y était née.

Alors que le tourisme représente une part appréciable du PIB du pays, la Nouvelle-Zélande ferme ses frontières aux touristes en provenance de certains pays le 2 février.

En dépit de cette décision, le premier cas apparait le 26 février. Mais il faudra attendre deux semaines de plus pour que la pandémie prenne son envol.

Or le pays est mal préparé pour y faire face.

De 2002 à 2019, le nombre de lits par mille habitants a diminué de 6,2 à 2,6. Fragilisé par cette cure d’amaigrissement, le système hospitalier du pays n’est pas prêt à faire face à une demande soudaine de soins.

De plus, au début de la pandémie, les autorités sanitaires n’ont pas encore les ressources humaines et matérielles pour effectuer un grand nombre de tests de dépistage et procéder à une recherche intensive de contacts.

Du 15 au 26 mars, le nombre de nouveaux cas explose, passant de 1 à 85 par jour.

Aux alentours du 23 mars, les dirigeants du pays décident :
• de fermer complètement les frontières,
• de verrouiller sévèrement l’économie,
• de limiter le transport en commun aux travailleurs essentiels,
• de fermer les écoles, et
• de confiner de la population à domicile.

Trois semaines plus tard (le 14 avril), le nombre de nouveaux cas a chuté de 94 %, passant de 85 à 5 par jour.

Le 15 mai, le confinement est levé. Seul le bannissement des rassemblements publics se poursuivra trois semaines de plus.

Le dernier cas authentiquement néozélandais est décelé le 22 mai. Du 22 mai au 15 juin, plus aucun nouveau cas. Le 8 juin, la pandémie est déclarée officiellement terminée.

Depuis, l’économie du pays est libre de toute contrainte, sauf l’industrie touristique.

En effet, tous les voyageurs internationaux sont placés en quatorzaine sous surveillance étatique. Ce qui fait que les quelques cas décelés parmi eux entre le 16 et le 30 juin n’ont pas contaminé la population du pays.

La recette de la Nouvelle-Zélande ne vient pas de mesures exceptionnelles autres qu’un confinement aussi précoce que draconien (presque aussi sévère qu’en Chine).

En raison de l’efficacité général de ce confinement, le pays n’a pas fait d’efforts exceptionnels pour déceler les foyers d’éclosion; cumulativement, la Nouvelle-Zélande a effectué aussi peu de tests de dépistage que le Québec (99 280 vs 100 074 par million d’habitants).

Mais contrairement au Québec, le pays a considérablement augmenté sa capacité d’effectuer des tests de dépistage de manière à être en mesure de faire face à toute résurgence de l’épidémie.

Le retour du virus

Or justement, cinq ou six nouveaux cas (dont quatre au sein d’une même famille) sont apparus cette semaine à Auckland, la plus grande ville du pays.

Depuis ce midi, le confinement a été imposé pour trois jours aux citoyens de cette ville et de ses environs. Ce qui affectera environ la moitié des habitants du pays.

Moins strict que le précédent, ce confinement-ci consistera à la fermeture des écoles, des garderies, et de la plupart des établissements commerciaux (sauf les épiceries).

Durant ces trois jours, les autorités sanitaires profiteront de la capacité de dépistage dont elles se sont dotées pour effectuer des dizaines de milliers de tests et identifier précisément les foyers d’éclosion (qu’on placera en quatorzaine).

Dès cette tâche accomplie, la ville sera déconfinée, espère-t-on.

C’est à suivre…

Références :
New Zealand records first new local Covid-19 cases in 102 days
Successful Elimination of Covid-19 Transmission in New Zealand
Tourisme: 18% du PIB en Nouvelle-Zélande… Mais!

Parus depuis :
New Zealand sends 500 military staff to bolster quarantine facilities (2020-08-19)
Contrôle de l’épidémie de Covid-19 : les leçons de la Nouvelle-Zélande (2020-10-28)
Le modèle néo-zélandais à adopter ? (2021-01-20)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 4e partie

11 août 2020
Iris japonais ‘Oriental Eyes’
Iris barbu ‘Sonjah’s Selah’
Iris japonais ‘Favour’
Iris japonais ‘Snook’
Iris ‘Cinnamon Sugar’
Iris japonais ‘Rose Queen’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re, 3e et 4e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 62 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 120 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 180 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les bagues-allonges

10 août 2020

Appelées également tubes d’extension, les bagues-allonges sont des espaceurs qu’on place entre le boitier de l’appareil photographique et son objectif.

Dès qu’un objectif est jumelé à une bague-allonge, il ne peut plus faire de mise au point au-delà de quelques mètres.

À l’opposé, sa distance minimale de mise au point diminue. En s’approchant davantage, on augmente le pouvoir grossissant de l’objectif.

On peut utiliser les bagues-allonges avec n’importe quel objectif. Toutefois, elles accentuent les défauts (optiques et chromatiques) de l’objectif auquel elles sont jumelées.

Voilà pourquoi on les utilise généralement avec des objectifs macros puisque ceux-ci sont à leur meilleur à leur distance minimale de mise au point.

Les bagues-allonges se divisent en deux catégories; celles sans contact électrique et celles avec.

Les bagues-allonges sans contact


 
Généralement offerts en jeu de trois bagues de longueurs différentes, les bagues-allonges sans contact électrique sont des cylindres creux vendus avec deux montures; une pour le boitier (en bas, à gauche) et l’autre pour l’objectif (en bas, à droite).

Compte tenu des deux montures qui leur sont nécessaires, les bagues-allonges sans contact créent une distance variant de 22,5 à 64 mm (selon le nombre de bagues utilisées).

Étant de simples cylindres creux, elles ont l’avantage de pouvoir être combinées à des multiplicateurs de focale.

On les trouve à des prix variant de 12 à 20 $ (7,6 à 12,7 €).

Sans communication électrique entre le boitier et l’objectif, l’appareil est alors incapable de commander la mise au point automatique de l’objectif et d’enregistrer l’EXIF détaillé de la photo.

Les bagues-allonges avec contacts électriques


 
Offerts en jeu de deux bagues — de 10 et de 16 mm — les bagues-allonges avec contacts électriques coutent plus cher; au minimum, de 30 à 40 $ (de 19 à 25 €).

Même si vous n’envisagez pas d’utiliser votre objectif macro autrement qu’en mode manuel, il est à prévoir que des circonstances pourraient vous faire choisir de sacrifier la certitude d’être en mode macro à la facilité de faire de la proxiphotographie en mode automatique.

Proxiphotographie de la face ventrale d’une araignée (la tête en bas)

Pensez à cette araignée que vous aimeriez photographier alors qu’elle se trouve sur une toile qui se balance au vent. En mode manuel, c’est presque impossible de faire la mise au point. Cela se fait en une fraction de seconde lorsqu’on utilise des bagues-allonges avec contacts électriques.

Précisons que les bagues-allonges avec contacts électriques vendues sur eBay sont souvent de mauvaise qualité.

Si la vôtre fait en sorte que votre appareil se comporte de manière bizarre — par exemple, si l’écran arrière articulé s’allume et s’éteint sans raison — c’est que cette bague-allonge est défectueuse.

Parfois, le problème est mineur. Si, par exemple, votre appareil refuse simplement de se placer en mode automatique, il suffit alors de visser plus serré la bague-allonge pour corriger le problème.

Pour être compatible avec un multiplicateur de focale, une bague-allonge doit posséder un diamètre interne suffisamment grand que la saillie du multiplicateur de focale puisse y glisser.

Ce n’est pas de cas de toutes les bagues-allonges. Par exemple, on le peut avec la bague-allonge de 10 mm de Pixco, mais pas avec celle de 16 mm de la même compagnie. Quant à la compagnie Viltrox, sa bague de 10 mm est à peine compatible tandis que sa bague de 16 mm ne l’est pas du tout.

Toutefois, dès qu’une bague de 10 mm a accepté la saillie du multiplicateur de focale, on peut leur ajouter n’importe quelle bague-allonge dont le diamètre interne est trop étroit.

Agrandissements obtenus

Les appareils micro quatre tiers disposent de quatre objectifs macro : le Lumix 30 mm F/2,8, le M.Zuiko 30 mm F/3,5, le PanLeica 45 mm F/2,8, et le M.Zuiko 60 mm F/2,8.

L’agrandissement créé par une bague-allonge varie selon la distance focale (ou longueur focale) de l’objectif utilisé. Plus la distance focale de l’objectif est courte, plus l’effet d’une bague-allonge est prononcé.

On calcule l’effet obtenu à l’aide de la formule suivante :
Pourcentage d’agrandissement = (longueur de la bague-allonge/distance focale de l’objectif) x 100


Agrandissements obtenus

Longueur de la bague-allonge Objectif de 30 mm Objectif de 45 mm Objectif de 60 mm
Bague-allonge de 10 mm + 33,3 % + 22,2 % + 16,6 %
Bague-allonge de 16 mm + 53,3 % + 35,5 % + 26,6 %
Bagues-allonges de 26 mm + 86,6 % + 57,7 % + 43,3 %

Dans le tableau ci-dessus, le pourcentage d’agrandissement est ajouté (et non multiplié).

Pour un objectif de 60 mm, cela signifie que si l’image de l’objet sur le capteur est à 100 % de la taille réelle de cet objet, une bague-allonge de 10 mm fera passer la taille de l’image sur le capteur de 100 % à 116 %.

Toutefois si l’image de l’objet sur le capteur est à 50 % de sa taille réelle, une bague-allonge de 10 mm fera passer la taille de l’image sur le capteur de 50 % à 66 % (50 % + 16 %).

La pièce de 10 cents canadiens possède un diamètre à peine plus grand que la largeur du capteur μ4/3. Photographié de près, tout objet de la taille d’un 10 cents doit remplir complètement la largeur de l’image pour être en mode macro. Sinon, c’est de la proxiphotographie.
 

 
À l’aide de l’objectif M.Zuiko 60 mm mis en mode macro, voici l’augmentation de puissante grossissante obtenue avec différentes bagues-allonges : 10 mm, 16 mm, 26 mm (10 mm + 16 mm) et finalement, le multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 + 36 mm (deux 10 mm + et un 16 mm).

Outil : Calculatrice à agrandissement (en anglais)

Détails techniques de la photo de l’araignée : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 60mm F/2,8 Macro + bague-allonge de 10 mm — 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 1000 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 3e partie

9 août 2020
Iris ‘Veined Banner’
Iris japonais ‘Lion King’
Iris ‘Henry Teuscher’
Iris japonais ‘Sing the Blues’
Grand iris barbu ‘Joseph’s Coat’
Iris japonais ‘Chigomai’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re et 4e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/320 sec. — F/7,1 — ISO 640 — 150 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 160 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 2e partie

8 août 2020
Iris géant du Brésil ‘Regina’
Iris japonais ‘Chiyo-no-Haru’
Iris japonais ‘Sue Jo’
Iris de Sibérie ‘Esther C.D.M.’
Iris japonais ‘Rivulets of Wine’
Grand iris barbu ‘Mildred Presby’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 210 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 95 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 1re partie

7 août 2020

C’est du début de juin à la troisième semaine de juillet que le Jardin botanique de Montréal présente sa collection d’iris.

En voici quelques-uns.

Iris japonais ‘Butterflies in Flight’
Iris japonais ‘Variegata’
Iris de Sibérie ‘Lake Keula’
Iris japonais ‘Raspberry Candy’
Iris japonais ‘Higo’
Grand iris barbu ‘Tyrian Beauty’

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re photo) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 90 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 110 mm
6e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 70 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La dangerosité du nitrate d’ammonium dans la région montréalaise

7 août 2020
Vue aérienne du site de Yara à Contrecœur
Aperçu des monticules d’engrais azotés

L’explosion qui a détruit une bonne partie de la capitale libanaise a été causée par l’incendie d’un stock de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium.

Cet explosif est largement utilisé comme engrais chimique. On le retrouve en transit dans tous les ports du monde. Là où on l’entrepose en grande quantité, comme à Beyrouth, on joue à la roulette russe.

À Vancouver, le port est au cœur de la ville. Voilà pourquoi on n’y entrepose pas de nitrate d’ammonium pur. Toutefois, on y trouve des fertilisants agricoles à base de nitrate d’ammonium. Leur présente est limitée à dix-mille tonnes (ce qui est beaucoup).

Selon Garth Whyte, président de Fertilisants Canada, le nitrate d’ammonium est seulement entreposé dans l’est du pays. C’est le cas à Contrecœur.

Située sur la rive sud du Saint-Laurent, Contrecœur est une municipalité à 21 km de Montréal.

C’est là qu’une compagnie norvégienne, Yara Canada, opère une usine de transformation du nitrate d’ammonium en fertilisants agricoles.

Le principal engrais azoté dérivé du nitrate d’ammonium est l’ammonitrate.

Selon Wikipédia, l’ammonitrate renferme de 26 à 34,5 % de nitrate d’ammonium, auxquels on a ajouté une charge neutre (craie, dolomie, kieselgur, etc.). Cela en diminue d’autant les propriétés explosives. Malgré tout, l’ammonitrate est un explosif lui aussi.

Sous l’effet d’une température d’au moins 210°C, l’ammonitrate se décompose en différents gaz qui créent une onde de choc explosive en raison de la libération d’une immense quantité d’énergie.

Selon le ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de la présence de ces explosifs dans les ports du pays; les normes canadiennes sont parmi les plus sévères au monde.

Au-delà de ses paroles rassurantes, le ministre n’a pas jugé bon préciser en quoi les normes canadiennes seraient si sécuritaires que ça.

Selon Yara Canada, le site de Contrecœur est capable d’entreposer 160 000 tonnes d’engrais azotés. Cela équivaut à environ 41 000 tonnes de nitrate d’ammonium pur, soit quinze fois la quantité qui a explosé à Beyrouth.

De cette capacité maximale de 160 000 tonnes, quelle est la quantité effectivement présente à Contrecœur ? Pour des raisons sécuritaires, cette information est jugée confidentielle.

À juste titre, si les quantités entreposées sont dangereuses, il serait irresponsable de le faire savoir à des groupes terroristes. À l’opposé, si les quantités entreposées représentent un danger très faible (limité aux travailleurs sur le site), on n’aurait probablement aucune hésitation à nous le dire…

On peut donc présumer que le site de Contrecœur est dangereux.

Heureusement, l’explosion des monticules d’engrais azotés sur le site de cette compagnie ne représente aucun danger pour la population montréalaise puisque ce site est situé exactement à 21 km de la pointe orientale de l’ile de Montréal.

En contrepartie, pour les sept-mille habitants de Contrecœur et pour les citoyens des villes avoisinantes, il pourrait en être autrement.

Références :
Ammonitrate
Drame de Beyrouth : le nitrate d’ammonium, un engrais explosif
Explosions à Beyrouth : un responsable des douanes aurait signalé le danger
Le nitrate d’ammonium est très réglementé au Canada, selon des experts
Nitrate d’ammonium
Yara Canada

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 47

4 août 2020
Une dame dans le métro de Paris

L’absence totale de panne sur certaines de ses lignes (notamment la ligne 1, sans panne au cours de 2016) est une des choses qui distinguent le métro de Paris de celui de Montréal.

Depuis la fin de juin dernier, les passagers du métro de Paris peuvent accéder gratuitement à l’Internet à haute vitesse (4G) dans toutes les stations et dans certains tunnels.

Références :
Nombre record de pannes dans le métro : les conséquences du laisser-faire
Toutes les stations de métro parisiennes sont désormais couvertes par l’Internet mobile 4G


 
11,8 millions$ vs 52 061$ : c’est la différence entre le salaire et les avantages obtenus en 2018 par la moyenne des cent chefs d’entreprises les mieux payés au Canada et le salaire moyen d’un travailleur canadien cette année-là.

Cet écart s’accroit puisqu’il s’agit d’une hausse en un an de 18 % pour les patrons et de 2,6 % pour les travailleurs.

Parmi les 136 entreprises dont la capitalisation boursière dépasse deux-milliards$, 26 ont perdu de l’argent entre 2014 et 2018 sans que cela affecte la rémunération de leurs dirigeants.

Références :
100 PDG gagnent en 34 heures l’équivalent du salaire annuel moyen des Canadiens
Salaires des patrons: ils exagèrent vraiment!


 
Le taux de taxation est le pourcentage de nos revenus qui est amputé par les taxes et impôts des gouvernements.

Toutefois, une partie de l’argent prélevé par ceux-ci est redonné sous forme de remises en argent. Ce qui reste est la charge fiscale nette.

Le taux de taxation au Québec est le plus élevé des pays de l’OCDE. Cela s’explique parce que le filet de protection sociale y est plus développé qu’ailleurs (garderies publiques et études universitaires très subventionnées).

Lorsqu’on regarde la charge fiscale nette de la majorité des citoyens — notamment ceux à faibles revenus — celle-ci est parmi les plus basses de l’OCDE.

Référence : Savoir profiter d’une baisse de taxes


 
On appelle ‘licornes’ les jeunes entreprises à forte croissance dont la valeur capitalisée dépasse un milliard$.

Les États-Unis en ont 233 et la Chine, 227.

À eux seuls, ces deux pays cumulent 460 des 586 ‘licornes’ dans le monde. Au total, ces 586 compagnies possèdent un capital de 1 900 milliards$, soit équivalent au PIB de l’Italie, 8e puissance économique mondiale.

Aux États-Unis, les ‘licornes’ se concentrent dans la Silicon Valley et dans des parcs technologiques situés à proximité de grands centres de recherche universitaire.

C’est à Beijing qu’on trouve 41 % des ‘licornes’ chinoises, illustrant la synergie entre l’État et la recherche technologique du pays.

Références :
Liste des pays par PIB nominal
Pékin surpasse la Silicon Valley en nombre de « licornes »


 
Evergreen Coffin est un fabricant de cercueils écologiques.

Au lieu de cercueils en métal dont le linceul est en satin synthétique, l’entreprise canadienne fait les siens en planches de pin de Colombie-Britannique assemblées sans clous de métal. Quant aux poignées, c’est une grosse corde de chanvre qui court au bas du cercueil.

Vendus en pièces détachées, les cercueils coutent un peu plus de mille dollars.

Référence : Être vert jusque dans la mort


 
Au large de l’ile d’Alonissos (dans la mer Égée), la Grèce a inauguré hier son premier musée sous-marin. Seuls les plongeurs amateurs certifiés pourront le visiter. Et ce, du 3 aout au 2 octobre.

Dans les eaux peu profondes de l’ile, un navire marchand s’est abimé au Ve siècle avant notre ère, jonchant le lit de la mer d’environ quatre-mille amphores à vin en parfait état de conservation.

Référence : ‘Parthenon of shipwrecks’: Greece opens its first underwater museum


 
Tout comme la poutine, plusieurs régions du Québec se disputent l’origine de la tourtière.

Le Saguenay-Lac—Saint-Jean soutient fièrement être le berceau de la tourtière alors que le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie soutiennent que la tourtière n’est qu’une copie dégénérée du cipaille, ancêtre véritable de la tourtière.

La tourtière est composée de viande dite ‘sauvage’ (de venaison à l’origine) et de patates en cubes, le tout cuit lentement en croute.

À l’origine, le cipaille était garni de viande sauvage, soit de chevreuil, d’orignal, de lièvre, ou de perdrix. De nos jours, il est plus souvent fait de porc, de bœuf et de veau coupés en cubes.

En Gaspésie, le cipaille aux fruits de mer est considéré par plusieurs comme étant le cipaille originel, dérivé du sea-pie que les marins anglais apportaient à bord, en vue de leurs longs voyages en mer.

Références :
Cipaille
Quelles sont les origines de la tourtière?
Tourtière


 
La mairie de Paris en a assez.

En septembre 2019, elle s’est équipée de radars antibruits. Ceux-ci servent à mesurer la pollution sonore causée par les deux-roues (motos et motocyclettes) les plus bruyants.

Dans une ville aussi densément peuplée que Paris, une seule moto qui pétarade peut réveiller une dizaine de milliers de personnes en un seul trajet nocturne dans la capitale.

Mais comme les forces policières ont des priorités plus importantes à s’occuper, la société Bruitparif travaille à la mise au point de Méduse, le premier radar antibruit automatique au monde.

Avec sa boule noire pointée vers le bas, l’appareil s’apparente à une simple caméra de vidéosurveillance. Accroché à un lampadaire, Méduse possède quatre tentacules avec un microphone à chaque extrémité. C’est en croisant les mesures sonores à un appareil photo placé entre les micros que le système peut identifier précisément l’origine du son.

Référence :
Contrôles, radars antibruit… Les motards bruyants dans le viseur des pouvoirs publics

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 et objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : dépistage par pays au 2 aout 2020

3 août 2020

Donald Trump a-t-il raison de dire que son pays est celui qui effectue le plus grand nombre de tests de dépistage du Covid-19 ? Comment se compare la campagne ‘massive’ de dépistage du Québec avec celles d’autres pays ?

Voici la liste des pays qui ont effectué le plus grand nombre cumulatif de tests du Covid-19, en excluant les pays de moins d’un demi-million d’habitants.

Il est à noter qu’il s’agit ici du nombre de tests effectués et non du nombre de personnes testées; par exemple, dans tous les pays, les travailleurs de la Santé sont testés à de multiples reprises.

On remarquera qu’à l’exception de l’Arabie Saoudite, les pétromonarchies (Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar et Koweït) testent davantage que le Québec parce qu’elles sont riches et surtout parce qu’elles sont aux prises simultanément avec deux bêta-coronavirus; le Covid-19 et virus du Syndrome respiratoire du Moyen-Orient.


Effort de dépistage du Covid-19 en nombre cumulatif de tests et en nombre de tests par million d’habitants

Pays N. de tests /million d’habitants
Émirats arabes unis 5 162 080 521 382
Bahrein 842 992 494 128
Islande 138 984 407 051
Danemark 1 532 427 264 483
Grande-Bretagne 16 499 272 242 929
Singapour 1 321 094 225 657
Russie 28 793 260 197 295
Israël 1 781 067 193 743
Lithuanie 526 339 193 611
États-Unis 59 935 508 180 977
Qatar 500 536 178 266
Chypre 208 031 172 191
Australie 4 359 636 170 794
Ile Maurice 205 285 161 392
Portugal 1 622 951 159 208
Belgique 1 694 349 146 138
Espagne 6 678 414 142 834
Biélorussie 1 319 976 139 694
Irlande 636 085 128 694
Koweït 509 561 119 169
Italie 6 916 765 114 415
RoC* 3 292 829 113 000
Kazakhstan 2 079 540 110 636
Lettonie 201 310 106 843
Australie 905 314 106 467
Québec 850 630 100 074

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Parmi les 850 630 tests effectués au Québec, 796 593 se sont avérés négatifs et 54 037 se sont avérés positifs.

Pour terminer, il faut se rappeler que le nombre de tests n’est qu’une partie l’effort de dépistage. Cet effort doit comprendre également l’embauche suffisante du personnel qui est nécessaire aux analyses de laboratoire.

Lorsque les laboratoires d’analyse deviennent le goulot d’étranglement du dépistage, la recherche de contacts se transforme alors en cauchemar pour ceux à qui on a confié cette responsabilité.

Idéalement, il faut associer une capacité adéquate de prélèvements et à une vitesse d’analyse super-rapide.

Voilà pourquoi la majorité des soixante-millions de tests aux États-Unis ont été effectués inutilement puisque leur analyse a pris tellement de temps que personne ne sait si leurs résultats sont encore pertinents lorsqu’ils sont communiqués à la personne concernée.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

Parus depuis :
Dépistage chez les travailleurs essentiels — Une méthode « sûre, acceptable et peu coûteuse », conclut l’étude (2021-06-15)
Ottawa a payé 924 millions pour des tests rapides sous-utilisés par les provinces (2021-07-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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